Éric Descarries

Archive, février 2013

Si l’on s’y met sérieusement, la profession de chroniqueur d’automobiles peut devenir une aventure. Vous l’avez vu avec mon excursion en Alaska au volant des camionnettes Sprinter. Je me suis alors vite retrouvé du grand froid de l’Alaska au chaud soleil de l’Arizona. Puis, de la quiétude de Toronto, je me suis retrouvé devant des mécanos et techniciens lors de conférences que je donnais dans la région montréalaise à un des nombreux avions qui m’ont mené vers Vancouver, Tokyo et Sapporo afin de «tester» pour la première fois, des pneus d’hiver que nous retrouverons bientôt chez nous.

En effet, le manufacturier japonais Yokohama m’avait invité, au milieu de février, à la superbe île d’Hokkaido au Japon pour rouler pour la première fois sur de nouveaux pneus d’hiver dont je ne pourrai vraiment vous décrire qu’en…juillet prochain! Par conséquent, pardonnez-moi si je ne puis vous expliquer ce nouveau pneu ni vous en parler plus franchement. Toutefois, je peux vous parler du Japon et des multiples fausses idées que l’on peut se faire sur ce pays.

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Montréal? Non, Sapporo! (Photo Éric Descarries)

Le Japon, c’est un peu comme chez nous…sauf qu’il m’est impossible de déchiffrer ce qui y est écrit. Et les autos se conduisent…du mauvais bord ! La première fois que j’ai été à ce pays, c’était en 1986, quelques semaines avant la naissance de ma fille aînée…qui aura sous peu 27 ans et qui est une merveilleuse et superbe femme qui occupe un poste d’importance dans un grand hôpital pour enfants à Montréal. C’était au printemps et les femmes venaient tout juste d’y obtenir tous leurs droits. J’y suis retourné quelques fois depuis mais la dernière fois, c’était il y a plus de dix ans. Toutefois, je rêvais d’aller à l’île de Sapporo. J’y ai finalement été. Et il neigeait. Comme chez nous!

L’expérience Sapporo

Après presque vingt heures de vol, je suis arrivé dans la région de Sapporo. Un peu désorienté, je me suis retrouvé le lendemain matin sur une piste d’essai légèrement  rudimentaire, une sorte de réplique de Mécaglisse à Notre-Dame-de-la-Merci mais en moins élaboré. Les techniciens et ingénieurs de Yokohama y ont tout fait pour bien nous recevoir et bien nous renseigner…mais il était évident qu’ils ne savaient pas qui nous étions, nous les (trois) chroniqueurs automobile du Canada. Le plus drôle, c’est qu’ils voulaient que nous portions des dossards numérotés (!) et des casques de protection (!!) car il y avait aussi sur place des reporters de Chine. Après un peu de protestation, un des dirigeants de Yokohama est apparu en criant que «les Canadiens n’ont pas besoin de casque!».

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Nos voitures d’essai à Sapporo (Photo Éric Descarries)

Nous avons été pris à part puis, après une «randonnée d’essai» donnée par un «pilote expérimenté» de la compagnie au volant d’une Audi TT, nous avons pu conduire quelques autos (conduite à droite!) équipées des divers pneus du fabricant incluant des pneus toutes saisons, des pneus d’hiver actuellement sur le marché, les Ice Guard IG20 et les nouveaux pneus à venir. La plupart des autos qui nous ont été confiées étaient des Toyota Camry Hybrid (toujours avec conduite à droite) sans le bouton nous permettant de neutraliser le système d’antipatinage et une VUS RAV 4 local.

