Éric Descarries

Archive, octobre 2013

Jeudi 31 octobre 2013 | Mise en ligne à 0h42 | Commenter Commentaires (3)

Le Festival des Essais de l’AJAC et le Chevrolet Equinox

Ceux qui suivent ce blogue depuis un bout de temps doivent se douter qu’à cette période de l’année, je me suis retrouvé, comme dans le passé, au Festival des Essais de l’Association des Journalistes Automobile du Canada (AJAC) afin de déterminer l’Auto et la Camionnette de l’année.

C’est ce que j’ai fait la semaine dernière. Cette année, l’AJAC a du déménager ses pénates de l’aéroport de Niagara-On-The-Lake au club de golf Legends de Niagara Falls dans le sud de l’Ontario. Ce qui n’a pas changé, toutefois, c’est l’intensité de l’évènement où chacun de la soixante de membres de l’AJAC devait conduire et évaluer, au meilleur de ses connaissances, une vingtaine de véhicules dans trois ou quatre catégories auquel il ou elle se sera inscrit(e). Voilà un procédé auquel je suis habitué depuis des années. Au départ, j’étais inscrit dans les catégories de camionnettes pick-up (êtes-vous surpris?), VUS et VUM de plus de 60 000$ et VUS et VUM de 35 000 à 60 000 $.

Toutefois, ayant terminé mes propres évaluations, je me suis lancé dans d’autres catégories dont celle des autos de sport et performance, celle des petites autos de moins de 21 000 $, celles de plus de 21 000 $ et les voitures familiales de moins de 30 000$. Puis, j’ai eu le temps (et l’obligation) de rouler au moins un véhicule par catégorie autre afin de voter pour les titres de Voiture et Camionnette de l’année (une nouvelle contrainte car, contrairement aux années passées, l’AJAC n’a pas dévoilé ses gagnants par catégorie durant le Festival des Essais préférant garder cette surprise pour le début de décembre).

Blog-1

Le Festival des Essais de l’AJAC nous permet de conduire plusieurs des grandes nouveautés de l’année (Photo Éric Descarries)

Cela veut donc dire que j’ai conduit plusieurs autos et camionnettes pendant au moins 40 minutes durant les quatre jours passés au Festival des Essais. Et plusieurs d’entre elles m’ont impressionné. Dans la division des pick-up, il n’y avait que trois véhicules, le Ram V8 (le diesel n’étant pas encore sur le marché au moment du Festival), le Silverado avec V8 de 5,3 litres et le Sierra avec le V8 de 6,2 litres. Mon vote irait du côté du Silverado 5,3 litres tellement plus silencieux avec une instrumentation tellement bien disposée. Dans la catégorie des VUS-VUM de plus de 60 000 $ le Buick Enclave et le Range Rover Sport m’ont semblé des concurrents intéressants. Toutefois, les Acura MDX, BMW X5, Mercedes-Benz GL 350 BlueTec et Porsche Cayenne Diesel pourraient aussi ravir le trophée tellement la concurrence est vive! Le choix ne fut pas plus facile dans le créneau des VUS-VUM de 35 000 à 60 000 $ dans lequel on retrouvait les GMC Acadia Denali, Hyundai Santa Fe XL, Jeep Grand Cherokee, Kia Sorento et Mercedes-Benz GLK 250 diesel. Je vais vous avouer que ce dernier m’a déçu par sa vétusté. Mais le Jeep m’a impressionné!

Dans la classe Sport et Performance de plus de 50 000 $, j’ai eu la chance de mettre la main sur la nouvelle Corvette. Il faudra s’en reparler car il s’agit là d’une auto d’une puissance extraordinaire (et je dois vous avouer que j’en aime le style) offerte à une prix raisonnable. En effet. Saviez-vous que la nouvelle Corvette affiche un prix de base de moins de 54 000$ ? La Corvette présentée dans cette catégorie de l’AJAC valait 70 410$. Elle se mesurait à la BMW de Série 4 (64 650$), la Porsche Cayenne (62 720$), la Mercedes-Benz E-350 (?) de 70 500$, la Mercedes-Benz E63 AMG de 116, 700$ et, finalement, la Jaguar de Type F V6-S de…105 100$. Même si j’ai eu un gros penchant pour cette dernière, je crois que la Corvette représente un meilleur achat pour le prix!

