Excusez mon léger retard. Ce fut une semaine passablement chargée puisque j’ai dû me déplacer jusqu’à la Péninsule du Niagara pour participer au concours annuel de l’Auto de l’année de l’Association des Journalistes Automobile du Canada dont je vous parlerai dans quelques instants.
Mais, d’abord, j’aimerais partager avec vous la véritable semaine de rêve que j’ai passée, il y a quelques jours au volant d’une auto que j’adorerais posséder, la berline Mercedes-Benz CLS63 AMG ! J’admets que ce n’est pas là une auto qui est à la portée de toutes les bourses (ma voiture d’essai ne valait pas moins de 117 650 $!) mais il est permis de rêver, non?
La berline CLS a été récemment redessinée. L’avant en est moins pointu mais son design se rapproche encore plus de celui d’autres produits Mercedes-Benz d’allure sportive. Les phares sont en vérité de fines lignes faisant le tour des blocs optiques. Regardez de près le trait de crayon des concepteurs facilement distinguable autour du passage de roue arrière et sur les flancs de la carrosserie. Les feux arrière sont aussi plus effilés. Néanmoins, Mercedes-Benz a conservé cette silhouette aussi effilée typique à la CLS.

La Mercedes-Benz CLS a été fortement révisée (Photo Éric Descarries)

L’arrière affiche des feux retouchés (Photo Éric Descarries)
L’intérieur de cette belle auto affiche un tableau de bord également typique aux véhicules de Mercedes-Benz. Il est superbement dessiné mais un peu compliqué à comprendre. Il faut vraiment étudier toute l’auto avant d’en prendre le volant et cela inclut les multiples commandes tant au volant qu’à la radio et au système de navigation. Les quatre sièges sont confortables mais celui du conducteur était équipé non seulement de supports ajustables mais aussi d’un système de massage (!) du dos. Ce que j’ai bien aimé de l’instrumentation, c’était la possibilité d’y voir la vitesse numérique affichée simultanément en km/h et en m/h. Parmi les multiples accessoires, il y avait aussi un pare-soleil escamotable à la lunette arrière.

Le tableau de bord est élaboré et ses commandes demandent un étude assez poussée (Photo Éric Descarries

L’arrière accueille deux passagers en tout confort (Photo Éric Descarries)
Toute une bête
Évidemment, j’ai gardé le meilleur pour la fin. Sous cette superbe robe se cache une mécanique impressionnante, une mécanique digne des autos de performance des années soixante. Le moteur de la CLS63 est un V8 biturbo non pas de 6,3 litres comme autrefois mais de 5,5 litres. En version « régulière », il développe 518 chevaux mais avec l’option de performance, il en fait plutôt 550! Il vient avec une boîte automatique à sept rapports que l’on peut manipuler manuellement. Cette nouvelle boîte agit selon un principe semblable à celui des boîtes à double embrayage. Toutefois, elle demeure relativement précise et le seul moment où l’on peut en ressentir les opérations, c’est quand, en monde Eco, le V8 arrête de fonctionner lorsque le véhicule est arrêté à un feu ou à un arrêt obligatoire. Le puissant V8 repart de lui-même lorsqu’on relâche la pédale de frein. Évidemment, avec ses échappements « un peu » bruyants, on ressent vivement l’opération (incidemment, je voudrais m’excuser auprès de cette dame d’un certain âge qui passait derrière l’auto quand j’ai lancé le moteur dans un stationnement…le bruit des échappements l’a fait sursauter et la dame m’a regardé d’un air très fâché avant de monter dans le RX350 de son mari…qui ne comprenait pas ce qui c’était passé).

Le compartiment moteur de la CLS63 AMG dévoile un V8 biturbo terriblement efficace (Photo Éric Descarries)
La CLS63 est à propulsion. Lorsqu’on presse vivement l’accélérateur, l’auto bondit comme un fauve avec un grondement des échappements. On peut atteindre le cap des 100 km/h en moins de cinq secondes mais avec le temps plutôt frais et le pavé très souvent humide, j’ai plutôt réussi à en tester l’antipatinage. Toutefois, j’ai utilisé cette Mercedes pour me rendre de Montréal à Québec afin de participer au lancement des Toyota Tacoma dont je vous parlais la semaine dernière. J’ai donc utilisé l’autoroute 20 (Jean-Lesage) de la Rive Sud pour me rendre et la 40 de la Rive Nord pour revenir. Grâce au régulateur de vitesse, j’ai pu me « contenir » et éviter les contraventions…car ce ne sont pas les envies qui me manquaient.

