Éric Descarries

Éric Descarries - Auteur
  • Éric Descarries

    Chroniqueur automobile depuis près de 20 ans, Éric Descarries a été adjoint à la rédaction de L'Almanach de l'auto de 1985 à 1999...
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    Jeudi 1 août 2013 | Mise en ligne à 0h08 | Commenter Commentaires (19)

    Chevrolet Trax, détails sur le Ram et autos anciennes

    Trop souvent, les apparences peuvent être trompeuses. La semaine dernière, je devais mettre la main sur la nouvelle Buick Encore. Malheureusement, le véhicule a été endommagé par un camion qui l’a accroché en faisant marche arrière. GM du Canada m’a alors offert un Chevrolet Trax en remplacement, le véhicule même sur lequel l’Encore est basé.

    Évidemment, il y a toute une différence de statut entre l’Encore et le Trax. Puis, j’avais déjà écrit sur le Trax en décembre dernier lors de sa présentation dans la région d’Ottawa. Si vous revenez à cet article, vous y remarquerez que j’avais été plutôt impressionné par le Trax. À ma grande surprise, j’ai vécu une expérience semblable avec ce véhicule la semaine dernière.

    Le Chevrolet Trax est un petit VUS qui pourrait se mesurer à plusieurs véhicules du même gabarit comme, par exemple, le déjà très populaire Mazda CX-5 de base. Même s’il est légèrement plus petit (à peine), le Trax se vend à un prix équivalent, soit environ 25 000 $. Pourrait-on, alors, le comparer au CX-5?

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    Le Chevrolet Trax mériterait un avant un peu plus distinctif (Photo Éric Descarries)

    Au départ, le style du Trax pourrait décevoir. Quant à moi, je le trouve ordinaire (peut-être que cette calandre typique aux Chevrolet continue de me déplaire?). Mon fils, un finissant en design à l’université, trouve qu’il manque de personnalité. Pourtant, plusieurs observateurs autour de moi l’ont trouvé joli, surtout les amateurs de Chevrolet. Comme on le dit si souvent, tous les goûts sont dans la nature. C’est pourquoi j’ai «attaqué» le Trax avec une certaine appréhension.

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    Le Chevrolet Trax vu de l’arrière (Photo Éric Descarries)

    Mais comme je l’ai écrit si souvent, c’est lors d’une expérience d’une semaine au volant que je découvre les véritables qualités et défauts d’un véhicule. Et dans le cas du Trax, je l’ai encore plus apprécié que l’hiver dernier!

    O.K., je continue de l’admettre. Son style ne me fait pas plus «capoter» qu’auparavant. Mais il n’est pas laid, avouons-le! L’intérieur n’est pas des plus élaborés non plus. Cependant, cet intérieur est des plus fonctionnels. N’est-ce pas extraordinaire de pouvoir jouir de glaces électriques et de phares automatiques dans une auto d’environ 25 000 $? Le Trax qui me fut confié était équipé de la climatisation, de la radio XM satellite et des rétroviseurs à commande électrique. Il ne manquait que le système de navigation (que l’on peut toujours se procurer à un prix raisonnable chez les marchands de pièces électroniques).

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    Le tableau de bord du Trax (Photo Éric Descarries)

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    Il faut avouer que l’instrumentation du Trax est passablement limitée (Photo Éric Descarries)

    Question confort, les sièges avant sont accueillants mais ils manquent un peu de support latéral et de…confort. Ils sont, toutefois, bons pour quelques heures sans fatigue. Les deux places d’arrière sont aussi confortables mais, en plus, leur dossier peut se replier pour augmenter l’espace de chargement du coffre qui, incidemment, est quand même assez grand pour quelques bagages des occupants.

