Éric Descarries

Archive, octobre 2012

Mercredi 31 octobre 2012 | Mise en ligne à 16h36 | Commenter Commentaires (24)

Subaru Legacy 3.6R Limited avec EyeSight et AJAC

Ce n’est pas la première fois que je vante l’efficacité des produits Subaru. Et ce ne sera pas la dernière fois. Quoique, cette fois-ci, je suis resté un peu surpris de la nouvelle technologie adoptée par le constructeur japonais, le système de protection EyeSight.

Je m’explique. C’est avec enthousiasme qu’Amyot Bachand, un bon ami et un amateur de voitures de course anciennes qui joue le rôle de représentant local pour les relations publiques de Subaru Canada, m’a reçu à son bureau lorsque j’ai voulu prendre livraison d’une Outback pour mes impressions de conduite hebdomadaires. Il m’a alors redirigé vers une berline Legacy 3.6R Limited à moteur H6 (un six cylindres à plat de type «boxer») à boîte automatique à cinq rapports et à traction aux quatre roues, une caractéristique traditionnelle aux voitures de Subaru.

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La Subaru Legacy 3.6R Limited affiche un avant redessiné pour 2013 (Photo Éric Descarries)

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L’arrière, cependant, est relativement reconduit (Photo Éric Descarries)

Toutefois, cette Legacy avait un équipement additionnel, le système d’aide à la conduite EyeSight. Rapidement dit, ce n’est pas nécessairement une grande nouveauté technologique. EyeSight reproduit plusieurs fonctions déjà vues dans bien d’autres autos comme le régulateur de vitesse adaptatif qui empêche l’auto d’emboutir un véhicule roulant à plus basse vitesse (lorsque le régulateur de vitesse est en fonction) en ralentissant la voiture, une détection des piétons à basse vitesse qui peut ralentir, voire même arrêter la Legacy s’il y a un obstacle impliqué et un système de détection et d’avertissement sonore si le conducteur dévie de sa trajectoire ou de sa voie (l’utilisation du clignotant annule l’avertisseur si l’on change volontairement de voie). Je sais, vous allez me dire que tout cela existe déjà chez la concurrence. Sauf que celle-ci utilise des détecteurs trop souvent placés dans la calandre ou à l’extérieur du véhicule et ceux-ci sont parfois vulnérables. Dans le cas de la Subaru Legacy Limited, ce même système est plutôt à l’intérieur! En effet, EyeSight fonctionne grâce à deux petites caméras placées de part et d’autre du rétroviseur intérieur et elles opèrent en images stéréoscopiques. Et c’est là que réside la nouveauté. Ainsi placées, les caméras sont protégées. Cependant, pour en assurer un bon fonctionnement en tout temps, les ingénieurs de Subaru ont du corriger le mouvement des essuie-glace afin de s’assurer que le pare-brise serait toujours propre à la hauteur des caméras.

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Le tableau de bord est un peu torturé mais quand même bien exécuté (Photo Éric Descarries)

Évidemment, le système EyeSight a bien fonctionné toute la semaine que j’ai utilisé la Legacy…surtout celui de l’avertisseur de déviation des voies! Et, par pur accident (n’est-ce pas ainsi que ça devrait fonctionner ?), l’aide au freinage en cas de collision du véhicule devant soi a fonctionné lorsqu’un «visiteur» (plaque étrangère) m’a coupé en pleine circulation pour ensuite freiner d’urgence afin de ne pas emboutir lui-même le véhicule devant le sien. Notons qu’avec EyeSight, la pression aux freins peut être accentuée par le système si vous n’y arrivez pas! Évidemment, le système a ses limites (que M. Bachand nous a rapidement pointées!) mais au moins, il fonctionne la majeure partie du temps!

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Le système EyeSight fonctionne grâce à deux caméras placées de chaque côté du rétroviseur à l’intérieur de l’auto (Photo Éric Descarries)

Outre cela, j’ai pu profiter de la Legacy en effectuant un petit voyage sur autoroute dans la région de Sherbrooke (traverser la ville de Montréal fut très pénible à mon retour, presque une heure et demie en pleine heure de pointe). L’avant de cette auto fut redessiné pour 2013 ce qui lui donne un air plus agréable à regarder. Mais le reste de l’auto est presque identique à ce qu’il était l’année dernière.

