Un des grands avantages de cette profession, c’est de pouvoir mettre la main sur des véhicules extraordinaires qui, autrement, ne me seraient pas disponibles…surtout pour une semaine! Toutefois, ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir accéder à ces merveilleuses autos. Il faut évidemment avoir «fait ses preuves» comme on dit. Puis, il faut en payer, le prix…non seulement en essence mais en travaux qui viennent avec la «job». C’est donc ainsi que je me suis retrouvé avec un superbe coupé 650i de BMW la semaine dernière. Disons que ça fait un peu drôle de rouler une voiture de ce calibre en plein hiver mais 1) c’est notre pays, non? (j’ai vu une Aston Martin toute récente avec d’énormes pneus d’hiver Yokohama stationnée à la banque la semaine dernière!) et 2) la BMW était à traction intégrale…ouf!
Dois-je vraiment vous décrire la beauté de cette auto? On la voit très bien sur les photos. Disons qu’il y a moins de lignes angulaires que l’ancienne génération et que son style fait plus «distingué». La voiture qui m’a été confiée était un coupé mais elle est aussi disponible en cabriolet. Les deux sont néanmoins élégantes.

La nouvelle BMW 650i est définitivement très élégante (Photo Éric Descarries)
Sous le long capot effilé se trouve un moteur V8 à DACT et double turbo de 4,4 litres qui fait 400 chevaux (petite question ici…comment cela fait-il que BMW doive se fier à deux turbos pour ne sortir «que» 400 chevaux d’un V8 de ce calibre alors que Ford en sort 444 d’un V8 presque équivalent (5,0 litres) sans turbocompresseur dans sa Mustang Boss 302?) et 450 livres-pied de couple. De toutes façons, BMW proclame que ce plus «petit» V8 peut semer le plus «gros» V8 de l’année (4,8 litres sans turbo) en accélération. C’est peut-être grâce à la boîte automatique à huit rapports (de ZF qui intègre le boîtier de transfert pour la traction intégrale…un vrai bijou d’ingénierie) qui répond très spontanément aux demandes du conducteur et ce, en toute douceur. Incidemment, il est toujours possible d’obtenir une 650i avec une version à boîte manuelle à six rapports…mais vraiment, je ne suis pas sûr qu’il y ait une grande clientèle pour cette option. Ce qui est surprenant, c’est que BMW a conservé à ce moteur des échappements relativement bruyants lorsque le moteur est à l’effort (moi, je ne m’en plains pas mais il semble que les amateurs de «belles voitures» trouvent cela un peu déplacé) mais qui deviennent complètement silencieux en vitesse de croisière.

Même de l’arrière, la nouvelle BMW ne manque pas de classe (photo Éric Descarries)
L’intérieur de cette grande auto est aussi somptueux. En fait, il s’agit vraiment d’un aménagement de voiture de grand tourisme. Le tableau de bord est typique à BMW. Son design n’est pas éclatant, au contraire. Il demeure simple comme le veut la tradition de la marque. L’instrumentation est simple et facile à lire et, grâce à l’option de l’affichage HUD (Head Up Display) dans le pare-brise, on peut surveiller sa vitesse (et certains systèmes de sécurité) à la hauteur des yeux. La 650i qui m’a été confiée était du type M (mais pas M6…) dont la finition un peu plus poussée est visible à l’intérieur. D’autre part, la voiture était équipée d’à peu près tous les accessoires possibles incluant ceux qui avertissent le conducteur qu’il sort de sa voie, qu’il y a une autre auto dans l’angle mort et plus encore. En fait, heureusement qu’une grande partie de ces aides peut être annulée car on pourrait devenir fou à entendre toutes ces cloches et avertissements. Le système de navigation demande un peu de pratique alors que cette légendaire commande rotative au centre de la console est le seul outil dont le conducteur dispose pour tout régler. En passant, la radio avec ses haut-parleurs Bang & Olufsen est des plus plaisantes à écouter. Par contre, les places arrière ne sont pas faites pour de longues distances. Disons que des enfants pourraient y être à l’aise…en autant qu’ils soient assez grands pour regarder à l’extérieur. Mais le coffre est, lui, suffisamment vaste pour les bagages des deux occupants principaux, ce qui confirme la vocation de grand tourisme de cette auto. En passant, je n’ai pas trouvé de commande électrique pour fermer le capot du coffre. Un petit caprice de ma part? Peut-être, surtout à ce prix-là. Mais lorsqu’on doit fermer le capot tout plein de boue (n’oubliez pas où nous vivons), on se salit facilement les mains. Par contre, chapeau à BMW qui a trouvé le tour de cacher la caméra de recul sous l’emblème de l’auto (qui bascule lorsque la caméra est mise en marche) sur le capot du coffre. Celle-ci demeure propre!