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    Il y a quand même suffisamment d’espace pour les passagers arrière du Trax (Photo Éric Descarries)

    Monter à bord est agréable car les passagers n’ont pas besoin de se pencher et de glisser en place. En effet, la garde au sol légèrement surélevée aide, malgré tout, à l’accès à l’habitacle. Puis, le toit surélevé procure en même temps un bon dégagement pour la tête. C’est plutôt ironique! Alors que les consommateurs exigent des autos plus petites, ils aiment quand même des véhicules avec un toit plus élevé qui facilite leurs mouvements d’accès et de sortie!

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    L’espace de chargement du Trax devrait satisfaire plus d’un utilisateur (Photo Éric Descarries)

    En ce qui a trait à la puissance et à la performance du Trax, je fus surpris par ses accélérations et ses reprises. Mon petit véhicule d’essai était mû par un quatre cylindres turbocompressé de 1,4 litre faisant 138 chevaux et 148 li-pi de couple. Il était combiné à une très efficace boîte automatique à six rapports et à la traction avant (le Trax est aussi disponible avec la traction intégrale). J’ai noté que ses accélérations étaient nettement supérieures à celles des autres véhicules m’entourant aux intersections et je peux vous assurer que les reprises étaient rassurantes lors des dépassements! Il n’y a qu’au point de vue du freinage que je n’ai pas senti de puissance. Mais jamais je me suis senti en danger! Notons que le Trax arrive avec l’antipatinage et le système de contrôle de stabilité StabiliTrak.

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    Le petit moteur du Trax est perdu dans le compartiment qui lui est réservé ais il est plus puissant qu’on le pense (Photo Éric Descarries)

    En toute vérité, même si j’aimerais que Chevrolet améliore le dessin de la calandre avant de ses produits, je n’hésiterais pas à recommander le Trax à ceux qui recherchent à la fois un petit VUS et une auto urbaine facile à garer (malgré que j’aurais aimé une caméra de marche arrière). Le prix de base du Trax LT à traction avant est de 23 205$ alors que le modèle qui me fut confié valait 26 090 $ (incluant les 1 550$ de transport) et les quelques options dont la sonorisation de 775$. En ce qui a trait à la consommation, j’ai obtenu une moyenne de 8,56 L/100 km (alors que l’ordinateur de bord indiquait…8,4 L/100 km!) alors que j’ai utilisé le Trax en ville (et il y a des moments où j’ai du le «brasser» un peu pour ne pas être en retard au studio) et sur la route vers Granby (quoique j’aie du composer avec d’incroyables bouchons de circulation!).

    Quelques détails sur le Ram Outdoorsman

    Il me manquait quelques détails de prix concernant le Ram 1550 dont il était question la semaine dernière, mon contact chez Chrysler étant en vacances. Il en est revenu et voici donc les détails des prix de ce véhicule. Le véhicule essayé valait 50 825$ incluant les 1 595$ de frais de transport. La suspension pneumatique était une option de 1500 $, les marchepieds de 850$ (!), les roues de 20 pouces de 500$, le dégivreur de lunette, 225$ et le système UConnect de 1200$!

    Et les autos anciennes

    Comme vous le savez, je suis un amateur de voitures anciennes. Toutefois, il faut comprendre ici que je ne suis pas seulement un amateur que de bolides des années soixante et soixante-dix mais aussi des superbes autos des années vingt, trente et quarante. C’est pourquoi je n’hésite pas à me déplacer pour des évènements comme le Concours d’Élégance des Voitures Anciennes du Québec (VAQ) où l’on peut voir certaines des plus belles autos de collection de la province! La plus récente exposition de ces autos à Chambly il y a deux semaines m’a permis de voir des Cadillac, des Pierce-Arrow, des Packard et plus encore des années trente et quarante qui appartiennent à des Québécois qui savent les «bichonner».

