Éric Descarries

Archive, avril 2012

Wow! Qu’on le veuille ou non, ce «job» peut nous amener à vivre des expériences complètement opposées. Prenons d’abord le véhicule qui m’a été confié pour la semaine, l’incroyable Jeep Grand Cherokee SRT8. Aussi ridicule que cela puisse paraître, cette SRT8 est une réponse directe à ce que l’Europe (oui, oui, vous avez bien lu, l’Europe!) nous propose dans le segment. Quand les constructeurs nord-américains ont (presque) inventé les VUS de luxe de performance, ce n’était pas pour impressionner les mordus de course automobile locaux mais bien pour répondre «business» aux invasions européennes.

En effet, si vous avez l’impulsion (encore une fois) de blâmer les «gros méchants Américains» d’avoir «inventé» les VUS de haute performance à moteur V8 super performants ou super gloutons, regardez un peu du côté des constructeurs européens (qui ont pris un temps fou avant de réagir au phénomène des VUS mais qui y vont à gogo au moment d’écrire ces lignes… Porsche Cayenne de tout acabit, BMW X5, X3, X1, Mercedes-Benz G, GL, GLK et autres, Lamborghini, Maserati Kubang, Bentley, Audi A7, A5, A…?…et j’en passe…)  et peut-être même japonais (Infiniti QX56, Lexus GX et LX et j’en passe encore une fois…). Au moins, Jeep a l’avantage de profiter du fait que son nom est associé au fait qu’il a été le tout premier VUS de tous les temps, la Jeep Universelle devenue la CJ, YJ, TJ, JK et…encore une fois, j’en passe!

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La Jeep Grand Cherokee SRT8 affiche un air très agressif! (Photo Éric Descarries)

De retour à la Grand Cherokee SRT8. Quel véhicule! Chrysler a utilisé une «vulgaire» (le qualificatif est strictement utilisé ici d’une façon stylistique!) Jeep Grand Cherokee pour créer un véhicule tout simplement extraordinaire. Qui eut cru un jour qu’une telle camionnette fusse plus extraordinaire sur la route que la majorité des autos incluant des voitures de performance? Sous le capot se cache un V8 HEMI de 6,4 litres qui fait 470 chevaux vapeur et 465 li-pi de couple mais qui peut aussi fonctionner que sur quatre cylindres en vitesse de croisière! Il est combiné avec une boîte de vitesses à cinq rapports,  la traction intégrale et la suspension modulable que le conducteur peut régler grâce à une commande rotative à la console du centre (rue, piste de course, hors route…) ! Si l’on y ajoute des freins Brembo de très haute performance, des pneus Pirelli Scorpion Verde toutes saisons de 295/45ZR20 et une foule d’autres accessoires de performance, on en arrive à un véhicule qui est capable de performances autrefois attribuables qu’à de véritables autos de course.

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Même de l’arrière, on pourra reconnaître la Grand SRT8 (Photo Éric Descarries)

Malheureusement, j’ai manqué la session d’essais sur piste de ce véhicule il y a quelques mois à Willow Springs en Californie. Toutefois, je me souviens très bien d’un exercice semblable auquel j’ai participé il y a quelques années avec la génération précédente de Jeep SRT8 et je ne peux m’imaginer jusqu’à quel point cette nouvelle SRT8 est capable.

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L’aménagement du tableau de bord est simple mais élégant (Photo Éric Descarries)

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L’instrumentation est simple mais facile à consulter (Photo Éric Descarries)

Autrement, la Grand Cherokee, qui affiche un air très sérieux comme on peut le voir sur les photos, demeure un VUS docile et facile à conduire (dans le passé, un moteur de 470 chevaux était tout simplement impossible à maîtriser tant il était imprévisible…). Toutefois, pour l’amateur de performances, il demeure une bête sauvage dont on a le contrôle grâce aux apports électroniques dont les contrôles de stabilité, de patinage et autres. Ses accélérations sont spectaculaires et ses reprises incroyables. Il faut vraiment le conduire pour l’apprécier. Et si l’on veut une conduite sportive, le conducteur peut toujours utiliser les commandes au volant pour passer les vitesses ou rétrograder! Incidemment, le son des échappements peut être magique. Il est d’un silence remarquable en conduite urbaine mais il vrombit aussitôt que l’on appuie l’accélérateur à fond.