Blog-2

J’ai eu un coup de cœur pour la nouvelle Corvette ! (Photo Éric Descarries)

Retombons sur terre. J’ai aussi fait le tour des petites autos de moins de 21000 $. Au catalogue, les Nissan Versa Note, Mitsubishi Mirage (l’auto ayant subi le plus de moquerie de la semaine… trop chère …17 098$ pour l’auto sur place avec la boîte auto CVT), la nouvelle Mazda3 (impressionnante) et la Toyota Corolla redessinée (aucune surprise de ce côté mais plus de style!). Je prédis une victoire de la Mazda3!

Le choix sera plus difficile dans la catégorie des petites autos de plus de 21 000 $. En effet, on y retrouve la Mazda3 Sport, la Kia Forte , la Chevrolet Cruze Diesel et surtout la Ford Fiesta ST qui n’a pas manqué d’impressionner plus d’un journaliste de l’AJAC. Même si elle m’a également impressionné, j’aimerais mieux voir la Cruze Diesel gagner!

Dans le cas des autos familiales de moins de 30 000 $, il y avait la Fiat 500L, la Kia Rondo et la Kia Soul. Selon mes essais, la Rondo devrait s’en tirer à bon compte même si le genre semble s’essouffler! Dans la catégorie des autos de famille de plus 30 000 $, j’ai conduit la Honda Accord Hybrid croyant qu’elle battra les nouvelles Chevrolet Impala, Ford C-MAX Energi, Mazda6 et Volks Jetta Turbo Hybrid. Le choix fut plus difficile dans le créneau des autos de luxe de moins de 50 000$, Regal AWD, Kia Cadenza, Lexus IS, Lincoln MKZ Hybrid et Mercedes-Benz CLA 250, cette dernière étant celle que j’ai préférée malgré le fait que la MKZ vaut la peine d’être mentionnée. Je me suis rapidement penché sur le cas des autos de luxe de plus de 50 000 $ pour conduire l’Acura RLX croyant qu’elle le fera mieux que les Cadillac CTS, Hyundai Equus, Infiniti Q50 (assez impressionnante, merci!), Jaguar XF et Mercedes-Benz E 250 BlueTEC.

Dans le cas des véhicules de prestige de plus de 75 000$, mon choix s’est porté vers le nouveau Range Rover (!) devant les Cadillac XTS, Jaguar XJ, Mercedes-Benz S550 4MATIC et Porsche Panamera S e-hybrid. Finalement, j’ai terminé avec le Toyota RAV4 qui, selon moi, dans la catégorie des VUS et VUM de moins de 35 000 $, devrait battre les Buick Encore, Mitsubishi Outlander, Subaru Forester et Jeep Cherokee (celui-ci ayant impressionné plusieurs de mes confrères!).

Mais, en ce qui a trait à l’Auto et à la Camionnette de l’année, alors, je donne ma langue au chat! Trop de véhicules pourraient gagner ce prix. Mais vous, en avez-vous une idée?

Quatorze heures dans un Chevrolet Equinox

Ce concours de Voiture et camionnette de l’année s’étant déroulé dans la région de Niagara Falls, j’ai du m’y déplacer par auto. J’ai donc profité de l’invitation de M. Robert Pagé de GM du Canada qui demeure pas loin de chez moi pour rouler sur la 401 et la QEW afin de me rendre sur place. J’ai lors pu conduire un Chevrolet Equinox à traction intégrale mû par le quatre cylindres de 2,4 litres de 182 chevaux mais que sur autoroute.

Blog-3

J’ai roulé quelque quatorze heures à bord de ce Chevrolet Equinox…(Photo Éric Descarries)

En fait, il n’y a pas grand-chose à redire sur l’Equinox reconduite pour 2014 sauf que le quatre cylindres qui, avec la traction avant, demeure un excellent choix, devient un peu anémique avec la traction intégrale surtout lorsqu’on lui demande un effort pour dépasser. Outre ce défaut, l’Equinox demeure un bon choix dans son créneau de petit VUS avec une consommation raisonnable. Nous avons obtenu une performance de 8,4 L/100 km mais à des vitesses dépassant largement la limite permise, soit une moyenne de 115 km/h (ceux qui voyagent régulièrement sur a 401 comprendront ce dont il s’agit ici!). La position de conduite y est toujours aussi agréable alors que les commandes du psote de pilotage demeurent facilement atteignables. L’espace de chargement y est surprenant alors que nous avons pu y inclure la batterie complète de percussion de mon ami Robert qui devait se donner en spectacle lors d’une des soirées de l’AJAC!