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    Les autos des années cinquante sont de plus en plus intéressantes (Photo Éric Descarries)

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    Difficile d’ignorer une auto aussi superbe que cette Cadillac de la fin des années vingt (Photo Éric Descarries)

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    Que serait un rassemblement de voitures anciennes sans les Ford T? (Photo Éric Descarries)

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    La Buick 1936 d’André Cloutier (vu avec le comédien François Leveillé à gauche) est un patrimoine québécois (Photo Éric Descarries)

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    Cette Desoto 1957 avait un V8 HEMI sous son capot (Photo Éric Descarries)

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    Mon coup de cœur, la Pierce-Arrow de Serge Monette! (Photo Éric Descarries)

    Puis, il y a eu, la semaine après, le Granby International qui a su attirer plus d’un millier d’autos les plus spectaculaires de la province! Comment pouvons-nous ignorer cette richesse que nous possédons! Je rêve du jour où nous aurons un méga-évènement du genre dans la région immédiate de Montréal. Seriez-vous intéressés par une imposante exposition de voitures anciennes à l’Île Notre-Dame combinée avec une course de voitures anciennes du style du Sommet des Légendes? Me semble que cela raviverait l’intérêt des Québécois pour l’automobile, non? Surtout parmi les jeunes…

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    Vue à Granby, une unique Edsel 1959 offerte à l’encan (Photo Éric Descarries)

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    Plutôt rare, cette Chevrolet El Camino 1959 (Photo Éric Descarries)

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    Que dire de cette très rare Mini ClubVan…(Photo Éric Descarries)

    R.I.P.

    Un de mes frères vient d’envoyer à la ferraille sa Chrysler (née Dodge) Intrepid 1996 dont le compteur indiquait un peu plus de 434 000 km. Il possédait cette auto (qu’il avait eue usagée) depuis environ une dizaine d’années et les seules réparations qu’il y a faites, c’étaient celles d’entretien (incluant celles des freins à des prix complètement ridicules!). Ce qui a mis un terme à cette histoire d’amour avec son Intrepid, c’est une pompe à essence défectueuse. Lorsque les mécanos ont voulu soulever l’auto sur un pont élévateur… le châssis ne pouvait plus soutenir l’auto. La rouille…le pire ennemi de nos voitures. Il a donc du abandonner sa «rutilante» Chrysler («Maudits chars américains, sont pas bons!») pour prendre une Chevrolet Impala impeccable de 2003 avec à peine 135 000 km au compteur…Maudit chars américains…

    Mon auto

    Enfin, j’aimerais vous répéter que le livre Mon Auto des Éditions de La Presse est toujours disponible à un prix raisonnable un peu partout chez les libraires et aux magasins à grande surface. N’ayez crainte, malgré certaines remarques négatives de nos concurrents (je le précise!), tout y est, y compris les modèles les plus récents. Et le tout est écrit par de véritables spécialistes dont les essais et les textes sont publiés non seulement dans La Presse mais aussi dans une multitude de magazines spécialisés…

    À jeanvesti

    Encore une fois, vous trouvez à redire sur ce blogue…mais vous continuez à le lire, n’est-ce pas…Je dois vous corriger ici. Vous ne semblez pas avoir compris ce qu’un blogue est. Un blogue, ce n’est pas un article de journal. Un blogue n’obéit pas à la même rigueur qu’un article de journal. Si vous vous informez, vous apprendrez qu’un blogue, c’est un peu comme un journal personnel dans lequel l’auteur exprime ses «états d’âme» et ses opinions. Ce n’est donc pas un article en bonne et due forme comme j’en écris dans le Cahier de l’auto de La Presse. Et le fait que j’écrive ce blogue sans être payé devrait prouver que je le fais par amour pour le domaine. Je m’adresse donc aux «mordus de l’auto» qui n’ont pas peur de me répondre sur leurs propres expériences de l’automobile car, n’étant pas «payé», il est possible de donner son opinion sur les autos sans craindre de frustrer un annonceur. Évidemment, je dois «modérer les transports» de certains collaborateurs… mais je le fais parce que j’aime cela… je suis un véritable «mordu»…ce que les Anglos appellent un «die-hard»!


    • Il y a une MINI ClubVan de la même époque (ou même plus vieille) dans la section enfants du Musée des Civilisations à Hull (”Gatineau” pour ceux qui ne sont pas des anciens du coin comme moi!). Elle se fait brasser comme il faut par les mousses, jour après jour.

