Éric Descarries

Archive du 15 décembre 2012

Samedi 15 décembre 2012 | Mise en ligne à 23h51 | Commenter Commentaires (24)

Cadillac XTS, Land Rover LR2 et Jaguar V6 AWD

Les semaines se suivent et…se ressemblent. En effet, malgré le fait que l’on approche du temps des Fêtes, les constructeurs automobile ne nous lâchent pas. En vérité, il serait virtuellement impossible pour un seul chroniqueur de ce domaine de couvrir tout ce qui se passe dans le monde de l’auto, ne serait-ce que les présentations médiatiques des nouveaux modèles au travers le monde. Il ne se passe pas une semaine sans qu’il y en ait une, qu’elle soit locale, nationale ou internationale.

En même temps, il faut conduire la plupart des nouveautés qui s’offrent à nous afin de tenir les lecteurs le plus au courant que possible. Et, même dans ce cas, les sujets peuvent différer selon les versions de la même voiture! Tout récemment, General Motors du Canada mettait à ma disposition la toute nouvelle Cadillac XTS, une voiture que j’avais déjà couverte dans le guide annuel Auto 2013 des Éditions La Presse. Je suis donc retourné lire ce que j’en avais écrit à l’époque, soit au printemps dernier. En me relisant, je me suis demandé si je n’avais pas été trop sévère…

blog-1

La toute nouvelle Cadillac XTS (Photo Éric Descarries)

blog-2

La XTS vue de l’arrière (Photo Éric Descarries)

La XTS est, je le répète ici, le porte-étendard de Cadillac. Ce modèle remplace donc la défunte DTS, une grande voiture à moteur V8 et à traction avant. Mais est-ce vraiment le porte-étendard que l’on doit s’attendre de la légendaire marque? Permettez-moi, encore une fois, d’en douter. Je crois que chez Cadillac, on nous propose cette auto un peu comme un modèle «en attendant mieux». En effet, les rumeurs se font de plus en plus persistantes que les ingénieurs de la marque soient à développer une auto plus imposante et beaucoup plus en mesure pouvoir concurrencer les grandes Mercedes, BMW, Audi et Lexus de ce monde. Il est aussi question d’un coupé sportif de grand luxe.

blog-3

L’instrumentation «video» de type «performance» de la XTS (Photo Éric Descarries)

blog-4

Le tableau de bord de la nouvelle XTS (Photo Éric Descarries)

Donc, «en attendant», voici la XTS, une berline de dimensions respectables mue par le tout récent moteur V6 de 3,6 litres de General Motors de 304 chevaux (dans cette auto). On retrouve ce moteur sous le capot de plusieurs de ses produits incluant le GMC Terrain Denali dont il a récemment été question ici. Un V6 à la place d’un V8 dans une Cadillac? Hmmm! Ça va toujours pour concurrencer les Lincoln MKS de base mais certes pas celles mues par le V6 EcoBoost ni les belles Européennes ou même Asiatiques de haut calibre. Toutefois, à sa défense, je dois dire que ce moteur s’acquitte assez bien de sa tâche. Combiné à la boîte automatique à six rapports et, dans le cas qui nous intéresse, à la traction intégrale (facultative), il a su me procurer des accélérations honnêtes et des reprises rassurantes. Toutefois, le son d’un V6 dans cette grande auto me surprendra toujours. Mais il faut comprendre que la XTS n’est pas une auto de sport ou de performance et que ses conducteurs ne recherchent pas nécessairement ce genre de comportement.  Par conséquent, la plus grande Cadillac actuellement sur le marché semble bien jouer son rôle de «limousine» confortable et silencieuse. Car elle l’est. Non, ce n’est pas une grosse auto «molasse» des années soixante. Son comportement routier est quand même respectable (je me souviens de l’avoir un peu poussé sur les routes sinueuses de Californie lors de son lancement et elle a bien réagi sans toutefois m’épater). La nouvelle XTS repose donc sur la plateforme Epsilon II, la même que l’on retrouvera sous les nouvelles Impala (qui, comme la XTS seront construites aux usines canadiennes de GM à Oshawa).