Le tableau de bord de la 650i est typique à BMW : sobre mais élégant!(photo Éric Descarries)
Sur la route
Évidemment, même si la 650i est belle à regarder, c’est à son volant que l’on veut se retrouver. Au départ, inutile de vous dire que le moteur est puissant. En fait, même si j’aurais voulu encore plus de puissance, je peux dire qu’il est équilibré pour une auto aussi lourde (2350 kilos avec les liquides). Il peut propulser l’auto à 100 km/h en quelque 5 secondes et BMW en annonce une vitesse maximale de 250 km/h (que je n’ai pas essayée, je vous le jure!). La première partie de mon essai s’est déroulée dans la région métropolitaine et le seul défaut que j’aurais à signaler, c’est celui de la visibilité. Décidemment, les avertisseurs de voitures dans les points morts ne sont pas inutiles.

Les sièges d’arrière sont plus des places d’appoint que des fauteuils confortables (Photo Éric Descarries)
Le moteur est puissant, la boîte automatique fonctionne tout en douceur (et on peut la manipuler manuellement, ce que j’aime beaucoup en décélération), bref, l’auto est fantastique à conduire sauf, peut-être, pour la direction (électrique) un peu légère. Le freinage, lui, demeure à la hauteur de la réputation de BMW : puissant! Évidemment, même si le véhicule est lourd, sa tenue de route est impressionnante!
Puis, j’ai utilisé la 650i pour aller à Québec au Congrès de Vast Auto. Au début, j’ai un peu craint que la BMW 650i soit très gourmande. En situation urbaine, je voyais l’aiguille du réservoir baisser à une vitesse inquiétante (environ 60 kilomètres par quart de réservoir). Je me disais qu’il m’en coûterait une fortune d’aller à Québec avec cette auto. Mais ce n’est pas ainsi que ça s’est passé (les chiffres de consommation sont plus bas). Malgré une direction un peu légère, je n’ai eu aucune difficulté à garder le cap. Évidemment, j’ai dû me retenir (ou retenir mon pied droit) et j’ai conservé une vitesse oscillant autour des 110 à 115 km/h. À ceux qui aiment dire que j’ai le pied pesant, laissez-moi vous dire qu’on me dépassait plus souvent que je dépassais d’autres automobilistes sur l’autoroute 40. Il y a même eu un monsieur «pressé» au volant d’une Jeep Patriot qui m’a fait toute une série de grimaces parce que je n’allais pas assez vite (115 km/h) en dépassant une autre voiture. Ça doit être parce que mon auto avait de plaques d’une autre province! De toutes façons, mon voyage fut très agréable, le siège du conducteur est demeuré très confortable et j’ai pu apprécier cette BMW qui est d’abord une grande routière.

Un V8 biturbo de 4,4 litres et 400 chevaux… (Photo Éric Descarries)
Malheureusement, je n’ai pu profiter de la traction intégrale en condition hivernale (l’auto avait aussi des pneus d’hiver Dunlop SP Winter sur jantes de 18 pouces) car les routes sont demeurées sèches toute la semaine. Mais je demeure persuadé que cette fonction mécanique est des plus utiles si l’on pousse un peu l’auto sur pavé mouillé.
Le coût d’un tel bijou? Une facture totale de 132 400$ (prix de base de 101 600$ plus les options dont l’ensemble de sport M de 3900 $, la stéréo Bang & Olufsen de 5900 $, les sièges de 4500 $, les frais de livraison de 1995 $ et plus encore) La consommation? Croyez-le ou non, j’ai fait une moyenne de 12,5 L/10 km. Mais soyons honnêtes, il faut y compter un voyage aller-retour Laval-Québec dans ce résultat! Enfin, notons que cette auto aura pour concurrentes les Lexus SC430, Jaguar XK, Porsche 911 et Aston Martin de ce monde…
Une primeur 2013?
Au moment où vous lirez ces lignes, ou bien nous serons en pleines festivités du Daytona 500 de NASCAR, ou bien ce week-end de courses extraordinaire sera terminé. Toutefois, même si nous sommes à débuter la saison 2012 de NASCAR, il est déjà question de 2013. On sait que Ford y alignera sa toute nouvelle Fusion dans cette série l’an prochain et déjà, les premiers «dessins» de cette auto en format NASCAR Sprint Cup sont publiés. Cette nouvelle en aura provoqué une autre. Les rumeurs se font de plus en plus persistantes que Chevrolet y alignerait sa nouvelle Malibu, ce qui a bien du bon sens puisque la Malibu est plus la concurrente directe de la Fusion que l’actuelle Impala (qui, de toutes façons, sera également redessinée). Voici donc une primeur. J’ai demandé à mon fils Guillaume qui étudie en design industriel à l’Université de Montréal de me «dessiner» à quoi la Malibu ressemblerait si elle arrivait en NASCAR l’an prochain, ce qu’il a fait à l’aide d’un programme informatisé bien connu :

La Ford Fusion 2013 en version NASCAR Sprint Cup, photo officielle de Ford

La Chevrolet Malibu 2013 en version NASCAR Sprint Cup telle que vue par Guillaume Descarries
À Cm12 : Non, je n’ai rien vu passer encore en ce qui a trait à la Toyota Highlander 2014. Tout ce que je sais, c’est qu’elle sera dévoilée en 2013 et qu’habituellement, Toyota est un de ces constructeurs qui ne laisse rien transparaître avant le dévoilement final!
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