Éric Descarries

Éric Descarries - Auteur
  • Éric Descarries

    Chroniqueur automobile depuis près de 20 ans, Éric Descarries a été adjoint à la rédaction de L'Almanach de l'auto de 1985 à 1999...
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    Lundi 17 septembre 2012 | Mise en ligne à 23h39 | Commenter Commentaires (24)

    Shelby GT 500, Watkins Glen et Terrebonne

    Excusez l’humble retard de la parution de ce blogue mais je vis présentement des semaines tout aussi chargées qu’elles peuvent être intéressantes. Toutefois, laissez-moi vous dire que je ne m’ennuie pas!

    Prenez, par exemple, la semaine dernière. Comme d’habitude, mes week-ends sont occupés par les courses de NASCAR dont je suis le commentateur à RDS (depuis près de 23 ans…!). Mais pour passer le temps (!), je décide parfois d’aller….aux courses (et aux expositions de voitures de tout calibre…j’aime aussi lire et je vous en reparle…). Cette fois, je voulais faire mon pèlerinage annuel au U.S. Vintage Grand Prix à Watkins Glen, New York, à environ six heures de chez nous. J’en profite alors pour en faire un «road trip» dont je vous fais part. J’avais alors le choix entre plusieurs voitures qui m’étaient offertes mais j’ai opté pour une Shelby GT500, vous savez, celle qui a un V8 de 662 chevaux! Vous avez bien lu, 662 chevaux, le V8 de production le plus puissant au monde qui est capable, selon Ford, de propulser cette Mustang à quelque 200 m/h (320 km/h en cinquième vitesse). Vous allez alors penser que je suis devenu fou et que devrai hypothéquer ma maison pour en payer l’essence! Lisez bien ce qui suit. En fait, je voulais tout simplement prouver que l’on pouvait facilement vivre avec ce que l’on pourrait qualifier de «supercar».

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    Ford commercialise cette Mustang Shelby GT 500 qui peut faire 320 km/h! (Photo Éric Descarries)

    En effet, cette Mustang pourrait très bien être qualifiée de «supercar», un titre que l’on attribue généralement qu’aux voitures parfois exotiques comme les Nissan GT-R, les Mercedes C63, les Porsche Turbo et les Corvette ZR-1. Vous n’avez qu’à consulter les nombreux articles qui ont été écrits à son sujet pour vous rendre compte de ses performances électrisantes. Cette Mustang Shelby peut même battre des voitures deux à trois fois plus coûteuses que ce soit en ligne droite ou sur des circuits sinueux. Écrire une autre fois sur ce sujet aurait été de la redondance. Mais faire un «road trip» (pardonnez moi cette expression anglaise mais elle identifie bien l’exercice que j’ai fait avec la GT 500), démontrant que l’on puisse vivre tous les jours avec un «supercar» (sauf en hiver, bien entendu…quoique…) me paraissait différent.

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    La Shelby GT 500 à Watkins Glen (Photo Éric Descarries)

    Je vous décris donc la voiture que vous pouvez voir en photo dans ce blogue. C’est un coupé Mustang 2013 (avec toit de verre) mû par un V8 de 5,8 litres (environ 351 pouces cubes) coiffé d’un compresseur mécanique, un moteur qui a été monté à la main. Il fait, je le répète, 662 chevaux et 631 li-pi de couple à 4000 tr/mn. Ce V-8 en aluminium est combiné à une boîte mécanique à six rapports dont le passage est très resserré. Évidemment, c’est une propulsion arrière avec pont rigide (dont la suspension a été superbement calibrée) avec un rapport de 3,31 :1. Les pneus sont de gros Goodyear Eagle F1 Supercar sur jantes de 19 et 20 pouces et les freins d’avant sont des Brembo aux disques surdimensionnés. Les échappements émettent un son guttural impressionnant mais celui-ci s’atténue en vitesse de croisière.

