Le titre peut faire sourciller un peu mais c’est bien cela qui est inscrit. En effet, Porsche Canada m’a permis, il y a quelques semaines de rouler au volant de la nouvelle version hybride de sa grande berline Panamera. Voilà donc deux mots qui ne semblent pas aller ensemble, Porsche et Hybride. Pourtant, si vous faites un peu de recherche dans l’histoire de l’automobile, vous pourrez y lire que le fondateur de la marque, le Dr Ferdinand Porsche (le titre de Docteur est donné, en Allemagne, aux ingénieurs qui ont un doctorat dans un domaine précis) avait déjà créé une voiture à motorisation hybride-électrique en collaboration avec une autre entreprise de l’époque, Lohrer, au début du siècle dernier.

La Porsche Panamera S Hybrid (Photo Éric Descarries)
Dans le cas qui nous intéresse, la Panamera S Hybrid est une auto à propulsion mue principalement par un moteur V6 suralimenté de 3,0 litres qui fait à lui seul 333 chevaux et 325 li-pi de couple (c’est un moteur semblable à celui que l’on retrouve sous le capot de l’Audi A4). Il vient combiné à un moteur électrique de 47 chevaux et 221 li-pi de couple. Porsche affiche alors une puissance combinée de 580 chevaux et 428 li-pi de couple. L’ensemble est accouplé à une boîte automatique à huit rapports dont le volant-moteur est combiné, lui, à un moteur électrique. Ainsi, cette auto est non seulement puissante, elle est aussi relativement économique puisque le moteur électrique vient en aide au V6 lorsqu’on sollicite celui-ci. Puis, aux feux rouges, le moteur arrête de fonctionner. On peut ensuite accélérer doucement et il n’y a que le moteur électrique qui fonctionne. Tout dépendant de l’utilisateur, cette Panamera peut couvrir de bonnes distances uniquement avec le moteur électrique et ce, jusqu’à 50, voire même 60 km/h sinon plus si l’on presse la commande E-Power au centre de la console. Incidemment, il s’agit de la même voiture qui a servi lors de l’évènement Eco Run de l’AJAC dont il a déjà été question dans ce blogue.

De l’arrière, seule l’ornementation sur le coffre pourra identifier la Panamera S Hybrid (Photo Éric Descarries)
Dire que je fus complètement renversé par le fonctionnement de cette auto serait un peu exagéré. Non pas que le système ne fonctionne pas comme prévu mais nous en sommes rendus au point où presque tous ces systèmes démontrent une efficacité notable. Donc, pas de grande surprise! Dans le cas de cette Porsche, j’ai obtenu une consommation moyenne de 12,08L/100 km selon un trajet partagé ville et route ce qui, à mes yeux, semble raisonnable surtout si l’on utilise un tantinet soit peu les performances de l’auto (c’est une Porsche, après tout!). Les commandes au volant de la boîte automatique sont utiles en conduite de performance mais si l’on veut tirer le maximum de l’économie possible de cette auto, vaut mieux ne pas trop jouer avec!

Le tableau de bord est d’un dessin typique à Porsche (Photo Éric Descarries)

Les places arrière sont invitantes même pour de grandes personnes (Photo Éric Descarries)
Pour le reste, ce que j’ai retenu de cette voiture rejoint les commentaires que j’ai déjà fait dans le passé sur ses sœurs avec motorisation différente. Oui, l’auto est un peu grosse pour une Porsche (du moins, c’est ce qu’en pensent aussi les puristes) mais elle peut devenir une berline très confortable si l’on choisit la position de Confort pour la suspension. Évidemment, la visibilité arrière n’y est toujours pas des plus faciles mais la conduite y est toujours aussi précise. Les deux passagers d’avant peuvent s’y sentir très à l’aise alors que les deux passagers d’arrière pourront profiter autant du confort et du luxe que d’un dégagement remarquable pour la tête et les jambes. Sachez que le dossier de ces deux sièges peuvent se rabattre ce qui transforme l’espace de chargement de l’auto pour les couples qui voudraient l’utiliser sur de longs trajets.