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L’Audi TT que nous voulions tous conduire (Photo Éric Descarries)

Je vous fais grâce des exercices plus ou moins concluants que nous avons faits sauf une randonnée avec des pilotes de Drift qui se sont amusés à se coller (sans se toucher) sur le circuit spécialement aménagé. Nous avons fait nos essais sur ce même circuit avec des Camry jusqu’à ce que mes collègues dont l’Ontarien Ross Bond qui dirige une école de karting exige que nous conduisions la TT équipée des nouveaux pneus. C’est là que, comme on dit au Québec, «le party a pris». Ross a commencé à prendre nos temps sur la piste enneigée et, riches de notre expérience, nous avons commencé à rouler à toute épouvante…au grand plaisir du photographe japonais…et au grand déplaisir du «pilote expérimenté», un homme assez âgé, qui voyait bien que nous avions la petite Audi bien en main! Peut-être mieux que lui! Lorsque nous avons terminé notre période «d’essai», nous avons senti un énorme soupir de soulagement des techniciens de Yokohama. Ils étaient contents que nous ayons mis leur nouveau produit à l’essai avec succès…ils étaient surtout contents de voir que leurs véhicules n’avaient subi aucun dommage!

Je suis resté deux jours de plus au Japon, surtout dans la région de Tokyo. Notre voyage de Sapporo à Tokyo-Haneda s’est fait en Boeing 777 (au Japon, plusieurs déplacements locaux se font à bord d’énormes appareils vu l’intense population du pays) et nous sommes aboutis à un hôtel typiquement japonais (où l’on couchait au sol sur des tatamis!). Nous avons visité quelques endroits touristiques où j’y ai vu des autos uniques et de véritables icônes de l’industrie comme des Mini Cooper de l’époque. Oui, il y a des autos américaines au Japon, surtout des voitures de performance (Corvette, Magnum HEMI, Mustang et j’en passe). L’essence est sensiblement au même prix que chez nous et, il est temps que l’on brise ce mythe : il n’y a pas de voitures au diesel au Japon. Aucune…ou du moins de ce que nous avons vu et entendu! Mais, des «minivans»… il y en a!

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Les Japonais sont friands des «grandes vans» américaines (Photo Éric Descarries)

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Une image de la circulation dans une ville au sud de Tokyo (Photo Éric Descarries)

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Une «micro-van» Subaru (Photo Éric Descarries)

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Une rue dans Tokyo (Photo Éric Descarries)

Je compte retourner bientôt au Pays du Soleil Levant. Je vous en dirai plus à ce moment-là. Mais si vous voulez faire un voyage exotique dans un pays moderne…où, ironiquement, l’Internet n’est pas disponible partout (nous avons du faire une demi-heure de taxi pour trouver un Cafe Internet afin d’envoyer nos travaux au Canada!) …le Japon est une destination à considérer…

Le nouveau Jeep Grand Cherokee

Du Japon, je me suis directement rendu à Austin au Texas où m’attendaient les gens de Jeep. Je suis même arrivé en même temps que le légendaire Ralph Gilles, ce designer montréalais en charge des produits Chrysler et SRT avec qui j’ai eu le plaisir de rouler jusqu’à l’hôtel. Mais, c’était le temps de prendre connaissance avec le nouveau Grand Cherokee.

Le Grand Cherokee 2014 est une version révisée du modèle que nous connaissons actuellement. Outre quelques retouches esthétiques, ce Jeep nous arrivera sous peu avec les V6 et V8 que nous connaissons et, grande nouveauté, une boîte automatique à huit rapports. Évidemment, attendez-vous à ce que je vous en parle plus longuement au cours des mois qui suivent. En attendant, sachez que Chrysler nous ramène l’option du V6 turbodiesel dans le Grand. Cette fois le moteur nous vient de VM Motori, un partenaire italien des Chrysler-Fiat. Combiné avec la boîte auto à huit rapports, il est tout simplement merveilleux dans ce grand VUS. Et il permet au Grand Cherokee de tirer jusqu’à 7200 livres, tout comme le V8 HEMI. Seule ombre au tableau, il n’est disponible qu’avec les versions de luxe (incluant la nouvelle finition Summit) avec un prix excédant 5000 $ de plus que l’option du V8!

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Le nouveau Jeep Grand Cherokee 2014 a un avant redessiné (Photo Éric Descarries)

J’ai donc conduit la plus populaire version du Grand Cherokee à venir, celle avec le V6 Pentastar et la boîte à huit rapports et la version diesel tant sur route qu’hors-route. Tout y est prévisible. La version au moteur diesel est très silencieuse. De plus, c’est fou ce qu’une telle transmission puisse faire au point de vue performance! J’ai hâte de rouler cette camionnette toute une semaine chez nous.