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    Le V8 de 5,8 litres avec compresseur mécanique…662 chevaux! (Photo Éric Descarries)

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    Chaque moteur de cette Shelby est construit à la main et signé de ses «créateurs», dans ce cas, deux femmes! (Photo Éric Descarries)

    À l’intérieur, on reconnaît l’aménagement typique aux Mustang sauf pour la broderie au nom de l’auto dans les sièges. Ceux d’avant sont des Recaro au support latéral confortable (mais qui demandent un peu d’exercice pour s’y asseoir) alors que les deux places d’arrière demeurent étroites mais relativement utiles pour une courte distance. Le tableau de bord est relativement occupé par l’instrumentation (incluant un compteur de vitesse de plus de 300 km/h!) et l’écran du système de navigation (facile à opérer et à consulter). Je regrette cependant que Ford n’y ait pas inclus une caméra de marche arrière à cette auto vu l’angle prononcé de la lunette. Toutefois, j’ai bien aimé les rétroviseurs extérieurs avec leur petit encart qui balaye un plus grand rayon de visibilité. Il n’y a que le coffre qui m’a déplu. Il est généralement suffisamment grand pour les besoins de deux voyageurs. Mais l’espace qu’occupe le «sub-woofer» m’a déplu. C’est beau la musique…mais surtout celle qui sort des échappements. C’est pourquoi il n’y a pas de radio dans ma propre Cobra!

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    Le compteur de vitesse indique vraiment ce dont la Shelby GT 500 est capable (Photo Éric Descarries)

    En route

    Watkins Glen est à environ six heures de route de Laval. Je suis donc parti avec la GT 500 vendredi matin autour de 5h00. J’avais pour compagnon de voyage Marcel Boucher, denturologue et collectionneur de voitures anglaises de mon patelin. Sa première surprise fut de constater combien les sièges étaient confortables et comment l’auto était silencieuse en vitesse de croisière. En sixième vitesse, j’ai activé le régulateur de vitesse à 112-115 km/h et nous avons pris la 40/401 vers l’ouest jusqu’à la sortie nous menant à la 81 américaine. Pour ce faire, nous avons du passer sur le pont des Mille-Îles (quelle vue) puis passer les douanes américaines. Le douanier, un gars dans le début de la trentaine, a été tout simplement charmant et…charmé. En regardant la Shelby, il nous a dit qu’il possédait une Mustang GT 1967. Il m’a demandé si c’était la Mustang à plus de 650 chevaux ce que j’ai confirmé. Après quelques explications techniques, je lui ai promis de ne pas faire de «burn out» en partant. Ce à quoi il a répondu «Do whatever you like, sir»! Je n’ai pas fait de burn out…mais je n’ai pas manqué mon accélération!

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    L’intérieur de cette Shelby a des sièges qui lui sont bien identifiées (Photo Éric Descarries)

    De la 81, j’ai pris le New York State Thrumay vers Buffalo pendant environ 45 minutes pour sortir à la route 14 qui descend le long du lac Seneca (la fameuse et superbe route des vins du New York) vers Watkins Glen (environ 50 minutes). À la sortie du village, il y a une route qui nous mène en quelques minutes au Circuit de Watkins Glen. Tout le long du trajet, la Shelby n’a fait que ronronner. Il n’y a qu’à un arrêt sur la 401 (à un des fameux relais En Route de Canadian Tire) que je suis sorti un peu plus vite. J’ai passé les vitesses de première à deuxième et j’ai alors écrasé. Les pneus arrière se sont alors mis à patiner et j’ai laissé deux traces noires sur le pavé. On était déjà rendu à 120 km/h!

