Ouf! Que de commentaires concernant la VW diesel et sa concurrence! La plupart de ces commentaires sont tellement intéressants à lire. Il y a définitivement des participants à ce blogue qui ont une superbe façon d’exprimer leur opinion. Et, ça, je le respecte toujours. Cependant, encore une fois, j’ai du «couper» dans certains commentaires désobligeants et parfois même insultants. Éventuellement, je vais tout simplement «flusher» les commentaires qui contiennent des insultes ou des remarques personnelles du style : «Encore une fois, vous véhiculer des faussetés…» ou «Vous êtes dans le champs…». Ça me demande trop de temps à corriger!
D’autre part, ça ne me dérange pas trop que certains participants écrivent que j’ai «le pied trop pesant» ou que j’ai «les deux pieds sur l’accélérateur». Mais je veux que vous sachiez que je conduis mes voitures d’essai de la même façon que je conduirais mes propres voitures. Je ne fais que suivre la circulation et trop souvent, sur les autoroutes, j’en suis rendu à rouler trop près de la vitesse limite permise (lire trop lentement!). En ce qui a trait à mes chiffres de consommation (dont j’ai discuté avec certains de mes collègues que je considère francs et honnêtes), ce sont les miens et non ceux de l’ordinateur de bord (vous verrez dans cet article qu’il peut y avoir d’importantes différences). D’autre part, je ne suis pas un «hyperkilométreur» cherchant à gagner des «Economy Runs» (un exercice de consommation qui existait déjà durant les années cinquante) et je ne suis surtout par un «vendeur de char» affilié à une marque précise (parfois, je me demande si certains participants ne sont pas des vendeurs…). Comme tout le monde, j’ai certains goûts et certaines préférences mais rien qui ne devrait influencer mes commentaires. Après tout, combien d’entre vous êtes des amateurs de Cobra ou d’anciennes Jeep ou même d’autos anciennes? En ce qui concerne ceux qui m’affirment faire des «exploits» avec leurs Prius ou VW diesel ou autres véhicules qui seraient si spectaculaires, prêtez-moi votre véhicule deux semaines et je le conduirai selon mes besoins et dans les conditions que je conduis les véhicules de presse. Je suis prêt à gager que certains de vos chiffres «magiques» ne le seront plus. Je me fais un point de vous dire exactement ce que je fais avec ces véhicules compte tenu des situations climatiques et autres. Je ne suis pas toujours en ville à essayer de battre des records d’Economy Run et je conduis mes véhicules comme tout autre véhicule. Je vous le répète! Prêtez-moi votre véhicule! Il ne sera pas endommagé, je vous le jure! Mais je reste persuadé que les résultats de consommation n’auront plus rien à voir avec certains «miracles»!
Enfin, j’ai aussi noté que les places arrière de la Jetta pourraient être plus généreuses ce qui m’a valu un reproche avec l’explication que ce sont des autos compactes et qu’elles doivent être plus petites, etc… En vérité je critique la plupart de ces autos sans distinction. Ce sont des autos compactes qui s’adressent bien souvent à des gens qui surveillent leur budget. Parmi eux, on retrouve beaucoup de petites familles avec un ou deux enfants. Vu l’étroitesse de l’arrière, ce n’est pas toujours facile d’y installer des sièges d’enfant. Un peu plus de place serait bienvenu, non? Ironiquement, alors que la plupart des autos que l’on voit en ville n’incluent que rarement des passagers à l’arrière, surtout les plus imposantes, ce sont dans les plus petites voitures que l’on voit des passagers à l’arrière. Et même si ce n’étaient que des enfants, pourquoi ne pas donner un peu plus de place pour aider les parents?
Des miracles? Pas avec le RX450H
Cette semaine, j’ai roulé le Lexus RX 450H. Évidemment, j’étais bien conscient que j’avais entre les mains le véhicule le plus populaire de la marque sur notre marché, du moins dans sa version régulière. Si vous ne connaissez pas ce véhicule sous sa forme Hybride, sachez que ce véhicule utilitaire multisegment est livré avec un moteur V6 de principe Atkinson combiné à deux petits moteurs électriques, le premier servant de démarreur, de chargeur ou de support au deuxième moteur électrique. Celui-ci travaille en combinaison avec le moteur à essence alors qu’un troisième moteur aide à la motricité arrière de ce véhicule à traction intégrale! En voulez-vous de la technologie? Ah oui! La boîte de vitesses est du type CVT à variation continue.

