Éric Descarries

Archive du 27 décembre 2012

Jeudi 27 décembre 2012 | Mise en ligne à 18h23 | Commenter Commentaires (25)

Ford Taurus à 4 cylindres et Chevrolet Trax

Il y a quelque chose que je ne saisis pas des consommateurs face à la nouvelle Taurus. Je ne comprends pas pourquoi cette belle berline américaine n’est pas plus populaire. Peut-être parce qu’elle est Américaine et que ses acheteurs potentiels la «snobent»? Ou peut-être est-elle trop imposante? Ce qui est certain, c’est que peu de chroniqueurs en font un reportage négatif.

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La Taurus connaîtra-t-elle un jour le succès? (Photo Éric Descarries)

La Ford Taurus 2013 se présente avec un avant redessiné qui reprend un peu le même thème que celui imposé par le prototype Evos à la nouvelle Fusion. Mais ce qui surprend le plus, c’est qu’elle est désormais disponible, dans les finitions SE et SEL (au Canada), avec un moteur à quatre cylindres, l’EcoBoost de 2,0 litres qui développe pas moins de 240 chevaux, sensiblement la même puissance que les V6 de base du passé. Quand Ford a lancé la Taurus en 1986, celle-ci était disponible, on s’en souviendra, avec un moteur à quatre cylindres de 2,5 litres combiné à une boîte manuelle à cinq rapports dans la finition MT5. Un de mes amis a possédé une telle Taurus qu’il a conservé presque une dizaine d’années. Mais la demande fut alors si rare que cette combinaison mécanique fut rapidement abandonnée. Elle est de retour cette année mais avec une boîte automatique à six rapports et la traction avant, bien entendu.

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Une des seules façons d’identifier une Taurus à quatre cylindres serait par cet ornement à l’arrière (Photo Éric Descarries)

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La Taurus vue de l’arrière (Photo Éric Descarries)

De l’extérieur, rien ne semble distinguer cette Taurus des autres voitures du même nom. Même de l’intérieur, on n’y voit aucune différence. Mais lorsqu’on met en marche, on y entend un son différent, celui d’un moteur à quatre cylindres. On met en vitesse puis, on accélère. Sauf pour le son du moteur, on n’y ressent aucune différence ou presque. La «grosse» Taurus s’élance avec grâce tout comme le ferait un modèle à moteur à six cylindres. C’est à peine s’y l’on y sent les minces vibrations du quatre cylindres. La Taurus à quatre cylindres roule facilement avec le flot de la circulation et lorsqu’on doit dépasser, on écrase à fond. Oui, le moteur fait sentir sa présence à l’effort et, oui, il gronde! Mais il est presque aussi à l’aise que tout V6! En vitesse de croisière…on ne l’entend plus!

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Assez inusité de voir un moteur à quatre cylindres sous le capot d’une auto de la dimension d’une Taurus (Photo Éric Descarries)

La mode aux moteurs à quatre cylindres dans les grosses berlines ne fait que commencer. Au printemps dernier, je vous faisais part de mes impressions de conduite de la BMW 528, une autre grande berline à moteur à quatre cylindres turbocompressé qui est très à l’aise dans une grande caisse. Bientôt, j’aurais certes l’opportunité de rouler au volant de la nouvelle Chevrolet Impala, une autre grande américaine à moteur à quatre cylindres! Consomment-ils beaucoup moins que les V6? Sur papier, oui! Toutefois, je crois qu’il faille un jour ou l’autre comprendre qu’on ne peut pas toujours battre des records d’économie de carburant comme trop d’amateurs semblent vouloir nous le faire croire. Par exemple, chez Ford, on croit que la Taurus à quatre cylindres EcoBoost devrait obtenir une consommation d’environ 7,6 L/100 en vitesse de croisière (dans une situation idéale, cela va de soi!). Moi, en plein hiver, j’ai obtenu une consommation de 13,1 L/100 km ! Déjà, j’entends les détracteurs de grandes américaines fustiger cette auto comme si c’était un crime de la posséder. Toutefois, sachez que j’ai conduit cette voiture qu’en situation urbaine, en plein grands froids et même durant la première véritable précipitation de neige de l’année. Avant mes péripéties dans la neige, l’indicateur au tableau de bord marquait une consommation moyenne d’environ 11,5 L/100 km (lorsque j’ai pris possession de cette auto, le même indicateur marquait 10,1 L/100 km, ce que le chroniqueur avant moi avait du faire!). Il faut se rendre compte que la plupart des grandes autos que je conduis font environ 10 à 11 L/100 km en vitesse de croisière en été. Donc, je devrais être satisfait des «performances» du quatre cylindres! Incidemment, la voiture était chaussée de pneus d’hiver Bridgestone Blizzak LM60 qui se sont avérés très efficaces sur cette auto. S’il y avait un point négatif à souligner sur cette Taurus, c’est son rayon de braquage qui est trop grand dans certaines situations de stationnement.