    La journée au circuit fut superbe. On y a rencontré plusieurs Québécois dont certains évoluaient sur la piste avec des Mustang (incluant Paul Bissonnette de Ford du Canada). Il y avait aussi des Canadiens sur place. Vers la fin de la journée, nous avons tenu à assister au rassemblement des Mustang dans Watkins Glen et au début de la reconstitution de la course au cœur de la veille comme cela se faisait durant les années cinquante (sauf que cette fois, il ne s’agissait que deux tours de parade à basse vitesse avec les autos de course). Le retour s’est effectué sans anicroche…sauf aux douanes canadiennes. L’officier en poste m’a clairement demandé en français : «Français ou Anglais?» (l’auto avait des plaques du Québec). J’ai répondu :«Les deux, both». Il m’a alors posé une question que j’ai à peine comprise et à laquelle j’ai répondu en français. C’est alors qu’il m’a sèchement dit «I don’t understand French!». Sa question, apparemment, était : «Only you two?» alors que j’avais compris  «D’où venez-vous ?». Là, il est devenu agressif me posant tout un tas de questions, la pire étant : «Do you have exotic animals with you? (Avez-vous de animaux exotiques avec vous?). Ce que j’ai eu l’envie de lui répondre ;« Oui, une Mustang Cobra… un cheval-serpent c’est-y assez exotique cela?». Mais je ne l’ai pas fait.

    Le reste s’est vraiment passé sans histoire. Toutefois, j’aimerais terminer ce petit «road trip» en vous donnant mes résultats de consommation : 10,5 L/100 km! Oui, oui! Quelque 662 chevaux et que 10,5 L/100 km (j’imagine qu’au 100 km/h recommandés, nous serions tombés à moins de 10 L/100 km). Aucun mal au dos, aucune fatigue physique causée par l’auto… la preuve que l’on peut voyager avec un «supercar» américain en toute quiétude! C’est tout ce que je voulais prouver! Incidemment, une telle Mustang valait autour des 75 000$. C’est de l’argent, allez-vous me dire. Mais c’est moins que la moitié prix de ces exotiques importées. Rappelez-vous, elle peut faire 200 m/h (320 km/h), elle affiche une tenue de route remarquable, elle peut accepter quatre personnes à son bord, elle propose un coffre digne de ce nom et c’est une Ford que presque tous les concessionnaires de la marque peuvent réparer…au besoin!

    À Watkins Glen

    Je n’ai passé que quelques heures à Watkins Glen (vous pouvez en voir un reportage avec photos dans le Cahier de l’Auto de La Presse de lundi le 17 septembre). Mais ce fut magique. Des autos de course du passé, des Mustang, en voulez-vous, en v’là (je commence à développer toute une affinité pour la marque) et une atmosphère du tonnerre. Il n’en coûte qu’une cinquantaine de dollars pour le week-end et on peut presque tout voir et tout toucher, des vieilles Anglaises aux Formule Un des années quatre-vingt en passant par des autos NASCAR et des légendes de la course automobile. Si vous êtes un véritable amateur de courses automobiles, il vous faut faire un pèlerinage à cet évènement au moins une fois dans votre vie…

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    Le U.S, Vintage Grand Prix Watkins Glen honorait la marque Mustang cette année, cinquante ans après que le premier prototype de ce nom fut dévoilé à son célèbre circuit (Photo Éric Descarries)

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    Il y a toute une variété de voitures de course anciennes qui participent au U.S. Vintage Grand Prix (Photo Éric Descarries)

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    Certaines autos de course datent même d’avant la Deuxième Grande Guerre (Photo Éric Descarries)

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    Le vendredi soir, on procède à une reconstitution du U.S. Grand Prix des années cinquante dans les rues de Watkins Glen (Photo Éric Descarries)

    Et à Terrebonne

    Vous croyez mon week-end fini? Ben non! J’ai commenté une course NASCAR samedi soir à RDS puis, dimanche, je me suis rendu à l’exposition des voitures anciennes du Club des Voitures Anciennes et Classiques de Montréal (VACM) à l’Île-des-Moulins à Terrebonne où j’ai rencontré plusieurs amis et des amateurs de voitures anciennes et de NASCAR. Décidemment, nous n’avons rien à envier à nos voisins du sud quant il est question d’évènements automobile du genre! J’ai profité de cette exposition pour établir de nouveaux contacts et de planifier de nouveaux articles non seulement pour ce site mais aussi pour le Cahier! Mordu de l’auto, vous dites?

