Pardonnez mon léger retard à la publication de ce blogue mais vous allez comprendre pourquoi dans quelques paragraphes. En attendant, voici mes impressions de conduite de la toute dernière Eos de Volkswagen.
Curieusement, je n’avais jamais conduit l’Eos, même pas celle de l’ancienne version. La plus récente Eos est une version remodelée de celle qui a été lancée en 2006. Elle affiche maintenant l’avant «corporatif» de Volkswagen ce qui, à mes yeux, lui enlève un peu de personnalité. Toutefois, elle conserve ce toit rigide qui se replie dans le coffre arrière, un véritable bijou d’ingénierie. Je dis cela parce que son mécanisme est des plus complexes. Et je dis cela aussi en me référant au toit rétractable des Ford Skyliner de 1957 à 1959 (oui, Ford fut le premier à commercialiser à très grande échelle ce type de construction…même si certains historiens vous pointeront d’autres voitures dont une Peugeot ainsi équipée…mais construite à très petite échelle et bien souvent à la main). La Skyliner possédait plusieurs panneaux qui s’ouvraient et se repliaient mais dont le fonctionnement était parfois erratique à cause des multiples moteurs et relais électriques de l’époque. C’est pourquoi leur reconstruction peut être coûteuse et laborieuse. Cependant, une belle pièce de collection de 1957, 1958 ou 1959 vaut son pesant d’or.

La Volkswagen Eos avec son toit (photo Éric Descarries)

La Volkswagen Eos avec le toit replié dans le coffre (Photo Éric Descarries)
Donc, malgré l’automne qui avance, j’ai eu la chance d’utiliser la fonction décapotable de l’Eos plusieurs fois durant ma semaine d’essai…il faisait beau et pas trop froid. J’ai donc pu observer avec plaisir chaque mouvement du fonctionnement. Malgré tout, il ne lui fallait pas trop de temps pour s’exécuter…les glaces descendent, le capot arrière s’ouvre en sens inverse, des petits panneaux latéraux s’ouvrent pour laisser passer la custode, le toit descend en se repliant, le tout se referme, l’habitacle est enfin à découvert…mais il ne reste plus de place pour les bagages dans le coffre. En effet, c’est là le plus gros défaut de cette Volkswagen. Le toit replié prend toute la place. Je m’imagine mal aller passer la semaine au bord de la mer avec cette auto avec tous ses bagages et ne pouvoir baisser le toit en voyage comme je l’ai fait avec la Mustang GT l’été dernier! Et même avec le toit en place, il n’y pas beaucoup d’espace.

L’Eos vue de l’arrière (photo Éric Descarries)
L’intérieur est accueillant et surtout bien assemblé. Le tableau de bord est d’un design simple mais agréable à l’œil. L’instrumentation était plutôt lisible sauf que je comprenais pas pourquoi les chiffres du compteur journalier disparaissaient en roulant et ne revenaient qu’une fois l’auto arrêtait aux feux rouge (faut dire que le Manuel du proprio n’était pas dans la voiture…). J’ai bien aimé les sièges même s’ils étaient un peu durs. Toutefois, je dois avouer que les deux places arrière sont un peu étroites. Notons que l’Eos vient avec un déflecteur de vent que l’on peut installer derrière les sièges avant…mais qui rendent l’utilisation des places arrière impossible.

Le tableau de bord est assez modeste mais quand même bien exécuté (photo Éric Descarries)

Les places arrière sont limitées (photo Éric Descarries)

Le coffre? Hummm! Pas de place avec le toit qui s’y cache (photo Éric Descarries)
Sur la route
L’Eos (à traction avant) ne vient qu’avec un seul moteur, un quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres qui fait 200 chevaux…mais qui doit fonctionner à l’essence super… et une boîte mécanique ou DSG (automatique) à six rapports qui devrait être la plus populaire auprès des amateurs de la marque. Dans ma voiture d’essai, elle a fonctionné avec beaucoup de précision sauf qu’en marche arrière, dans mon entrée de garage en pente, on attend parfois l’engagement qui peut se faire…brusque! Quant au petit moteur, lui aussi est très docile mais lorsqu’il est sollicité, il procure des accélérations intéressantes et des reprises vives qui peuvent trahir un effet de couple dans le volant. En ce qui a trait à la consommation, à cause de certaines circonstances, je n’ai pu la calculer manuellement comme je le fais toujours. Je dois donc vous référer au petit livre de Ressources naturelles Canada qui indique un rendement de 10,0 L/100 km en ville et 6,7 sur route (des données qui, je m’en doute, pourraient être moins brillantes durant la saison froide).