L’élégante silhouette du Lexus RX450H est facilement reconnaissable (photo Éric Descarries)
Tout cela est beau. Mais pour le commun des mortels, à quoi tout cela rime-t-il? Ce Lexus est aussi important aux yeux des inconditionnels de l’environnement que les Prius peuvent l’être. Mais avec un poids de plus de 2100 kilos, il y a des limites à croire au miracle.

Vu de l’arrière, le RX450H conserve son élégance (photo Éric Descarries)
Au départ, soulignons que ce Lexus n’affiche pas de changements majeurs en 2012 sauf pour le choix des finitions dont les groupes d’options font la manchette. Mon véhicule d’essai avait le Groupe Ultra Premium 1 incluant les jantes de 19 pouces, la stéréo Mark Levinson, les sièges de luxe, le système de navigation, la radio satellite XM, la sellerie de cuir et j’en passe!

Le tableau de bord du RX450H est beau et bien aménagé (photo Éric Descarries)
L’extérieur de ce véhicule qui n’a plus besoin de présentation est reconduit. On peut dire que la ligne est réussie ce qui se traduit par d’intéressantes ventes. L’intérieur est superbement bien aménagé et tout y est facilement atteignable. Les sièges sont confortables (ceux d’avant sont chauffants) et les places arrière relativement accueillantes. La finition y est exemplaire mais, curieusement, il y avait un bruit de carrosserie agaçant dans la portière du conducteur (ça beau être un Lexus de Toyota, rien n’est parfait dans ce domaine!). Il y a suffisamment d’espace de chargement tout à l’arrière et la visibilité n’y est pas trop mauvaise.

Les places arrière sont, quand même, assez généreuses (photo Éric Descarries)
Question performances, le RX 450H affiche des accélérations intéressantes et des reprises très rassurantes. Malheureusement, les déplacements urbains en «électrique seulement» se sont faits assez rares car il a fait très froid toute la semaine de mon évaluation. Et c’est là que la bât blesse. La moitié de mes déplacement se sont faits en ville (encore une fois, dommage pour mes détracteurs, je n’ai pas utilisé le RX 450H comme une voiture de course…je n’ai pas le pied pesant!). Qu’est-ce que j’ai obtenu? Une consommation moyenne de…13,6 L/100 km ! Mais ce n’est pas tout! L’ordinateur de bord, lui, indiquait 11,1 L/100 km (les 13,6 L, ça me réconcilie avec le Ford Edge à moteur EcoBoost qui, en hiver aussi, m’avait donné 12,5 L/100 km). Décidemment, l’hiver a une importante influence sur la consommation! En fait, j’ai été fouiller dans les archives de ce blogue et en 2009, j’avais réussi, EN ÉTÉ, une moyenne de 8,75L/100 km avec un Lexus RX450H semblable. Ce qui est drôle, c’est qu’à cette époque, j’avais noté un bruit de carrosserie dans le tableau de bord. Cette fois, c’est, je le répète, dans une portière.