      Assez frugal, le Trax!

      J’ai raté Chambly et Granby, mais j’ai vu à Boucherville un superbe “rat rod” avec fausse patine. Un pick-up TRÈS “droppé” Ford A avec un “flathead” “Offenhauser” bien en vue. Digne d’un magazine, il faisait tourner les têtes.

    • Je croyais que pour 25 000$, le Trax arrivait équipé de la traction intégrale. Ce qui veut dire qu’avec l’option, les taxes et autres suppléments, ce petit VUS se détaille autour de 30 000$. C’est pas particulièrement donné.
      .
      J’ai été visiter le Earlton Steam Show en Ontario il y a quelques semaines. Des équipements agricoles antiques et des voitures anciennes étaient exposés. Tous les trucs à la vapeur fonctionnaient comme au premier jour. Il y avait un espèce de gros tracteur qui avait le look d’une locomotive, ils devaient être deux pour le faire fonctionner.

      Côté auto, je me souviens surtout de la Buick 1910. Plancher de bois, « mags » en bois, volant en bois, un ou deux cadrans… Les autos de cette époque me fascinent, mais elles ne me donnent pas le goût de les conduire. Ou peut-être sur un terrain privé, mais sûrement pas sur la route. Tout le contraire, par exemple, de la Pontiac Bonneville rouge 1963. Grosse décapotable qui avait l’air d’être conçue pour avaler les miles sur l’autoroute. Donnait l’envie de partir sur le champs! Bien qu’après être allé voir les DeSoto sur google image, je pourrais être infidèle à la Bonneville. Véhicule immense, mais superbe. Des artistes de Sun Records et d’Okeh Records en fond sonore sur l’autoroute… C’est beau rêver! Reste qu’au prix de l’essence aujourd’hui, ça coûte peut-être moins cher aller à New York en avion que dans ces autos!

    • Dodge Intrepid. Que de bons souvenirs. La seule berline “full size” américaine qui avait de la gueule dans ces années là.

    • C’est, pour plusieurs raisons, une bonne solution de garder une voiture le plus longtemps possible américaine ou pas. Mais quand une voiture s’effondre en la montant pour une réparation, il me semble que c’était tout à fait irresponsable qu’elle soit encore sur la route. Voilà une situation qui suggère que les inspections obligatoires sont souhaitables.

    • J’ai bien trouvé drôle l’histoire de l’Intrepid et je suis d’accord sur les histoires de non fiabilité des voitures américaines. Pour moi une auto bien entretenue, peut importe son origine, vous la garderai bien des années. Au pris des autos neuves, mon Escape 2006 avec seulement 115,000 km est neuve ou presque! Que de l’entretien régulier. Quand je regarde les prix des neufs, je vais le garder encore au moins une décennie, minimum. Paiement d’autos, connais pas! Je laisse ça au m’a tu vu?

    • Monsieur Descarries : Y-a-t-il vraiment des gens qui “maudissent” les voitures d’origine Américaines ?

      L’intrépide de votre frère a été un bon numéro. Mais regardez combien il en reste actuellement sur les routes toutes année-model confondues par rapport à toutes celles qui furent immatriculées ici au Québec !

      Même phénomène avec la Néon : On avait tendance à blaguer en disant qu’un néon ça brûle. Ça été une des pire voiture que Chrysler a commercialisée… Pourtant ma voisine fait encore ses beaux jours avec la sienne qui date de mathusalem dans la passion et qui a plus de 300 000 kms au compteur. Elle a frappé un bon numéro (celles qui passaient sur la chaîne de montage les mercredi en début d’avant-midi).

      L’impala est en général un bon partis, mais cette 2003 sera-t-elle un bon numéro ? (quoi qu’au prix qu’elles sont vendues, le risque est minime et l’affaire est toujours bonne).

      Benoît Duhamel.

    • En bas de $30,000, une voiture qui a un beau style est un bonus. Faut pas trop en demander.