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Évidemment, l’utilisateur peut profiter d’un espace de chargement intéressant (Photo Éric Descarries)

Ah oui! Il y a le reste du véhicule. Oui, il est confortable (malgré une suspension un peu rigide) et il est relativement silencieux (les échappements ne deviennent «bruyant» que lorsque le moteur est fortement sollicité). On y est bien assis et l’espace arrière y est relativement confortable même si les portes d’arrière sont un peu étroites. L’espace de chargement y est utile et on peut profiter du hayon arrière à commande électrique. Le tableau de bord est facilement lisible et j’ai bien apprécié l’écran de la caméra de marche arrière qui vient en aide au maniement d’un véhicule aussi imposant.

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Les freins Brembo contribuent à un freinage puissant pour la Grand Cherokee SRT8 (Photo Éric Descarries)

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Le puissant V8 HEMI SRT8 fait 6,4 litres de cylindrée (Photo Éric Descarries)

Considérer la Grand Cherokee SRT8 ne veut pas dire que nous sommes à la recherche d’une économie de carburant mais que nous voulons un véritable de véhicule de performance capable de prouesses difficiles à trouver ailleurs. Mais voici le côté positif de la Grand SRT8. Son prix de base est de 55 095$. Mon véhicule de prêt affichait un prix de 65 180$ car il était équipé d’une finition intérieure de luxe (2995$), un système de navigation (995$), un ensemble de remorquage (750$), un superbe toit ouvrant en verre ( 1 495$) et les pneus toutes saisons spéciaux (100 $). Une taxe fédérale (obscure) de 2 000$ et cette incroyable taxe d’accise pour le climatiseur (un véritable vol!) de 100$! Ajoutez à cela des frais de transport de 1 500 $ et vous en arriverez à une facture totale de 65 180$! Beaucoup d’argent direz-vous? Regardez du côté de ses concurrents européens et vous y verrez des prix qui, dans certains cas, frisent presque le double de celui de la Jeep SRT8. Peur de les comparer sur piste? NOOOON!  La consommation? 20,5 L/100 km mais en ville seulement. Oui, j’ai joué avec l’accélérateur. Mais je conduisais une Jeep Grand Cherokee SRT8! Pas une auto économique…! Et j’ai aimé cela!

Premiers tours de roues au volant de la nouvelle Escape

De plus, cette semaine, j’ai eu l’opportunité de conduire la nouvelle Ford Escape 2013. C’était en Californie (j’ai pris un vol à 6h00 mercredi matin pour me rendre à San Francisco, j’y suis arrivé à l’heure du dîner, je me suis mis au volant avec un confrère en début d’après-midi et je suis revenu vers les 19h00. Souper, dodo et de retour avec un vol à 8h00 le matin qui est atterri à Dorval vers 19h00 jeudi…spectaculaire ce job, n’est-ce pas?), J’ai alors eu l’opportunité de conduire une version très abordable SE avec le quatre cylindres Ecoboost de 1,6 litre (178 chevaux), la boîte automatique à six rapports et la traction avant et une version de luxe Titanium à moteur quatre cylindres Ecoboost de 2,0 litres (240 chevaux mais 270 li-pi de couple), toujours avec la boîte auto à six rapports mais avec la traction intégrale. Si le quatre cylindres de 1,6 litre se débrouille très bien d’affaire, celui à 2,0 litres est certes plus convaincant. Une courte mais superbe balade dans le comté de Sonoma, de retour de Bodega Bay, aura suffi à me convaincre que ce moteur Ecoboost est capable de remplacer avec aisance l’ancien V6. À prime abord, la tenue de route de ce VUS aux allures nettement plus modernes (oui, ce sera un Kuga en Europe et en Asie!) m’a parue tellement plus convaincante. J’ai pu l’exploiter sur une route sinueuse de la région de Bodega Bay au point où mon passager d’arrière, Nick Lacasse, directeur de la marque au pays, a dit qu’il ne s’attendait pas à ce que l’on fasse cela avec une Escape cet après midi-là. Pas de farce, le conducteur de la Porsche Boxster devant moi s’est fatigué de me voir de trop près dans son rétroviseur et il s’est rangé pour nous laisser passer! Pas de farce! Demandez à Lacasse et à mon confrère Chamberland!

