Ouf! Un petit retour à la normale? Peut-être pas! Je vous en reparle. Toutefois, notez qu’au moment de lire ces lignes, le Salon de l’auto de Montréal n’est pas encore terminé. Allez-y et donnez-moi vos impressions (n’est-ce pas un peu drôle ces gens qui m’écrivent pour me blâmer d’inviter les gens au Salon de l’auto alors qu’ils considèrent l’auto un ennemi de l’environnement…mais alors, comment cela se fait-il qu’ils lisent ce blogue dédié…à l’automobile?). En passant, vu que c’est le dernier week-end du Salon, vers la fin du trajet, juste avant de sortir, arrêtez-vous au kiosque où se trouve mon ami Michael Hozjan (il parle français). Demandez-lui de vous montrer sa publication bilingue, Adrenaline Plus Klassik.
Revenons un peu à nos moutons. La semaine avant de partir pour le Salon de Detroit, le constructeur coréen Hyundai m’a confié son plus beau VUS, le Santa Fe Sport. La première fois que j’ai conduit ce véhicule, c’était au Festival des Essais de l’AJAC afin de nommer l’auto et la camionnette de l’année. Il faut que je vous dise qu’à cette époque, aucun de ces petits VUS ne m’impressionnait. En fait, de la demi-douzaine de VUS compact sur place, aucun ne semblait se distinguer des autres. Vous pouvez toujours me relire en fouillant dans les archives.

Le nouvel Hyundai Santa Fe affiche une ligne modernisée (Photo Éric Descarries)

L’arrière a aussi été redessiné (Photo Éric Descarries)
Toutefois, la situation était un peu différente lorsque j’ai pris livraison du Santa Fe Sport il y a deux semaines. On était rendu en hiver et l’idée de conduire un VUS à traction intégrale sur les routes enneigées me souriait un peu plus. Et, il n’y avait plus de concurrence autour de moi pour provoquer des comparaisons. Notez que le Santa Fe a été redessiné pour 2013. Il serait exagéré de dire que c’est un véhicule de grand style. Néanmoins, il me semble plus gracieux que dans le passé. Le Santa Fe est disponible en version de base à cinq places, en version plus élaborée Sport, toujours à cinq places et en version allongée à sept passagers. Dans le cas de la première version, celle-ci est mue par un quatre cylindres de 2,4 litres qui fait 190 chevaux alors que dans le cas de la version Sport que j’ai eue, celle-ci possède un autre quatre cylindres, de 2,0 litres cette fois, mais turbocompressée, un peu comme le moteur que l’on retrouve sous le capot de la Sonata. Il fait alors 264 chevaux. Vous aurez alors compris qu’il n’y a pas de V6 au catalogue à moins d’opter pour la version allongée. Évidemment, le Santa Fe que j’ai eu était muni d’une boîte automatique à six rapports et de la traction intégrale.

Le tableau de bord semble avoir une ligne un peu torturée mais l‘instrumentation y est bien lisible et les commandes faciles à manipuler (Photo Éric Descarries)

Malgré les apparences (les sièges peuvent se déplacer vers l’arrière), il y a beaucoup de place pour les passagers d’arrière (Photo Éric Descarries)
Un rapide coup d’œil à l’intérieur nous fait découvrir un tableau de bord au dessin un peu torturé mais quand même agréable à l’œil. En fait, je dirais que le dessin en général de l’habitacle du Santa Fe fait «typiquement Hyundai». Certains éléments sont trop mis en évidence mais on s’y fait rapidement. Les sièges d’avant sont confortables alors que ceux d’arrière sont ajustables car ils sont montés sur rail. Dans tous les cas, les passagers se retrouvent avec beaucoup d’espace et de débattement. Il en va de même pour le compartiment de cargo qui peut être grandement augmenté en repliant les dossiers des sièges d’arrière Ah oui! Il y a du rangement sous le plancher du compartiment arrière. Cependant, si Hyundai veut aligner son Santa Fe contre des concurrents aussi féroces que le Ford Escape, le constructeur devrait ajouter l’option d’un hayon arrière électrique à son catalogue.

Comme pour tout bon VUS qui se respecte, le Santa Fe offre un bon espace de chargement (Photo Éric Descarries)
Je ne peux pas dire que le Santa Fe m’a renversé. Néanmoins, il peut se mesurer facilement à la concurrence. Son comportement routier est stable et surtout très confortable. On se dirait au volant d’un véhicule plus imposant et plus lourd. Les accélérations sont bonnes mais attention, des reprises à certaines vitesses peuvent pour prendre par…surprise. Oui, la turbocompression peut réagir très vivement lors des reprises ce que je n’ai pas noté sur des véhicules de la concurrence, pourtant aussi à moteur turbocompressé. Les pneus Hankook i*Pike d’hiver m’ont amplement satisfait. Je n’ai pas fait de circuit hors-route avec le Santa Fe. Mais sous des conditions hivernales (routes enneigées et glacées), il est des plus rassurants à conduire.
Le Santa Fe 2013 affiche une ligne à la fois plus agressive et plus fluide. Je suis persuadé qu’il connaîtra un grand succès sur le marché surtout qu’il est un peu moins cher que certains concurrents qui, cependant, ont un peu plus d’accessoires à leur catalogue. Le prix du Santa Fe qui me fut confié dépassait un peu les 41 000$ mais le vendeur qui m’a prêté la camionnette a été vite à me spécifier qu’il y avait déjà des rabais du constructeur à l’achat! J’ai obtenu, durant cette semaine de janvier (froide et enneigée), une consommation moyenne de 14,4 L/100 km en situation presque uniquement urbaine. Je le répète, les consommations en hiver sont toujours plus imposantes qu’en été! Mais ça, vous devriez être capable de vous en rendre compte.
Volkswagen Golf familiale
Immédiatement après le Santa Fe, j’ai mis la main sur une Volkswagen Golf familiale. Dès que j’ai vu l’auto, j’ai eu cette nette impression de «déjà vu»! En effet, il n’y a pas si longtemps de cela, j’écrivais un article sur la Jetta Sportswagen dans ce blogue (mais je ne l’ai pas retrouvé dans les archives) et il me semble que les deux autos se ressemblaient plus qu’étrangement! En fait, elles sont presque identiques sauf pour la calandre et quelques autres détails esthétiques.