      J’ai roulé à coté d’une Plymouth Valiant 1970 (plus ou moins) hier.

      @omni-tag
      On peut comparer la vie des voitures à la période de demi-vie des éléments radioactifs. Un produit qui a une demi-vie de 1 an verra son nombre d’atomes radio-actifs diminué de moitié au bout d’un an. Une autre moitié de moins après une autre année. Etc … Voila pourquoi, on voit toujours des Neons mathusalémiques.

    • J’ai toujours dit :Un char payé, cest un char payant.

    • Je me rappelle une bande dessinée française dans les années 60, où quelqu’un avait installé un mini-ring de boxe sur une El Camino 1959 et déambulait dans les rues françaises en haranguant la foule, comme une attraction de cirque. Je ne croyais pas qu’une telle auto existait vraiment, mais là Mr Descarries vient d’en montrer une!
      C’est resté en mémoire tout ce temps parce que mon père avait une Chevrolet 1960, donc drôlement semblable.
      @phuot, je vous encourage à faire un traitement antirouille sous votre Escape. J’ai un 2005 et moins de kilométrage que vous, et il n’ont à peu près rien mis comme protection contre la rouille. Je me glisse régulièrement dessous pour gratter et goudronner un peu partout, parce que je veux qu’il vive longtemps. Vos pourtours de roue arrière ont probablement commencé à gonfler. Ce serait commun à tous les Escape de cette génération. Je viens de lui faire poser des pneus Dueler H/L 422 Ecopia: on dirait un nouveau véhicule! Quel silence, comparé aux pneus originaux!

    • Pour le Chevrolet Trax, on ne peut pas dire qu’il est beau mais on ne peut pas dire qu’il est laid non plus. Je dirais “ordinaire”. Mais de cette couleur, ça n’aide pas je crois. D’une couleur plus claire, plus vivante ça aiderait certainement.

      Et dû à son faible dégagement du sol, d’après les photos, je dirais pas que c’est une SUV. Vous comparez à un CX5 mais le CX5 a un bien meilleur dégagement du sol si l’on veut pouvoir s’évader de l’asphalte de temps à autres.

      Je suis d’accord avec Marco777. Quand un véhicule ne peut même plus monter sur un “lift”, c’est que ça doit être drôlement pourri en dessous, certainement un vrais danger public, n’importe quoi aurait pu lâcher n’importe quand et causer un accident, elle aurait dû être retiré de la route depuis très longtemps. Oui, vivement des inspections !

      Wowww, superbe la Chevrolet El Camino 1959 ! Et amusante la petite Mini ClubVan !

      @ omni-tag
      Oui, il y a des gens qui n’aiment pas les véhicules américains, tout comme il y a des gens qui n’aiment pas les véhicules européens ou asiatiques. On a souvent l’inverse aussi, des gens qui aiment que les véhicules américains, ou européens, ou asiatiques… Les gens sont bizarres des fois.

    • …@Monsieur Descarries,

      Votre passion pour les voitures anciennes fait plaisir à voir et à lire. J’ai passé toute ma jeunesse pratiquement dans le garage du paternel. C’est lui qui m’a enseigné tout ce que je sais de la mécanique. J’ai eu la chance de travailler sur nombre de ces véhicules que vous chérissez soit majoritairement les modèles des années 50 et 60 avec quelques survivants des années 40. Nous avons même eu, au début des années 60, un américain assez téméraire pour s’aventurer en Gaspésie au volant de sa Brewster 1934. Heureusement pour lui, il est tombé sur le paternel qui a remis en état sa voiture. (Que, grâce au WEB, j’ai retrouvée aux USA, chez un collectionneur qui a eu la gentillesse de m’envoyer quelques photos de cette auto qui avait tant impressionné le gamin de 13 ans que j’étais alors.)

      Ce qui m’amène à la fameuse controverse sur la performance des autos américaines et sur cette adoration du «bon vieux temps» et ses voitures «bien meilleures» que celles aujourd’hui.

