C’est la deuxième fois que je mets la main sur le petit coupé sport BRZ de Subaru. Mais ce n’est que la première fois que j’en parle. La première fois, c’était pour aider mon confrère Éric LeFrançois dans le comparatif depuis publié dans le livre Auto 2013 des Éditions de La Presse. J’ai participé à ce comparatif mettant aux prises la BRZ, sa jumelle presque identique, la Scion FR-S, la Volkswagen GTI et la Mazda MX-5 (Miata). Je vous fais grâce des résultats mais vous pouvez lire le comparatif vous-mêmes dans le livre. J’ai donc pu, dans cet exercice, conduire un peu l’auto sur route mais plus sur piste, plus précisément à ICAR à Mirabel. J’ai donc attendu de pouvoir utiliser la BRZ pendant toute une semaine avant de livrer mes impressions sur cette auto.
Évidemment que j’ai pu comparer la BRZ à la FR-S. Mais la différence n’est peut-être pas assez évidente pour en faire tout un plat. Sauf pour quelques différences esthétiques, on pourrait presque dire que les deux autos sont pareilles sauf que, sur la piste, on sent une petite différence au point de vue tenue de route. La Scion m’a parue un peu plus ferme et légèrement survireuse (l’arrière veut chasser). La BRZ m’est apparue eu un peu moins ferme mais plus neutre dans les courbes. L’un dans l’autre, il est question ici de deux autos dont la tenue de route est supérieure à la moyenne des autres autos.

La Subaru BRZ est la presque jumelle de la Scion FR-S (Photo Éric Descarries)
Revenons-en à la BRZ. Cette auto, tout comme la FR-S, est un petit coupé sportif compact offert à un prix «raisonnable». En fait, il n’y a eu que peu, sinon aucun véhicule de ce calibre qui est arrivé sur notre marché depuis la populaire Mazda MX-5 (Miata). Elle devrait donc connaître un certain succès sur le marché. Mais j’ai bien peur que ce soit des adultes (jeunes et moins jeunes) qui seront attirés par ce type d’auto.

Les designers de la Subaru BRZ ont aussi bien réussi l’arrière (Photo Éric Descarries)
La BRZ et la FR-S font appel à une mécanique identique. Alors que la voiture est un développement conjoint entre Toyota et Subaru (ce constructeur est désormais dans le giron du géant japonais après une aventure sans succès avec GM), c’est à Subaru qu’est revenu le rôle d’en créer la mécanique. Par conséquent, il s’agit d’un quatre cylindres à plat à double arbre à cames en tête dont la cylindrée fait 2,0 litres. Il développe alors, pour les deux autos, 200 chevaux et 151 li-pi de couple. Dans le cas de la voiture qui m’a été confiée, elle était équipée d’une boîte automatique à six rapports ce qui peut paraître un peu hors de place mais qui, grâce à sa manipulation manuelle, peut s’avérer plus moderne et surtout tout aussi efficace. Ah oui! La BRZ n’est qu’à propulsion ce qui serait une hérésie pour les amateurs de Subaru qui en vantent la traction intégrale standard.
L’intérieur est superbement exécuté. Le tableau de bord est bien aménagé et les commandes sont relativement bien placées. Toutefois, la BRZ que j’ai conduite était équipée d’une radio Pioneer combinée à un système de navigation. Ce dernier ne m’a pas déplu mais la radio elle-même m’a plus distrait que servi. Son écran tactile réagissait trop facilement au moindre contact. (Et j’en reviens au fait que Planète Jazz n’existe plus…quelle perte!). De plus, le bouton du son est beaucoup trop petit. Imaginez sa manipulation avec des gants en hiver. Quant aux places arrière, elles sont plus une parure qu’une utilité. Disons que de petits enfants pourraient y faire mais que pour de courtes distances. Mais le coffre est quand même utile même s’il n’est pas des plus vastes. Mais pour une auto sport, c’est plus qu’acceptable. Toutefois, en abaissant le dossier des sièges arrière, on obtient plus de place pour les bagages… et un véritable coupé sport à deux places!