L’Equinox devrait subir certains changements au cours des mois à venir. Le VUS en est rendu à cette étape. Toutefois, il reste un des choix intéressants dans son créneau. Toutefois, personnellement, je lui préfère le style de son presque jumeau, le GMC Terrain. Et, avec la traction intégrale, aussi bien opter pour le V6 de 3,6 litres. Il est plus rapide, plus puissant et pas beaucoup plus énergivore.

Retour sur les Buick Encore et Kia Cadenza

Merci de vos commentaires. Notez, cependant, que la Buick nous vient des bureaux de GM de Corée et non plus de Daewoo (même si GM a racheté Daewoo dans le passé). D’autre part, notez que Daewoo n’avait surtout pas une mauvaise réputation sauf pour son administrateur principal qui s’est enfui avec la caisse!

Dans le cas de la Cadenza, j’en ai surtout critiqué le style mais pas la fiabilité, ni la construction. Cette Kia ne sera pas la grande vedette de la marque. Toutefois, cette auto signale le début d’une nouvelle aventure de Kia dans le domaine des autos de grand luxe et, sauf pour le style (encore une fois), ça semble bien parti!

À riazmaron : Excellente question! J’aime bien les gros pick-up mais parfois, les constructeurs ignorent les «autres» conducteurs. Vous avez certainement lu la réponse de plusieurs de nos correspondants (en passant, merci à vous tous). De mon côté, je me demande quel est le budget de votre père. Dans un tel cas, je penserais au Honda Ridgeline, un choix inusité mais quand même logique. Ce Honda est élégant, pratique et fiable (un véritable croisement entre les Ford Ranchero et Chevrolet El Camino d’autrefois et les Ranger et Tacoma de nos jours). Il affiche aussi une capacité de remorquage pratique. Sinon, attendez un peu car GM dévoilera au Salon de Los Angeles ses nouveaux Chevrolet Colorado et GM Canyon redessinés, des camionnettes intermédiaires qui devraient être commercialisées au printemps prochain.

Lire les commentaires (3)  |  Commenter cet article






Jeudi 24 octobre 2013 | Mise en ligne à 19h01 | Commenter Commentaires (20)

Kia Cadenza, anciennes Mustang et NASCAR

 

Ce n’est pas toujours évident de publier un texte sur une auto que j’ai bien aimée mais qui, auprès des lecteurs de ce blogue, pourrait ne pas soulever de passion. La Buick Encore dont il était sujet ici la semaine dernière en est un bon exemple. Je n’ai pas reçu beaucoup de commentaires à son sujet. Était-ce que l’auto était «plate» ou qu’elle ne justifiait aucune réaction?

 

La voiture dont il est sujet cette semaine pourrait très bien tomber dans la même catégorie. Il s’agit ici de la grande Cadenza de Kia, une auto qui a été dévoilée sans tambour ni trompette au Salon de New York l’année dernière. Et, croyez-le ou non, moi-même j’avais oublié de la mentionner dans mon reportage sur cet évènement! J’ai donc roulé cette Cadenza la semaine dernière et je n’ai eu qu’une réaction ou deux la concernant des gens à qui je l’ai montrée…des réactions plutôt faibles, je dois l’avouer.

Blog-1

Elle n’est surtout pas laide, la Kia Cadenza…juste un peu anonyme (Photo Éric Descarries)

Donc, la Cadenza se veut une berline plus grande que l’Optima du même constructeur. Elle se veut aussi une voiture évidemment plus luxueuse. Toutefois, même si la plupart des gens la trouvent belle, aucun d’entre eux ne s’est exclamé…«Oh! C’est ça la nouvelle Cadenza?». La Cadenza est une grande intermédiaire à quatre portes dont le dessin a, encore une fois, été conçu sous la férule de Peter Schreyer, ce designer qui est parti d’Audi (on lui doit la TT) pour se joindre à Kia et transformer complètement les véhicules de ce constructeur sud-coréen. Il a réussi à convaincre les dirigeants de la marque non seulement à adopter une nouvelle tendance en stylisme mais aussi à reproduire le même thème de la calandre sur toutes les Kia. Elles deviennent alors très reconnaissables. Oui, mais…

Blog-2

De l’arrière, elle fait très…Kia! (Photo Éric Descarries)

Oui, mais, comme dirait l’autre : «Trop, c’est comme pas assez». La Cadenza qui, incidemment, remplace l’ancienne Amanti (définitivement pas un succès de la marque) affiche cette calandre propre aux voitures Kia mais on dirait que le reste de la ligne, aussi belle soit-elle, est trop classique. On pourrait alors confondre la Cadenza avec…n’importe laquelle autre auto de création récente. Elle n’est surtout pas triste à regarder…mais elle ne se détache pas du groupe des autres autos de ce créneau. L’effet Schreyer serait-il à se diluer? Incidemment, tout porte à croire que la Cadenza serait la première d’une série de voitures de luxe de Kia!