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Toujours pas facile de retrouver un moteur sous ces couvercles de plastique (Photo Éric Descarries)

La grande berline Legacy à moteur à six cylindres pourrait facilement se comparer à bien des voitures importées plus coûteuses. Elle présente un intérieur relativement élaboré et bien présenté même si le tableau de bord affiche un dessin un peu torturé. Toutefois, il est efficace avec une instrumentation lisible et des commandes toutes à la portée de la main. Sur la route, elle offre des performances très intéressantes grâce aux 256 chevaux du six à plat. Les accélérations sont plus que satisfaisantes et les reprises plus que rassurantes. La tenue de route est presque sans reproche et je suis persuadé que ceux qui l’utiliseront en hiver (avec les pneus appropriés) seront impressionnés par les capacités de l’auto. La version de base de cette auto vient avec le quatre cylindres à plat de 2,5 litres.

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Le coffre est assez vaste (Photo Éric Descarries)

Ce qui est dommage, c’est que cette Legacy ne se distingue pas assez des autres berlines du même calibre, ne serait-ce qu’au point de vue esthétique. Si la moins chère des Legacy se vend autour des 26 000 $, la 3,6R Limited avec EyeSight va chercher dans les 37 790 $. En ce qui a trait à sa consommation, j’ai obtenu une moyenne de 9,86 L/100 km lors de mon petit voyage et de…14,3 L/100 km en situation uniquement urbaine!

Mon expérience à l’AJAC

J’ai conduit la Subaru il y a déjà deux semaines. La semaine dernière, je n’ai pas utilisé de voiture de presse car j’ai passé tous ces jours au concours TestFest de l’AJAC (Association des Journalistes Automobile du Canada) afin que l’on détermine quels seront les autos et utilitaires canadiens de l’année. Et je peux vous dire que je n’ai pas chômé.

L’évènement se déroulait sur le site du petit aéroport de la ville de Niagara-On-The-Lake en Ontario. Il faut dire que le concours existe maintenant depuis quelque 25 ans (j’y étais la toute première fois alors que c’était plutôt un petit évènement amical…aujourd’hui, il y a plus de 80 journalistes qui doivent évaluer une soixantaine de nouveaux véhicules) et que les constructeurs ayant pignon sur rue au Canada le prennent très au sérieux. Les quelques soixante nouveautés étaient divisées selon onze catégories. J’avais choisi trois de ces catégories mais j’ai réussi à en faire six. Voici un peu les autos que j’ai conduites pendant trente à quarante minutes chacune avant de remplir le questionnaire de chaque catégorie. Notez que j’avais déjà évalué plusieurs de ces véhicules auparavant. Vous avez certes lu des textes dans ce blogue concernant ceux-ci. (Les résultats se trouvent à la fin du texte).

J’ai débuté avec la catégorie des meilleurs nouveaux VUS ou VUM de moins de 35 000 $. J’ai commencé avec le nouveau Chevrolet Trax à traction avant (24 535$) qui m’a laissé un peu froid. Toutefois, je crois qu’il connaîtra un certain succès chez nous. Puis, j’ai roulé avec le Ford Escape 1,6 litre (33 379$), le Honda CR-V (28 140$), le Hyundai Santa Fe (30 299$), le Mazda CX-5 (32 750$) et le Subaru Crosstrek (25 795$). Incidemment, le facteur «prix» est pris en considération par la firme comptable qui fait la compilation de nos «scores» dans l’évaluation finale de chaque catégorie. Ce fut une des catégories les plus difficiles à juger. Sauf pour le Trax et le Crosstrek, si nous avions eu les yeux bandés, il nous aurait été difficile de trouver une différence marquante entre les quatre autres véhicules. Quant à moi, l’intérieur du Santa Fe m’a plutôt impressionné.

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J’ai roulé la petite Mercedes-Benz B-250 entièrement revue (Photo Éric Descarries)

J’ai ensuite travaillé avec les VUS et VUM de plus de 35 000 $. Même problème! La catégorie mettait aux prises l’Acura RDX (43 990$), le Chevrolet Traverse redessiné (à traction avant, 42 240$), le Ford Escape 2,0 litres (42 329$), le GMC Denali AWD (45 665$), le Hyundai Santa Fe 2,0 T (35 299$), l’Infiniti JX AWD (à boîte CVT) (58 200$), le Lexus RX 350 AWD (57 800 $, moteur très puissant que j’ai bien aimé!) et le Nissan Pathfinder AWD (boîte CVT, 37 698$). Sauf pour le GMC qui a gardé des caractéristiques de camionnette, les autres véhicules affichaient tous des ressemblances étonnantes!  Pas facile à juger!

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Pas facile de différencier les VUS et VUM! Ils se ressemblent trop! (Photo Éric Descarries)

Je me suis ensuite attaqué aux Voitures de luxe. J’ai donc fait mes premiers tours de roue au volant de la nouvelle Acura ILX (29 980$ et pas de navi). J’ai aussi conduit la BMW de Série 3 à moteur à quatre cylindres turbo de 2,0 litres (49 700$), la Buick Verano Turbo (33 200$), la Cadillac ATS V6 AWD (54 045$, une vraie surprise!), l’agréable Lexus ES350 à traction (51 750$) et la très rapide Lexus GS 350 (58 950$).