L’intérieur de la BRZ est remarquablement bien aménagé mais la voiture demeure un coupé à deux places (Photo Éric Descarries)
Sur la route
Oui, la BRZ est une auto sport. Pas nécessairement besoin de 450 chevaux pour en profiter. Toutefois, même si le moteur affiche 200 chevaux, ses 151 livres-pied de couple ne lui rendent pas justice. Les accélérations sont bonnes mais pas spectaculaires. Les reprises, tant en laissant la boîte automatique faire son travail qu’en jouant avec les commandes manuelles sont sécuritaires mais pas excitantes. En jouant avec le deuxième et le troisième rapport de la boîte automatique sur le circuit d’ICAR, j’ai réussi à obtenir des performances satisfaisantes de la BRZ (comme de la FR-S) en circuit routier (un exercice qui ne devrait jamais se faire sur la route, j’insiste sur ce fait!). Toutefois, la BRZ demeure, à mes yeux, une jolie voiture de sport. Pas besoin de rouler à tombeau ouvert pour l’apprécier. Son comportement routier suffit amplement à en profiter sur des routes de campagnes sinueuses où l’on ne peut faire plus que la limite permise (et parfois, je trouve que celle-ci est un peu au-delà des capacités de bien des conducteurs !). La direction en est précise et le freinage très adéquat, comme l’on peut s’y attendre d’une auto-sport. D’ailleurs, si vous avez déjà conduit une vieille sportive anglaise comme une MG-B ou Midget ou tout autre véhicule du genre, y compris la MX-5, vous constaterez que ce ne sont pas des autos très rapides mais plutôt des autos d’abord amusantes à conduire. La BRZ offre en plus le confort et la sécurité (ABS, contrôle de stabilité, antipatinage, pneus de performance Michelin Pilot et les nombreux coussins gonflables) d’une voiture moderne. Toutefois, je me doute qu’il faudra «magasiner» pour trouver le bon pneu d’hiver pour cette auto. Mais ce n’est pas impossible. On n’a qu’à regarder le nombre de personnes qui y arrivent très bien avec des MX-5 ou des BMW !

Le moteur à quatre cylindres à plat a beau porter le nom des deux marques, il a quand même été développé par Subaru (Photo Éric Descarries)
Est-ce que la BR-Z est une auto pour les jeunes? Jusqu’à un point, oui. Elle accuse certaines limites ce qui ajoute (un peu) à la sécurité. Mais, quand même, la BR-Z est capable de vitesses de pointe notables! Cependant, avec un prix de base de 27 295 $ (celui de mon modèle d’essai était de 28 495$), je crois que ce soient des «jeunes» un peu plus «matures» qui se la paieront…du moins, je l’espère! Subaru annonce une consommation de 8,3 litres/100 km en ville et 5,9 sur la route. J’ai obtenu une moyenne de 9,0 L/100 km, surtout en situation urbaine. Et j’ai bien aimé!
Le Spinter à Chicago
La semaine dernière, j’ai participé à une présentation du constructeur allemand Mercedes-Benz à Chicago. Celui-ci voulait prouver que sa camionnette Sprinter (que nous connaissons tous et que bien des utilisateurs apprécient grandement) n’était pas qu’une simple fourgonnette de livraison ou de passagers mais aussi un véhicule très polyvalent qui peut jouer plusieurs rôles surtout qu’il est aussi livrable en version châssis-cabine qui accepte des carrosseries faites sur mesure.

Le propriétaire de cette Sprinter l’utilise comme popotte roulante dont la spécialité est le macaroni au fromage de tous genres! (Photo Éric Descarries)
Et c’est à ce chapitre que les gens de Mercedes-Benz ont surtout insisté. Sans vouloir vous ennuyer avec mes histoires de véhicules commerciaux, j’aimerais quand même vous dire que parmi les carrossiers qui équipent les Sprinter du format châssis-cabine, il y a des entreprises d’importance qui les transforment en ambulances, en petits bus (navettes d’aéroport) et en diverses autres camionnettes de travail. J’ai même eu le plaisir d’y rencontrer des gens dont François Boisvert qui représentant la compagnie québécoise Les Entreprises Paul Maranda, fabricant de cabines de pick-up et de carrosseries spécialisées pour camions. Il y avait également les représentants (américains, précisons-le) de Ranger Design, une autre entreprise québécoise qui, elle, fait des ensembles de tablettes pour fourgons de tout genre (et qui est à s’établir aux États-Unis).

On n’aimerait pas la voir à la porte de chez soi mais quand même, comme ambulance, c’est réussi (Photo Éric Descarries)
Dans un premier temps, nous avions visité un atelier de Chicago spécialisé dans la fabrication de chars allégoriques et d’étalages de grands salons. Puis, après une présentation de divers carrossiers, avec un confrère américain, j’ai circulé dans des rues et quartiers de Chicago qui m’étaient complètement inconnus (j’ai une affinité particulière pour cette superbe ville américaine mais j’en ai vu une facette moins…touristique, disons) et ce, à bord d’un minibus sur châssis de Sprinter. Une fois rendus au stationnement du légendaire Soldier’s Field, nous avons eu droit à une présentation tout-à-fait unique.