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J’ai d’abord roulé avec une Escape moins élaborée à moteur de 1,6 litre et traction avant. À l’arrière plan, un pick-up Ford fort possiblement de 1946 (Photo Éric Descarries)

L’intérieur de ce VUS compacte est des plus invitants et la finition des mieux réussies. Si le petit quatre cylindres de 1,6 litre m’a paru un peu juste, il fera certainement l’affaire de la plupart des conducteurs de tels véhicules. D’ailleurs, attendez-vous à ce que ce moteur soit des plus populaires auprès des consommateurs. Moi, j’ai préféré le 2,0 litres! Lorsque je pourrai l’essayer à Montréal, je vous en ferai part plus en détail!

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J’ai ensuite conduit cette Escape Titanium AWD avec moteur de 2,0 litres ! (Photo Éric Descarries)

Ford à Boucherville

Il est rare que je fasse cela mais cette fois, c’est pour une très bonne cause. En effet, notre correspondant régulier «blueprint» fait la promotion d’une levée de fonds pour une petite école primaire de son patelin, la Boucherville Elementary School. Pour ce faire, l’école s’est associée à un programme de Ford (que cette compagnie est active de ces temps-ci!), «Monte à bord pour ton école». Le concessionnaire local, Boisvert Ford, fournira des voitures neuves, l’essence et les bénévoles au programme. Les gens sont invités à essayer GRATUITEMENT un ou plusieurs de ces Ford 2012 (8 minutes par essai) et Ford du Canada remettra 20$ par essai à l’école. Tout ce qui est demandé des essayeurs est de remplir un petit questionnaire. L’argent amassé (jusqu’à un maximum de 6 000$) servira à l’achat d’équipements de sport pour l’école. Quelque 14 voitures seront alors disponibles et déjà, les réservations peuvent être prises à

www.supersaas.com/schedule/BES-PPO/Ford

L’évènement aura lieu les samedi et dimanche 5 et 6 mai de 9h00 à, respectivement 16h00 et 15h00 à l’école Boucherville Elementary School au 800 rue Père-Le Jeune à Boucherville!

À atchoum

Oui, cette Dodge est aussi dynamique dans les courbes, croyez-moi. J’ai eu la chance de l’essayer la piste de course Infineon Speedway en Californie et, malgré son gabarit, elle est impressionnante!

À le_petit_bob

Charger vs SHO? Tiens, voilà un défi intéressant. Ce serait encore plus intéressant sur piste de course. J’aime bien la SHO mais je me demande si le V8 de la Dodge ne serait pas plus puissant. Ce qui est dommage, c’est qu’il n’y a que 24 heures dans une journée car si je disposais d’un peu de temps, c’est un comparatif que j’aimerais organiser!

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Vendredi 20 avril 2012 | Mise en ligne à 0h58 | Commenter Commentaires (5)

Dodge Charger R/T et divers salons

Je suis tellement habitué d’entendre certaines gens (incluant des journalistes qui se veulent ou qui se disent impartiaux) critiquer les automobiles américaines sans même les avoir essayées que j’en suis rendu méfiant chaque fois que je publie un article sur de telles autos. Il n’y a pas si longtemps, alors que nous étions en Allemagne, j’ai entendu un confrère vanter le taxi Mercedes-Benz de Classe E dans lequel nous étions (il était assis à l’avant) en disant que c’est exactement ce dont nous avons besoin en Amérique…tandis que moi, j’étais «poigné» à l’arrière, les deux genoux dans le front… pas de place pour les jambes! Il faudrait peut-être consulter les conducteurs de taxi new-yorkais qui pleurent déjà le départ imminent de leur brave Crown Victoria (non, pas de moteur diesel mais au moins, une durabilité maintenant légendaire!…et de la place à l’arrière!).

Donc, voici la Dodge Charger R/T , une voiture typiquement américaine. Dans le cas qui nous intéresse, cette Charger à moteur V8 HEMI de 5,7 litres de 370 chevaux et 395 li-pi de couple combiné avec une boîte automatique à cinq rapports et, une touche de modernité, la traction intégrale. Plus américaine que cela, c’est presque impossible. Dimensions assez imposantes, allure très agressive (probablement un des plus agressives sur le marché), long capot, quatre grandes portières, doit-on en dire plus? Oui! Une berline tout simplement agréable à conduire et surtout très bien construite.

