Éric Descarries

Archive, août 2011

Mercredi 24 août 2011 | Mise en ligne à 1h19 | Commenter Commentaires (33)

Ford Focus Titanium et le Napa 200

J’ai d’abord conduit la Ford Focus Titanium l’hiver dernier en Californie et j’ai alors eu un peu de difficulté à cerner le véhicule. En fait, on m’avait tellement vanté la nouvelle Focus à venir que lorsque j’ai finalement mis la main dessus, c’était comme si je la connaissais déjà depuis longtemps. Mes premières impressions furent alors un peu tièdes, surtout que la route choisie par Ford était un peu trop belle et que mon compagnon de voyage d’alors, un journaliste californien du Web, était plus intéressé par une performance vidéo (sans vidéaste) que par l’auto elle-même. J’ai donc laissé passer le temps en espérant ne pas être trop influencé par les articles d’autres journalistes.

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La nouvelle Ford Focus est plutôt impressionnante dans sa finition Titanium (Photo Éric Descarries)

J’ai donc finalement mis la main sur la fameuse Focus la semaine dernière. C’est alors que l’on m’a offert une version Titanium complètement équipée. Wow! Ford n’a donc pas besoin de créer un «bébé Lincoln», la Titanium pourrait très bien en être le cas. La finition y est si impressionnante qu’il ne suffirait alors que de remplacer les ornements Ford pour ceux de Lincoln. Mais, les premières impressions peuvent être décevantes…

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Et si Ford créait une version Lincoln de la Focus, elle ressemblerait certes à la Titanium (Photo Éric Descarries)

Sachez que la Ford Focus 2012 est pareille (ou presque) partout dans le monde. C’est-à-dire que celle proposée en Europe est très semblable à celle produite en Asie ou au modèle nord-américain qui sera construit sous peu dans la région de Detroit. Seuls quelques détails (la version berline est réservée aux Nord-Américains) peuvent varier dont la disponibilité du moteur diesel ailleurs que chez nous!

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Le tableau de bord de la Focus Titanium est impressionnant (Photo Éric Descarries)

La Titanium qui me fut confiée était mue par le (nouveau) quatre cylindres de 2,0 litres combiné à la (nouvelle) boîte «automatique» PowerShift à double embrayage à six rapports. Évidemment, c’est une auto à traction avant mais notons qu’elle est équipée d’un système de distribution de la puissance qui aide le conducteur à mieux négocier les courbes. Encore faut-il le faire un peu agressivement! Le moteur de 160 chevaux (et 146 lb-pi de couple) suffit largement à la tâche et, avec la boîte PowerShift, il permet d’atteindre le cap des 100 km/h en moins de neuf secondes. Cependant, je n’ai pas trouvé cette boîte automatique si douce que cela. En fait, et je l’ai remarqué sur d’autres marques européennes, elle a tendance à procurer des vibrations et des soubresauts agaçants. Lorsqu’on met en marche arrière, son enclenchement cause un léger choc et certaines vibrations. Ce serait le point le plus négatif que j’ai remarqué sur cette auto…Oh non! Attendez! Il y a le rayon de braquage! Celui-ci est beaucoup trop grand pour une auto de ce calibre! Par contre, l’assistance électrique de la direction est agréable et régulière. Ah oui! J’ai aussi remarqué certains bruits de suspension agaçants venant de l’avant (je les ai signalés aux gens responsables du prêt de cette auto!), des bruits semblables à ceux que je reprochais à sa rivale, la Chevrolet Cruze, l’hiver dernier! Par contre, la suspension est ferme mais pas nécessairement inconfortable.

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L’intérieur de la Focus avec hayon est quand même généreux (Photo Éric Descarries)

Toutefois, je peux vous dire que la finition intérieure de la Focus Platinum est digne de celle des Lincoln. L’imposant tableau de bord peut contenir à peu près tout ce que l’on peut espérer d’une voiture de luxe incluant le système MyTouch de Ford (qui a été critiqué pour sa complexité mais que je maîtrise plus facilement maintenant), le grand écran du système de navigation (qui sert aussi d’écran à la caméra de marche arrière) et toute une foule de commandes quand même faciles à manipuler. Le volant se tient bien en mains sauf qu’il faut apprendre à manipuler les multiples commandes qui y sont installées. La console centrale n’est pas trop intrusive et on peut y retrouver la commande pour le système pouvant faire stationner l’auto automatiquement.