Le compartiment pour les bagages possède une toile qui assure une certaine intimité et un peu de sécurité (photo Éric Descarries)
Qu’importe, en situation hivernale, ce RX s’est très bien débrouillé sur la glace et dans la neige (pour le peu de neige que nous ayons eus!). Les pneus Toyo qui l’équipaient étaient à la hauteur de la situation offrant à fois adhérence et silence de roulement. Petit problème, il y a un prix à payer pour ce véhicule techniquement très évolué. De base, le RX 450H de 2012 vaut 59 700 $. Ajoutez à cela 7 000$ d’options, 100 $ de taxe d’accise fédérale pour la climatisation (vous connaissez mon opinion sur cette taxe!) 5 $ de frais du COCVA (what’s that?), 29, 20$ de frais de gestion environnemental des pneus (!?!) 1$ de frais de gestion environnementale des filtres (!?!) et 1 950$ de frais de préparation. La facture finale? 68 785,20$ Ouf!

Pas facile de pouvoir observer toute la mécanique (électricité?) sous le capot du RX 450H! Tout y est couvert de plastique! (photo Éric Descarries)
La journée Michelin
Cette semaine, je fus aussi invité par Michelin au centre d’essai Mécaglisse de Notre-Dame-de-la-Merci pour essayer les nouveaux pneus X-Ice Xi-3 d’hiver de ce manufacturier français. Cette nouvelle gamme de pneus est une suite logique des X-Ice Xi-2 mais ces produits ne seront disponibles qu’à l’automne 2012.

Le nouveau pneu d’hiver Michelin X-Ice Xi3 ne sera disponible qu’à l’automne prochain (photo Éric Descarries)
Évidemment, ce nouveau pneu d’hiver arrive avec des améliorations importantes et surtout plus de performance sur la glace et dans la neige. Ce que les consommateurs retiendront d’abord, ce sera la garantie de 60 000 km autant avec les pneus d’indice de vitesse T que H. Le marché de ces derniers prend, selon le spécialiste local de Michelin, M. Normand Latrémouille, de plus en plus d’importance. L’automne prochain, les concessionnaires Michelin proposeront 33 dimensions de ce pneu pour jantes de 14 à 18 pouces, des séries 65 à 45, de largeur 175 à 235 avec indice de vitesse T et H. Les prix seront annoncés plus tard (certains participants ont noté que les produits Michelin sont très souvent plus chers, ce à quoi les gens de Michelin ont rétorqué en pointant que le X-Ice Xi-3 durait beaucoup plus longtemps que les produits de la concurrence, parfois même de deux hivers de plus).

Michelin avait mis à notre disposition plusieurs véhicules intéressants représentant divers segments de l’industrie automobile (photo Éric Descarries)
La présentation a été suivie d’essais sur piste de neige et de glace de divers produits Michelin en plus d’essais comparatifs impliquant des pneus de qualité semblable d’autres manufacturiers dont Goodyear, Toyo, Nokian, Bridgestone et même…Kebek! En effet, les Mazda3 de location qui ont servi à certains exercices avaient été livrées avec des pneus de cette marque. Selon nos premières observations, ces pneus seraient de construction asiatique.

Le superbe site de Mécaglisse, un complexe de pistes d’essais situé à Notre-Dame-de-la-Merci au nord est de Montréal. (photo Éric Descarries)
Outre les Mazda3, il avait aussi sur place des Cadillac CTS et des pick-up Ford et GM. En ce qui a trait aux pneus Michelin X-Ice Xi3, il est évident qu’ils se soient distingués des autres marques presque à tous les points de vue. Parmi les exercices auxquels nous avons participé au centre spécialisé Mécaglisse de Notre-Dame-de-la-Merci, il y avait ceux d’accélération et de freinage (autour des 30 à 35 km/h), des comparaisons avec la concurrence sur la neige, dans les courbes, en manœuvres d’évitement. Bref, des tests qui sont presque impossible de reproduire sur les routes publiques. Oui, le X-Ice Xi3 est supérieur à la concurrence mais il faut avouer que cela devient de plus en plus difficile à prouver. Les technologies des dernières années ont tellement évolué dans ce domaine, surtout au niveau des pneus de haute qualité, que cela devient difficile de juger de la supériorité d’une marque sur les autres. Même le Kebek en a impressionné plus d’un (selon les conditions qui prévalaient cette belle journée de janvier!).
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