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La Dodge Charger affiche certes un air très agressif (photo Éric Descarries)

Encore une fois, certains détracteurs me diront que l’auto est basée sur une plateforme de Mercedes-Benz de Classe E. Mais il s’agit ici d’une plateforme qui a de l’âge et qui a été fortement retravaillé par les ingénieurs tant de Mercedes (à l’époque) et de Chrysler. Mais un instant! Sachez qu’elle a été profondément révisée il y a un peu plus d’un an. Presque toutes les bagues de suspension (les «bushings» pour ceux qui sont bilingues) ont été remplacées par des modèle plus rigides ce qui a complètement changé le comportement routier de l’auto. D’accord, en finition R/T, la suspension de cette Dodge est plus ferme. Mais je me souviens très bien, lors de la présentation médiatique en Californie il y a environ un an et demi, j’avais alors conduit une version moins élaborée de la même voiture mue par le V6 Pentastar et immédiatement, je n’ai pas hésité de la comparer à une voiture de marque allemande bien connue. Faites-en l’expérience vous-même! Si au moins on pouvait faire le test les yeux bandés…En passant, j’avais conduit la R/T sur la piste d’Infineon (Sears Point) et là aussi, j’avais été impressionné!

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Cette fois, les dessinateurs de Chrysler dirigés par Ralph Gilles (de Montréal) ont réussi l’arrière de la Dodge Charger (Photo Éric Descarries)

Encore une fois,la semaine dernière,  j’ai vécu une expérience semblable avec la R/T. Mais cette fois, ajoutez-y la puissance du V8 HEMI. Déjà, j’entends les hauts cris de ceux qui ne vantent que les mérites des petites autos économiques ou hybrides. Oui, c’est un V8 américain qui, en principe, devrait être glouton. Ce HEMI n’est pas un exemple d’économie, je l’avoue. Mais il se compare avantageusement à des V8 d’autres origines car il n’a pas besoin de turbocompresseur pour arriver à sa grande puissance. Puis, grâce à son mode de désactivation de la moitié des cylindres en vitesse de croisière, il ne consomme certes pas plus. La boîte automatique à cinq rapports est bien étagée et elle se manipule manuellement grâce aux palettes au volant.

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Le tableau de bord est simple mais bien conçu et facile à consulter (Photo Éric Descarries)

Les sièges d’avant de cette Charger sont très confortables comme une balade à Québec me l’a prouvé. Même le passager d’arrière s’y est dit bien à l’aise avec beaucoup d’espace pour les jambes! Incidemment, tous ces sièges sont chauffants… incluant le volant. Et le porte gobelet du centre avant pouvait réchauffer ou rafraîchir individuellement chaque contenant! La visibilité y est bonne de l’avant mais la vue trois-quarts arrière est diminuée par la forme fuyante du toit. Ajoutons que le déflecteur sur le capot du coffre arrière n’aide pas à la visibilité au travers la lunette. L’auto n’avait pas de système de navigation ni de caméra de recul malgré le grand écran au centre du tableau de bord. Heureusement qu’il y avait des avertisseurs sonores avertissant le conducteur des objets rapprochés ce qui venait suppléer au manque de visibilité de la lunette arrière! Les rétroviseurs extérieurs étaient, eux aussi, grands et efficaces. Quant au coffre, il était aussi caverneux qu’on pourrait l’imaginer d’une auto américaine!

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Le coffre de cette Dodge est vraiment caverneux (Photo Éric Descarries)

J’ai donc utilisé la Dodge Charger R/T en situation urbaine d’abord. Évidemment, j’ai profité un peu du V8 HEMI ce qui a du influencer sur la consommation…mais m’en voudrez-vous? Ou allez-vous m’envier? Le moteur répond si rapidement, ses accélérations sont remarquables et les reprises étonnantes (et le son si enivrant!). Toutefois, s’il faut mentionner un défaut parfois agaçant avec cette auto, c’est l’attention particulière qu’elle demande pour la garer. Pas toujours facile! Ah oui! La consommation…J’ai obtenu une moyenne de 13,9 L/100 km qu’en déplacements urbains.

S’il y a une situation où cette Dodge se distingue, c’est bien sur les autoroutes. Outre une tenue de route remarquable sur circuit sinueux, la Charger R/T est aussi une grande routière de longue distance. Elle roule avec douceur et précision à des vitesses avoisinant les 110 à 120 km/h. Et elle est silencieuse jusqu’à ce que l’on presse fortement l’accélérateur. Mais le vrombissement du V8 était, je le répète, une musique à mes oreilles! J’ai aussi appris à conduire avec le régulateur de vitesses adaptatif qui m’empêchait de frapper l’auto devant moi par inadvertance (certains conducteurs ralentissent parfois rapidement ce qui peut prendre les conducteurs les suivant par surprise!).  Ni trop moelleuse ni trop rigide sur la route, cette auto est d’une grande stabilité alors que sa direction tient très bien le cap! J’ai pris soin de noter la consommation sur autoroute seulement mais encore une fois, je roulais quelques kilomètres-heure au dessus de la limite permise…comme presque tous les autres conducteurs sur l’autoroute 40. Néanmoins, même avec le V8 et trois personnes à bord, j’ai obtenu une moyenne de 10,3 L/100 km ! Si je combine les deux voltes de consommation, j’en arrive à  une moyenne de 12,5 L/100 km…pas mal pour une si grande berline à moteur V8 aussi puisant avec la traction intégrale, non?