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La nouvelle Ford C-Max Hybrid y était aussi. (Photo Éric Descarries)

Ayant terminé les catégories que j’avais choisies d’abord, j’ai aussi pu en faire d’autres qui m’attiraient comme celle des Familiales de moins de 30 000 $ incluant la Chevrolet Malibu Eco avec e-Assist (28 945$), la Mitsubishi Lancer à traction intégrale sur demande (27 998$…un peu perdue dans ce groupe), la Ford Fusion 1,6 litre (29 699$ avec arrêt/départ mais aussi avec une servo-direction électrique qui ne réagissait plus une fois que le moteur était arrêté!), la Nissan Altima 2,4 litres (avec CVT 28 033$) et la berline Honda Accord dont le tableau de bord m’a paru très dénudé (26 680$). Encore une fois, sauf pour la Mitsubishi, si j’avais eu les yeux bandés, j’aurais eu un peu de difficulté à reconnaître l’une de l’autre!

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Tant de voitures à conduire…si peu de temps! (Photo Éric Descarries)

Le temps m’a permis de travailler la catégorie des Voitures citadines, une catégorie trop facile, il n’y avait que deux autos (électriques), la Mitsubishi i-Miev (35 998$) et la Ford Focus EV (42 629$). Devinez laquelle allait gagner? J’ai alors attaqué la catégorie des Voitures de sport et performance de plus de 50 000 $ avec la Camaro ZL-1 (60 495$ et toujours pas d’espace pour la tête), la (trop) puissante Shelby GT-500 (la même que j’ai utilisée pour aller à Watkins Glen, 73 623$), le roadster Mercedes-Benz SLK 55 (97 480$) et la très sportive Porsche Boxster (74 290$). J’en ai également profité pour travailler la catégorie des Voitures de prestige et performance qui incluait la BMW M5 (115 500$, déjà traitée dans ce blogue), la Corvette 427 (110 165$ dont les échappements m’ont paru trop bruyants au ralenti avec l’habitacle à découvert), la même Porsche Carrera S 911 dont il a déjà été question dans ce blogue (147 120$) et la trop belle Mercedes-Benz SL 550 (132 900$).

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De quoi faire rêver, n’est-ce pas? (Photo Éric Descarries)

Enfin, par curiosité, j’ai pu conduire pendant une demie heure chacune les Ford Focus ST (impressionnante mais à 32 299$), Ford C-Max Hybrid (à venir mais aussi à 34 399$!), la Scion FR-S (25 990$) et la nouvelle Mercedes-Benz B-250 (38 190$). Parce qu’elles ont été choisies gagnantes de leur catégorie et que je devais aussi voter pour l’auto et l’utilitaire de l’année, j’ai aussi roulé au volant de la nouvelle Hyundai Elantra GT (22 549$), la Fusion Hybrid (33 399$) et…la Mazda3 SkyActiv (20 895$). Ouf! Des questions?

Les gagnants par catégorie

Meilleure voiture citadine :Ford Focus EV

Meilleure petite voiture (moins de 21 000 $) : Mazda 3 SkyActiv berline

Meilleure petite voiture (plus de 21 000 $) : Hyundai Elantra GT

Meilleure voiture familiale (moins de 30 000 $) : Honda Accord berline

Meilleure voiture familiale (plus de 30 000 $) : Ford Fusion Hybrid

Meilleure voiture de luxe : Cadillac ATS

Meilleure voiture de prestige et performance : Porsche 911

Meilleure voiture de sport/performance (moins de 50 000 $) : Ford Focus ST

Meilleure voiture de sport/performance (plus de 50 000 $) : Porsche Boxster

Meilleur utilitaire sport/multisegment (moins de 35 000 $) : Ford Escape 1,6 L

Meilleur utilitaire sport/multisegment (35 000-60 000 $) : Hyundai Santa Fe 2,0 L Turbo

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Mercredi 24 octobre 2012 | Mise en ligne à 15h21 | Commenter Commentaires (11)

Jaguar XJL, Ford et autres

 

Qui n’a pas un petit penchant pour la marque Jaguar? Et qui ne se retourne pas lorsque la toute récente berline de la marque, la XJ, passe à basse vitesse? La semaine dernière, j’ai eu le bonheur de conduire la version allongée de cette belle Anglaise la XJL.