 

La Kia Cadenza est une berline à traction avant mue par le tout récent V6 à injection directe d’essence de 3,3 litres du constructeur. Ce moteur de 293 chevaux et 255 livres-pied de couple est combiné à une boîte automatique à six rapports et, je le répète, à la traction avant (Kia ne semble pas intéressé à en créer une version à traction intégrale).  Jusqu’ici, encore une fois, rien de bien nouveau.  Cependant, cet ensemble mécanique repose sur une plateforme modifiée d’Optima.  Il procure à cette berline des accélérations honnêtes et des reprises rassurantes mais rien de plus. En fait, ce genre de performance semble bien coller à ce type de voiture. Sans être trop moelleuse, la suspension de la Cadenza est très confortable. Sa tenue de route est respectable compte tenu de la vocation de la voiture.

Blog-3

Le tableau de bord est bien exécuté mais son design ressemble à bien d’autres du genre (Photo Éric Descarries)

 

En ce qui a trait à l’intérieur, encore une fois, pas de surprise. Le design est intéressant et l’exécution plutôt bien faite. Mais, je ne crois pas que l’habitacle de la Cadenza sera parmi les dix plus beaux intérieurs selon Ward cette année. À moins que je me trompe. Le tableau de bord est élégant et bien disposé mais d’un dessin qui fait plutôt conventionnel selon les standard d’aujourd’hui. Évidemment, on trouve dans cette voiture tous les accessoires qui appartiennent à ce créneau d’autos incluant les sièges chauffants (avant et arrière), le régulateur de vitesse adaptatif, le régulateur de température à deux zones , la navigation, le détecteur d’obstacles en angles morts, la radio Infiniti à douze haut-parleurs, la caméra de marche arrière et j’en passe. Les sièges d’avant sont confortables alors que les places arrière sont généreuses tout comme l’espace du coffre mais on ne trouve pas de commande électrique pour refermer le capot de celui-ci.

 blog-4

Toutefois, il faut avouer que la Cadenza propose un grand espace intérieur (Photo Éric Descarries)

 

Toutefois, je n’ai rien d’autre à reprocher à la Cadenza. En effet, comprenez-moi bien, même si je considère son dessin un peu banal (au moins, il n’est pas laid!), cela ne veut pas dire que je n’ai pas apprécié toutes les belles qualités de cette auto. Tout comme son design, la conduite de la Cadenza est…conventionnelle. Encore une fois, l’auto ne produit aucune surprise. Elle est agréable à conduire…sans plus. La visibilité y est bonne et l’on pourrait rouler des heures dans cette auto sans se fatiguer. Évidemment, elle est silencieuse à souhait. En d’autres mots, elle fait comme les autres autos de sa catégorie sauf que la direction pourrait être plus précise et le freinage plus convaincant.

 blog-5

Sous le capot, un excellent V6 de 3,3 litres qui réussit à bien s’acquitter de sa tâche (Photo Éric Descarries)

 

À quoi pourrait se mesurer une Cadenza? Peut-être à la Toyota Avalon (un «succès» à mesurer, à la Buick LaCrosse (un autre «grand succès») et à d’autres voitures de ce calibre et à la Lexus ES350. Cependant, je crois que l’on pourrait accorder un grand avantage à la Cadenza. Elle est offerte à un prix relativement raisonnable pour sa catégorie. Par exemple, la voiture qui me fut confiée pour la semaine affichait un prix de 44 995$ (avec tout l’équipement mentionné plus haut) auquel il a fallu ajouter 1485$ de frais de livraison, 200$ pour la couleur spécifique et les ignobles 100$ de taxe d’accise pour la climatisation (une taxe, je le répète, qui fut ajoutée au milieu des années soixante-dix sur les autos avec un climatiseur parce qu’elles consommaient plus à cause du compresseur…faut croire que personne à Ottawa ne semble vouloir connaître l’automobile ni vouloir admettre qu’on a évolué et que les gros compresseurs à six cylindres sur les moteurs de 7 litres, ça n’existe plus…mais il leur semble toujours agréable de venir chercher l’argent dans les poches du contribuable!) pour un grand total de 46 780$ (plus taxes, bien évidemment!). En ce qui a trait à la consommation, j’ai obtenu 10,67 L/100 km sur un trajet moitié ville, moitié autoroute. Et je termine en rappelant qu’il s’agit fort probablement d’un excellent véhicule pour sa catégorie…juste qu’il manque un peu de personnalité à mes yeux!