Chaque moteur est «signé» du technicien qui l’a construit! (Photo Éric Descarries)
Cependant, je suis retourné un peu plus tard à Saint-Donat où j’ai pu « jouer » un peu plus avec l’auto sur le Chemin Régimbald (sans exagérer, je vous le jure!) ce qui m’a permis d’apprécier la tenue de route, la direction précise, le freinage puissant et les larges pneus Continental de l’auto. La fermeté de la suspension est ajustable (ce ne sont pas les réglages sur mesure qui manquent à cette voiture!) Ajoutez à cela la commande des palettes de changement de rapport au volant et vous avez une bonne idée de mon expérience.
Décidemment, si mon billet de loterie affichait les numéros gagnants ce week-end, il y a fort à parier que cette Mercedes-Benz serait sur ma liste d’achat. Le prix de base d’une telle auto est de 109,900$ mais il faudrait lui ajouter les 4500$ de l’ensemble Premium, les 2500$ pour la finition en fibre de carbone à l’intérieur (et cela en vaut la dépense) et les 750$ pour l’identification illuminée dans les seuils de portière pour le total de 117 650$ mentionné plus haut. Enfin, la plus belle surprise, c’est que j’ai obtenu une moyenne de 10,8 L/100 km pour les quelques 1200 km parcourus au volant de ce super bolide!
Le Chemin du Roy
Voilà des années que je me dis qu’un jour, je vais emprunter le Chemin du Roy pour aller ou revenir de Québec. Vu que je demeure à Laval, je préfère l’autoroute 40 à l’autoroute 20 pour me rendre ou revenir de Québec. Cette fois, en revenant de l’évènement Toyota dont je vous ai parlé la semaine dernière, je pouvais profiter d’un peu de temps pour revenir de la Capitale Nationale. Lorsque j’ai vu le panneau de signalisation du Chemin du Roy à la hauteur de Donnacona, j’ai décidé d’aller y jeter un coup d’œil.
Je me rappelle d’un lecteur qui me demandait de lui signaler de belles routes lorsque j’en découvrais. En voici une. Le Chemin du Roy longe le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Donnacona et je l’ai emprunté jusqu’à Trois-Rivières. Le Chemin du Roy (aussi connu sous l’identification de la Route 138) est la plus ancienne route du Canada! Ce n’est pas nécessairement une route de conduite de performance. Cependant, elle est suffisamment sinueuse si vous voulez profiter des derniers beaux jours de l’automne au volant de votre petit cabriolet ou aux guidons de votre moto (vous pouvez aussi le faire avec votre fourgonnette ou votre berline…!). Avis aux amateurs de belles maisons anciennes, lorsque vous verrez que le Chemin du Roy se divise en deux options, suivre la 138 ou entrer dans un petit village, prenez cette deuxième indication. Et si vous avez beaucoup de temps, continuez cette route dans la région de Beauport vers Sainte-Anne de Beaupré. Vous y verrez des maisons magnifiques!

Le Chemin du Roy longe le fleuve et on y trouve même quelques endroits de repos. (Photo Éric Descarries)
Une semaine à l’AJAC
Comme je l’ai écrit un peu plus haut, je reviens de quelques jours dans la région de Niagara-on-the-Lake en Ontario où j’ai participé au 24e Concours annuel du Festival des Essais de l’Association des Journalistes Automobile du Canada (AJAC) visant à déterminer la voiture et le véhicule utilitaire qui seront nommés Auto et Véhicule Utilitaire de l’Année au Salon de Toronto en février prochain. En même temps, j’ai aussi participé aux premières réunions visant à déterminer en même la Meilleure nouvelle technologie de l’année.
Chacun des 80 journalistes présent devait choisir d’abord trois catégories de véhicules qu’il devait analyser en profondeur et si le temps lui permettait, il pouvait aussi faire une ou deux autres catégories. Évidemment, j’ai fait tout ce qui se rapportait aux «camionnettes» (que des utilitaires) ce qui m’a permis de mettre la main sur des raretés comme le Range Rover Evoque et j’ai aussi analysé la catégorie des autos de prestige (incluant la Jaguar XJR-S). J’en ai profité pour conduire d’autres nouveautés comme la Kia Rio (qui m’a surprise!), la Chevrolet Volt (encore!), la Volkswagen Beetle (qui sera dans cette chronique sous peu) et j’en passe. La journée de mardi était superbe mais mercredi, la pluie est venue gâcher la journée et jeudi il faisait un froid à fendre les pierres. Heureusement, vendredi, le soleil était au rendez-vous.