 

La Jaguar XJL est une grande auto de luxe dont l’empattement a été allongé de quelques cinq pouces pour les passagers d’arrière. En vérité, il semble plus que ce soit une limousine d’allure sportive que tout autre genre de voiture. Incidemment, sachez que cette auto a été redessinée l’année dernière alors que son design est signé Ian Callum, le nouveau génie de la marque. En fait, je devrais laisser les images parler d’elles-mêmes. Regardez les photos incluses dans cet article pour faire votre propre jugement. Moi, je la trouve superbe cette auto…sauf, peut-être les feux arrière que je trouve un peu bizarres…

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Décidement une belle voiture que cette limousine signée Jaguar (Photo Éric Descarries)

 

Toutefois, je vous prie de bien regarder les photos de l’intérieur. Je crois que cette XJL est la voiture avec l’intérieur le plus élégant que j’ai jamais vu. La finition toute en bois et en cuir vaut vraiment la peine d’être soulignée. Du véritable travail classique à l’anglaise. Et l’odeur du cuir…! Le tableau de bord est d’une simplicité élégante alors que les immenses sièges sont d’un confort inégalé. Les passagers d’arrière n’ont non seulement droit à plus de place pour les jambes, ils peuvent aussi profiter d’une petite tablette amovible devant eux (comme dans un avion) et de la télé dans la partie arrière des appuie-tête (il y a un lecteur DVD à leur disposition). Ils peuvent aussi utiliser les petits stores pour se protéger du soleil ou pour plus d’intimité.

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Bon, il y a les feux arrière que je trouve moins élégants mais… (Photo Éric Descarries)

 

De retour à l’avant, le tableau de bord contient une instrumentation…virtuelle! En effet, il n’y a aucun cadran, qu’une image télé d’instruments fonctionnels et facilement lisibles. Puis, la position de conduite y est presque idéale. Dès que l’on met en marche (en pressant un bouton), le levier de vitesse rotatif se soulève alors de la console et on choisit la position du sélecteur. La radio complète est appuyée d’une sonorisation Bowers & Wilkins. Le paradis automobile…ou presque! En effet, cette superbe limousine de près de 120 000$ était affublée d’un bruit de caisse très audible provenant de l’arrière gauche que personne n’a semblé être capable de réparer! Pas de bruits sur une belle route sans défaut mais tout un concert désagréable sur nos beaux boulevard comme la rue Papineau entre Louvain et la Métropolitaine! En passant, le grand coffre (qui s’ouvre automatiquement en pressant le bouton sur le coffre et qui se referme en pressant un autre bouton à l’intérieur du capot arrière ) est vaste à souhait.

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Le compartiment avant de la Jaguar XJL est tout simplement superbe (Photo Éric Descarries)

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Méfiez-vous, il ne s’agit pas de vrais cadrans mais d’une instrumentation virtuelle sur écran (Photo Éric Descarries)

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Que diriez-vous de voyager dans le compartiment arrière de la XJL ? (Photo Éric Descarries)

 

Du côté mécanique, soulignons que la XJL qui m’a été prêtée était mue par un V8 de 5,0 litres coiffé d’un compresseur mécanique (on sait tous maintenant que ce V8 vient de Ford!). Il faisait alors 470 chevaux et il était combiné à une boîte automatique à six rapports et à la propulsion arrière (il y a un V6 de 3,0 litres et la traction intégrale à venir dans la version régulière de cette auto). Pas besoin de vous dire que l’auto était très puissante et rapide malgré ses 2390 kilos! Elle pouvait atteindre le cap des 100km/h en moins de six secondes!Les commandes de la boîte automatique au volant (palettes) m’ont aidé à utiliser le frein moteur pour ralentir. Quant à la tenue de route, elle était surprenante pour une telle auto. Il faut dire que ses énormes pneus Continental aidaient à la situation. Toutefois, lorsqu’est venu le temps de stationner l’auto dans le garage sous-terrain de RDS, il m’a fallu manœuvrer avec acharnement. Disons que l’auto était plus longue et plus large que la plupart des voitures que j’ai conduites récemment. Mais elle était aussi des plus silencieuses et confortables.

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Le coffre est aussi vaste que nécessaire (Photo Éric Descarries)

 

Il reste la question de la consommation. Alors que l’ordinateur de bord indiquait une moyenne de 17,0 L/100 km, j’ai vraiment obtenu…16,1 L/100 km! Et ce, qu’en conduite urbaine (incluant quelques accélérations et reprises). C’est peut-être beaucoup pour les utilisateurs de petites voitures mais il faut comprendre comment une XJL est utilisée! Disons que sur la grand-route, la consommation se situerait autour des 10 L/100 km. Mais qu’importe. La seule beauté de cette auto devrait suffire à nous impressionner…sauf, peut-être, pour les bruits de caisse. Il faut aussi que je vous avoue que la marque ne jouit pas d’une belle réputation quant à sa fiabilité. Mais, heureusement, sauf encore une fois pour le bruit à l’intérieur, je n’ai connu aucun problème avec les deux Jag qui m’ont récemment été confiées.