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Nous avons fait des excursions hors-route assez extraordinaires au Texas avec les nouveau Grand Cherokee (Photo Éric Descarries)

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Un peu d’excursion dans un lit de rivière asséché (Photo Éric Descarries)

Cette fois, Chrysler a décidé de lancer sa nouvelle version de la SRT de performance en même temps qu’une nouvelle Grand Cherokee. Notez que le chiffre «8» n’y est plus. Suite à une courte ballade autour de la ville d’Austin, nous sommes arrivés à la toute nouvelle piste de course Circuit of the Americas (où a eu lieu le retour du Grand Prix des États-Unis de Formule Un), un endroit tout simplement extraordinaire (souvenez-vous, nous étions au Texas!) qui nous a permis de rouler les SRT à leur maximum. La piste est parfaite et la fonction TRACK que l’on retrouve à la commande centrale du Grand Cherokee nous a permis d’exploiter la Grand Cherokee à son maximum. Même que la boîte de vitesses (toujours à huit rapports) combinée avec le V8 HEMI de 470 chevaux rétrograde d’elle-même lorsqu’on touche les freins au bout des longues lignes droites (où j’ai roulé près de 140 milles à l’heure!). Un conseil si vous tenez à vous procurer une Jeep SRT, joignez-vous à un club de sport automobile qui vous permettra de faire des tours (lapping) sur une piste de course. Ce ne sera que l’unique moyen de vraiment profiter de ce véhicule. Je vous en reparle!

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La Jeep SRT appartient au Circuit of the Americas! (Photo Éric Descarries)

Le nouveau Jeep Grand Cherokee 2014 qui nous arrivera sous peu débute à 39 999$. La version haut de gamme Summit avec moteur V6 vaudra 59 995 $, 67 140$ avec le moteur diesel alors que la SRT affichera un prix de 62 995$.

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Jeudi 21 février 2013 | Mise en ligne à 15h51 | Commenter Commentaires (19)

Chevrolet Traverse et Salon de Toronto

 

Le temps file à une vitesse extraordinaire. Je viens de me rendre compte que j’étais à manquer mon rendez-vous hebdomadaire avec ce blogue. Je m’en excuse. En fait, au moment de commencer ce paragraphe, je me retrouve (encore une fois) à des dizaines de milliers de pieds dans les airs à bord d’un de ces Boeing 777. J’ai toujours eu un vif intérêt pour l’aviation. Certains de mes amis ont même de ces petits avions, de véritables jouets si on les compare à cet édifice volant. Car c’est exactement cela, un Boeing 777, un édifice volant. Comment un tel bahut arrive-t-il à voler me surprendra toujours! Je me demande ce que les frères Wright diraient s’ils volaient dans un tel appareil aujourd’hui (quoique, si je ne me trompe, Orville Wright a vécu jusqu’en 1957, suffisamment pour avoir  eu connaissance des Boeing 707 et Douglas DC-8!).

 

De toute façon, les évènements se bousculent dans le joyeux monde de l’automobile et je voyage tellement de ces temps-ci que je me réveille le matin en me demandant dans quelle ville je suis. Je pourrai vous en dire encore plus la semaine prochaine! Pour le moment, j’aimerais partager avec vous mes impressions de conduite avec le dernier véhicule que j’ai eu il y a presque deux semaines, soit le Chevrolet Traverse.

 

En vérité, je m’étais réservé un Buick Enclave tout nouveau mais, semble-t-il, le véhicule aurait connu quelques pépins, GM me l’a donc remplacé par le Traverse ce qui, je crois, correspond un peu plus au budget de la plupart des lecteurs. Qui plus est, je ne me souviens pas d’avoir déjà écrit une chronique sur le Traverse. Ses presque jumeaux Buick Enclave, GMC Acadia et, dans le passé, Saturn Outlook, oui. Mais pas le Chevrolet. Et ça tombe bien, il vient d’être révisé. Pas en profondeur mais suffisamment pour qu’il en soit question.