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Les pneus Bridgestone Blizzak LM60 ont été efficaces durant la première chute de neige d’importance à Montréal (Photo Éric Descarries)

L’intérieur de la Taurus demeure très accueillant même si l’on peut s’y sentir un peu à l’étroit, surtout à l’avant. C’est sans doute dû à la console qui est un peu trop massive à mon goût. Par contre, le tableau de bord est bien dessiné et agréable à l’œil et au toucher. Le levier de vitesses au centre de la console inclut une commande qui permet de passer les vitesses ou de rétrograder avec la boîte de vitesses. La SEL qui me fut confiée avait ce système MyFord Touch auquel je m’habitue de plus en plus. Même l’écran tactile y a été retouché et il retient moins d’empreintes digitales que dans le passé. Le volant, par contre, est passablement occupé par une panoplie de commandes qu’il faut savoir apprivoiser. Les passagers d’arrière se sentiront moins à l’étroit et ils auront quand même suffisamment d’espace pour leurs jambes et la tête. Quant au conducteur, il ne jouira pas d’une visibilité idéale vers l’arrière mais au moins, en marche arrière, cette SEL lui donnera une bonne vue grâce à la caméra de recul et du grand écran du système de navigation qui transmet des images bien visibles. Quant au coffre, il est grand à souhait sauf que son ouverture (d’une hauteur de 19 pouces) ne permet pas le transport de certains gros objets encombrants.

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Le tableau de bord de la Taurus affiche un design simple mais efficace. Toutefois, la console y est trop large!  (Photo Éric Descarries)

J’aime bien ces grandes voitures, surtout pour le confort qu’elles procurent sur la route (j’ai amplement l’opportunité de me «faire brasser» dans les voitures sport et les camionnettes pour que je puisse bien profiter d’un peu de confort, une fois de temps en temps, non?). La Taurus SEL est une grande routière qui sait quand même bien se débrouiller sur des routes sinueuses. Sa direction est un peu tendre mais son freinage est convaincant. Le prix de base d’une Taurus SEL comme celle qui me fut confiée est de 33 799$. Toutefois, si l’on choisit le moteur EcoBoost à quatre cylindres, il faut lui ajouter (oui, lui ajouter) 1000 $ à la facture. Sachez, cependant, que Ford mise beaucoup sur ce moteur. Il est aussi disponible dans le VUM Edge, le VUS Explorer, la Focus ST et fort possiblement dans la Lincoln MKT d’application commerciale à venir. Avec un peu d’extrapolation, on le reconnaîtra également sous le capot des Land Rover Evoque et LR2 et bientôt sous le capot de certaines Jaguar XF. Serait-ce le successeur du bon vieux «302»?

Petite ballade en Chevrolet Trax

La semaine dernière, quelques jours avant Noël, j’ai participé au lancement médiatique du plus petit VUS de Chevrolet, le Trax. Ce petit véhicule (parfait concurrent aux Ford C-Max, Nissan Rogue, Kia Soul, Suzuki SX-4, Hyundai Tucson et autres véhicules du même calibre) est basé sur la plateforme de la petite Chevrolet Sonic. En fait, on dirait presque que c’en est la version familiale. Toutefois, à mes yeux, elle affiche une allure agréable qui devrait plaire à bien des consommateurs locaux.

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Le nouveau petit VUS Trax de Chevrolet (Photo Éric Descarries)

Tout comme la Sonic, le Trax est mû par le quatre cylindres Ecotec de 1,4 litre avec turbocompresseur de 138 chevaux et 148 li-pi de couple. Il peut être combiné à une boîte manuelle ou automatique à six rapports et à la traction avant ou intégrale. Son prix débute à 18 495$ et il peut s’échelonner jusqu’à 29 330$ selon les modèles (1LS, 1LT, 2LT ou LTZ) et les options. Chevrolet en annonce une consommation minimale de 5,7L/100 km (ville), 7,8L/100 km (route) et 6,9L/100 km (combiné).

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Vu de l’arrière, on doit admettre que le Trax est un VUS… (Photo Éric Descarries)

Je me suis donc rendu au point de départ de la présentation à Ottawa où je fus jumelé à mon confrère Denis Duquet. Ensemble, nous avons choisi un modèle qui, selon GM, serait des plus populaires, soit un LT1 à boîte automatique et traction avant. Évidemment, la petite voiture était équipée de pneus d’hiver Continental. Notre route d’essai nous a mené d’abord vers le Québec où nous avons pris la 148 nord le long de la rivière jusqu’à la 303 vers Ladysmith. La route n’était que peu enneigée mais le voyage au volant du Trax fut des plus agréables. Malgré une puissance un peu juste, le petit VUS s’est très bien débrouillé permettant même certains dépassements en toute sécurité. Nous avons eu un premier arrêt dans une petite église luthérienne locale où des dames d’une communauté locale nous ont servi avec gentillesse café et muffins.