bblog-5

Évidemment, il y a beaucoup de place à l’arrière de la XTS (Photo Éric Descarries)

Reprenant un thème que l’on retrouve sur les autres Cadillac, soit la massive calandre chromée en quadrillé avec l’énorme écusson de la marque en son centre (que je trouve un peu grotesque) , on reconnaîtra aussi le style général des toutes récentes Cadillac dans la XTS incluant le toit fuyant et les massifs feux arrière verticaux. En ce qui concerne l’intérieur, celui-ci est vaste à souhait comme le veut la vocation de la voiture. Son tableau de bord affiche un design très moderne. Le modèle qui m’a été confié avait l’instrumentation facultative avec affichage vidéo. J’ai eu un peu plus de temps pour l’étudier que lors du lancement et j’en ai découvert trois versions. L’une d’elles représente une instrumentation plutôt conventionnelle alors que j’avais choisi la version de «performance» qui correspondait plus à mes attentes incluant le compteur de vitesse et le compte-tour. J’ai aussi bien apprécié l’affichage numérique par réflexion dans le pare-brise. Quant à moi, tous les véhicules devraient en être équipés. On retrouvait aussi au tableau de bord, le système CUE (Cadillac User Experience) qu’il faut bien étudier lorsqu’on se procure cette option. Oui, elle demande un certain temps d’adaptation mais, comme tout autre appareil du genre, on gagne à le maîtriser. Le CUE est un peu dans la même  veine que les systèmes MyFord Touch et MyLink de Chevrolet mais, même s’il peut être distrayant lorsqu’on s’y obstine (on risque de perdre sa concentration sur la conduite), je le trouve moins embêtant que les commandes rotatives de certains autos de luxe étrangères. Puis, du moment où l’on comprend (enfin) le système des commandes vocales, on peut utiliser le CUE avec plus d’aisance. En plus du système de navigation, on obtient l’image de la caméra de marche arrière sur ce grand écran tactile (qu’il faudra nettoyer assez régulièrement puisqu’on y laisse des traces d’empreintes digitales à l’usage).

blog-6

Le coffre demeure quand même assez vaste (Photo Éric Descarries)

Comme tant de véhicules modernes sur le marché, la XTS est bardée de systèmes de sécurité. Je vous épargne les ABS, antipatinage et autres accessoires de ce monde pour vous parler des avertisseurs dans le siège du conducteur. En effet, les XTS arrivent d’usine avec des avertisseurs de déviation de la trajectoire qui, au lieu d’émettre un son agaçant, produisent une légère vibration dans le siège (certains constructeurs européens préfèrent la vibration dans le volant) du côté gauche ou droite selon la déviation. Oui, je l’admets, ce système-là peut aussi être un peu «fatiguant» mais il est efficace et on ne s’y habitue pas. On le remarque à tout coup. Évidemment, il est ajustable. On peut même le neutraliser. Les sièges sont confortables mais ils ne procurent pas le support latéral que l’on aimerait bien avoir dans certaines circonstances. À l’arrière, les passagers peuvent jouir d’un bon débattement pour la tête et les jambes et malgré la ligne fuyante du toit, on ne risque pas nécessairement de s’y cogner la tête en y prenant place. Quant à la malle, elle est suffisamment grande pour les besoins de la cause mais l’ouverture du coffre peut  nous restreindre le placement de gros objets encombrants.

blog-7

Malheureusement, il n’est pas toujours facile de voir le nouveau moteur V6 sous ce couvercle de plastiques (Photo Éric Descarries)

Outre les quelques remarques sur la tenue de route de cette Cadillac dont j’ai fait mention plus haut, il faut avouer qu’elle est facile et plaisante à conduire. La voiture qui m’a été confiée était déjà équipée de pneus d’hiver, des Hankook I*Pike qui m’ont été utiles puisqu’une petite couche de neige est tombée lors de ma semaine d’utilisation de cette auto. Avec la traction intégrale, cette Cadillac s’est avérée à la hauteur de la situation, du moins lors de ces circonstances quand même modérées.