 

Mike Bernadi et ses Mustang

 

Je reviens tout juste d’un court voyage à Dearborn (Detroit) où j’ai eu la possibilité de voir la collection privée d’un certain Mike Bernardi qui occupe une position d’importance dans l’administration mondiale de Ford. Non seulement Mike travaille-t-il pour Ford mais il est aussi un grand mordu de la marque, surtout des produits Mustang. C’est d’ailleurs la marque qu’il collectionne et il a une Mustang de toutes les années depuis 1965 (enfin, 1964 ½, si vous préférez, même si ce millésime n’a jamais existé selon notre hôte) incluant des Mustang de course et des Shelby (notez qu’il n’a pas de Mustang II!). Il possède une quarantaine d’autos qu’il «cache» littéralement dans un entrepôt de Dearborn. On comprendra qu’il veut se faire assez discret. Évidemment, il est un de ceux qui a bien hâte de voir (et surtout de posséder) la nouvelle Mustang 2015. En attendant, il roule régulièrement chacune de ses autos à tour de rôle (excepté les autos de course) …sauf quand il pleut! On peut certes l’envier!

 Blog-6

C’est dans un entrepôt bien à l’abri des regards indiscrets que Bernardi entrepose ses Mustang (Photo Éric Descarries)

dans un entrepôt bien à l’abri des regards indiscrets que Bernardi entrepose ses Mustang (Photo Éric Descarries)

 blog-7

Bernardi a même un petit entrepôt de pièces de rechange pour ses Mustang! (Photo Éric Descarries)

 

Une nouvelle piste NASCAR en Ontario

 

Que les sceptiques soient confondus…On annonce depuis presque sept ans la construction d’une piste triovale de trois-quarts de mille dans la région de Fort Erie, à quelques kilomètres de Niagara Falls et vu que rien ne semblait transpirer de cette entreprise, on en était rendu à traiter ce projet de fantôme. Puis, il y a deux semaines, un site Internet américain annonçait les débuts de la construction. J’en ai parlé à l’émission de NASCAR à RDS et j’ai même promis aux téléspectateurs que j’étais pour en confirmer la nouvelle si je la voyais car j’étais pour être dans la région au cours des prochains jours.

 

Grâce à la complicité de Brad Horn de Chrysler Canada, j’ai pu découvrir le dit chantier de construction et je peux vous confirmer, amateurs de courses de NASCAR et autres, que la piste du Canadian Motor Speedway est en construction! Il y aura même un circuit routier sur l’emplacement dont l’ouverture est prévue pour 2016!

 

 Blog-8

Que les sceptiques soient confondus, le Canadian Motor  Speedway est en construction près de Fort Erie en Ontario (Photo Éric Descarries)

Lire les commentaires (20)  |  Commenter cet article






Mercredi 16 octobre 2013 | Mise en ligne à 23h21 | Commenter Commentaires (3)

Buick Encore, Ram et Cadillac CTS

 

Quand Buick a dévoilé le prototype de son petit utilitaire sport Encore au Salon de l’auto de Detroit en 2012, les journalistes américains ne semblaient pas lui donner beaucoup de chance de survie. Aucun ne prédisait du succès pour ce minuscule VUS ou VUM (c’est selon…) clamant que les Nord-Américains ne s’intéresseraient jamais à un si petit véhicule basé, selon mes connaissances, sur l’Opel Mokka que l’on connaît aussi sous le nom de…Chevrolet Trax chez nous!

