Éric Descarries

Archive du 3 janvier 2013

Jeudi 3 janvier 2013 | Mise en ligne à 12h38 | Commenter Commentaires (17)

Ford C-Max Hybrid et…tempête de neige!

Avant tout, je vous souhaite de nouveau une Bonne Année. J’aurais dû prendre quelques jours de vacances durant ce Temps des Fêtes mais, en passionné que je suis, j’ai un peu de difficultés à ne pas «penser auto». D’ailleurs, je suis persuadé que dans vos propres réunions de famille ou entre amis, la plupart d’entre vous avez «parlé d’autos» (ou «parlé de chars», comme on dit si familièrement).

Mes «aventures de chars» ont été un peu moins mouvementées cette semaine. Toutefois, Mère Nature est venu y ajouter son petit grain de sel ce qui a mis un peu de piquant dans nos vies. Ma chronique se voulait courte, elle sera plus longue que j’avais prévu! Au départ, je devais en combiner deux car Ford m’avait proposé de conduire deux de ses populaires Escape, le «petit» modèle à moteur de 1,6 litre suivi du plus imposant Titanium à moteur de 2,0 litres. Cependant, le rappel massif du constructeur concernant les Escape de 1,6 litre (dont quelques exemplaires auraient pris feu à cause d’un logiciel imparfait…oui, oui, un logiciel!) l’a forcé à me confier une autre voiture. Je me suis donc retrouvé avec une Ford C-Max Hybrid pour la période de Noël.

Il y a quelques semaines de cela, je vous ai fait part de mes premières impressions au volant de cette auto en Californie. Il s’agissait alors de la version Energi de configuration Plug-In (enfichable). La voiture que je viens de remettre était une C-Max Hybrid sans cette configuration. Au cas où vous ne le sauriez pas, Ford est déjà dans l’eau chaude avec cette voiture car, selon certaines accusations aux États-Unis, elle ne procurerait pas l’économie de carburant annoncée par le constructeur. Cette cause prend de l’importance chez l’Oncle Sam puisqu’elle amène l’EPA (Environmental Protection Agency) dans son sillage. D’ailleurs son dirigeant principal vient d’en remettre sa démission.

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La Ford C-Max Hybrid est-elle une familiale ou un VUS? (Photo Éric Descarries)

Je crois que nous vivons un petit problème de nos jours. Il fut un temps où l’on ne parlait que de la puissance et des performances d’un véhicule. Aujourd’hui, on est prêt à tirer en cour un constructeur dont les véhicules ne procurent pas une consommation idéale. Curieusement, durant les années soixante et soixante-dix, personne n’a tiré Ford, GM, Chrysler, Studebaker ou AMC en justice pour n’avoir affiché «que» 400, 410 ou 425 chevaux de V8 dont la véritable puissance pouvait être de 450, 475 ou même 480 «vrais» chevaux! Maintenant, on voudrait que nos véhicules soient plus économiques qu’annoncés sans, toutefois, véritablement tenir compte des multiples conditions de conduite! C’en est le cas pour la C-Max que je conduisais la semaine dernière. Dans le cas de sa version Energi, j’ai obtenu des résultats intéressants lors de sa présentation en Californie. Mais dans le cas de l’Hybrid que je roulais la semaine dernière, on était loin de la Californie. Non seulement, il faisait plus froid chez nous, mais j’ai dû aussi composer avec les affres de l’hiver et de ses tempêtes de neige (incidemment, jamais je ne voudrais changer de pays…ni même de région…et j’en ai vu du pays!). Par conséquent, ne vous attendez pas à ce que je vous mente avec des consommations de rêve. La C-Max a du se frayer un chemin dans la neige et composer avec une circulation plus laborieuse que prévue et des conducteurs pas tous des plus patients…ni courtois!

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De l’arrière, la C-Max Hybrid fait plutôt…mini-VUS! (Photo Éric Descarries)

La C-Max se veut une sorte de VUS de la Ford Focus (ironiquement, au concours TestFest de l’Association des Journalistes Automobile du Canada ou AJAC, la C-Max était classée parmi les autos alors qu’aux États-Unis, le même véhicule est une camionnette VUS!). Ce modèle existe déjà en Europe sous diverses formes mais chez nous, il n’est disponible qu’en version «Hybrid» ou «Energi (branchable)». J’aurais aimé le comparer à la Chevrolet Trax dont je vous ai parlée la semaine dernière mais la C-Max n’est livrable qu’avec la traction avant (pas d’intégrale au catalogue). En revanche, il n’y a pas de Trax hybride.