En ce qui a trait à la consommation, vu que j’ai fait une utilisation presque uniquement urbaine de cette  grande voiture (incluant quelques petits essais d’accélération et de reprises), elle s’est chiffrée à quelque 13,9 l/100 km, un chiffre qui aurait été plus bas s’il n’avait pas fait aussi froid cette semaine-là et si j’avais fait plus d’autoroute. La Cadilac XTS AWD qui me fut confiée affichait un prix de 55 895$ plus les 1 595$ de frais d’expédition (57 490$).

Land Rover LR2 et Jaguar V6 AWD

Pour une fois, la semaine dernière, je n’ai pas eu à me déplacer pour participer à un lancement de nouveau modèle. En effet, croyez-le ou non, les compagnies jumelles Land Rover et Jaguar (des entreprises britanniques maintenant sous la gouverne du consortium indien Tata) ont choisi la région montréalaise pour le lancement international de leurs nouveaux LR2 à moteur à quatre cylindres et Jaguar XJ et XF à moteur V6 et traction intégrale. Pourquoi Montréal? Parce que le genre de température que notre climat proposait en ce début de décembre permettait de mieux illustrer les nouvelles caractéristiques de ces nouveaux véhicules.

Le point de départ de cette aventure de deux jours était l’Hôtel Place d’Armes dans le Vieux-Montréal. Land Rover et Jaguar y recevaient alors quelque 200 journalistes de près d’une trentaine de pays dans le monde selon neuf vagues différentes (la majorité des journalistes que j’ai rencontrés ne tarissaient pas d’éloge la Ville de Montréal, surtout le Vieux Montréal et ils soulignaient la propreté qui y régnait). La première journée était consacrée au Land Rover LR2 (né Freelander) dont l’avant a été redessiné et dont le moteur à six cylindres en ligne de Volvo fut remplacé par un quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres produisant quelque 240 chevaux (il ressemble très étrangement à l’EcoBoost de Ford!). Évidemment, le LR2 est à traction intégrale. Nous sommes donc partis de l’hôtel (j’étais accompagné d’un jeune journaliste de Toronto qui est littéralement tombé amoureux de Montréal au point qu’il songe présentement à y déménager quitte à y apprendre le français!). Nous avons remonté vers le boulevard René-Lévesque qui nous avons pris vers l’ouest avant de tourner sur Guy qui devient le Chemin de la Côte-des-Neiges et ce, jusqu’à Jean-Talon. Nous avons alors tourné à gauche, puis à droite sur Lucerne avant de rejoindre la Métropolitaine. Celle-ci s’est transformée en route 20 puis nous avons bifurqué vers la route 40 qui nous a mené à Rigaud. Nous nous sommes alors arrêtés à la Sucrerie de la Montagne pour le petit café du matin (et uhe petite crêpe sucrée bien appréciée de nos visiteurs). De retour sur la route, nous nous sommes dirigés vers Carillon où nous avons pris le traversier afin de nous rendre dans la région de Montebello par la route 148.

blog-8

Avec les LR2, nous nous sommes arrêtés à la Sucrerie de la Montagne (Photo Éric Descarries)

Juste un peu avant  Montebello, notre trajet (tout tracé par le système de navigation) s’est porté vers le parc Kanuk et ses routes en terre dans la forêt. C’est alors que les LR2 (équipés de pneus d’hiver) se sont avérés très efficaces. Nul doute que Land Rover soit un constructeur hors-pair de véritables tous-terrains. Le nouveau quatre cylindres du LR2 est certes à la hauteur de la situation sur route mais il s’avère être aussi puissant et capable en sentier. Puis, les systèmes d’anti-patinage de Land Rover sont venus prêté main forte au petit VUS qui n’a eu aucune difficulté à se frayer un chemin dans la boue.

blog-9

Notre route nous a mené dans les bois de Kanuk à Montebello où les LR2 n’ont eu aucune difficulté à suivre le plus imposant LR4 dans les sentiers boueux (Photo Éric Descarries)