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Vite et puissant mais malgré tout avec une consommation raisonnable pour un V8 de performance, ce HEMI n’a pas besoin de turbocompresseur pour atteindre les 370 chevaux-vapeurs. (Photo Éric Descarries)

Mais là où c’est vraiment différent, c’est que cette Dodge affichait un prix de base de 37 995 qui, avec des accessoires comme la couleur spéciale, les roues chromées, les pneus de performance 245/45R20 (dans le cas qui nous intéresse, des pneus d’hiver Bridgestone Blizzak qui étaient bruyants sur pavé sec mais vu que nous sommes si tard dans la saison…) , le pédalier ajustable(2 500$), l’ensemble audio (500$), l’intérieur en cuir (900$) le régulateur adaptatif avec volant chauffant (900$!), l’ensemble Super Piste (suspension sport, 500$), les multiples taxes (incluant toujours cette anachronique taxe de 100 $ pour le climatiseur qui date, je crois, de 1974…) et surtout les frais de transport de 1 400$ et quelques autres frais, la facture totale en arrivait à 45 145$. Vous rendez vous compte que pour vous procurer une voiture semblable d’un constructeur européen, il vous faudra débourser plus du double?

L’expo Grand Travaux

Je suis un mordu de l’auto mais aussi d’à peu près tout ce qui est mécanique. Pas surprenant alors que je me sois retrouvé à l’Expo des Grands Travaux qui s’est déroulée la semaine dernière au Stade Olympique. On pouvait y voir toutes sortes d’équipements de construction incluant des camions poids lourd, des chargeurs, des paveuses, des grues, des niveleuses…et j’en passe.

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L’Expo des Grands Travaux avait envahi le Stade Olympique (Photo Éric Descarries)

J’y ai découvert de nouvelles marques de chargeur de Chine (avec moteur Cummins américain et boîte de vitesses ZF allemandes…fort possiblement des laboratoires américains de la compagnie dans Detroit..) et les nouveaux moteurs diesel de machinerie lourde qui doivent maintenant respecter de nouvelles normes environnementales (Tier 3 Interim) …mois sévères que celles des camions poids lourd mais plus évoluées qu’auparavant.

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Caterpillar y avait une grande vedette, son tout nouveau camion CT 660 (Photo Éric Descarries)

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Kenworth exposait à l’Expo des Grands Travaux son nouveau camion de poids moyen à cabine avancée (Photo Éric Descarries)

Le Salon de l’Auto-Sport de Québec

Comme j’en ai parlé dans mes impressions de conduite de la Charger, je suis allé à Québec le week-end dernier pour visiter le Salon de l’Auto Sport, une véritable institution de plus de 40 ans. J’y ai fait des reportages pour d’autres publications spécialisées, surtout sur des hot-rods et des voitures custom mais j’y ai aussi rencontré des personnes intéressantes comme Monsieur Aldège Landry, professeur de mécanique d’une école de la région , le Centre de formation de Rimouski-Neigette, qui m’a expliqué comment ses élèves ont complètement restauré une Plymouth Valiant des années soixante et ce, dans toute son originalité. Superbe travail! J’y ai aussi vu mon vieil ami André Larue (le président fondateur des Souffleuses Larue de Québec) qui passe une partie de sa pension (pension, vous dites?) à restaurer des autos anciennes et de vieux camions dont un Fargo 1000 de 1971 qu’il exposait fièrement au Centre des Foires de Québec (où, incidemment, j’ai été reçu comme un roi!).

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Le Salon de l’Auto-Sport de Québec, un rendez-vous classique à ne pas manquer…(Photo Éric Descarries)

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Le Fargo Power Giant 1970 de mon ami André Larue..(Photo Éric Descarries)

La semaine prochaine, je vous parle de Jeep Grand Cherokee SRT-8 et…de la nouvelle Ford Escape!