Physiquement, je dirais que la C-Max est une version familiale de la Focus (une configuration qui était si populaire au Québec autrefois). Sous une ligne attirante se cache un intérieur très accueillant avec beaucoup d’espace pour un véhicule de ce gabarit. J’ai surtout apprécié le débattement pour la tête et le confort des sièges avant (chauffants dans le cas de mon véhicule de presse…et qui chauffaient très vite et…très chaud!). Les places arrière sont aussi grandes et accueillantes alors que l’espace de chargement, un peu étroit pour les bagages de quatre personnes, se transforme rapidement en une petite caverne une fois les dossiers d’arrière rabattus. Le C-Max est équipé d’un vaste hayon qui, en option, est disponible avec une ouverture automatique qu’en y passant le pied sous le pare-chocs (mon véhicule de presse n’en était pas équipé mais j’ai pu le tester sur plusieurs autres produits de Ford et c’est tout simplement génial!).

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Le tableau de bord de la C-Max est vraiment intéressant (Photo Éric Descarries)

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Les places arrière sont généreuses pour un véhicule de ce gabarit (Photo Éric Descarries)

Évidemment, c’est sur la route que l’on peut apprécier cette auto. Je l’avais déjà conduite non seulement en version Energi en Californie, mais aussi en version Hybrid «régulière» au TestFest de l’AJAC. La C-Max est mue par un quatre cylindres IVCT de 2,0 litres qui, combiné au moteur électrique, produit 188 chevaux de puissance. Évidemment, il vient combiné à une boîte automatique continuellement variable CVT et à la traction avant. Au cours de cette période d’évaluation, il m’a donné une consommation de 8,3 litres aux 100 km en condition urbaine seulement. L’indicateur au tableau de bord marquait 8,1 L/100 km et il affichait aussi que sur les 240 kilomètres, 80,2 d’entre eux avaient été faits qu’avec la propulsion électrique. Mais ne grimpez pas immédiatement dans les rideaux! Je sais que la C-Max aurait dû me procurer une consommation nettement meilleure. Toutefois, il faut tenir compte du temps froid et de la tempête de neige qui a fait patiner les pneus d’hiver Michelin X-Ice 2 (dont mes commentaire ne sont pas tous élogieux!). En avril dernier, j’obtenais une consommation de 6,7 L/100 km de la Prius V, le principal concurrent de la C-Max. À cette époque, il ne faisait pas aussi froid et il n’y avait presque pas de neige. Les conditions étaient alors plus appropriées à une telle évaluation. Une différence d’à peine 1,6 L/100 km? Justement, tant qu’à parler de concurrence, la C-Max me permettait de rouler en mode électrique jusqu’à plus de 80 km/h alors que ses performances étaient nettement plus convaincantes que sa rivale. En début de semaine, les routes étaient suffisamment sèches pour essayer les accélérations de la C-Max qui sont, selon mes notes, nettement supérieures à celles de la Prius V et des reprises plus que rassurantes. Qui plus est, la boîte CVT s’est comportée presque comme une boîte automatique normale! Aussi, si vous me demandez mon avis, l’intérieur de la C-Max est beaucoup plus agréable à l’œil que celui de la Prius et les sièges certainement plus confortables. Je pourrais même avancer que Toyota a un sérieux rival… : Ford!.  Il en va de même pour la conduite, plus sportive et moins ennuyante grâce à une direction rapide et un freinage solide!

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Il y a un peu d’espace pour les bagages à l’arrière…(Photo Éric Descarries)

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…mais plus encore si l’on baisse les dossiers du siège arrière. (Photo Éric Descarries)

La C-Max qui me fut confiée avait un prix de base de 27 199$ (contre 27 200$ pour la Prius V du printemps dernier) alors qu’avec les options incluant le hayon avec ouverture électrique, la radio satellite et le système MyFord Touch, l’équipement hivernal et autres, le prix total était de 29 949 $ (la Prius 2012 affichait un prix de 28 744$) auquel il fallait ajouter les 1550$ des frais de livraison pour une facture finale de 31 499$ (et si je ne m’abuse, les acheteurs ont toujours droit à un rabais de 500$ pour les voitures hybrides). |

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L’ensemble mécanique de la C-Max inclut ce moteur à quatre cylindres combiné à un moteur électrique qu’on ne peut voir. (Photo Éric Descarries)

Une Jeep dans la tempête

Tout comme la plupart des lecteurs de ce blogue au Québec, j’ai vécu la superbe tempête de neige qui a laissé plus de 45 centimètres de neige sur la région montréalaise. Curieusement, elle ne m’a pas paru aussi impressionnante que la tempête de mars 1971 qui avait laissé un manteau de 41 centimètres sur notre métropole québécoise. Il faut dire qu’avec les innovations techniques sur nos voitures, la motricité dans la neige est moins pénible (en 1971, la plupart des autos étaient à propulsion arrière avec de très rudimentaires pneus «snow grip»!). Toutefois, nombreux furent les automobilistes locaux qui ont vécu des heures pénibles lors de leurs déplacements. Je ne comprends toujours pas les administrateurs qui obligent leurs employés à entrer au travail malgré tout…heureusement que la tempête de la semaine dernière soit tombée durant une période de vacances…ce qui a diminué les statistiques les plus négatives!