 

Surprise! Le «petit» Buick Encore charme plus de consommateurs que l’on aurait espéré. Quant à moi, j’ai mis la main sur l’Encore la semaine dernière après…quelques semaines de retard. En effet, j’avais déjà réservé cette Buick mais la voiture de presse a connu un petit problème (un véhicule qui l’a endommagé en reculant dedans). Mais ce retard a eu un effet bénéfique. Avant que je puisse mettre la main dessus, elle a commencé à connaître une popularité inespérée. Et je le constate en me présentant un peu partout avec l’auto alors que les gens s’exclament devant cette Buick!

 Blog-1

Décidément, les designers de Buick ont su adapter les lignes caractéristiques de la marque à leur petit VUS (photo Éric Descarries)

 

Car nombreux sont ceux qui sont étonnés par l’Encore! C’est la première petite auto «de luxe» qui «accroche» autant les hommes que les femmes ( en fait, selon mes observations,….plus les hommes). Lorsque la première Encore me fut «refusée», j’ai du me rabattre sur la Chevrolet Trax. J’avais déjà conduit cette auto en décembre 2012 dans la région d’Ottawa en compagnie de mon vieil ami Denis Duquet et nous avions été étonnés par son comportement. Toutefois, ma deuxième expérience avec une Trax à traction (que vous retrouverez dans les archives de ce blogie) m’avait aussi étonné. C’était un petit véhicule merveilleusement bien adapté pour la conduite urbaine. J’allais donc retrouver les mêmes impressions de conduite avec l’Encore mais avec le luxe et le confort en plus!  

 Blog-2

Même de l’arrière, on peut distinguer la touche Buick sur l’Encore (Photo Éric Descarries)

 

L’Encore est un petit VUS (VUM) de GM de Corée (née Daewoo). Il est mû par un quatre cylindres turbocompressé de 1,4 litre de 138 chevaux combiné à une boîte automatique à six rapports. De base, il vient avec la traction avant. Dans le cas de mon véhicule de presse, il avait la traction intégrale, un élément qui sera certainement à son avantage au Québec en hiver.  Mais, revenons à son style. On dirait que les designers de GM ont réussi (certains diront méchamment «pour une fois») à incorporer le style de Buick à une plus petite auto sans tomber dans l’exagération. Les phares et la calandre sont parfaitement intégrés au style de la caisse. Quant au reste, il ne s’agissait que de placer les bons ornements aux bonnes places. L’Encore est un véhicule à quatre portes avec hayon.

 Blog-3

Sans être spectaculaire, l’intérieur de l’Encore est de bon goût (Photo Éric Descarries)

 

Son intérieur est très bien aménagé. Le tableau de bord pourrait être pareil à celui d’une Chevrolet de bas de gamme, les designers de Buick ont réussi à lui donner plus d’identité. La petite Buick qui m’avait été confiée avait un intérieur avec sellerie de cuir. Et pour une fois, la confection des matériaux rendait justice au style suggéré. Ce qui est ironique, c’est que ce petit VUS (ou VUM) offre beaucoup d’espace intérieur, un bon dégagement pour la tête et un espace de chargement intéressant (en autant que l’on respecte le fait qu’il s’agisse d’une compacte).

 blog-4

Les places arrière sont quand même accueillantes (Photo Éric Descarries)

 

Je m’arrête ici. Vous pouvez tous constater cela en regardant les photos. J’avais l’intention de n’utiliser la Buick Encore que pour mes déplacements urbains (ce que j’ai fait). Mais j’ai aussi eu l’opportunité de conduire l’Encore sur un de mes «road trips» préférés, celui qui part de Laval vers Saint-Donat puis vers Tremblant en revenant par l’Autoroute 15. Ce que j’ai fait le jour de l’Action de Grâce.

 

C’est là que j’ai découvert que les sièges étaient confortables, que la visibilité était agréable, que le toit ouvrant vitré pouvait ajouter à mon plaisir de conduire. Si l’Encore était agile et facile à stationner en ville, elle devenait une excellente routière sur nos chemins pas toujours bien entretenus! Oui, la suspension est un peu ferme. Mais elle n’a certes pas été créée pour nos chemins des plus déplorables. Je n’ai pas fait d’hors-route avec l’Encore (et qui en fera?). Mais ayant déjà conduit son équivalent, la Trax, sur la neige en hiver, je ne peux que me douter de l’efficacité de la traction intégrale de cette auto surtout si elle est équipée de bons pneus d’hiver!

 blog-5

L’espace de chargement est relativement utile, surtout pour un VUM urbain (Photo Éric Descarries)