L’Eos est mue par ce quatre cylindres turbo de 2,0 litres qui fait 200 chevaux (photo Éric Descarries)
Étant basée sur une plateforme de Golf/Jetta, l’Eos procure une tenue de route sûre et stable. La direction est précise sans être dure et le freinage est plus que rassurant. Le toit fermé, l’auto est relativement silencieuse, le quatre cylindres ne produisant qu’une légère vibration. Toutefois, ma voiture d’essai accusait déjà plus de 11 000 km et sur les «belles» rues de Laval et Montréal, le toit émettait des sons désagréables, des «squeaks» désagréables. Humm!
Je ne peux pas dire que j’ai eu une semaine déplaisante au volant de l’Eos. Mais je ne suis pas sûr que cette auto soit le meilleur coup de Volkswagen. Si le constructeur allemand voulait en faire un véhicule polyvalent, disons qu’il s’est un peu trompé. Difficile à partir en voyage, même pour un week-end avec cette auto et encore moins avec les enfants. Il n’y a tout simplement pas de place pour les bagages et ce, même si l’on est que deux. Ah oui, le prix? L’Eos se vend entre 39 075 et 45 775 $ Mon modèle d’essai étant très haut de gamme, son prix était le plus élevé.
Une semaine chez Mercedes-Benz
La raison pour laquelle j’ai pris un peu de retard à écrire ce blogue, c’est que j’ai passé presque toute la semaine en voyage chez Mercedes-Benz en Allemagne autant à Stuttgart, à Wörth qu’à Dusseldorf. Mais ne croyez pas que j’y allais pour des autos. J’étais invité pour les camionnettes et les camions. J’aurais bien voulu écrire mon blogue de là mais je vous jure que l’horaire était des plus chargés.
Le but de ce voyage était de mieux nous faire connaître la section des véhicules commerciaux de la marque et surtout son Sprinter qui, comme on le sait, est passé des concessionnaires Dodge aux concessionnaires Mercedes-Benz ce qui n’est pas toujours évident aux yeux d’utilisateurs de tels véhicules. Le problème est à se régler avec la modification des aires de service des concessionnaires canadiens.

Mercedes-Benz est à considérer la commercialisation du Vito au Canada (photo Éric Descarries)
En plus de nous en apprendre plus sur les Sprinter à venir (dont un «restyling» de l’avant dans deux ans), nous avons pu savoir que Mercedes s’apprêtait à proposer aux utilisateurs canadiens une plus petite version de fourgonnette commerciale basée sur l’actuelle Vito à traction avant. Nous avons même eu l’opportunité de pouvoir l’essayer (comme passager) sur la fameuse piste d’essai de Stuttgart, celle-là même avec une courbe inclinée à 90 degrés. Vous avez bien lu, 90 degrés! Le pilote d’essai l’a négociée à 116 km/h! Assez impressionnant ! Incidemment, il y avait aussi sur place la Vito e-Cell à propulsion électrique, un autre véhicule extraordinaire dans lequel nous avons eu une démonstration.

Nous avons pu rouler en Vito e-Cell électrique (photo Éric Descarries)

Aimeriez-vous faire un tour de bus dans (ou sur?) cette courbe? Moi, je l’ai fait! (photo Mercedes-Benz)

Les autos peuvent même rouler à 90 degrés du sol, ce que nous avons expérimenté dans une Vito! (photo Mercedes-Benz)
Dans mon cas, je fus plus attiré par les poids lourds dont le tout nouveau tracteur autoroutier Actros et le gros 6 X 6 Zetros dont les prouesses sur pentes de 70 degrés et autres m’on tout simplement impressionné. Mais ces gros véhicules ne seront pas disponibles chez nous, Mercedes-Benz étant déjà représentés par Freightliner et Western Star, deux marques qui lui appartiennent.