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En quelque part, sous le couvercle de plastique, se cache un V8 de 5,0 litres avec compresseur mécanique…signé Ford! (Photo Éric Descarries)

 

J’ai récemment reçu une invitation pour participer au lancement médiatique mondial de la version à traction intégrale de la XJ, ici même à Montréal en décembre. Je vous parlerai alors!

 

À JFcapauxos…et à tous les lecteurs

 

J’en profite ici pour répondre à JFcapauxos, pour le remercier de ses bons mots et pour apporter quelques précisions sur mon rôle de chroniqueur de l’auto. D’abord, JF, oui, il y aura une version V de l’ATS, tout du moins, c’est ce que les gens de Cadillac nous ont fait sentir. Il devrait y avoir un cabriolet aussi. Et ne vous éloignez pas trop, l’hiver prochain, je devrais obtenir une ATS V6 à traction intégrale pour une semaine.

 

En ce qui a trait aux autres voitures que vous mentionnez, en participant au concours de la Voiture de l’année de l’Association des journalistes automobile du Canada (AJAC) cette semaine, j’ai eu la chance de rouler en Accord (que j’aurai plus tard pour une semaine), en Santa Fe 2,4 et 2,0T (que j’aurais dans quelques semaines) et en Camaro ZL1. En ce qui a trait à la Spark, il en a déjà été question dans ce blogue il y a quelques semaines tout comme la Porsche 911 (faites une petite recherche dans les archives) alors que j’ai roulé l’Abarth à mon goût à la piste d’essai de Chrysler en juin dernier. J’en ai aussi parlé dans ce blogue. La Tesla? Sais pas…

 

En réponse aux nombreux textes sur les Ford, vous avez raison, je suis choyé par Ford. Mais je le suis aussi par GM, Chrysler, Mercedes, Subaru et j’en passe. Le seul constructeur qui me semble hors de portée serait Audi. Mais je ne suis pas le seul dans ce cas, selon les commentaires des autres chroniqueurs à qui j’ai parlé à l’évènement de l’AJAC, une organisation qui ne plairait pas à certaines personnes en charge chez Audi au Canada. C’est triste car, dans le passé, j’ai eu beaucoup de plaisir avec les voitures Audi…

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Le concours du choix de la Voiture de l’année de l’AJAC se déroulait cette semaine dans la région de Niagara-On-The-Lake en Ontario (Photo Éric Descarries)

 

Ne vous surprenez pas si vous entendez encore parler de Ford au cours des prochains mois. En effet, le constructeur s’apprête à commercialiser encore plusieurs nouveautés (dont la C-Max Hybrid et la C-Max Energi, la Lincoln MKZ et autres) en plus de dévoiler des nouveautés comme, forcément, la prochaine Mustang et peut-être même plus.

 

Tout comme c’en est le cas pour Ford, il y a des produits de ce constructeur que j’aime beaucoup,  d’autres moins! Ce qui est intéressant chez Ford, c’est qu’il est bien impliqué dans la compétition automobile dont je suis un grand fan (si vous ne saviez pas encore, je suis aussi commentateur en NASCAR Sprint Cup, Nationwide et Canadian Tire et grand amateur de courses « Vintage »). Ford, dont l’histoire est non seulement intéressante mais aussi traitée par tant de chroniqueurs et d’historiens automobile, est toujours présent en course et ce, à divers niveau. C’est ce qui rend la marque intéressante, je l’avoue.

 

D’autre part, je suis aussi un des rédacteurs du livre Auto 2013 (et bientôt 2014, je l’espère) et les maîtres d’œuvre de cet ouvrage dont mon confrère et ami Éric LeFrançois me confient la tâche de couvrir les grandes marques américaines dont les Dodge, les Cadillac, les Corvette et les…Ford de ce monde. J’y ai aussi couvert les camionnettes (ce que l’on reconnaît comme une de mes spécialités) et plusieurs véhicules asiatiques et européens. Vérifiez dans le livre, à la fin de chaque texte.