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Le Chevrolet Traverse a été retouché pour 2013 (Photo Éric Descarries)

 

Le Traverse est considéré comme un VUM, un véhicule utilitaire multisegment. Je ne sais pas trop d’où vient cette appellation mais, pour moi, il s’agit plutôt d’une évolution de la fourgonnette. Car, à bien y regarder, le Traverse, tout comme ses jumeaux et plusieurs de ses concurrents, est utilisé à cette fin. Le véhicule qui me fut confié était à sept passagers…tout comme une fourgonnette. Puis, ses sièges arrière pouvaient se replier, s’escamoter ou pouvaient tout simplement être retirés…tout comme une fourgonnette. La plus importante différence, c’est que le Traverse a une carrosserie avant qui ressemble plutôt à celle d’une camionnette. Incidemment, on reconnaîtra la toute nouvelle version du Traverse 2013 à sa calandre redessinée qui, à mon goût, est mieux réussie que l’ancienne même si, en général, je trouve que le Traverse manque un peu de personnalité. Le hayon arrière a, lui aussi été revu!

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Même le hayon a été revu (Photo Éric Descarries)

Toutefois, c’est surtout au niveau de la finition intérieure que les designers de Chevrolet se sont efforcés. Dans le passé, plusieurs consommateurs ont passé outre le Traverse car il offrait un intérieur dénudé qui manquait d’attrait. La toute nouvelle version de ce véhicule se présente avec un tableau de bord redessiné plus attrayant et une finition intérieure moins «plastique», plus riche. Son (nouveau) tableau de bord inclut un écran central de 6,5 pouces afin d’y adapter le système MyLink. J’ai bien aimé la position de conduite dominante et le confort des sièges avant (saviez-vous que l’on pouvait s’y procurer ce nouveau coussin gonflable central qui vient de gagner le prix de la Technologie de l’année de l’AJAC ?) . Un rapide saut à l’arrière m’a aussi convaincu que les passagers de la rangée du centre pourraient profiter d’un bon espace de voyagement. Quant à la troisième banquette, elle plaira plus à des enfants sur de longues distances. L’espace de chargement peut aussi y être généreux selon la configuration que l’on y adopte.

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Le tableau de bord du Traverse 2013 affiche une nette amélioration (Photo Éric Descarries)

Autre nouveauté d’importance, le nouveau Traverse est maintenant propulsé par le V6 de 3,6 litres que l’on retrouve désormais dans tant de véhicules GM, du GMC Traverse à la Cadillac XTS et ATS en passant par une foule d’autres modèles. Toujours combiné avec la boîte automatique à six rapports, celui-ci peut faire 281 ou 288 chevaux (266 ou 270 li-pi de couple) selon que l’on opte pour l’échappement simple ou double (euh! Je ne vois la pertinence de cette option!). Il vient de base avec la traction avant ou, en option, comme mon véhicule d’essai, avec la traction intégrale ce qui, dans ce cas, fait grimper le poids du VUM à 4956 livres! (C’est presque 2 ½ tonnes, cela!).  Par contre, sa capacité de remorquage en est même supérieure, soit de 5 200 livres ! Si ce V6 se veut un peu moins «grognon» que l’ancien V6, il demeure qu’il n’est pas très doux lorsqu’il est sollicité! Mais il procure des accélérations intéressantes et des reprises convenables…sans plus. Toutefois, sa traction intégrale en fait un véhicule utile en hiver. De plus, il s’agit ici d’un excellent véhicule pour les longs trajets même si, lors de journées de grands vents, sa conduite demande un peu plus d’attention. Par contre, sa consommation n’est pas des plus exemplaires…comme la plupart de ses concurrents comme le Ford Flex et le Dodge Durango. Dans le cas de cet exercice, j’ai obtenu une consommation de 14,25 L/100km. Mais il faut quand même admettre que le tout se soit déroulé en situation hivernale pas toujours des plus faciles! D’autre part, ses dimensions…un peu généreuses, n’en font pas un véhicule facile à manœuvrer en situation urbaine!