Le Zetros est à six roues motrices (photo Éric Descarries)

Le tout nouvel Actros de Mercedes-Benz…mais il ne viendra pas chez nous. (photo Éric Descarries)
Le deuxième jour en Allemagne, Mercedes-Benz nous a permis de visiter son incroyable musée (tous ces grands constructeurs allemands ont des musées impressionnants où l’on voit tout ce qui y a été construit, incluant les camions!) suivi d’un transfert à la ville de Wörth en mini-bus Sprinter (à plus de 150 km/h, s.v.p.!) où nous avons visité la superbe usine de camions poids lourds de la marque avant de revenir à Stuttgart.
Le troisième jour a débuté avec un vol de vingt minutes vers Düsseldorf pour y visiter l’usine qui construit les Sprinter et un important client de la marque, Air Liquide, qui n’utilise que des Sprinter. Comme vous vous en doutez, j’ai aussi gardé l’œil ouvert pour tout ce qui pouvait être intéressant comme automobile. Ce n’était qu’une marée de voitures allemandes avec quelques Américaines et Asiatiques au passage. Toutefois, la nouvelle version de la Mercedes-Benz B-200 était visible au musée.

La nouvelle Mercedes-Benz B 200 (photo Éric Descarries)
Enfin, ce que j’ai retenu, c’est que la fourgonnette est aux utilisateurs commerciaux européens ce que le pick-up est aux utilisateurs commerciaux américains. D’autre part, il est visible que Mercedes-Benz s’attend à tout un changement au niveau des fourgonnettes en Amérique sous peu avec la présentation de nouvelles Econoline (probablement basées sur la Transit européenne), l’arrivée des Fiat Ducato et Doblo (petit format) sous l’enseigne Ram, les Transit Connect électriques, des Nissan NV 1500 à 3500 et 200 (petit format). Mercedes espère alors que la Sprinter se soit déjà taillé une place d’importance dans ce marché. Ce sera intéressant à suivre.
Petit retour sur la Passat
J’ai bien apprécié vos commentaires sur la Passat. On aime ou on n’aime pas! En ce qui a trait à mes impressions de conduite sur la route, j’avoue qu’elles étaient plutôt minces dans mon blogue. C’est que j’ai surtout utilisé la Passat en ville. De plus, je n’y ai pas trouvé le plaisir de conduite que l’on retrouve la plupart du temps avec les produits Volkswagen. La Passat ne m’est pas parue mauvaise, au contraire. Mais il est évident que Volkswagen a vraiment conçu une berline intermédiaire pour les conducteurs américains les plus courants. Le confort routier prime alors sur la conduite sportive ce qui n’est pas mal non plus vu les grandes distances trop souvent parcourues à basse vitesse (110 km/h) en Amérique. C’est une question de mœurs. En Europe, on conduit parfois vite mais pas sur des distances aussi longues qu’en Amérique. Imaginez si l’on pouvait conduire à 200 km/h de Montréal à Toronto. Le conducteur qui ferait cela pendant quatre ou cinq heures serait certainement épuisé (stress, concentration) en quelques heures et deviendrait dangereux au volant. Puis, imaginez la consommation! En passant, en Europe, il est toujours question de ralentir les conducteurs. Pas parce qu’il y a plus d’accidents à haute vitesse. Parce que, à haute vitesse, un véhicule consomme plus et émet beaucoup plus de pollution!
Petit retour sur le Salon de Los Angeles
J’espère que vous avez apprécié les photos sur le Salon de Los Angeles. Malheureusement, je n’avais plus beaucoup de place pour vous montrer le nouvel avant du Ford Flex ou pour vous parler des Focus et Fiesta ST à moteur turbo. Il y avait aussi les Porsche Panamera GTS, Fiat Abarth, Coda électrique, Acura TL du film «The Avengers» et toute une panoplie de voitures modifiées (incluant deux Bugatti Veyron) au sous-sol. Mais je me reprendrai au Salon de Detroit qui s’annonce plus excitant que prévu.

Le Flex affichera sous peu cette nouvelle calandre (photo Éric Descarries)

Et pour le mot de la fin, une photo de Ferrari accidentée prise dans un stand du Salon de Los Angeles (soupir!) (photo Éric Descarries)
Lire les commentaires (22) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 





