En réponse…

À kiroulbien

Quand je parle de mes vols vers New York, j’incluse TOUT le temps passé de Laval à l’aéroport au stationnement, à l’attente, aux vols (trop souvent en retard), à l’arrivée à La Guardia et à la balade en taxi dans la circulation à l’hôtel. Trop souvent, le retour doit se faire par un vol à 17h00 (alors que j’ai fini mon travail à 11h00 le matin)…plus le vol, plus les douanes, plus le retour à la maison…Trop souvent, le total du temps en avion rejoignait les cinq heures. En auto, environ six heures. Et la route est superbe. Mais souvenez-vous que je suis un chroniquer d’autos. C’est donc mon rôle de rouler sur ces grandes routes!

À patgarch

Allez essayer une Regal. Ce n’est pas une auto de grand-papa. Elle vaut facilement plusieurs voitures importées d’un créneau semblable…et bien souvent plus chères!

À felix_c

Il y a toujours un démarreur traditionnel sur le moteur de la Buick malgré le système e-Assist…j’ai vérifié!

À blueprint

James Bergeron a peut-être utilisé cette Buick qu’en ville (il vient d’Ottawa) et en hiver de surcroît ce qui expliquerait sa consommation plus élevée!

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Mardi 10 avril 2012 | Mise en ligne à 23h43 | Commenter Commentaires (11)

Le Salon de New York et 1500 km en Buick Regal

Je viens de terminer un court voyage à New York juste avant Pâques comme je le fais chaque année. En fait, je me suis rendu au Salon de New York et au lieu de le faire en avion, je préfère toujours l’automobile. Ça me prend un peu plus de temps mais pas tant que cela. En vérité, il faut environ six heures de route pour aller de Laval à New York alors qu’en avion, avec les temps d’attente à l’aéroport et ceux de déplacements des aéroports newyorkais aux hôtels, il faut compter de quatre à cinq heures…si l’avion n’est pas en retard. De toute façon, alors que les activités du Salon de New York se terminent vers l’heure du midi le jeudi, il faut attendre jusqu’à vers dix-sept heures pour décoller de New York vers Montréal. Si votre auto n’est pas trop loin de l’exposition, on pourrait arriver presque en même temps à la maison si l’on compte le temps de descendre de l’avion à Montréal, de reprendre son véhicule et de revenir à la maison.

Cela étant dit, j’avais originalement réservé une Chevrolet Orlando LTZ pour ce voyage mais quelques jours avant mon départ, l’auto fut impliquée dans un accident. C’est alors que M. Pagé de GM m’a proposé une Buick Regal avec e-Assist. Si vous chercher un peu dans les archives de ce site Web, vous retrouverez mes impressions de conduite de cette auto en version CXL avec le moteur de base.

Je vous épargne plusieurs détails concernant cette belle petite berline, détails que l’on retrouvera dans le texte précédemment mentionné. Toutefois, je vous précise que le moteur à quatre cylindres de l’auto fait 2,4 L de cylindrée ce qui se traduit par 182 chevaux et 172 li-pi de couple. Dans le cas de la voiture qui m’a été confiée, ce moteur était combiné à un moteur électrique qui remplace l’alternateur. Le rôle de ce moteur est de relancer le moteur à quatre cylindres quand celui-ci est neutralisé à l’arrêt (aux feux rouge). Il le fait par la courroie d’entraînement des accessoires, une courroie spéciale nettement plus robuste. Mentionnons que ce même moteur qui produit environ 15 ch. vient en aide au moteur à essence lors des accélérations et des reprises qui sont alors un peu plus performantes que celles de la Regal CXL essayée l’année dernière. Cette Regal, une auto basée sur un produit Opel allemand, je le répète, possédait aussi une boîte automatique à six rapports manipulable manuellement. Sauf pour quelques soubresauts qu’elle a produits (des hésitations), la boîte a très bien fonctionné tout le long du voyage.