Dans mon cas, j’ai eu ma part de «petite misère» durant la tempête. En tant que résident de Laval, je ne pouvais me plaindre des services de déneigement de la Ville dont les chasse-neige sont passés sur ma rue de bonne heure le matin. Mais plus tard en matinée, la même rue où j’habite était remplie de neige. Mon véhicule d’évaluation, la C-Max, qui était bien à l’abri sous la toile du garage temporaire (communément appelé Garage Tempo), a laborieusement traversé le banc de neige devant l’entrée de la maison mais n’a jamais pu trouver la motricité nécessaire pour se déplacer dans la rue. J’ai alors choisi de prendre ma bonne vieille Jeep TJ chaussée de pneus Pirelli Scorpion Ice and Snow pour me rendre au «gym». Rien ne bat une bonne vieille technologie de motricité aux quatre roues. En cours de route, j’ai même vu des «tractions intégrales» prises dans les bancs de neige! De l’ancienne technologie, peut-être…mais de la bonne technologie! Parfois, les essieux sautillaient mais la Jeep avançait. Cette bonne vieille TJ à moteur à quatre cylindres de 2,5 litres n’a rien de technologiquement avancé sauf pour la direction et les freins assistés et les coussins gonflables. La boîte est manuelle, les glaces latérales sont à manivelles, le pare-brise est plat (donc les essuie-glaces ne sont pas gelés courbés!) et le véhicule peut sembler rudimentaire. Mais il est fantastique dans la neige. Et lorsque je suis arrivé au «gym»…j’étais seul dans la place avec le gérant! Ne me demandez pas quelle est la consommation de cette Jeep, elle doit varier dans les 15 ou 16L/100 km en ville en hiver. Mais elle fonctionne! (Et pas juste dans la neige mais aussi en sentier hors-route en été!).

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Le véhicule idéal dans une tempête de neige? Une bonne vieille Jeep! (Photo Éric Descarries)

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Les pneus Pirelli Scorpion Ice & Snow se sont avérés à la hauteur de la situation lors de la tempête. Lorsque je les ai obtenus, les gens de Pirelli étaient un peu inquiets des résultats vu l’empattement court et le poids relativement léger de la Jeep (quand même…autour de 3400 livres!). Ils se trompaient! (Photo Éric Descarries)

Retour sur le blogue de la semaine dernière

Il semble que bien des lecteurs aient apprécié le texte sur la nouvelle Taurus. Merci à stag90 pour ses commentaires sur la même Taurus qu’il vient de se procurer. Merci aussi à babinus qui semble partager les mêmes opinions que les miennes. Quant à la question de l’essence super, les opinions sont partagées. Toutefois, sachez que les techniciens de «petits moteurs» (tondeuses, souffleuses, tronçonneuses et autres) vous diront qu’il ne faut pas utiliser d’essence «régulière» avec ces petits engins car, ils seraient allergiques à l’éthanol qui y serait inclus. Ils préfèrent alors le «super».

Quant aux voitures électriques, quelques amis m’ont signalé la diffusion du film «La revanche de la voiture électrique» sur les ondes du Canal D. Moi aussi, je l’ai regardé. Mais considérez les ventes des autos électriques. Jusqu’ici…c’est presque un échec! Je n’ai pas autant confiance aux voitures électriques qu’aux hybrides et mêmes aux hybrides enfichables. Je crois que ces dernières connaîtront éventuellement plus de succès. Tant que les autos électriques n’auront pas une plus grande autonomie, une période de recharge beaucoup…mais beaucoup moins longue et des postes de recharge plus nombreux…on peut toujours rêver…et c’est un gars qui en a conduit plusieurs de ces autos sous diverses circonstances qui vous écrit…

À jeanvesti : l’Edge ne serait-elle pas plutôt la version familiale de la Fusion? Il me semble qu’elles partagent une plateforme semblable très différente de celle de la Taurus…

À lopus : désolé, j’ai vérifié, c’était un quatre cylindres de 2,5 litres qui équipait les premières Taurus (et non un 2,3 litres comme vous me le mentionniez…). Toutefois, oui, ce moteur HFS de 2,5 litres fut extrapolé du 2,3 litres! Et il ne faisait que 90 chevaux!

À gl00001: merci pour la correction et l’information. En passant, les Taurus rouillaient? Et les Volks? Et les Mazda? Et les Camry? Et j’en passe!

À plusieurs : on est tous d’accord…Chevrolet doit revoir cette affreuse calandre…ce n’est pas un succès!

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