 

Tout comme vous le dites, j’ai des préférences et Ford en fait partie, tout comme Jeep, Rolls-Royce et quelques autres. Mais pas tous les produits de Ford. D’ailleurs, dans la cour chez nous, il y a eu et il y a des Ford, des Jeep, des Honda, des Lincoln, des Mercury, des BMW, des Chevrolet, des Saturn et j’en passe. Il faut quand même que je reste neutre (c’est pourquoi je porte souvent des casquettes identifiées à des marques autres que celles de l’automobile dont les casquettes de…Western Star!) et objectifs. Je suis aussi un grand collectionner de livres sur l’auto (beaucoup sur Corvette, Cadillac, Packard, Duesenberg, Lincoln et, naturellement, Cobra!) et de miniatures (dont les marques citées plus haut et surtout des…Cobra!).

 

Alors, ne vous inquiétez pas. Il y aura d’autres Ford dans ce blogue…et d’autres Chevrolet, Cadillac, Dodge, Jeep….

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Mardi 16 octobre 2012 | Mise en ligne à 0h09 | Commenter Commentaires (18)

Subaru XV Crosstrek, Cadillac ATS et Mosport

Le constructeur japonais Subaru ne fait définitivement pas les choses comme les autres. Prenons, par exemple, son tout nouveau petit VUS ou VUM, si vous préférez, le XV Crosstrek. En vérité, il n’y a rien de bien nouveau dans ce véhicule. Il s’agit tout simplement d’une familiale Impreza dont la suspension a été relevée et dont les bas de caisse ont été garnis de carénages. On y voit aussi des roues et des pneus plus gros. Et c’est tout! Ou presque!

Pourtant, le XV Crosstrek a rapidement capté l’attention de plus d’un consommateur. Oui, on dirait bien une version Outback de l’Impreza. En vérité, avec ses 221 millimètres de garde au sol, le XV Crosstrek est sensiblement aussi haut que le grand Outback. C’est 70 mm de plus haut qu’une Impreza normale. Pourtant, Subaru y voit là un véritable petit tout-terrain!

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Le petit VUS Subaru XV Crosstrek est basé sur l’Impreza (Photo Éric Descarries)

Ne cherchez pas de mécanique plus robuste sous le capot du XV Crosstrek. Vu qu’il est issu de l’Impreza, il est mû par le même moteur à quatre cylindres à plat de 2,0 litres qui fait 148 chevaux. On chuchote, dans le milieu, la possibilité éventuelle d’une version turbocompressée de ce même moteur. Il y a deux boîtes de vitesses au catalogue, la manuelle à cinq vitesses et une CVT (automatique à variation continue) Lineartronic de deuxième génération. Dans le cas de celle-ci, on y notera un mode «manuel» comme s’il y avait six rapports à cette CVT (les deux boîtes de vitesses ont un système de rétention en pente). Évidemment, tous les XV Crosstrek sont à traction intégrale (la version manuelle possède un accouplement visqueux au centre qui divise la puissance 50-50 alors que la CVT fait appel à un système de partage dynamique qui divise automatiquement par électronique le couple avant et arrière selon les besoins transmis à l’ordinateur de bord). En ce qui a trait aux roues, ce sont des unités de 17 pouces alors que la seule autre modification technique d’importance, c’est le nouveau réservoir d’essence de 60 litres (au lieu de 54,5 litres).

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Le XV Crosstrek a été créé pour attaquer les sentiers québécois (Photo Éric Descarries)

L’intérieur du XV Crosstrek est presque identique à celui d’une Impreza. Il est simple mais bien aménagé. Il fait un peu plastique, bien sûr, mais il est chaud et accueillant. L’instrumentation y est claire et bien lisible. Les commandes de la climatisation au centre du tableau de bord sont faciles à manipuler. Quant aux places arrière, elles sont généreuses pour une auto de ce gabarit. Il est possible de commander une sellerie de cuir avec la version Limited. L’espace de chargement est relativement utile grâce à ses 22,3 pieds cubes disponibles avec les sièges en place. Si l’on rabat le dossier des banquettes arrière, on en arrive à 51,9 pieds cubes ou 632 litres! Il y a même un plateau de plastique pour aider à conserver l’espace propre.

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L’intérieur est simple mais accueillant (Photo Éric Descarries)

L’Impreza n’est pas nouvelle pour moi. J’en ai déjà fait un petit voyage de six de route au nord de Toronto avec une Impreza de base. Mais cette fois, il s’agissait quand même d’une version suffisamment remaniée pour me convaincre de faire un autre petit voyage, un petit «road trip» pour en évaluer le confort et plus même. Je suis donc parti avec ma femme le matin du lundi de l’Action de Grâce en direction de l’autoroute 15. Il faisait vraiment beau! Un petit arrêt de quelques minutes chez mon libraire préféré (il me faut mes magazines le lundi!) puis, en route vers le nord. Mon premier arrêt, je l’ai fait à la sortie de Val David/Val Morin où, en haut de la côte, il y a une de mes pizzeria préférées (Cal’s Pizza). Je m’y suis arrêté avec ma compagne pour une «small all-dressed» fumante et délicieuse. Puis, de là, vers St-Agathe, tout en continuant sur la 117 Nord vers St-Jovite pour ensuite remonter par la vieille route vers le Village du Mont-Tremblant. La route est sinueuse mais sûre. Puis, direction de Tremblant (où il y avait une foule incroyable et un bouchon de circulation qui nous a découragé d’aller au village). J’ai ensuite pris la route Duplessis vers le village du Lac Supérieur pour alors bifurquer sur le Chemin du Nordest vers Saint-Donat.