La deuxième partie de notre petit voyage nous a mené de Ladysmith à l’Auberge du P’Tit Paradis (aubergeduptitparadis.ca) en passant par Otter Lake, Kazabazua, le barrage hydroélectrique de Raugan, Val-des-Monts, Poltimore et Denholm où se trouve l’Auberge. C’est là que nous y avons eu un dîner gastronomique incluant du steak de chevreuil et que nous y avons vu un petit raton laveur apprivoisé qui a su gagner la sympathie de la plupart des participants à ce programme. Incidemment, merci à nos hôtes Lise Desormiers et Christian Cocquière.

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Un de nos arrêts se fit à l’Auberge du P’Tit Paradis…à mettre sur votre liste de place à visiter! (Photo Éric Descarries)

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Ce raton laveur apprivoisé fait partie de la grande famille des petits animaux de Contacts Nature (contactsnature.com) à 40 minutes d’Ottawa (Photo Éric Descarries)

De là, nous avons pris une version à traction intégrale (mais à pneus toutes saisons…avec plaques d’une autre province) pour revenir vers Ottawa via la route 307. Vu qu’il venait d’y neiger, le paysage y était pittoresque. Quand au Trax, inutile de vous dire qu’il s’est avéré à la hauteur de la situation. J’aurais préféré des pneus d’hiver ce qui nous aurait permis de pousser un peu plus la machine. Mais tout s’est déroulé sans anicroche. Il ne reste plus qu’à voir comment le Trax pourra se mesurer face à la concurrence. Si je peux le faire, je compte demander un Trax pour toute une semaine afin de vous en dire plus sur ce nouveau VUS. Mais déjà, suite à ce premier essai, je fus impressionné par son comportement routier, son silence de roulement, son habitabilité et son adaptation à nos exigences locales.

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Les routes étaient plutôt impressionnantes….(Photo Éric Descarries)

Enfin, une lectrice se plaignait du traitement assez «expéditif» que l’on ferait des voitures stationnées en zone de déneigement dans le quartier d’Outremont où, semble-t-il, on indiquerait les périodes de déneigement que quelques heures avant l’opération. Elle participait à un souper des Fêtes de son groupe de travail et au retour à sa voiture, celle-ci avait disparu. Elle fut retrouvée à plus d’une dizaine de rues plus loin avec une contravention d’une centaine de dollars. Pourtant, jure-t-elle, elle avait vérifié toutes les pancartes (et y en a-t-y des pancartes en ville?). Évidemment, elle crie à l’injustice. Et elle n’aurait pas été la seule dans son cas! Mon conseil? Pourquoi ne pas suggérer à vos groupes de choisir un restaurant en banlieue (Laval, Rive-Sud, Rive-Nord…) ou dans l’est ou l’ouest de la ville où il y a de vastes stationnements de centres commerciaux? Après tout, il n’est pas nécessaire de se faire la vie dure «en ville» où l’on ne semble pas accepter la clientèle en automobile…sauf pour y percevoir de l’argent!

À tous : merci pour vos commentaires sur les pneus d’hiver. Avec la «petite» tempête qui vient de nous tomber dessus…il devrait y avoir d’autres commentaires…

À jeanvesti :  remarquez que je critique la plupart des gros logos. J’exclue peut-être Mercedes-Benz et VW, l’un ayant un logo bien intégré au design de la calandre et l’autre ayant toujours eu un gros logo (les deux logos sont simples et se marient bien à la calandre) mais j’aime les logos discrets comme celui de Ford sur la nouvelle Fusion. Même sur les pick-up, je trouve les gros emblèmes trop criards! Sur les Toyota, ils manquent d’élégance, tout comme sur les Hyundai! Les BMW n’ont pas besoin de ces gros logos…

À planteg : en fait c’est un commentaire personnel. Notez que la version précédente des Malibu avait un tableau de bord qui ressemblait plus à celui de la Chevrolet 1957…mais cela, ce n’est que MA perception.

À françois_qc : je suis d’accord…Ford devrait garder le nom Econoline (tout comme le constructeur est toujours propriétaire de Bronco et de Ranchero alors que GM vient de demander l’exclusivité d’El Camino et Nomad de Chevrolet!).

À petrolhead : vous avez raison…j’ai souvent critiqué l’utilisation de pneus d’origine plus ou moins performants sur bien des voitures neuves, surtout des voitures de base à bon marché…au diable la sécurité, n’est-ce pas?

À python-1 : jusqu’ici, les WS70 s’avèrent supérieurs en toutes circonstances aux WS60 et ce, sur la même voiture!

À simon_c : oui, il y aurait une boîte auto à 10 rapports à venir pour les pick-up Ford et GM…à suivre!

Ah oui! J’allais oublier! BONNE ANNÉE!

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