 Blog-6

C’est fou ce que ce petit moteur est puissant (Photo Éric Descarries)

 

Si vous relisez mes commentaires sur la Trax (deux fois plutôt qu’une), vous allez y reconnaître l’Encore. Mais, croyez-moi, celle-ci a encore plus de classe! Un bon achat? Le temps nous le dira…car, à 36 855 $ (prix de base de 26 895$, 32 140 $ avec le cuir et la traction intégrale et 995 $ de roues chromées, 775 $ de sonorisation, 1100 $ de toit ouvrant et une foule d’options et de taxes supplémentaires qui m’enragent) incluant les 1550 $ de frais de transport, l’Encore qui me fut confiée n’est pas donnée. Mais, c’est une Buick! Et plus d’un consommateur le reconnaît! La marque reprend du poil de la bête et elle le mérite. Ah! J’oubliais. La consommation? Le compteur au tableau de bord indiquait 8,8 L/100 km. Moi, j’ai roulé 576,6 km toute en utilisant 54,482 litres. Ça fait 9,3 L/100 km, n’est-ce pas? La moitié en ville en «stop and go», l’autre moitié sur route à 110-130 km/h…ce n’est pas si mal pour un véhicule à moteur turbocompressé à traction intégrale, n’est-ce pas?

 

Ram à Milton, en Ontario

 

Au travers tout cela, j’ai pu passer une journée à Milton en Ontario où j’ai conduit presque tous les pick-up Ram disponibles sur le marché, du nouveau 1500 à moteur turbodiesel (que j’avais roulé la semaine précédente lors du Canadian Truck King Challenge) à ses variantes à moteur V6 ou HEMI V8 en passant par les 2500 à moteur V8 HEMI de 6,4 litres ou encore les 3500 à moteur Cummins diesel tirant deux gros tracteurs Case (et j’ai pu en conduire un «très gros» à moteur diesel et six roues valant plus de 250 000 $!).

 

Je réserve mes commentaires concernant le Ram turbodiesel après une semaine au volant de ce véhicule. Toutefois, je dois vous admettre que la configuration turbodiesel avec boîte automatique à huit rapports est tout simplement efficace. L’option est de quelque 4000 $ de plus mais elle en vaut la dépense même si on ne la retrouve pas au travers les ans. Chrysler a fait des merveilles avec le Ram (turbodiesel, boîte à huit rapports, suspension pneumatique, volet dans la calandre, et…) ce que Ford et surtout GM auraient dû faire dans le passé. Le Ram EcoDiesel a gagné notre défi Canadian Truck King de la semaine dernière, battant ainsi l’EcoBoost à la consommation (qui a quand même fini deuxième). Mais j’ai bien l’impression que cette guerre n’est pas finie (et nous en serons tous gagnants!). Quant au grand Ram Heavy Duty 3500, son moteur Cummins turbodiesel en est la carte maîtresse! Tout simplement spectaculaire!

 blog-7

Outre les détails apportés à la finition extérieure du Ram 2014, notons l’arrivée du nouveau petit V6 diesel de 3,0 litres qui risque de bousculer ce créneau…on s’en reparle (Photo Éric Descarries)

 

Enfin, quelques tours de roue au volant du Ram ProMaster avec moteur V6 à essence m’ont suffi pour remettre en question la suprématie d’autres camionnettes du genre. Faut dire qu’avec la traction avant, ce Ram saura s’imposer sur le marché chez nous…en hiver!

 Blog-8

C’est impressionnat ce que le grand Ram Heavy Duty 3500 soit capable de tirer! (Photo Éric Descarries)

 blog-9

C’est votre humble serviteur qui est aux commandes de ce gros tracteur Case IH, en apprentissage, bien sûr! (Photo de Daniel Labre de Chrysler Canada).

 

Cadillac CTS en première canadienne à Toronto

 

La semaine dernière, le jour suivant l’évènement médiatique de Ram, GM du Canada avait décidé de procéder à un dévoilement spectaculaire de la toute nouvelle Cadillac CTS, maintenant une voiture intermédiaire. J’aurai certes l’opportunité de conduire cette auto sur nos routes locales avant longtemps. Mais, cette fois, dès le départ, j’ai eu la chance de mettre la main sur une version CTS-Vsport qui, avouons-le, sera assez rare sur nos routes.