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Contrairement à celui de la berline, le coffre de la Focus avec hayon est plus généreux. Cependant, le «sub-woofer» optionnel (à droite) prend de l’espace précieux. (Photo Éric Descarries)

Les sièges avant sont relativement confortables et l’espace pour les jambes généreux. À l’arrière, c’est un peu plus serré mais pas inconfortable. Si la version berline présente un coffre pas très vaste, la version avec hayon propose beaucoup d’espace de chargement qui peut s’agrandir si l’on rabat le dossier des sièges d’arrière.

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C’est dommage, à cause des décorations sur le moteur, il est plutôt difficile à voir! (Photo Éric Descarries)

J’ai utilisé cette Focus presque uniquement en situation urbaine (et presque toujours sur le même trajet, c’est-à-dire de Laval au centre-ville, au Circuit Gilles-Villeneuve (île Notre-Dame) et au studio de RDS toujours par la très peu confortable rue Papineau (alias le «champs de patates» entre Louvain et la Métropolitaine). J’y ai donc obtenu une consommation moyenne de 8,23 L/100 km ce qui, à mes yeux, est très respectable. Toutefois, à presque 30 200 $, la version Titanium n’est certes pas donnée ! Et si on l’appelait Lincoln?

Retour sur le NAPA 200

Au moment d’écrire ces lignes, on ne sait pas si l’évènement NASCAR NAPA 200 sera de retour l’an prochain. Ce n’est pas la Formule Un, j’en conviens. Mais il y a de l’action en masse (sauf, peut-être pour la Grand-Am Rolex mais cela s’explique par le manque d’équipes dont plusieurs se sont désistées vu qu’on est en fin de saison et qu’elles n’ont aucune chance de réussir au championnat). Cet évènement a permis à un grand nombre de Québécois de s’illustrer dans diverses classes incluant l’intéressante Nationwide. Incidemment, pour ceux qui ne le savent pas, la NASCAR Nationwide est la deuxième série la plus regardée à la télé américaine et la deuxième série automobile où il y a le plus de spectateurs sur place en Amérique incluant Montréal. Elle ne mérite donc pas d’être dénigrée par certains critiques qui ne s’y connaissent pas dans le domaine.

En ce qui a trait à la série Canadian Tire, il est fortement temps que le jeune Andrew Ranger passe à un niveau plus élevé. Il n’a plus rien à prouver là. Mais soulignons son superbe effort en Nationwide…si au moins il n’avait pas été trahi par sa mécanique! Notre héros national Jacques Villeneuve a raté une superbe occasion de s’illustrer auprès des siens mais je suis sûr qu’il reviendra en NASCAR pour venger son honneur.

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Andrew Ranger aurait-il l’avenir qu’il mérite tant en NASCAR? (Photo Éric Descarries)

Alexandre Tagliani en a surpris plus d’un et je suis heureux d’avoir été le premier à l’interviewer à la télé. Je suis, cependant, très malheureux que l’on perde Pat Carpentier. Voilà un excellent pilote, fier représentant des Québécois en NASCAR (même en Sprint) que nous n’avons jamais su supporter (financièrement) ce qu’il méritait largement. Il sait bien s’exprimer à la télé et son humour nous manquera à tous!

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Alexandre Tagliani a su bien nous représenter au NAPA 200 (Photo Éric Descarries)

Malheureusement, notre bon ami Louis-Philippe Dumoulin est demeuré un peu trop dans l’ombre lors de cet évènement (il faut dire que son équipe, Jimmy Means Racing, est une véritable farce tant elle est désorganisée…). La nouvelle venue Maryeve Dufault  a aussi connu sa part de difficulté (l’équipe de Randy McDonald n’est pas des plus riches non plus) et je souligne son grand effort à elle aussi.

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J’ai beaucoup plus de respect pour notre Maryève Dufault locale que pour la très pédante Danica Patrick…qui, d’ailleurs, n’a rien fait de spectaculaire au NAPA 200 (Photo Éric Descarries)

En fait, tout ce beau monde a été charmant et beau joueur lors de l’évènement, se prêtant facilement aux entrevues et aux interventions de notre équipe de reportage sauf…

