Il y a de ces autos dont bien des journalistes ne démordent pas. Dans mon cas, vu que je suis un peu plus «expérimenté» (ça, c’est pour ne pas dire «plus vieux»), c’est l’AC Cobra. Non, il ne s’agit pas ici de la Mustang mais bien de ce roadster des années soixante, une voiture à deux places peu confortable mais incroyablement puissante et difficile à conduire, une toute petite auto de moins de mille kilos mue par un moteur Ford V8. C’est pourquoi il y en a une dans mon garage (une réplique, bien entendu!).
Je me demande ce qu’il aurait pu advenir de la Cobra si les normes fédérales américaines n’en avaient pas forcé la fin de sa production à la fin de 1966? La Cobra serait-elle, de nos jours, devenue aussi évoluée que la Porsche 911? Parce que mon deuxième choix serait la 911. C’est extraordinaire comment Porsche, ce petit constructeur allemand, a su évoluer jusqu’à aujourd’hui au point de nous présenter des autos aussi spectaculaires tout en conservant une ligne originale maintenant légendaire parue, si je ne m’abuse, en 1965 (le prototype en fut dévoilé en 1963 par le petit-fils de Ferdinand Porsche au salon de Francfort, ce qui attribue à l’auto le vénérable âge de 50 ans!). À peu près à la même époque que la Cobra !

La Porsche 911 Carrera S 2012 est un peu pus longue que ses prédécesseurs. (Photo Éric Descarries)
Porsche Canada m’a toujours gâté. J’ai presque toujours obtenu ses plus beaux produits pour mes articles. Mais dans le cas de la 911 Carrera S de 2012, j’ai du «reporter» mes impressions de conduite au moins trois fois tout simplement parce que je ne voulais pas conduire cette auto que deux ou trois jours. Je ne voulais pas être coincé dans un horaire trop serré qui m’aurait empêché d’en profiter à son maximum.

Malgré les changements, la 911 a conservé sa ligne reconnaissable (Photo Éric Descarries)
Bien, voilà! Je viens de passer (presque) toute une semaine au volant de la toute dernière 911 Carrera S. Regardez bien les photos de cette auto et vous vous rendrez compte que la toute dernière 911 Carrera S est plus longue que les Carrera du passé. Son empattement est désormais une centaine de millimètres plus long mais l’auto en est plus basse que de moins de 10 mm. Ce qui donne cette impression de longueur accentuée, ce sont les nouvelles roues de 20 pouces et la voie légèrement agrandie.
Toutefois, même si plusieurs éléments de l’avant et de l’arrière ont été (judicieusement) modifiés. On reconnaît toujours la «légendaire» 911. C’est fou le nombre de petits changements qui ont été apportés à cette auto qui, malgré tout, demeure reconnaissable. Les feux arrière sont les plus notables. Incidemment, la 911 Carrera S conserve cet aileron arrière qui se soulève automatiquement à haute vitesse. Mais ce qui m’a le plus frappé, c’est l’ouverture du capot arrière qui en a été réduit à un simple petit panneau qui ne dévoile que les orifices de remplissage des liquides! En effet, comme c’en est le cas pour la Boxster, on ne voit plus le moteur. Celui-ci n’est «accessible» qu’en soulevant l’auto.
Un nouveau moteur et une boîte PDK
Heureusement, Porsche a conservé le moteur à six cylindres à plat tout aussi «légendaire» de la 911. Cependant, il fait maintenant 3,8 litres (avec la version S) ce qui résulte en 400 ch et 324 li-pi de couple (la version de base a un six à plat de 3,4 litres et 350 chevaux) . La voiture qui me fut confiée était équipée d’une boîte de vitesses PDK (Porsche Doppelkupplungsgestriebe ) à double embrayage qui se conduit comme une boîte automatique (la rumeur veut que Porsche ne propose plus de boîte manuelle traditionnelle d’ici un avenir plus ou moins rapproché) mais qui agit comme une boîte manuelle sans que le conducteur n’ait à presser du pied sur une pédale. Évidemment, il est possible de «manipuler» cette boîte de vitesses avec le levier au plancher ou avec les commandes au volant. En quelques jours, on peut s’habituer au maniement de cette boîte de vitesses tout comme on peut s’en tenir à la fonction strictement automatique.

Comme pour la Boxster, l’accès au moteur n’est plus possible que sous la voiture. Le panneau arrière n’est utile que pour vérifier les liquides (Photo Éric Descarries)
La Porsche 911 Carrera S demeure une auto à propulsion (la version 4S sera dévoilée sous peu) et ses accélérations sont époustouflantes. Les reprises sont tout aussi folles sauf que l’on n’a pas les désagréments de l’effet de couple des autos à traction avant. Passer de 0 à 100 km/h demande moins de 5 secondes. Mais ce n’est pas là le plaisir de conduire une 911. C’est sur une belle route sinueuse que l’on peut en apprécier la tenue de route. Toutefois, il n’y a pas tant de routes du Québec qui nous permettent de tels exercices. Je le sais, je l’ai essayé autour de Val David et de…Tremblant! Que ces routes sont mauvaises. Et il n’était surtout pas question de mettre le réglage de la suspension et des réactions de le mécanique à Sport Plus!