Les journalistes de l’AJAC ont travaillé presque toute une semaine pour choisir ce qu’ils croient être les meilleurs véhicules sur le marché (Photo Éric Descarries)
Incidemment, je me suis rendu à Niagara-on-the-Lake au volant d’un Chevrolet Traverse tout neuf en compagnie de Robert Pagé des relations publiques de GM (dans l’espoir de lui tirer des vers du nez…peine perdue!). Je reviendrai certes sur cet intéressant véhicule qui s’est avéré une excellente voiture pour de longs trajets…sauf que je préfère un bon système de navigation au système On Star qui peut aussi nous diriger. Je vous expliquerai plus tard!
Les résultats du Festival des essais sont maintenant connus. Ils ont déjà été publiés sur ce site Internet (récemment refait…). Les voici quand même :
Meilleure petite voiture de moins de 21 000$: Hyundai Accent
Meilleure petite voiture de plus de 21 000$: Hyundai Elantra
Meilleure voiture familiale de moins de 30 000$: Kia Optima LX
Meilleure voiture familiale de plus de 30 000$: Kia Optima Hybrid
Meilleure voiture de luxe: Mercedes-Benz C-Class 4MATIC Sedan
Meilleure voiture de sport/de performance de moins de 50 000$: Hyundai Veloster
Meilleure voiture de sport/de performance de plus de 50 000$: BMW 1 Série M Coupé
Meilleure voiture de prestige de plus de 75 000$: Mercedes-Benz S-Class BlueTEC 4MATIC
Meilleur nouveau VUS ou VUC de moins de 35 000$: Dodge Journey
Meilleur nouveau VUS ou VUC entre 35 000$ et 60 000$: Volkswagen Touareg TDI
Meilleur nouveau VUS ou VUC de plus de 60 000$: BMW X3
Surpris d’y voir les Coréennes? Pas moi! Malgré certaines remarques négatives reçues lors de mes reportages sur les Optima, vous pouvez constater par vous-même que je ne suis pas le seul à apprécier cette marque d’auto. Et cela va au-delà du design. Surpris de ne pas voir la Chevrolet Volt dans cette liste? Quoique je n’aie pas encore les détails concernant les votes, je crois, tout comme mon ami Robert Pagé, que le prix (assez élevé) de l’auto puisse avoir nui à sa victoire dans sa catégorie. Cependant, son système de propulsion est en lice pour le Technologie de l’année et il a de fortes chances de gagner! Outre la Dodge Journey, pas d’Américaines? Il n’y en avait pas tant en lice mais notons que la concurrence y était très vive. D’ailleurs, les gagnants n’ont connu le succès que par de maigres différences au pointage. Suis-je d’accord avec le résultat? Dans l’ensemble, oui. Là où j’ai un petit doute, c’est avec le choix de la Veloster. Son petit moteur ne m’a pas paru à la hauteur de la situation. Mais, Hyundai nous en promet une version turbocompressée sous peu!

Il y avait un petit circuit hors-route pour évaluer les capacités des systèmes à traction intégrale ou à quatre roues motrices des VUS (Photo Éric Descarries)

L’auto la plus spectaculaire? Peut-être la Jaguar XJR-S…mais elle ne s’est pas distinguée… (Photo Éric Descarries)

Les autos électriques y faisaient une première apparition importante mais elles n’étaient pas encore en compétition. (Photo Éric Descarries)
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