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La Buick Regal qui me fut confiée pour le voyage à New York (Photo Éric Descarries)

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La même Regal au point d’observation du Palisades Parkway face à New York (Photo Éric Descarries)

En vérité, je suis un peu content d’avoir hérité de la Regal pour ce voyage. Mardi dernier, j’ai donc emprunté la route 15 vers le sud, puis la 87 de l’État du New York jusqu’à Albany où j’ai bifurqué sur le New York Thruway (5,50$). Arrivé près de la métropole américaine, j’ai quitté le Thruway pour prendre le Palisades Parkway (on est alors au New Jersey) jusqu’au pont Georges-Washington (12$…mais on ne paie pas pour sortir de la ville!). De là, je prends le Hudson Freeway jusqu’au centre-ville de New-York. Je disais donc que j’étais content de la Regal parce que je me suis retrouvé au volant d’une berline très confortable, très silencieuse et d’une conduite précise et facile. J’ai laissé la mécanique rouler avec le régulateur de vitesses (115 km/h) et par moments, j’étais complètement seul sur la route. Personne devant, ni derrière! Il y a bien eu cette grosse Crown Victoria toute noire conduite par un policier quelconque qui m’a dépassé (sans me regarder!) suivi de deux jeunes casse-cou aux guidons de leur moto sportive (à plus de 180 km/h, je vous le jure….et ils ont même dépassé la Ford noire…qui n’a pas réagi!)…En plus du siège de conducteur complètement ajustable et très confortable, j’ai eu droit à une bonne visibilité, à la radio satellite XM et, dans New York, au système de navigation pour retrouver mon hôtel.

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Lorsqu’on est arrêté à un feu rouge, le moteur s’arrête de lui-même. Il repartira lorsqu’on relâchera le pied du frein. (Photo Éric Descarries)

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Le coffre perd un peu de place pour la batterie du système e-Assist (Photo Éric Descarries)

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Le moteur Ecotec à quatre cylindres est appuyé d’un moteur électrique qui remplace l’alternateur (Photo Éric Descarries)

Évidemment, vous vous doutez de la consommation de cette auto : 7,6 L/100 km pour une distance de 1448,7 km incluant mes déplacements dans Montréal et dans New York Selon GM, j’aurais du obtenir 8,3 L/100 km sur autoroute et 5,4 L/100 km en ville. Je dirais que je me suis rendu pas trop loin de cette attente. Pas mal pour une auto de luxe dont le prix de base (avec eAssist) est de 34 190$. Ajoutons-y tous les accessoires optionnel incluant un toit ouvrant (1 395$), les phares au Xénon (que j’ai trouvé efficaces) et le démarrage à distance (que j’ai toujours trouvé inutile à 275$…tiens, petit fait cocasse, mon fils est venu me chercher dans mon bureau hier matin pour me montrer une chose bizarre…la Buick avec le coffre grand ouvert…j’ai dû en actionner l’ouverture en pressant accidentellement la télécommande dans ma poche!), les sacs gonflables latéraux aux sièges arrière (415$) les frais d’expédition ( 1 495$) et autres frais…ce qui totalise 41 400 $…plus taxes! Mais suite à ce voyage à New York, je suis revenu enchanté de cette auto! Ah oui! Si ça vous intéresse, à la sortie du pont Georges-Washington (sur le chemin du retour), la station d’essence Sunoco au départ du Palisades Parkway vers le nord, l’essence régulière était à 3,75$ le gallon US, soit entre 0,99$ et 1,00$ le litre pour nous (soupir!).

Décidemment, General Motors semble faire de plus en plus attention à sa marque Buick. Les modèles sont superbes, ils ne font plus rafistolés comme dans le passé (on se souviendra des Regal des années quatre-vingt!). La finition y est superbe et tout ce qui pouvait différer de la CXL de l’année dernière, c’est l’espace du coffre qui perd un peu de place à cause de la batterie du moteur électrique. Décidemment un bon choix.

Coup d’œil à New York

Bandes de chanceux, vous allez visiter (en partie) le Salon de New York sans vous déplacer. Incidemment, il y avait beaucoup plus nouveautés que jamais à ce Salon qui, à mes yeux, devrait être de plus en plus important. On est à New York, après tout!

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Le président de Nissan, Carlos Ghosn a lui-même présenté trois véhicules importants de ce constructeur à New York. Ici, la nouvelle berline Altima aux lignes plus modernes. (Photo Éric Descarries)

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Ralph Gilles, le designer de Chrysler qui a vécu toute son adolescence à Montréal…et qui a passé plusieurs de ses soirées d’été aux rencontres d’automobiles à l’Orange Julep!…a présenté la nouvelle SRT Viper incluant la version de course qui a été conduite sur scène par le pilote montréalais Kuno Wittmer! (Photo Éric Descarries)

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Chevrolet a complètement redessiné sa grande berline Impala qui ne sera plus destinée aux parcs commerciaux. Elle sera désormais plus luxueuse…une nouvelle Oldsmobile? (Photo Éric Descarries)