Sauf une certaine Danica Patrick. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi pédant de ma vie. Même les pilotes de Formule Un sont plus sympathiques et plus accessibles. Il nous fut impossible de l’obtenir à la caméra même si notre poste de télé (RDS) y était aussi important que ESPN! Si vous pouviez voir nos tentatives (enregistrées), vous constateriez qu’elle se foutait royalement de nous. Elle nous renvoyait toujours à sa P.R. (agent de relations publiques) qui était aussi évasive. À la fin, nous n’avons jamais eu l’occasion de la questionner (et je n’avais pas l’intention de lui faire parler de son avenir en NASCAR, ce qu’elle doit annoncer cette semaine). Mais, le pire dans tout cela, c’est qu’elle a terminé loin en arrière, à peine quelques positions devant «notre» Maryève Dufault. Quelle petite vedette pédante! Dommage (on me dit qu’elle est la troisième athlète féminine la mieux payée dans le monde)! Pour moi, elle demeurera très longtemps (sinon à jamais), une petite princesse inutile dans le sport…

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Mercredi 17 août 2011 | Mise en ligne à 23h02 | Commenter Commentaires (11)

Mercedes-Benz SLK 350, Jeep Wrangler, Portland et…Corvette

Quoi de plus fantastique que de mettre la main sur un superbe cabriolet Mercedes-Benz après avoir passé une semaine au volant d’un aussi superbe Mustang cabriolet! Et le mot «superbe» n’est certes pas exagéré ici. Car la Mercedes-Benz SLK 350 qui vient d’arriver sur le marché n’est certes pas piquée des vers.

En effet, regardez bien les photos et dites moi que cette auto n’est pas belle! Elle n’est pas belle, elle est superbe! Mercedes a fait un travail extraordinaire en redessinant son plus petit roadster. À mes yeux, ce fut un superbe travail de redesign transformant une auto aux allures un peu floues en un roadster aux lignes plus agressives. En vérité (et j’espère qu’aucune femme ne lise ce blogue), je crois que Mercedes-Benz a réussi à donner une ligne très virile à une auto qui, autrement, ne semblait destinée qu’à des conducteurs féminins. Évidemment que toute femme se sentira très à l’aise au volant de la nouvelle SLK 350. Mais tout homme aussi !

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Elle est tout simplement superbe, la nouvelle Mercedes-Benz SLK 350 (Photo Éric Descarries)

Blagues à part, on ne peut qu’admirer le nouveau look plus agressif de la SLK 350. Mais qu’en est-il du reste de l’auto? D’abord, soulignons l’excellente exécution du toit escamotable, un toit avec surface de verre permettant un bon éclairage de l’intérieur mais dont le mécanisme est un peu lent et laborieux. Mais il est précis! Le seul problème, c’est qu’une fois en place, le toit replié prend une grande partie de l’espace du coffre. Mercedes a prévu un panneau protecteur des bagages dans le coffre et celui-ci doit être en place afin de permettre la rétraction du toit. Mais il ne reste plus rien, ou presque, dans ce coffre! Sans vouloir comparer les deux véhicules de catégories différentes, je dois avouer que la  Mustang cabriolet de la semaine dernière offrait beaucoup, mais beaucoup plus d’espace de chargement!

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L’arrière de la SLK 350 a aussi été redessiné (Photo Éric Descarries)

Je vous laisse juger de l’allure extérieure de cette auto. Cependant, je me charge de l’intérieur que j’ai trouvé superbement exécuté. Le tableau de bord est bien dessiné et il comporte tous les agréments d’utilisation attendus. Question de commandes, je déteste toujours ce petit bras du régulateur de vitesse qui est trop près du levier des clignotants (et avec lesquels je me confonds régulièrement, peu importe la Mercedes) mais le constructeur ne veut rien y changer. Pourtant, regardez sur plusieurs autos américaines et vous constaterez qu’il y a longtemps, très longtemps qu’on y a réglé le problème!

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Même avec le toit en place, elle a de la gueule la SLK 350 (Photo Éric Descarries)

Les sièges de la SLK sont très confortables et ils supportent très bien le conducteur et son passager. Mais la sellerie de cuir ne m’impressionne pas du tout!  On s’y gèle les hémorroïdes en hiver alors qu’en été, il faut y installer une serviette pour ne pas se brûler les cuisses si l’auto a passé quelques minutes au soleil, le toit ouvert. Et quelques heures passées au volant de cette auto au soleil vous feront suer des fesses au point d’y mouiller le pantalon…pas de farce! Je ne comprends pas pourquoi Mercedes-Benz, la Oh! si puissante marque tellement germanique n’a pas encore découvert la climatisation des sièges comme la Oh si pauvre marque américaine Lincoln a su le faire avec les sièges de son «humble» MKZ ? Quant au toit de verre, on peut l’obscurcir pour plus de confort en été (Magic Sky Control) mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est l’application AirScarf qui réchauffe le cou des occupants, le toit ouvert durant les belles journées un peu plus froides (un atout en automne…!).