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    L’exposition de l’Île-des Moulins à Terrebonne est toujours aussi extraordinaire. (Photo Éric Descarries)

    à frederico

    Reformulez vos commentaires sans vous attaquer personnellement à d’autres «collaborateurs» et je pourrai les publier! (Éric Descarries!)


    • Même si ce n’est pas du tout mon genre de bagnole, force et d’admettre que Ford a vraiment réussi à repousser les limites à l’extrême pour une telle formule. Je ne pense pas que la structure actuelle puisse prendre plus de puissance.

      Être très riche, elle ne serait pas sur ma liste d’achat. L’essayer, oui, mais pas pour un achat.

    • Et tout ça avec un 350 pouces cubes. Je repense au 400 pouces cubes de la LTD de mon père, qui faisait un gros 195 chevaux et à l’essence à 37 cents le litre à cette époque. On ne pourra pas dire que les autos américaines n’ont pas évolué. On vit encore dans une bulle, comparé au reste du monde, mais la réalité nous rattrape.
      Est-ce que ça se loue facilement une Mustang pour une semaine?
      J’ai hâte que Federico nous parle de sa nouvelle Tesla “S”.

    • Un “cheval-serpent”, assez exotique en effet! J’aime bien!
      Juste pour l’expérience auditive, cette voiture se doit d’exister!

      C’est sûr par contre qu’à $75000, il conmmence à y avoir pas mal de choix intéresssant. Et c’est une voiture un tantinet extrême…!
      Quoi que… avec 631 l-pi de couple, il y a moyen de tirer une belle grosse roulotte… :)

    • Au mois d’août, Motor Trend a produit un nouvel épisode de sa série “World’s Greatest Drag Race”. Ça nous permet de voir concrètement comment la puissance affichée se transmet sur la route. Avec la GT 500, Ford domine le rapport prix/puissance laissant seulement sa place à des voitures beaucoup plus exclusives et à production limitée.

      http://www.youtube.com/watch?v=JaS7n6qKQe4

      Félicitation pour la gestion des “trolls” sur votre blogue. Vous êtes le seul sur Cyberpresse à contrôler ce fléau. C’est du travail mais au moins, le niveau de discussion est plus relevé.

    • Ce qui est intéressant avec la Shelby, c’est qu’elle remet en avant les avancées des compresseurs. Souvent on parle de turbos et d’hybridation mais le compresseur est encore une bonne technologie pour augmenter le rendement. C’est un compresseur de ce type, par Eaton aussi, qui permet à VW de construire son moteur compressé et turbochargé de 1,4 L, un moteur qui ne consomme rien.

      C’est aussi un compresseur qui permet au V6 3,0 L Audi d’offrir des performances presque dignes d’un petit V8 en maintenant la consommation d’un V6.

      Il y a eu de la belle recherche sur les fluides pour arriver à un tel niveau.

    • FelixC a bien compris l’essence du problème.

      “Ils” sont capable de faire évoluer les performances du moteur thermique mais “ils” ne sont pas en mesure de faire évoluer les voitures électriques qui existent pourtant depuis un siècle. La Mustang est la preuve concrète que les fabriquants américains disposent du savoir et du pouvoir, mais pas du vouloir. Au fait, combien d’argent à été pompé dans le développement de cette grosse voiture gloutonne qui suscite l’admiration de brûleux de caoutchouc comme Python et Simon_C? C’est sans doute un moment épique pour eux, mais ça enlève du budget pour la recherche et développement des solutions vertes.

      Heureusement que Tesla est là et nous propose sa vision, parallèle au modèle d’accoutumance à l’industrie pétrolière.

      Tant pis pour eux, bientôt Détroit sera un immense parc jurassique.