Malgré le fait qu’il y ait des batteries sous le plancher, la Panamera S Hybrid propose un coffre suffisamment vaste (Photo Éric Descarries)

Le moteur V6 semble un peu perdu sous le capot de la Panamera mais il y est très efficace (Photo Éric Descarries)
Un petit mot sur le tableau de bord et la console. L’instrumentation demeure toujours un des points forts de Porsche et celle de la Panamera S Hybrid en est une preuve concrète. En passant, le constructeur continue de produire ses véhicules avec le contact à la gauche de la colonne de direction. Quant à la console, elle ressemble un peu à celle d’un Boeing 747 tant il y a de commandes. Cependant, avec un peu de pratique, on arrive à tout comprendre.
Une telle Panamera affiche un prix de base de 108 700$ mais celle qui me fut confiée valait 127 395$ grâce à ses nombreuses options dont les jantes Turbo de 20 pouces (3860$!) la peinture vert cristal métallisée (3590$!) et l’ensemble tout cuir (4170$). La finition intérieure anthracite ajoutait 1140$ à la facture alors que la sonorisation BOSE valait 1650$. Ah oui! Les frais de destination…1115$.
Fun Day chez Hyundai
Ce temps de l’année est propice à de nombreuses activités dans le domaine de l’automobile pour des gens comme moi. La plupart des constructeurs en profitent pour nous faire connaître de nouveaux produits alors que d’autres nous invitent à des évènements de performance. J’ai malheureusement manqué un programme de Ford à la piste de Calobogie près d’Ottawa où la division canadienne du constructeur américain y avait organisé une journée en piste avec tous les modèles de Mustang imaginables (incluant la Shelby GT 500 dont il sera question plus tard) car j’étais alors chez Chrysler au Michigan pour la présentation des véhicules de 2013 dont il a été récemment question ici.
Toutefois, j’ai pu accepter l’invitation de Hyundai Canada qui avait organisé pour la deuxième année de suite un programme de performance à la piste de Mosport en Ontario (maintenant rebaptisée Canadian Tire Motorsport Park). Toutefois, pour se rendre à la piste (à partir de Toronto), nous avons utilisé les nouvelles Elantra GT alors que pour le retour, nous avons eu droit au Coupé Elantra. Évidemment, vous aurez compris que ces nouvelles autos de Hyundai sont des versions révisées de la déjà populaire berline. Elles se comportent donc un peu comme les berline mais c’est à l’intérieur que l’on y constate toute une différence. Je devrais être en mesure de vous en dire plus un peu plus tard. En attendant, place à la nouvelle Veloster Turbo.

Les Hyundai Coupe et GT nous ont été confiées pour se rendre à la piste de course (Photo Éric Descarries)
Le constructeur sud-coréen a donc profité de ce programme pour nous faire connaître en même temps la version turbocompressée de sa sportive Veloster reconnaissable à sa calandre plus massive. Outre une ballade sur les routes de campagne autour de la piste, nous avons pu conduire la Veloster Turbo sur un petit circuit de slalom organisé à même une aire de performance de la piste. Il fallait évidemment rouler très rapidement selon un tracé serré ce qui démontrait les véritables performances de la voiture. Selon mes premières impressions de conduite, j’ai bien senti que la Veloster Turbo était nettement plus rapide que celle de base mais il me semble que j’en aurais voulu un peu plus. Je dirais alors que ce nouveau moteur pourrait très bien être celui de base pour une telle voiture sportive alors qu’un autre moteur encore plus puissant pourrait être offert en option. Toutefois, pour la plupart des automobilistes, ce quatre cylindres turbo de 1,6 litre de 202 chevaux disponible avec la boîte manuelle ou automatique (nous n’avions que des manuelles à la piste) suffit largement à une utilisation courante même en conduite sportive.

La nouvelle Veloster Turbo possède une calandre assez agressive (Photo Éric Descarries)

La Veloster Turbo vue de l’arrière (Photo Éric Descarries)

La Veloster Turbo en action sur le circuit de slalom (Photo Éric Descarries)
Parmi les autres exercices au programme, Hyundai avait mis à notre disposition des coupés Genesis à moteur quatre cylindres turbo de 2,0 litres ou V6 de 3,8 litres sur le circuit de performance de la piste où se donnent les cours de pilotages en Formule 2000. Il s’agissait alors, par groupe d’une demi-douzaine de voitures de suivre un instructeur jusqu’à ce qu’il nous fasse signe de dépasser afin de mieux exploiter les capacités du coupé en piste. Ce fut, dans mon cas, une première expérience avec cette auto en piste et je ne fus pas déçu!

Hyundai nous a permis de conduire ses Genesis coupé sur le petit circuit de performance de Mosport (Photo Éric Descarries)

Les coupés Genesis en action (Photo Éric Descarries)
En général, sauf pour un embrayage grillé, il n’est rien arrivé de fâcheux à ces autos ce qui démontre toute la confiance que le constructeur a en ses produits. Décidemment, il faut vraiment compter sur Hyundai maintenant quand on parle de véritables sportives!
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