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Les sièges du centre proposent un environnement dégagé (Photo Éric Descarries)

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Une fois la troisième banquette rabattue, on obtient un bon espace de chargement (Photo Éric Descarries)

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C’est dommage, on ne peut voir ce V6 de 3,6 litres qui lui est très efficace (Photo Éric Descarries)

 

Le Chevrolet Traverse qui me fut confié affichait un prix de base de 43 125$ (ce qui est dans la norme pour ce type de véhicule) auquel il faut ajouter 1870 pour l’ensemble à sept places, 2285$ pour le système de divertissement arrière, 1695$ pour le toit panoramique et quelques autres sous pour d’autres accessoires pour un grand total de 49 585$ plus les frais de livraison de 1500 $ ce qui fait une facture finale de 51 085$. Le consommateur qui a vraiment besoin d’un tel véhicule pourra certes profiter de l’intérieur très généreux de ce VUM  mais il devra aussi  composer avec les «mignons défauts» qui viennent avec ce type de camionnette!

 

Le salon de Toronto

 

Évidemment, je ne pouvais pas éviter le Salon de l’auto de Toronto qui se terminera sous peu (si ce n’est déjà fait). Non pas que je le préfère à celui de Montréal mais que je dois m’y rendre pour participer au déroulement du vote pour la Technologie de l’année de l’Association des Journalistes Automobile du Canada (AJAC). Au moment d’écrire ces lignes, vous aurez certainement appris que c’est le coussin gonflable central de GM qui a gagné ce concours. Mais sachez que le vote ne fut pas des plus faciles. De la dizaine de technologies proposées par les constructeurs établis au pays, au moins neuf d’entre eux auraient pu être déclarés vainqueur! Les membres du jury de l’AJAC dont je fais partie (nous sommes une douzaine) doivent même se pencher sur la possibilité de diviser ce concours en trois ou quatre catégories tant les soumissions sont importantes et sérieuses!

 

En ce qui a trait au Salon lui-même, je ne pourrais pas dire qu’il est plus agréable que celui de Montréal. Oui, on y trouve certaines nouveautés qui étaient à Detroit mais pas tant que cela. Disons qu’à Toronto, il n’y avait qu’une seule véritable nouveauté, soit le dévoilement de la petite fourgonnette Kia Rondo (qui n’est même pas commercialisée aux États-Unis!). Il y avait aussi certains véhicules dévoilés à Detroit dont la fameuse Corvette mais pour l’ensemble, sachez que je ne suis pas peu fier du Salon de Montréal!  Incidemment, la Rondo complétement redessinée devra se mesurer à plusieurs concurrentes de taille au pays dont la Mazda5, la Ford C-Max et la Chevrolet Orlando. Tout comme ses concurrentes, la Rondo ne sera disponible qu’avec un moteur à quatre cylindres. La question que je me pose, c’est que, si la Chevrolet Orlando n’est pas disponible aux États-Unis, pas plus que la Rondo  d’ailleurs, se pourrait-il que ce segment ne connaisse pas la popularité qu’on lui promettait?

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La (seule et) véritable grande vedette du Salon de Toronto, c’est la nouvelle Kia Rondo dans sa version canadienne (Photo Éric Descarries)

À patgarch

 

Oui, moi aussi, il me manque des Audi. Je suis en contact avec le représentant canadien de presse de la marque et j’essaie de me réserver certains de ces véhicules. En espérant que, cette fois-ci, il soit un peu plus…réceptif!

 

À omnitag

 

Oui, il y a quelques années, Toyota négligeait les moteurs V8 dans ses Tundra. Mais comme d’autres lecteurs vous ont écrit, c’était il y a une quinzaine d’années. Les évènements ont  fait évoluer les choses et voilà que non seulement, les V6 sont recherchés mais on annonce un petit V6 diesel  dans les Ram. Décidemment, Toyota devra raviser son tir…et non, ce n’est pas du Toyota Bashing, c’est tout simplement une constatation évidente!

 

Merci à ceux qui contribuent à ce blogue. Je compote sur votre collaboration. Incidemment, j’ai lu des commentaires négatifs sur mon aventure en Alaska publiée dans le Cahier de l’Auto (les adeptes de ce blogue l’ont lu ici d’abord) et j’ai été un peu surpris d’y voir que certains lecteurs croyaient que j’y «ploguait» la marque Mercedes-Benz! Pas fort! Évidemment, je dois m’attendre à ce genre de commentaires et les respecter. Toutefois, j’ai été le plus objectif que possible et je ne me suis pas gêné pour y décrire certains problèmes vécus avec les Sprinter. Merci à ceux qui croient à mon intégrité….