    • La Mustang ne ferait pas non plus partie de ma liste d’achat. Quand je pense Mustang, j’aurais surtout envie de me procurer la première version. Comme la corvette, d’ailleurs, qui a un look qui a diablement bien vieilli.

      Je me disais que ce modèle devrait avoir une couleur et/ou un nom disctinct pour que son exclusivité soit clairement établie. Que le gars aille stationner sa Shelby au lieu de sa Mustang à côté d’une GTR ou d’une Boxter, par exemple. Mais là, je parle un peu de la misère des gens pôvres et anonymes…

      La consommation est vraiment très bien. Une mercedes 300D (diesel) considéréé économique dans les années 80 faisaient dans les 9 litres au cent. Incroyable le bond de géant que les constructeurs ont accompli ces dernières années. Si les constructeurs s’adonnaient plus à une course à l’efficacité énergétique qu’à la puissance, peut-être que la moyenne de consommation sur nos routes seraient de 5 litres au cent ou moins, je ne sais pas. On peut rêver.

      Mais le fait est que généralement les autos actuelles me semblent consommer moins qu’il y a 10 ans. Avec le prix de l’essence et les innovations des constructeurs ça vaut quasiment la peine de mettre la main sur un véhicule plus récent pour profiter de ces nouvelles technologies.

    • @ frederico
      “ils” sont en mesure de faire évoluer les voitures électriques qui existent depuis un siècle. Et je suis convaincu qu’ “ils” y travaillent. Mais pourquoi mettre “tout” son énergie sur une technologie que seulement 10% de la population peut se payer?

    • @Frederico : je n’admire pas la Mustang. Je constate que Ford a vraiment réussi son coup. Comme je l’ai souvent dit, les V8 et les Muscles Cars, très peu pour moi. C’est intéressant au niveau technologique, et plus spécifiquement au niveau de la mécanique des fluides impliquée dans le compresseur Eaton, mais c’est surtout là mon intérêt. De toute façon, en version Shelby, je trouve la Mustang surfaite (overdone).

    • @lopus

      La technologie des moteurs électriques est avant tout une question de brevet des piles électriques et Chevron, une grande corporation pétrolifique américaine, détient plus de 90% des brevets des technologies les plus prometteuses au monde. Il est alors facile de comprendre pourquoi les prix sont si élevé. Ils ne veulent pas nous en vendre parce que ça nous libèrerait de leur poison noir.

      Si vous avez la chance, aller visionnez le documentaire “Who killed the Electric car?” pour en apprendre un peu plus. Vous pouvez également regarder le documentaire suivant qui explique bien tout les rouages de notre dépendance au pétrole.

      La face cachée du pétrole:

      Partie 1 :
      http://www.dailymotion.com/video/xewkez_la-face-cachee-du-petrole-1-2-le-p_news

      Partie 2 :
      http://www.dailymotion.com/video/xewm92_la-face-cachee-du-petrole-2-2-les-g_news

    • Tres belle article….. vous vous souvenez du 271 hi performance de Ford, j’ en ai conduit une et mon copain coursais a Tremblant avec…. sa fait longtemps J’ aime ,la maniere donc vous racontez un vraie film

    • Merci de racontez votre fin de semaine , sa du etre tout un trip. Ma derniere expérience…. 5 tour dans la f430 ferrari a l’ académie Jacques Villeneuve, méchante machine, je recommande cette expérience a tout le monde, mais compté $100.00 du tour. Sa fait moins mal quand ses un cadeaux de vos fils.

    • Quand je regarde la banquise fondre à vitesse Grand V, je me demande bien pourquoi je me suis toujours intéressé au monde de l’automobile. Ça doit-être le côté ingénieur de l’être humain. Si on avait une vision logique pour la survie de l’humain, faudrait arrêter toute la consommation de pétrole, hélas, on a toujours une vision à court terme de notre bien-être, c’est comme ça que nous sommes fait.
      La voiture électrique bouffe de l’électricité qui est produit par des centrales au charbon, au gaz, au pétrole, avec du nucléaire et peu avec l’hydraulique. Faudra frapper le MUR, pour comprendre.