Sauf pour une calandre de Golf, cette Volkswagen familiale est identique à la Jetta Sportswagen (Photo Éric Descarries)

L’arrière de cette Golf affiche la ligne typique aux «station-wagon»! (Photo Éric Descarries)
La Volks Golf TDI Highline qui me fut prêtée était mue par un moteur à quatre cylindres turbodiesel 2,0 litres qui fait 140 ch mais 236 li-pi de couple! Il était combiné à une boîte semi-automatique (si je peux m’exprimer ainsi) à 6 rapports. Je dis semi-automatique parce que c’était une de ces fameuses boîtes DSG à double embrayage qui ne me plaît pas toujours. Chez nous, il faut reculer d’une entrée de garage en pente et pour ce faire, avec une DSG, il faut accélérer un peu plus fort ce qui peut provoquer un bond soudain à la fois surprenant et peut-être même dangereux! Outre cela, je n’ai pas grand-chose à redire de cette boîte. Ah oui! Cette Volks était évidemment à traction avant. Côté performance, sauf pour une accélération parfois lente au départ, cette Golf est bien à l’aise dans toutes les circonstances, le moteur diesel n’émettant qu’un son modéré pas désagréable. Sauf qu’au ravitaillement, malgré mes précautions, il y avait une odeur de carburant diesel dans l’auto. Même que ma main sentait le diesel…La voiture prêtée par Volkswagen était chaussée de pneus d’hiver Continental ContiWinterContact qui se sont avérés à la hauteur de la situation. J’ai bien aimé la direction relativement précise et le freinage puissant pour une voiture de ce calibre. La suspension de l’auto m’a paru ferme mais avec le froid qui sévissait, c’était un peu normal. Incidemment, il ne faut surtout plus craindre les petits moteurs diesel en hiver. Ils partent aussi bien qu’un moteur à essence! Et c’en fut le cas avec cette Golf.

Le tableau de bord de cette Golf est très simple mais bien exécuté alors que son instrumentation y est facile à lire (Photo Éric Descarries)

L’espace arrière y est vaste et confortable (Photo Éric Descarries)

Il y a certes autant d’espace dans ce compartiment de chargement que dans un VUS de plus grande taille (pardonnez l’ombrage du photographe!) (Photo Éric Descarries)
Ce qu’il faut souligner ici, c’est l’espace de chargement de cette Golf. On a beau vanter les VUS et VUM, rien ne battra une familiale (station-wagon). L’ouverture du hayon est vaste ce qui permet un chargement facile. De plus, le seuil est suffisamment bas pour permettre un chargement facile. En abaissant le dossier des sièges d’arrière, on obtient une version peut-être miniaturisée des bonnes vieilles «station-wagon» du passé mais tout de même utile. De plus, la visibilité y est très bonne. Incidemment, cette Golf pourrait bien être la seule familiale compacte qui reste sur notre marché!

Malgré tout, ce petit moteur turbodiesel de Volkswagen est presque devenu une véritable légende en son temps! (Photo Éric Descarries)
Outre tout cela, mentionnons que cette Volkswagen m’a donné une consommation de 8,1 L/100 km en pleine saison de grands froids de janvier ce qui n’est certes pas négligeable. Cette Volkswagen Golf TDI Highliner familiale affichait un prix de 30 795$ auquel il fallait ajouter le prix de l’option RNS 315 (Système de navigation), soit 890$ ce qui arrivait à un chiffre total de 31 685$ plus les 1395$ de frais de livraison et les (ridicules) frais de la climatisation de 100$.
À jeepman : en effet, vous avez raison en ce qui a trait aux feux DEL des nouveaux véhicules. Ils ne produisent pas la chaleur des ampoules électriques régulières donc la neige ou la glace n’y fonderont pas. Le problème s’est rapidement produit sur les poids lourds et les semi-remorques. C’est pourquoi les constructeurs de ces gros véhicules retiennent au moins un feu avec ampoule par extrémité!
À blueprint : le kiosque de Paintball? Moi non plus, je ne sais pas ce qu’il fait là sauf, peut-être, pour y exposer un gros VUS. On m’a même rapporté les propos presque provocateurs du jeune revendeur dans l’allée qui va presque jusqu’à insulter les visiteurs!
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