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L’intérieur est superbement exécuté mais les sièges en cuir ne sont pas des plus confortables lors des chaudes journées ensoleillées (Photo Éric Descarries)

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Mais l’espace du coffre diminue quand le protecteur du toit y est déployé. (Photo Éric Descarries)

La mécanique de cette Mercedes est également impressionnante. Le moteur V6 de 3,5 litres et 302 chevaux est certes à la hauteur de la situation, surtout grâce à sa boîte automatique à sept rapports (manipulable manuellement) mais le son y est tout simplement horrible, surtout si, le toit rabattu, on y entend les échappements. Le son est rugueux et peu inspirant. Toutefois, les accélérations sont impressionnantes et les reprises excitantes. La direction y est précise et le freinage (surtout le freinage!) très puissant…un peu trop même, parfois.

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Ce V6 est puissant à souhait mais le son mériterait d’être raffiné. (Photo Éric Descarries)

Cette Mercedes-Benz dont le prix de base gravite autour des 66 500 $ m’a permis une consommation moyenne de 11,38 L/100 km en situation majoritairement urbaine ce qui est très bon pour une auto de ce calibre. Rappelons que la Mercedes-Benz SLK 350 a pour concurrentes les Audi TT, BMW Z4, Porsche Boxster et Nissan 370Z. Elle affiche certes un air plus opulent mais il lui manque certains petits éléments de confort qui lui permettraient de les battre tous, surtout les sièges aérés….

La nouvelle Jeep Wrangler avec V6 de 3,6 litres

Cette semaine, je me suis rendu dans la région de Portland en Oregon pour y essayer les nouvelles Jeep Wrangler 2012 mues par le V6 Pentastar de 3,6 litres développant quelque 285 chevaux, toute une amélioration face aux anciens 3,8 litres depuis lors dépassé.

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Les Jeep Wrangler de 2012 seront mues par le nouveau V6 Pentastar de 3,6 litres (Photo Éric Descarries)

Rien n’a changé (physiquement) sur ces Jeep (qui m’impressionnent toujours) sauf la mécanique. Le nouveau V6 Pentstar (qui remplace 14 moteurs chez Chrysler) est bien à sa place dans cette grande caisse mais je réserve mes impressions de conduite à un essai plus élaboré au Québec. Toutefois, je peux déjà affirmer que les accélérations sont plus vives avec le nouveau V6 (surtout avec la nouvelle boîte automatique à cinq rapports) et les reprises beaucoup, mais beaucoup plus rassurantes! Je vous en reparle plus tard (en attendant, sachez que les Jeep Wrangler de 2012 ne sont pas beaucoup plus chères que celles de l’année dernière ou même que celles de nos voisins américains!) lorsque j’aurai passé toute une semaine avec un Wrangler 2012 avec V6 de 3,6 litres…surtout pour en savoir plus sur la consommation!

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Lors de notre essai de la nouvelle Wrangler dans la région de Portland, nous nous sommes arrêtés au haut de cette montagne pour notre pique-nique. (Photo Éric Descarries)

À voir, le Musée de Portland

Tiens, si jamais vous êtes dans la région de Portland en Oregon, arrêtez-vous au Musée des Arts de cette ville. Il s’y déroule l’exposition «Allure of the Automobile» où l’on peut y voir une vingtaine des plus belles autos du monde dont la Jaguar XK-SS de Steve McQueen, une véritable Duesenberg, une Hispano-Suiza…Hey! Je suis en train de vendre la mèche! Allez-y voir de vous-mêmes, vous ne serez pas déçus (de plus, Portland est une ville très intéressante!).

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Cette Aston Martin Zagato est une des vedettes de l’exposition «Allure of the Automobile» à Portland. (Photo Éric Descarries)

À lire

Je suis aussi à lire le livre de Bob Lutz, «Car Guys vs Bean Counters». Le terme «Bean Counters» veut dire «comptables». On trouve ce livre chez les libraires anglos mais il est fascinant à lire. Vous y découvrirez comment les dirigeants de GM doivent se mesurer aux comptables de la compagnie avant de produire un véhicule. Certains chapitres sont tout simplement…navrants!