 

La CTS est devenue une auto plus grande, laissant sa place de plus petite Cadillac à l’ATS. Elle se mesurera alors à des autos comme la BMW de Série 5 et la Mercedes-Benz de Classe E. Réussira-t-elle, on le verra sous peu. J’ai un peu de doute sur la CTS avec le moteur à quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres. Toutefois, la CTS avec le V6 de 3,6 litres a, selon moi, plus de chance de réussir, surtout avec la traction intégrale. Quant à la CTS-VSport, les dirigeants de GM Canada croient qu’à peine 10% des acheteurs de CTS opteront pour cette version à moteur V6 biturbo qui remplace le V8 du modèle précédent. Mes premières impressions de conduite furent assez agréables. La CTS-Vsport est capable d’accélérations semblables à celles de l’ancienne CTS-V (tout du moins sur routes publiques) et les reprises sont tout aussi étonnantes. Malheureusement, il n’y aura pas de boîte manuelle au catalogue vu que peu d’acheteurs optaient pour ce genre de mécanique avec l’ancien modèle. Dommage…Quant à la tenue de route, elle est digne d’une voiture de ce calibre…mais je vous en reparle plus tard lorsque j’aurai «vécu» une semaine au volant de cette auto.

 blog-10

Ça promet, cette nouvelle Cadillac CTS-Vsport! (Photo Éric Descarries)

 

La présentation canadienne de la CTS nous a permis de visiter le musée personnel de Steve Plunkett dans la région de London, en Ontario. Ce mordu de Cadillac (héritier d’un père ayant co-inventé l’hormone de remplacement pour femme la plus vendue au monde) possède non seulement toute une collection de voitures de la marque mais aussi un véritable petit musée personnel de Cadillac uniques. Malheureusement, ce n’est pas ouvert au public sauf pour la journée de portes ouvertes en été où il reçoit plus d’un millier de propriétaires de véritables voitures de collection avec leur véhicule.

 blog-11

L’Ontarien Steve Plunkett a un incroyable petit musée personnel de Cadillac dans la région de London (Photo Éric Descarries)

 

À felixc

Désolé, je n’ai pas inclus de comparatif entre ma vieille Versailles et la nouvelle MKZ. Toutefois, rapidement dit, sachez que le V8 de 5,8 litres de la vénérable Lincoln ne peut se mesurer au rapide quatre cylindres turbo de la MKZ. La boîte automatique à trois rapports de la Versailles ne peut certes pas se mesurer non plus à celle à six rapports de la MKZ et la propulsion arrière n’est pas aussi efficace que la traction de la plus récente Lincoln. Toutefois, à la défense de la «vieille», elle affiche un peu de modernité avec sa climatisation (qui fonctionne très bien), son régulateur de vitesse (qui n’est pas adaptatif comme celui de la MKZ), sa direction (trop) assistée (et à billes de surcroît) et son freinage aussi assisté mais à quatre disques avec soupapes de correction (l’ABS n’existait pas alors). Je ne vous parlerai pas du lecteur de cassettes à huit pistes (il fonctionne!). L’intérieur de la Versailles est relativement grand mais pas plus que celui de la MKZ. Quant au coffre, il n’est pas des plus vastes.

 

Toutefois, là où la vieille auto marque des points, c’est au niveau du pont arrière (un de ces fameux différentiels Ford de neuf pouces encore utilisés en NASCAR) et surtout des gros pare-chocs chromés qui peuvent subir de légers impacts sans dommage, ce que je ne pourrais dire de la MKZ.

 

À Bobby Caddy : tout ce que je vois présentement, c’est l’arrivée imminente des pick-up intermédiaires de GM, les nouveaux Chevrolet Colorado et GMC Canyon. On devrait les voir au Salon de Detroit et, semble-t-il, ils devraient faire concurrence au Ridgeline. Mais, vous, avez-vous aimé ce Honda? Moi, il m’a toujours attiré…

 

À simon_c : moi aussi, j’aimerais pratiquer l’éco-conduite mais vous vous imaginez qu’avec mon horaire un peu fou, j’ai plutôt tendance à rouler…un peu plus vite!

 

 

À dynopax : ne vous découragez pas, je devrais rouler le Ram avec EcoDiesel d’ici quelques semaines. Si je lui ajoute mes expériences au Truck King Challenge, je vous promets un texte assez détaillé!

Lire les commentaires (3)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    octobre 2013
    L Ma Me J V S D
    « sept   nov »
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    28293031  
  • Archives