Le tableau de bord transmet les informations nécessaires (Photo Éric Descarries)
Un intérieur plus accueillant
La nouvelle 911 Carrera S se présente cependant avec un intérieur plus confortable que jamais. Évidemment, il s’agit d’une présentation plus sportive. Les sièges aux supports latéraux plus évidents demandent une certaine adaptation. Mais, sur une longue distance, ils s’avèrent plus confortables que prévu. Toutefois, malgré un plus grand empattement, les places arrière demeurent exiguës. Elles ne peuvent servir qu’à des enfants et que sur de courtes distances. Cependant, le tableau de bord récemment redessiné est très bien aménagé avec une instrumentation lisible alors que la finition et les matériaux sont exemplaires. Le coffre (avant) est, toutefois restreint et, heureusement, il n’y a pas de pneu de secours (il n’y aurait pas de place).

Mais pour les places arrière…(Photo Éric Descarries)

Le coffre est, évidemment, à l’avant mais il n’est pas très vaste. (Photo Éric Descarries)
Sur la route
Il y aurait tant à dire sur cette auto. L’espace et le temps me manquent. Mais rouler toute une semaine au volant de cette Porsche est un des «cadeaux» de cette profession. En situation urbaine, la Porsche n’est pas la voiture idéale. Ses larges pneus cherchent les fissures et les rigoles. Le volant (avec assistance électrique) demeure quand même facile à maîtriser. La visibilité n’y est pas si facile et j’aurais bien aimé une caméra de marche arrière. La 911 qui m’a été prêtée avait la fonction «Stop-Start» qui neutralisait (mais pas toujours) le moteur aux arrêts aux feux rouge. Le moteur était relancé par le démarreur et je me demande jusqu’à quel point cet élément durera! Je n’ose pas imaginer le prix de son remplacement dans six ou sept ans!
La partie la plus désagréable de cette auto est son petit becquet avant (souple) qui frotte continuellement au sol. On m’a dit qu’il était démontable et remplaçable au coût d’environ 150$. Ai-je vraiment besoin de cela? Cependant, sur l’autoroute, quelle voiture à conduire! La 911 est stable et le volant réussit à conserver facilement le cap. Dépasser ne demande qu’un peu de sollicitation de l’accélérateur et tout se fait en toute sécurité. Il ne faut surveiller que sa vitesse…on dépasse facilement les limites permises!
C’est fou tout ce que j’aurais à dire sur la Porsche 911 Carrera S. Éventuellement, on en verra la version à traction intégrale qui fera de cette Porsche une des rares autos exotiques bien à l’aise en situation hivernale. Ma semaine au volant de cette auto s’est soldée par une consommation de 9,98 L/100 km! Cependant, il faut en considérer le prix. Une 911 Carrera S de base se détaille 110,000$. Mais avec les nombreuses options (dont le cuir intérieur de 5 530$, les sièges électriques de 5 080$, le système d’échappement que l’on peut rendre plus «bruyant» par une commande électrique à la console de 3 370$ et surtout la boîte à double embrayage «automatique» de 4 660$, les assistances de stationnement de 1 130 $, l’ensemble de chrome de 2 710$ et surtout la chaîne audio de 6 040 $ plus la radio XM de 1 280$ et j’en passe), nous voilà rendu à 148 665$ ce qui inclut les 100$ de la taxe d’accise sur la climatisation (pfff!) et les frais de livraison de 1 085$ !
Un peu de Lexus
Cette semaine, j’ai aussi participé à une présentation locale des nouvelles Lexus de 2013 dont les ES350 redessinées (et, ma foi, plus agréables et plus excitantes que dans le passé) et ES300h hybrides. J’ai aussi conduit la toute récente RX F-Sport avec boîte de vitesses à huit rapports.

Un premier tour de roues au volant de la RX révisée (Photo Éric Descarries)

La ES affiche une ligne qui me semble plus agressive (Photo Éric Descarries)

Et voici la première version hybride de la ES (Photo Éric Descarries)
Évidemment, le temps pressait et je n’ai pu conduire ces autos que sur de courtes distances sur la rive sud de Montréal ce qui m’a donné une première impression de conduite quand même intéressante. Même si la (toute nouvelle) version hybride de la ES m’a impressionné, j’attendrai de conduire ces véhicules pendant une semaine avant de me prononcer. Néanmoins, mes premières impressions me disent que Lexus a accompli de vives améliorations pour mieux plaire aux amateurs de belles voitures de luxe offrant de bonnes impressions de conduite. On s’en reparle.
À omni-tag : Regardez-y à deux fois et comparez l’avant de la nouvelle Ram avec celui de l’année dernière. L’avant a vraiment été redessiné et il est maintenant adapté pour y recevoir un système de volets derrière la calandre afin de rendre la camionnette plus aérodynamique.
À jeanvesti : ne rêvez pas, les pièces galvanisées existent sur plusieurs autos américaines aussi. Le problème avec le galvanisé, c’est d’y appliquer une peinture qui y «collera». Puis, il y a les soudures qui sont vulnérables à la corrosion. Enfin, vous ne vous souvenez pas des peintures de Volkswagen qui écaillaient en dedans de deux ans? C’était il n’y a pas si longtemps, pourtant. Il n’existe pas d’autos parfaites, même pas chez les Allemands (je le sais, il y en a une chez nous!). Quelques constructeurs allemands comme Audi ou anglais comme Jaguar produisent aussi des autos en aluminium. Le problème? Difficilement réparable (ou à un coût très élevé) quand on les endommage.
À gl000001 : Ironiquement, il y a une foule de gens qui se plaignent d’avoir perdu Planète Jazz. Pourtant, l’excuse pour faire passer ce poste à de la radio parlée, c’était que la vente des commerciaux n’y était pas facile. J’écoute Siriusly Sinatra sur la radio par satellite mais il y manque la variété de Planète Jazz. N’y a-t-il pas d’alternative sérieuse?
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