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Le compartiment à bagages est quand même utile dans le XV Crosstrek (Photo Éric Descarries)

Toutefois, à peu près à mi-chemin, j’ai tourné sur un chemin de terre le long de la Rivière Saint-Michel (j’espère ne pas me tromper de nom) qui mène vers le Chemin Régimbald. C’est que Subaru avance que son XV Crosstrek est aussi agile en situation hors-route que certains grands VUS. Le petit chemin de terre n’avait rien d’un véritable sentier hors-route mais c’était quand même agréable de constater que le XV Crosstrek est capable de rouler en toute aisance sur ce genre de chemin de «chalet» malgré certains obstacles plus ou moins exigeants. D’ailleurs, je suis persuadé que plus d’utilisateurs de Crosstrek attaqueront ce genre de chemin plutôt que de «véritables» sentiers hors-route. Du chemin Régimbald, ce fut un retour à Laval via Saint-Donat et la route 125 sud. Évidemment, ce fut le bouchon à Sainte-Julienne mais je connais les routes du village et un chemin d’évitement de la 125 (le rang Montcalm) ce qui a facilité notre retour à la 25 sud et à la maison.

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Pas de surprise ici, cette mécanique Subaru est bien connue (Photo Éric Descarries)

Un tel petit périple a demandé plus de cinq heures de conduite (incluant divers petits arrêts). Ce fut assez pour me convaincre du confort du XV Crosstrek. Toutefois, je dois signaler que le moteur de 2,0 litres manque un peu de puissance, surtout en montant les côtes. Ma Subaru était équipée de la boîte CVT. Après un peu de pratique, j’ai réussi à manipuler les commandes à palettes au volant ce qui m’a facilité la tâche. Si l’on écrase au plancher sans jouer avec les palettes, on obtient une lamentation du quatre cylindres qui n’aide en rien à l’accélération ou à la reprise. Il faut donc savoir «doser» la mécanique si l’on veut atteindre le cap des 100 km/h en quelques 10 secondes. Toutefois, ce que j’ai apprécié, c’est a possibilité de rétrograder avec la palette de gauche pour ralentir dans les pentes ans devoir placer le levier de vitesses dans une autre fonction que «D». Le ralenti a bien fonctionné en descendant les pentes et une fois de retour à une conduite régulière, on se retrouve automatiquement en «Drive». La suspension n’est pas trop rigide et la direction suffisamment précise pour apprécier le comportement du véhicule sur le «tortueux» Chemin Duplessis. Le freinage m’a aussi paru à la hauteur de la situation. En passant, les grandes glaces tout le tour de l’habitacle aident bien à la visibilité tant pour le conducteur que pour les passagers.

Ma semaine au volant du XV Crosstrek m’a permis un consommation moyenne de 8,6 L/100 km  (moitié ville-moitié route…telle que décrite ci-dessus). Soit dit en passant, le XV Crosstrek affiche une capacité de remorquage de 680 kilos (soit 1500 livres). Subaru considère que le XV Crosstrek devrait se mesurer avantageusement aux Nissan Juke et Rogue, Mazda CX-5, Kia Sportage, Jeep Compass et autres petits VUS.  Le prix de base de la version Touring est de 24 495$. La Sport débute à 26 495$ alors que la luxueuse Limited (avec sellerie de cuir) commence à 28 995$. Et la boîte CVT est une option de 1300 $.

Premiers tours de roue au volant de la Cadillac ATS

La semaine dernière, GM du Canada nous a permis un premier contact avec la nouvelle petite Cadillac ATS. Cette petite berline devra faire concurrence aux BMW et Audi A4 de ce monde. Affichant un air vraiment «Cadillac», cette auto sera proposée en quelques finitions dont la plus simple sera mue par le nouveau quatre cylindres en ligne de 2,5 litres de GM combiné à une boîte automatique à six rapports et la propulsion arrière. La plus élaborée aura droit au V6 de 3,6 litres aussi avec la boîte auto et la propulsion arrière mais la traction intégrale sera aussi livrable. Enfin, il y aura une version sportive de cette auto (dont le poids fait moins de 3400 livres) dont le moteur sera le nouveau quatre cylindres turbo de 2,0 litres livrable avec une boîte auto ou manuelle à six rapports et la propulsion ou la traction intégrale.