Une Corvette abandonnée

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Je vous laisse sur cette image assez désolante. J’ai photographié cette Corvette (un modèle 1965, si je ne me trompe) complètement abandonnée sur un terrain privé dans la région de Portland. J’aurais bien voulu la rapporter dans mes valises…(Photo Éric Descarries)

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Mardi 9 août 2011 | Mise en ligne à 23h21 | Commenter Commentaires (8)

Mazda prototypes et vacances en Mustang

Le constructeur japonais Mazda se prépare à nous proposer de toutes nouvelles mécaniques. En fait, il va encore un peu plus loin car il vient de terminer le développement non seulement de nouveaux moteurs mais aussi de nouvelles boîtes de vitesses, de nouvelles directions, de nouvelles suspensions et même de nouvelles structures plus légères. Évidemment, il est question de rendre ses nouveaux véhicules encore plus économiques ce dont, selon plusieurs observateurs, la marque a vraiment besoin.

Il y a déjà deux semaines, je fus invité par Mazda à Vancouver pour en savoir encore plus. Mazda avait alors préparé tout un étage de stationnement d’hôtel le transformant en salles de cours et de démonstrations pour nous faire connaître son nouveau moteur à quatre cylindres de 2,2 litres complètement refait incluant un rapport volumétrique de 14 à 1 (13 à 1 en Amérique du Nord)! Cette caractéristique lui permettra plus de puissance tout en demeurant relativement économique. En même temps, nous avons découvert un tout nouveau moteur turbodiesel de ce même constructeur, un élément à quatre cylindres aussi mais avec un taux volumétrique relativement bas (pour un diesel) de 14 à 1. Grâce à des pirouettes technologiques, ce même moteur d’environ 162 chevaux pourra fonctionner au diesel sans besoin de liquide supplémentaire comme l’urée. Et il respectera les normes d’antipollution nord-américaines très strictes.

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Mazda avait fait transformer un étage de stationnement en salle de cours (Photo Éric Descarries)

Les ingénieurs de Mazda ont également retravaillé les boîtes de vitesses (à six rapports) tant automatique que manuelle, la première alliant les avantages des versions à double embrayage à ceux des CVT et des boîtes avec convertisseur de couple, la deuxième étant plus petite et plus légère avec passage de vitesses facilité. Ajoutez à cela une direction plus rapide mais tout autant facile à manipuler et des suspensions allégées et revues.

Au volant de véritables mulets!

Ce n’est pas tous les jours qu’un constructeur nous permet d’expérimenter de nouvelles technologies avant même que les véhicules auxquels elles seront ajoutées ne soient produits. Pourtant, c’est ce que Mazda a fait! Nous avons donc conduit de véritables prototypes, de vrais mulets incluant ces technologies. Ces dernières étaient donc incluses dans des Mazda6 japonaises (avec conduite à droite) dont la carrosserie était fortement modifiée. Regardez de près et vous verrez que les devants ont des ajouts raboutés et grossièrement rivetés. L’intérieur en était dégarni et la finition tout simplement bâclée (voire même découpé par endroits pour les besoins de la cause!).

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Un véritable mulet d’essai de Mazda, notez les ajouts rivetés à la carrosserie (Photo Éric Descarries)

Nous avons donc conduit ces autos (moteur à essence ou diesel, boîte automatique ou manuelle) dans la région de Vancouver, toujours avec la conduite à droite. Pas toujours évident de passer les vitesses de la main gauche…quand on est droitier! Et il ne fallait pas oublier de ramener le clignotant au point mort quand nous l’utilisions. Ah oui! Le klaxon était au bout d’une baguette de commandes.

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Mazda avait mis plusieurs mulets prototypes à notre disposition (Photo Éric Descarries)

Les premiers résultats sont intéressants. Le moteur diesel avec la boîte automatique a surtout retenu notre attention. C’est fort possiblement la configuration qui devrait connaître un grand succès chez nous. Ce que j’ai le plus remarqué, personnellement, c’est l’amélioration du niveau sonore des roues arrière (nous avons aussi conduit des versions courantes de la Mazda6 et je n’avais jamais remarqué comment les roues arrière étaient bruyantes!) On vous reviendra certes sur cette nouvelle mécanique SkyActiv avant longtemps!

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Un intérieur à moitié «patché» avec des fils qui pendent de partout…ça, c’est un véritable prototype (Photo Éric Descarries)

Vacances en Mustang

Je dois vous avouer que le constructeur américain Ford nous gâte de ces temps-ci. Il faut aussi dire qu’il a beaucoup de nouveautés à présenter. Mais cette fois, il s’agissait plutôt d’une petite gâterie personnelle. En effet, j’ai eu la permission d’utiliser un cabriolet Mustang GT à boîte manuelle à six rapports et moteur V8 de 5,0 litres de 412 chevaux pour une petite vacance de quelques jours dans le Maine. En général, je préfère prendre la fourgonnette familiale qui offre tant d’espace intérieur. Mais vu que j’y allais seul avec ma femme après mon petit périple à Vancouver avec Mazda, pourquoi ne pas profiter de l’offre de Ford?