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Mazda exposait ce prototype à New York et, selon l’ancien directeur canadien du marketing, Greg Young, elle devrait représenter assez fidèlement la prochaine Mazda6 (sauf pour les rétroviseurs, bien sûr!) (Photo Éric Descarries)

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Ce qui devait être le «clou du spectacle», l’auto volante Terrafugia (Fuir la terre), ne m’a pas impressionné outre mesure. Un jouet de riche qui nécessite son permis de pilotage et un aéroport pour décoller et atterrir. (Photo Éric Descarries)

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Toyota a finalement consenti à confier le design de sa grande berline Avalon à des designers américains. La prochaine Avalon sera donc plus belle, n’est-ce pas? (Photo Éric Descarries)

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Hyundai a dévoilé deux Santa Fe à New York, la version de base à cinq passagers et la version allongée à sept passagers qui éliminera alors le modèle Vera Cruz. (Photo Éric Descarries)

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Nissan avait choisi le Salon de New York pour y dévoiler son fameux taxi qui devrait remplacer les légendaires Crown Victoria. (Photo Éric Descarries)

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La Shelby 1000, 950 chevaux en version de base, 1100 en version de compétition. Tout cela à partir d’un vulgaire moteur V8 de Ford. Et dire que tout le monde s’exclamait lors Bugatti a créé sa Veyron à 1000 chevaux, une auto de millions de dollars avec un moteur V16 quadruple turbo. (Photo Éric Descarries)

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On pouvait voir au stand Shelby, la toute première Cobra de Carroll Shelby, une auto de 1962 mue par un V8 260 de Ford. Elle avait d’abord été vue ici même au Salon de New York (en jaune, puis repeinte en diverses couleurs selon les Salons suivants…faut dire que le Salon de New York se déroulait en janvier à cette époque). Les sièges sont usés à la corde et Shelby n’a jamais vendu sa toute première auto. Elle vaudrait au bas mot quelque 25 millions $ aujourd’hui!  (Photo Éric Descarries)

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Si le Ram 2013 ressemble à celui d’aujourd’hui, sachez qu’il aura alors un V6 Pentastar, une boîte automatique à huit rapports, une suspension pneumatique, une direction avec assistance électrique et plus encore. Elle a été présentée par le directeur de la marque, M. Diaz. (Photo Éric Descarries)

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Au stand Subaru, la Crosstrek 2013 qui avait été d’abord présentée au Salon de Toronto. Notons qu’il y a avait aussi les Legacy et Outback 2013 légèrement retouchées. (Photo Éric Descarries) .

Réponses aux lecteurs

À nickoleterrible : J’ai déjà parlé du RVR dans ce blogue. Un peu de recherche dans les archives devrait vous faire découvrir l’article. Mais j’ai l’intention de la conduire de nouveau dans un avenir rapproché.

À omni-tag : La Corolla GTS Twin Cam de 1985…on s’en ennuie tous!

À felix_c : Et moi, ma vieille Lincoln Versailles de 1977 ne fait «que» 135 chevaux (V8 351) mais 285 li-pi de couple. Pas vite…0-100 en 11 secondes…seul au volant ou avec quatre personnes à bord…. pont arrière de 2.50 :1 oblige. .Mais elle fait aussi crier ses roues! Et on en sent la puissance!

À frank 191 : Moi aussi, je me pose des questions parfois. C’est d’ailleurs pourquoi certains constructeurs abandonnent ou ignorent la configuration hybride. Ils atteignent une consommation très raisonnable qu’avec le moteur à essence! Croit-on vraiment atteindre 2 litres aux 100 km un jour?

À eric 07 : Non, vous faites erreur. Je n’ai rien contre Toyota. J’aime bien, par contre, obstiner ceux qui croient qu’après ce constructeur, il n’y a plus rien d’autre. Mais ce n’en est pas le cas. Il y a des Toyota qui me surprennent (allez voir mon article récent sur la dernière Camry!) et d’autres qui me charment. Cependant, je n’entrerai pas, par exemple,  en pamoison devant une Corolla…même si c’est une excellente voiture…de technologie vieillotte mais excellente! Incidemment, avez-vous vu l’Avalon un peu plus haut?

À philippe_B : Merci pour votre référence au site www.fuelly.com

À frederico : Je n’ai pas publié votre dernier commentaire. Trop d’attaques personnelles!

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