    • @frederico

      Chevron ne détient des brevets que sur les “packs” destinés uniquement à la propulsion automobile à partir de la technologie NiMh. Ils ont tentés ce coup d’argent sous le régime de Bush et ce fut un coup d’épée dans l’eau. Aujourd’hui, ce sont majoritairement vos amis les Chinois qui détiennent les brevets des technologies actuelles (Li-Po et autres). D’ici peu, ils formeront un cartel équivalent à celui du pétrole et contrôleront le prix de vente de la même façon.

      Ce que vous semblez pas comprendre, c’est que quelque soit sa forme, l’Énergie est aussi profitable et rentable à vendre que la nourriture. Et tant qu’il y aura du monde pour en acheter, il y aura du monde pour la vendre à gros prix. Si la situation vous dérange, c’est à vous de prendre les moyens pour ne pas être dépendant de la ressource. Vous ne pouvez pas manger moins mais vous pouvez consommer moins. Se plaindre sur les blogues ou publier de la littérature propagandiste ne changera rien à votre condition.

      Et oui j’aime les voitures performantes, comme bien d’autres blogueurs ici, incluant l’auteur de la chronique. J’aime aussi la Tesla S. Quand elle sera capable de suivre une GT500, de rouler 5 heures à 130 km/h, de se recharger en 15 minutes et qu’on pourra se rendre de Montréal à Daytona Beach avec des bornes de recharges, j’en achèterai une.

    • @ frederico
      OK, mais ça change rien à ma question…

      En passant, je les trouve très hot les Tesla et Fisker de ce monde! Mais pas les i-Miev, Leaf ou Focus électrique. Je les vois comme un passage obligé, sans plus. Mais faut bien commencer quelque part. Une montagne, ça se monte un pas à la fois. Et veuillez noter que le fabriquant de la Mustang GT500 est aussi celui qui offre le plus de modèle en version électrique (me trompe-je?).

      Pour moi, le principal avantage de la voiture électrique, c’est que ça pousse dans le derrière des ingénieurs pour qu’ils nous offrent des moteurs thermiques plus efficaces. Et d’après ce qu’on observe, ça fonctionne pas pire. Avouez que 10.5 litres/100km avec 662 chevaux, c’est pas mal du tout. Et ça prend tout juste 5 petites minutes à « recharger » la machine. Et on pourra aussi se parler bientôt du 3 cylindres de 1 litre qui provient encore de la même compagnie « jurassiquienne »…

    • @python-1

      Faut avouer que la Tesla S en version P85 accélère encore plus vite que la GT500 (jusqu’à une certaine vitesse). Ce n’est pas encore l’Eldorado des électristes par contre. La voiture a l’encombrement d’une minivan et le poids d’un VUS (4800 lbs!). Avec le super-chargeur haute tension de Tesla, le plein prend 5 heures, sinon c’est 12 heures avec un Type 2 du genre des bornes publiques en déploiement.

      Pour un “start up”, la voiture est superbe, et toutes les composantes Mercedes (interrupteurs, colonne de direction, etc…) assurent une interface de qualité.

      L’autonomie est de 265 miles avec la plus grosse batterie, mais pour se rendre là, on ferme le climatiseur et on y va mollo avec la pédale des électrons.

      Les premiers essais indépendants commencent à apparaître, mais tous sont basés sur la voiture personnelle d’Elon Musk, donc pour la neutralité…

      Là ou Tesla a commis une grave erreur, c’est en affublant le tableau de bord d’un “super iPad” au lieu de commandes. De quoi prendre le fossé rapidement. En plus, ils ont eu le culot de rendre internet 3G accessible en roulant! Le lobby de la sécurité va se charger de cette caractéristique, j’espère.