Cette Sprinter est transformée en RV par Winnibago (Photo Éric Descarries)
Encore une fois, je vous fais grâce de celle des véhicules commerciaux mais je peux vous parler des véhicules récréatifs faits à partir de ces Sprinter. Certains sont conçus comme de véritables salons roulants alors que d’autres sont de véritables maisons mobiles. Évidemment, il ne s’agit pas ici de petites camionnettes à bon marché mais de véritables palaces sur roues basés sur la mécanique V6 diesel et boîte automatique de Mercedes qui n’a plus besoin de présentation.

Cette Sprinter RV Reyo a été intensément modifiée (Photo Éric Descarries)

Le carrossier québécois Paul Maranda Inc. est responsable de cet ensemble pour un installateur de câble américain (Photo Éric Descarries)
Pour une personne comme moi qui est impliqué dans le domaine commercial, ce fut une journée intéressante. Je vous y ai ajouté des photos de conversions en VR de grands noms. Cependant, j’aimerais vous glisser un mot sur la réception qui a suivi cette présentation. Mercedes-Benz avait nolisé un grand yacht d’environ 120 pieds pour un souper de groupe sur le lac Michigan. Mais une fois partis, la tempête s’est levée sur cette mer intérieure. Quelle expérience que de se faire «brasser» de gauche à droite dans un bateau aussi imposant! Le capitaine a du rebrousser chemin et nous avons terminé notre réception au port…ce qui a rassuré plus d’un invité! Une autre aventure à ajouter à mon C.V.!

Ce que je me suis fait brasser dans ce grand bateau, l’Enchanteress ! (Photo Éric Descarries)
La Classique d’automne à Tremblant
Vous savez tous que je suis un mordu de course automobile de tout genre. Heureusement, j’étais libre ce dimanche de septembre pour aller à la Classique d’automne au Circuit du Mont-Tremblant, un évènement qui rassemblait pour la dernière fois cette année au Québec, les coureurs des séries locales en circuit routier incluant les voitures de Formule Libre ou 1600, les grandes sportives, les bonnes vieilles Porsche et un nombre intéressant de voitures de course anciennes.

Mon vieil ami Gilles Boursier (c’est lui qui a proposé ma candidature à RDS il y a 23 ans pour couvrir les courses de NASCAR) était LE grand journaliste des sports automobile québécois dans La Presse il y a plus de 20 ans de celà. On l’a revu à Tremblant le week-end dernier! Salut Gilles! (Photo Éric Descarries)

Patrice Brisebois (oui, le Patrice Brisebois du Canadien de Montréal) étrennait sa nouvelle Porsche de course à Tremblant le week-end dernier…on espère le revoir en NASCAR aussi! (Photo Éric Descarries)
Malheureusement, il n’y a plus beaucoup de journaux qui nous informent sur les résultats de ces courses locales. Il fut un temps où certains journalistes nous renseignaient sur ces courses locales, que ce soit du stock-car, du rallye ou du circuit routier. Si vous voyiez toutes les coupures de journaux de cette époque que je possède dans des albums. Moi-même, j’écrivais pour des magazines québécois qui nous informaient sur ce sujet. Outre quelques sites Internet, il ne nous reste plus que Pole Position au Québec. Même les journaux locaux ne parlent plus des courses locales, que des évènements internationaux.

Mon vieux copain Amyot Bachand, relationniste chez Subaru est aussi un mordu des courses de voitures anciennes. Il pilote cette MG Midget! (Photo Éric Descarries)

Plusieurs amateurs de courses locales s’étaient donnés rendez-vous à Tremblant le week-end dernier. (Photo Éric Descarries)
La semaine prochaine, Jaguar XK-R et surtout…premier contact avec la nouvelle Ford Fusion!
À jeanvesti : Vous rendez-vous compte que vous parler d’une histoire de 1972 avec une auto d’il y a…40 ans? Les choses ont beaucoup changé depuis
À lopus : Vous avez raison, une montagne, ça se monte un pas à la fois!
À python-1 : Merci de vos arguments, ils rejoignent les miens!
À simon_c : J’attends la C-Max avec impatience!
À kazmo 731 : J’espère que votre «trip» à ICAR vous a vraiment plu! Félicitations!
À atchoum : Je ne l’ai pas écrit dans mon texte sur la Shelby mais, en vérité, la Mustang qui m’a le plus impressionné, c’est la Boss 302. Quel équilibre!
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