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Samedi 9 février 2013 | Mise en ligne à 12h31 | Commenter Commentaires (20)

Kia Forte et Sorento et Salon de Chicago

 

La semaine dernière, je vous parlais de mon excitant voyage au nord de l’Alaska. Je crois que j’ai fait un voyage auquel plusieurs lecteurs semblent rêver. À ceux qui ont exprimé l’idée d’y aller en été, croyez-moi, j’ai déjà voyagé dans cette région durant la belle saison et vous avez raison de vouloir y aller! Ce que je ne vous ai pas dit, c’est que je ne suis pas retourné à la maison tout de suite après l’Alaska. Je me suis plutôt rendu directement en Arizona (méchante différence de température!) où j’ai eu le plaisir de conduire les nouvelles berlines Forte de Kia et les nouveaux VUS compacts Sorento du même constructeur.

 

La «petite» Forte

 

D’emblée, je dois vous dire que c’est la berline Forte qui m’a le plus impressionné! Malgré le fait que cette traction avant ne soit disponible qu’avec un moteur à quatre cylindres (de 1,8 litre et 148 chevaux ou 2,0 litres de 173 chevaux), je me suis cru au volant d’une voiture nettement plus élaborée qu’une sous-compacte. Au départ, la nouvelle berline Forte est un des produits créés sous la férule du designer allemand Peter Schreyer (créateur, dans le passé, del’Audi TT). Kia veut que cette auto soit la plus luxueuse du segment offrant le plus d’équipement et d’accessoires que possible. Même que Kia vise la clientèle des Hyundai Elantra…en passant, vous savez que Kia est un proche parent de Hyundai, n’est-ce pas?. Sachez aussi que la nouvelle Forte repose sur la plate-forme de la Hyundai Elantra mais qu’elle en est plus longue et plus large. Parmi les accessoires proposés, notons les sièges avant chauffants et climatisés (celui du conducteur est ajustable en dix positions) et même le volant chauffant. Il y a même des sièges arrière chauffants au catalogue des options (déjà que leur dossier peut se rabattre)! Le coffre accepte 415 litres de cargo.

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Elle affiche une ligne élégante, la nouvelle Forte (Photo Éric Descarries)

 

Justement, l’intérieur de cette auto se veut d’un design plutôt européen incluant la possibilité d’y obtenir des encarts en fibre de carbone au centre. La version plus poussée SX a même le bouton du démarrage au tableau de bord! Il faut toucher aux matériaux qui ont été utilisés dans la construction de cet intérieur pour comprendre que Kia est très sérieux lorsque le constructeur affirme qu’il veut gagner le plus de positions possibles au niveau des ventes dans ce segment (au moment d’écrire ces lignes, les prix des Kia Fortene sont pas encore dévoilés mais ils seraient très concurrentiels avec ceux de l’Elantra selon les dirigeants de la marque) .

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De l’arrière, elle paraît encore plus grande, la Forte (Photo Éric Descarries)

 

Du point de vue mécanique, seul le quatre cylindres de base est disponible avec la boîte manuelle (mais sans le climatiseur). La boîte automatique à six rapports équipera d’emblée les Forte avec le quatre de 2,0 litres et le climatiseur. On verra aussi sur certains modèles des options comme la direction assistée flexible, le contrôle de rétention en pente, celui du freinage et plus encore.

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Le tableau de bord ne manque pas de style (Photo Éric Descarries)

 

Mais je ne suis pas un vendeur de Kia. L’un d’eux pourra vous renseigner encore plus que moi sur toutes ces possibilités. Cependant, ce que je peux vous dire, c’est que j’ai été impressionné par le confort et la douceur de roulement de cette auto lors de mon premier contact en Arizona. J’admets que les routes y sont plus belles que chez nous mais cela ne devrait pas changer mon opinion rendu au Québec. J’ai nettement eu l’impression de conduire une voiture plus grande et plus imposante tant sur les autoroutes que sur les routes secondaires de ce superbe état! Le moteur de 2,0 litres qui équipait ma berline EX était certainement à la hauteur de la situation nous procurant des accélérations honnêtes et des reprises rassurantes. Qui plus est, l’auto est suffisamment bien insonorisée pour y conserver un certain silence de roulement. Et la visibilité y est très bonne!