      Question style, comme bien du monde, je préfère les autos de l’époque 40-50 et une partie des années 60. Par contre, question durabilité, sécurité et entretien, elles ne font pas le poids face aux modèles d’aujourd’hui.

      Par exemple, s’agissant de sécurité: Freins à disque, ceintures, coussins gonflables, habitacles protégés, pneus pratiquement increvables et durables. Je pourrais en écrire long sur les pneus à chambre à air sur les quels j’ai travaillé quand j’ai été «promu» de pompiste à «tire man». Et il y a plus.

      Question entretien, on changeait l’huile à moteur trois fois plus fréquemment que maintenant. Les systèmes d’échappement duraient deux ou trois ans. (Ma Honda ELEMENT de neuf ans roule encore avec le système d’origine.) Les amortisseurs duraient 20 000 milles. Et la liste pourrait s’allonger là aussi.

      Bref, à cette époque, une auto de cinq ans, c’était un «vieux char». Mais les «chars» étaient bien plus beaux et ils n’étaient pas tous pareils.

      Quant à la mauvaise réputation des voitures américaines, elle est plus récente. Elle vient de la prise de contrôle des manufacturiers par les «comptables» et les adeptes du court terme, surtout à partir des années 70,comme l’a si bien expliqué J. Patrick Wright dans son livre «On a clear day you can see General Motors», lequel relate l’expérience de John Z. de Lorean chez GM. La recette de la catastrophe y était expliquée en toutes lettres.

      Bref, je pense qu’on peut aimer les voitures anciennes mais tout en demeurant réaliste sur leur performance et sans prétendre que tout était meilleur à l’époque. Je pense que c’est mon cas.

    • Juste pour faire une petite suite à ce que dit jeanfrancoiscouture, et attention, j’aime aussi les vieilles voitures.

      Mais le IIHS en 2009 a fait un “carsh test” entre un Chevrolet Bel Air 1959 et son équivalent d’aujourd’hui, un Chevrolet Malibu 2009. Pour tous ceux qui pensent que les vielles voitures étaient plus “dur” donc plus sécuritaires, surprenant de voir ça !

      http://www.iihs.org/50th/

      Cliquez sur “Watch a video of the crash test” pour voir le vidéo, ça vaut la peine ! ;-)

    • Je ne me rappelle plus si c’est dans la presse que j’avais lu les expériences declients d’autos américaines dans les années 70. L’auto qui commence à rouiller six mois après son achat flambant neuve, l’auto qui tombe en panne à son premier voyage quand elle sent encore le neuf… Ou c’était peut-être un spécial Pontiac Astre / Chevrolet Vega. Un lien, en tout cas :
      http://auto.lapresse.ca/dossiers/dossiers-speciaux/201109/12/01-4441439-gm-pour-le-meilleur-et-pour-le-pire.php

      ..

      Quant à la soliditié des véhicules, il y a eu un changement de mentalité important. Aujourd’hui, les autos sont construites en fonction d’être détruites en cas d’accident. L’habitacle est devenu une cage de protection et tout ce qui l’entoure sert à éparpiller l’énergie. Après l’impact, on ressort de l’auto sur nos deux jambes et on se demande comment on a pu le faire en regardant les dommages sur l’auto….

      À une autre époque, si l’auto restait effectivement solide, on retrouvait le conducteur , passé à travers le pare-brise, accroché à la branche d’un arbre quelques mètres plus loin.

    • ..@francois_qc: Vous avez bien fait de donner cette référence. J’avais vu cette impressionnante vidéo il y a déjà quelque temps et honnêtement, je n’avais pas été surpris. Je me rappelle qu’à la «belle époque», j’ai vu plusieurs voitures accidentées et même à basse vitesse, les dégâts étaient sidérants et les blessures, voire le nombre de décès, l’étaient tout autant.