Sorti du bois, nous nous sommes dirigés vers Boileau puis Huberdeau tout en mettant le cap sur Tremblant. Les constructeurs nous avaient réservé des chambres au superbe hôtel Le Quintessence où nous avons eu droit à un souper gastronomique pendant que les techniciens de ces compagnies s’affairaient à descendre les Jag des transporteurs et d’y placer les LR2.

blog-10

Le nouveau tableau de bord du LR2 (Photo Éric Descarries)

Au tour des Jaguar

Le lendemain (froid et légèrement enneigé), nous montions à bord des nouvelles Jaguar XJ à moteur V6 de 3,0 litres combiné à une boîte automatique à huit rapports et à la traction intégrale. Direction, Notre-Dame-de-la-Merci ou se trouve la piste d’essai de Mécaglisse. Il faut dire que le chemin glacé du Nordest entre Tremblant et Saint-Donat nous a permis de bien apprécier la traction intégrale des Jag et la solide adhérence des pneus d’hiver Pirelli Sottozero II.

blog-11

Le départ de l’hôtel Quintessence au volant des nouvelles Jaguar V6 AWD (Photo Éric Descarries)

Une fois à Mécaglisse, nous avons pu effectuer quelques essais sur piste glacée des Jaguar XJ et XF avec la traction intégrale selon les exercices qui nous étaient assignés (dont une partie sur piste de dérapage, une autre sur piste de terre et encore une autre dont la partie de droite était glacée et celle de gauche sur pavé).

blog-12

La Jaguar XJ V6 AWD à Mecaglisse (Photo Éric Descarries)

Une fois ces exercices terminés, nous sommes repartis sur la route vers L’Estérel, puis en direction de l’Autoroute 15 où  nous avons pu rouler à une vitesse de croisière plus élevée tout en appréciant les performances du nouveau V6. Nous sommes donc remontés vers le nord pour tourner vers Weir et Lachute. Le trajet nous a ensuite mené à l’aéroport de Mirabel où nous attendaient des hélicoptères pour le retour à Dorval (certains devaient repartir dans les heures suivantes). Moi, j’ai choisi de revenir par la route car un journaliste américain désirait voir quelques points d’intérêt devant lui servir à un autre article, cette fois sur Montréal! Je lui ai servi de «guide» (je suis un Descarries de Montréal, fier de la ville, après tout!).

blog-13

J’aurai l’opportunité de vous reparler des Jaguar XJ V6 AWD dans un avenir plus ou moins rapproché (Photo Éric Descarries)

Évidemment, j’en aurais beaucoup à vous dire sur ces deux véhicules mais j’ai préféré vous parler de cette magnifique excursion (certains journalistes américains rencontrés cette semaine à Nouvelle-Orléans et à Detroit m’en ont reparlé). De plus, je m’attends à remettre la main sur ces autos au cours des mois à venir et ce, pour une semaine, question de pouvoir vous donner mes impressions de conduite autour de chez nous.

À raoul914 et jeanvesti : Oui, le petit appareil photo que j’utilise dans les plus longs voyages a une lentille qui fait grand angle ce qui donne l’impression que les autos photographiées dans les Salons ont un gros nez. Remarquez qu’il est difficile de faire mieux puisque je dois «maximiser» l’espace dont je dispose quand il y a foule et que les endroits y sont restreints. L’appareil que j’utilise est un Canon S100. Lorsque j’ai plus d’espace dans mes valises, j’utilise un plus gros Canon, le 60D et celui-ci, mon cher «jeannvesti» vaut nettement plus cher que les 1000$ dont vous parliez dans votre commentaire…beaucoup plus cher!

À quelques uns d’entre vous : merci de m’avoir pointé les erreurs que j’ai du corriger sur le site. Oui, c’était une Cayman et non une Cayenne (lapsus que l’on peut faire dans les hôtels quand on travaille loin de son propre bureau) car, ce n’est certes pas «Cayman» pareil (je ne pouvais pas m’empêcher…)

Lire les commentaires (24)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

     

    publicité

  • Calendrier

    mai 2012
    L Ma Me J V S D
    « avr   juin »
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    28293031  
  • Archives

  • publicité

    publicité