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Une petite «forêt» de cactus Saguaro sur les routes de l’Arizona (Photo Éric Descarries)

 

Évidemment, un court essai dans des situations aussi profitables ne correspond pas toujours à ce que l’on pourrait vivre chez nous avec ces routes trop souvent endommagées. Toutefois, disons que ça augure bien! J’ai hâte de remettre la main dessus au Québec.

 

Et le Sorento

 

En même temps, Kia voulait que l’on fasse connaissance avec sa nouvelle génération de VUS compact Sorento. Si cette camionnette (construite aux États-Unis) vous semble familière, sachez que sa caisse est reconduite de la génération précédente mais que celle-ci repose désormais sur une plate-forme toute nouvelle extrapolée de celle de la Hyundai Santa Fe. Toutefois, l’avant et le hayon arrière ont été redessinés. Kia avance que 80% du véhicule est tout neuf. Sous le capot, même si le quatre cylindres de 2,4 litres et 191 chevaux y est toujours disponible, c’est le nouveau V6 de 3,3 litres Lambda avec injection directe qui fait 290 chevaux qui est mis en vedette. La traction avant est proposée de série alors que la traction intégrale est disponible avec les deux moteurs.

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Le nouveau VUS Sorento conserve une caisse semblable à celle de la génération précédente (Photo Éric Descarries)

Il n’y aura pas de version à long empattement du nouveau Sorento mais, grâce aux 15 mm ajoutés à l’empattement de la version précédente, il sera possible d’opter pour une version à sept passagers. Notons l’option d’un long toit panoramique d’une seule pièce avec la finition EX (les finitions de base LX et SX affichent également une intéressante liste d’options).

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Le nouveau Sorento ne vient qu’avec un seul empattement (Photo Éric Descarries)

Encore fois, je n’élaborerai pas trop sur ce véhicule car j’ai l’intention d’en produire des impressions de conduite plus élaborées dans un avenir plus ou moins rapproché. Il reste qu’avec ses bagues de suspension plus imposantes, sa direction électrique flexible et toutes les améliorations qui y ont été apportées, le Sorento EX que j’ai conduit pendant quelques heures en Arizona m’a bien plu. Il faut y voir la finition intérieure impeccable et tous les accessoires que l’on y retrouve. J’ai particulièrement aimé le dessin de la calandre qui ressemble à celui des superbes berlines Optima.

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Les superbes routes de l’Arizona…(Photo Éric Descarries)

 

Malheureusement, il m’est impossible de vous donner des chiffres de consommation ou même les prix car les véhicules ne seront commercialisés qu’un peu plus tard dans l’année. Cependant, dans le cas du Sorento, Kia veut l’aligner contre son proche parent Hyundai Santa Fe. Ce sera donc un dossier à suivre.

 

Le salon de Chicago

 

Cette fois, je reviens tout juste du Salon de l’auto de Chicago. Chaque fois que je me rends à ce salon, je me dis tout le temps que nous devrions avoir des salles d’exposition comme celles du Centre McCormick de cette grande ville. Mais, malheureusement, l’évènement lui-même ne fut pas très relevé.

 

La vedette de ce salon devait être la nouvelle camionnette Tundra du réputé constructeur japonais Toyota. Évidemment, lorsque le voile fut levé sur ce nouveau pick-up, force nous fut d’admettre que cette fois, le design est plus réussi même si la caisse de la cabine demeure la même. Plus encore, l’intérieur a été superbement redessiné incluant la nouvelle version de luxe 1794 Ranch (du nom du ranch où se situe maintenant l’usine texane qui construite le Tundra). Mais, après les fleurs…le pot! Rien n’a changé au point de vue mécanique. Et même si les gens de Toyota se vantent que le Tundra peut tirer plus que 10 000 livres, je ne suis pas sûr que les amateurs de tels véhicules apprécieront le fait qu’il n’y a eu aucune amélioration technique à ce niveau. En effet, nous, au Canada, aurons droit aux deux V8 déjà au catalogue et l’actuelle boîte automatique. La concurrence propose des V6 et même des V8 avec injection directe, des suspensions révisées et une foule d’autres innovations technologiques afin de diminuer la consommation de leurs pick-up. Toyota…rien!