    • Bonjour , oui c’est vrai pour les vehicules antiques au niveau de la securite , leurs pires c’etait les X-frame de GM qui donnait une conduite plus basse , plus large , mais en colision frontale et laterale 0 protection , les X frames ont ete produit de 59 a 1964 , je possede une cadillac de 64 , les ceintures de securite etait optinnelles a l’epoque , la mienne en possede , en face a face le vehicule plie en deux imaginez vous celui qui s’attache .
      Je suis un collectionneur j’ai eu plusieurs modeles , meme si ma cadillac est considerée comme un tombeau ambulant , je la conserve , ¨c’est trop une ride full confo ¨¨ et meme au niveau des performances , en ligne droite je dis bien , je fais la barbe a plusieurs en acceleration , sa beau peser 2 tonnes , mais 500 lbs de torque sa pousse .
      Et pour l’essence rien a foutre le plaisir de conduire , passe avant , de toute facon personne se sert d’un vehicule antique a l’année , surtout au quebec . Et quand ont cause ¨Char amaricain po fiab¨ j’ai bien des histoueres de chars les plus vendus au quebec qui ont leurs lots de problemes recurrants , donc la perfection , meme venue part le continent du soleil levant , c’est fait part des humains rien de moins .
      Dans l’automobile le reverse enginering , se pratique a qui mieux mieux pour faire evoluer les marques , et les fabriquants de pieces .

    • ..@Fleetwood: J’ai trouvé ceci. Une collision frontale entre un Caddy ‘62 et un 2002. Ouf! Ça fait mal. Faites attention quand vous sortirez votre Caddy.

      http://www.autoblog.com/2011/11/27/1962-cadillac-vs-2002-cadillac-in-head-on-collision/#continued

    • Merci , m’a aller voir ,j’avait vu celui du impala 59 vs la malibu 06, voila plusieures années mais celui du cadillac , viens d’aller voir , pire que une moto , un malaxeur , pas surprit aucune securite , meme a basse vitesse , sur que le 60 etait affaiblit un peu part la rouille , le mien non , sauf que l’energie dans le mien va se transmettre aux occupants plus rapidement , a l’epoque il y avait aucune règlementation pour la securite .
      Mais , qui ne risque a rien , comme un motocycliste , y a le fait aussi que dans le normatif croyant , tout le monde penses que c’est des tanks indestructible dans le reportage ils le mentionnent ,a la longueur 21 pieds , et les parchocs ¨full chrome ¨ , longeur de capot , et valise admettons que en moyenne ils se tiennent loin , mais sa prends rien qu’une fois !!!

    • @ atchoum
      Pour la rouille, mon père a eu un Mercury Meteor Rideau 500 1972, neuf et 2 ans plus tard, l’auto avait des troues dans les portes dû à la rouille ! Mais comme mon père gardait ses voitures très propre, Ford avait accepté de la réparer gratuitement.

      @ jeanfrancoiscouture et fleetwood
      Le but de ces liens ou tests n’est pas de décourager les gens d’avoir une vieille voiture, mais jute d’être prudent avec. Et de tout façon, ces voitures ne sortent pas souvent et leurs proprios ne vont généralement pas très vite. Et l’exemple des motocyclistes est très bon, plein de chose sont plus dangereux que les vieilles voitures. ;-)

    • ..@francois_qc: Pis-je vous rassurer? Mon but n’est pas du tout de décourager les amateurs (amants?) de voitures anciennes et classiques, bien au contraire. Je cherche juste à combattre le préjugé voulant que les voitures étaient meilleures «dans le temps».

      Pour le design, je suis d’accord. Les innombrables clones qui circulent aujourd’hui n’ont rien à voir avec l’élégance des voitures anciennes. Par contre, côté sécurité, intervalles d’entretien, fiabilité, durabilité, c’est une autre histoire. Mais la complexité du produit, notamment à cause de l’utilisation presque abusive de gadgets et de l’électronique, a pratiquement mis fin aux possibilités de bidouillage par le proprio et est en train de tuer le petit garage du coin, comme l’illustrait le bel article «Gaz Bar Blues» dans La Presse de samedi.

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