    • J’ai connu l’époque des muscle cars et j’avoue que dans les années 80 je regardais de haut les Ginos qui se promenaient en Camaro ou en Mustang. On essaie d’idéaliser cette belle époque mais dans le temps j’étais beaucoup plus impressioné par une Porsche ou une Jaguar.
      Aujourd’hui j’avoue que si j’avais 75 000$ à dépenser sur une voiture sport j’irais vers une Porsche Cayman ou une Lotus Evora, probablement aussi peu pratique que la Shelby mais plus proche de mes rèves de jeunesse.

    • @Raoul914

      Bien d’accord avec toi, les muscles cars était des poubelles ambulantes, j’ai fait moi même du tonneau avec une Mustang 1972 à cause que 2 roues sont entrés légèrement dans dans la roche sur la Transcanadienne, en ramenant la voiture, le derrière est parti et nous sommes partis en tonneau. Mon épouse actuel en porte encore une marque au front.

      Des cochonneries Made in USA.

      Il y a 2 courses au circuit Gilles Villeneuve, on a quand comparer……………

    • @blueprint

      C’est indéniable que l’accélération du modèle S est “au pair” avec les plus puissantes sportives. D’ailleurs, l’accélération sera toujours le point fort des électriques. C’est l’autonomie que je questionne. TESLA promet 480 km à 88 km/h toute comme Nissan prévoyait 160km avec sa Leaf. Les premiers essais en condition réèlle nous ont ramené des chiffres assez différents.

    • J’ai essayé la Ford Edge 2013 d’une amie cette semaine. Drole de sensation: je met le levier de vitesse sur R, j’appuie sur l’accélérateur et rien, au début je pensais ètre encore sur le neutre, il y a un délais d’au moins 1 seconde avant que le véhicle ne commence à bouger.
      Je venais de conduire ma Prius, on s’habitue à la réponse instantanée du moteur électrique :-) .
      Pour le reste ca va bien, la qualité semble aussi bonne qu’une Japonaise, Je n’aime pas être assis aussi haut mais ça c’est une question de gout.

    • M. Descarries, lorsque vous aurez une chance, tentez de mettre la main sur un C-Max, en version hybride ou Energi. C’est une formule des plus intéressante.

      Pour la Tesla S, ce qui me fatigue le plus, c’est que pour avoir une bonne autonomie, faut mettre 100 000 $. Ça beau être une voiture de luxe, mais ça reste nettement au-dessus de mon budget.

      Dans 2 ans, je serai capable de mettre 40 000 $ sur un véhicule (achat comptant), ça me prend trois vraies places en arrière et de l’espace pour des bagages. La Tesla S est au moins 2,5 fois trop chère dans sa version à autonomie intéressante. Avec mon maigre kilométrage annuel, je peux faire des années et des années avant de rembourser le 60 000 $ de différence (que je n’ai pas de toute façon).

    • @raoul914

      Tiens, parlant du côté pratique de l’Evora, j’en ai vu une chez Coscto la semaine passée, rouge comme une Ferrari…le couple mettait ses emplettes sous le hayon. Au fait, le “914″, clin d’oeil à la superbe et sous-appréciée petite Porsche des années ‘70?

    • @raoul914

      Le délai dont vous parlez est instauré volontairement par Ford sur toutes ses transmissions à double embrayage. Cette transmission fonctionne comme une manuelle donc il faut laisser le temps à l’engrenage de bien de placer dans la boite. Si le délai était plus court et que, par mégarde, vous enfonciez l’accélérateur, vous auriez le même effet que de passer en marche arrière sans appuyer sur l’embrayage.

      Pour minimiser le délai, la prochaine fois, placer vous sur le R et attendez 1 seconde avec le frein appuyé. Le véhicule démarrera sans délai dès que vous toucherez à l’accélérateur.

    • Merci Python, même si ça surprend la première fois ça fait du sens et on ne sens pas ce délai une fois sur la route.

      Oui j’ai eu 2 Porsche 914, probablement parmi les voitures les plus amusantes à conduire mais très sensibles à la rouille si on ne faisais pas attention.

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