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Le nouveau Tundra de Toyota affiche une ligne revue et un intérieur redessiné mais aucun changement technique (Photo Éric Descarries)

 

Kia a joué un rôle intéressant à Chicago en y dévoilant la version à cinq portes de sa nouvelle Forte (qui sera disponible avec le moteur de 2,0 litres ou un quatre cylindres de 1,6 litre turbocompressé de 201 chevaux). L’auto est vraiment belle à voir. En même temps, le constructeur coréen nous a dévoilé un prototype de grande voiture multisegment basé sur le prototype de la berline GT vu au même salon l’année dernière.

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Kia dévoilait sa Forte 5 et son prototype de multisegment GT à Chicago (Photo Éric Descarries)

 

Nissan s’y est fait un peu discret, ne dévoilant que des versions NISMO de performance de ses 370Z et Juke alors que Volkswagen lançait une version cabriolet de la Beetle R-Line et une version GSR du coupé Beetle en commémoration d’une finition semblable qui a connu un grand succès il y a une quarantaine d’années.

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Volkswagen avait quelques nouveautés à montrer à Chicago dont la Beetle GSR (Photo Éric Descarries)

 

Question technique, il faut souligner l’audace de Chevrolet d’avoir choisi ce salon plutôt qu’un salon plus près de la Côte Est pour y annoncer la production nord-américaine de la Chevrolet Cruze mue par un moteur diesel. Je dis cela parce que je crois que des régions comme Montréal, Toronto voire même New York ou Washington auraient été plus favorable à l’arrivée de ce type de motorisation que Chicago, aux débuts du Midwest américain où le pick-up règne en maître! 

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C’est à Chicago que Chevrolet a procédé au lancement de la Cruze au diesel. (Photo Éric Descarries)

 

Enfin, la véritable grande nouveauté fut le dévoilement de la version nord-américaine du fourgon commercial Fiat Ducato sous le nom de Ram Promaster (de Chrysler). Affichant un devant redessiné, ce nouveau concurrent du Sprinter se distinguera avec la traction avant, le moteur V6 Pentastar ou le quatre cylindres diesel combiné à une boîte de vitesses manuelle dite automatisée et une ligne plutôt…unique. Faut dire qu’en Europe, le Ducato est très populaire. Il est même commercialisé sous la marque Peugeot.

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Chrysler a dévoilé la version nord-américaine du Fiat Ducato à Chicago, le Ram Promaster. (Photo Éric Descarries)

 

À felix c

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Le coût de la vie est un peu élevé en Alaska, comme c’en est le cas pour la nourriture…mais pour l’essence… regardez la photo. Quant à l’équipement de construction, de ce que j’en ai vu 9et j’en ai vu plusieurs), il reste tout simplement sous la neige en hiver. Il semble que personne ne travaille dehors en hiver dans cet état! (Photo Éric Descarries)

 

À blueprint

Curieusement, juste avant de partir pour l’Alaska,  je faisais un reportage sur une entreprise qui répare les camions commerciaux et qui y fait du lettrage par ordinateur. Lorsque j’y ai mentionné mon voyage avec des Sprinter, l’un des directeurs de l’établissement s’est vite écrié : «Les Sprinter? On les aime nous. On doit refaire leur carrosserie régulièrement à cause de la rouille et surtout les planchers!» En disant cela, j’y vite remarqué les deux ou trois Sprinter d’une grande compagnie de courrier dans le garage…

À françois_qc

Le livre de National Geographic s’intitule «Drives of a lifetime» et on y trouve 500 suggestions excitantes. Notez que je l’ai aussi vu en français chez un grand libraire mais il était plus cher, environ 45 $. Toutefois, il y en a une version abrégée en format magazine dans lequel on trouve une centaine de suggestions.

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