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La nouvelle Berline ATS de Cadillac pèse moins de 3400 livres! (Photo Éric Descarries)

Mes premiers tours de roue en compagnie de mon confrère Éric LeFrançois se sont faits autour de Toronto avec le modèle de luxe à moteur V6 et traction intégrale. Inutile de vous dire qu’avec ses 321 chevaux, cette auto est rapide. Mes premières impressions lui sont assez favorables. La tenue de route dépasse mes attentes et je crois que Cadillac pourra effectivement se mesurer adéquatement aux BMW. Notre trajet nous menait au circuit Canadian Tire Motorsport Park (anciennement Mosport) où nous devions mettre la main sur la version sport à moteur turbo mais…alors que je devais en prendre le volant, un journaliste de l’ouest du pays a «échappé» un des deux exemplaires prototypes et l’a irrémédiablement endommagé contre un muret. Le circuit ne fut pas dégagé en temps et mon compagnon de voyage et moi avons dû reprendre la route vers Toronto pour notre vol vers Montréal et ce, à bord d’une ATS de base à moteur de 2,5 litres. Moins puissant et plus bruyant à l’effort, ce quatre cylindres est néanmoins silencieux en vitesse de croisière. Je vous en parlerai plus tard lorsque j’obtiendrai cette auto pour une semaine complète. La version de base de cette auto qui devrait être en vente au moment de lire ces lignes débute à 35 195$ alors que les prix peuvent grimper jusqu’à un maximum de 53 450 $ pour la plus luxueuse à moteur V6 et traction intégrale.

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La Cadillac ATS en piste au Canadian Tire Motorsport Park (Photo Éric Descarries)

En passant, sachez que l’ancien circuit de Mosport est actuellement en grande rénovation. Nous avons eu droit à une ballade sur le circuit avec un des propriétaires, le pilote canadien Ron Fellows, qui nous a montré la structure du nouveau centre des média et le nouveau tunnel qui permet un accès au centre de la piste. L’ancienne tour sera bientôt démolie afin de permettre la construction d’une grande ligne des puits. Il y a aussi des nouveaux endroits aplanis près des courbes principales pour y recevoir des estrades et des spectateurs et même des véhicules récréatifs. Toutefois, Fellows s’est bien gardé de nous y annoncer la tenue d’une course de la série NASCAR Nationwide en remplacement de celle de Montréal. «Dès la première tenue de cette course à Montréal, m’a-t-il dit, nous en avons vu la popularité et déjà nous en avions fait la demande pour une deuxième épreuve du genre au Canada. Mais si jamais c’était accepté, ce ne sera pas avant 16 à 20 mois car il reste beaucoup de travail à faire au circuit Canadian Tire Motorsport Park» nous a-t-il répondu.

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Le nouvel édifice des média en construction au Canadian Tire Motorsport Park, anciennement Mosport (Photo Éric Descarries)

À JF capauxos : JF se plaint qu’il est trop souvent question de Ford dans ce blogue. Je vous en avais d’ailleurs mis en garde quand il a été sujet des multiples essais de Mustang. Toutefois, il faut quand même admettre que ce constructeur américain a le vent dans les voiles. Il est impensable de passer sous silence ses nouvelles Escape, Fiesta, Focus, Fusion et bientôt Lincoln MKZ, Ford Transit et Transit Connect, C-Max, Focus RS et autres à venir. En fait, vous assistez à une campagne de marketing de Ford qui est admirablement bien menée. Ce constructeur permet à tous les journalistes locaux de conduire presque tous ses modèles, ce que trop de constructeurs ne font pas. Et si vous croyez que je suis dans l’erreur, regardez les pages couvertures des multiples magazines de l’auto sur les tablettes. Elles sont couvertes de Ford presque tous les mois! Incidemment, depuis les dix dernières parutions de ce blogue, il a aussi été question de BMW  (deux fois) , Mercedes-Benz (trois fois), Subaru (deux fois) , Range Rover, Chevrolet Malibu, Porsche, Lexus, Buick, Ram, Dodge Dart, Cadillac et Hyundai…et il sera bientôt question encore une fois de Subaru, de Hyundai, de Chevrolet…, J.F., seriez-vous un amateur inconditionnel d’une marque concurrentielle…?

À omni-tag : Cher Benoît, merci de nous référez à cet article sur la Toyota Matrix qui la déclare la voiture la plus «nord-américaine» sur le marché. Mais j’en étais au courant…c’est moi qui l’ai écrit, cet article!

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