Évidemment, le gros handicap devait être l’espace restreint d’un cabriolet Mustang pour les bagages. Pourtant, j’ai réussi à placer toutes nos valises dans le coffre incluant certains éléments de plage. J’ai aussi profité de la banquette arrière (inutilisée) pour y transporter une (énorme) chaise de plage à deux places, un bac de nourriture et le petit «buggy» de plage. Même ma femme trouvait qu’il y avait de la place.

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La Mustang GT 2012 dans un des plus beaux endroits de villégiature du Maine… (Photo Éric Descarries)

Un cabriolet Mustang est tout simplement plaisant (capote rabaissée) pour de longs voyages. D’abord, à ma grande surprise, j’ai trouvé l’auto très confortable (il faut dire que les routes américaines, c’est du billard!) et surtout silencieuse. Le «gros» V8 (5,0 litres, dans le passé, c’était un petit moteur) ronronne paresseusement sur l’autoroute en sixième vitesse (mais on peut profiter de sa puissance lorsqu’il faut doubler ou monter sur une autoroute!). Ce que je n’ai pas aimé? La boîte de vitesses (qui fait maintenant l’objet d’une étude de la NHTSA), une Getrag allemande Made in China trop souvent récalcitrante (Ford a cru profiter de l’expertise d’un manufacturier allemand mais celui-ci a fait affaire à un sous-traitant chinois…Ford aurait du se fier à un manufacturier américain plus fiable!). Toutefois, au bout d’une semaine, j’avais appris à l’apprivoiser…ou presque. Les passages ne sont pas précis et qui plus est, afin d’obtenir une économie de carburant en ville, cette boîte peut forcer le conducteur de passer de la première à la quatrième à l’accélération à basse vitesse, un défaut tant décrié sur les boîtes de vitesses des Camaro et des Corvette du passé!

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En cabriolet Mustang GT sur le bord de la mer…ça fait rêver! (Photo Éric Descarries)

Rouler sous le soleil avec le régulateur de vitesse sur les autoroutes américaines est un vrai charme…en autant que l’on mette une serviette sur le siège en cuir (je n’ai jamais compris ce choix de matériel trop chaud en été et trop froid en hiver!). La direction est très rapide (attention aux petits gestes brusques) et le freinage impressionnant. La Mustang GT d’essai était équipée de pneu Goodyear Eagle F1 Supercar très à la hauteur de la situation et surtout silencieux. Et, malgré le ronronnement des échappements, leur niveau sonore demeure très raisonnable. Au moins, on peut les entendre lorsque le moteur est sollicité!

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Le coffre peut accepter les simples bagages de deux passagers… (Photo Éric Descarries)

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Pour les articles de la plage, il y a toujours le siège d’arrière! (Photo Éric Descarries)

Vous vous demandez certainement quelle aura été ma consommation. Dans un premier temps, j’ai utilisé la Mustang GT pour des déplacements strictement urbains et quelques «essais» de performance. Résultat, mon premier ravitaillement à Swanton, Vermont, m’a donné le résultat de 14,5 L/100 km. Cependant, le voyage aux États-Unis (110 km/h sur le régulateur de vitesse sur autoroute) s’est soldé par une consommation moyenne de 9,5 L/100 km! Pas mauvais pour une bête de 412 chevaux! (Au cas où cela vous intéresserait, une attente de huit minutes durant une heure de pointe du matin pour entrer aux États-Unis et presque une heure pour revenir au Canada tard le soir avec des questions bizarres cherchant à me faire dire des choses qui n’étaient pas vraies…le jeune douanier ne voulait pas croire que je en rapportais pas de boissons alcoolisées à mon retour…pourtant, je n’en rapporte jamais, je trouve les quelques sous économisés insignifiants..!). Enfin, dans un troisième volet incluant des déplacements urbains et un voyage à Trois-Rivières pour le Grand Prix, j’ai obtenu une lecture de 11,7 litres aux 100 km.  Une telle Mustang GT vaut, de base, 44 450$. C’est beaucoup d’argent, allez-vous dire. Mais faites un voyage semblable au mien et venez m’en reparler ensuite…Moi, je le referais n’importe quand…surtout s’il fait soleil!

À gl000001

Oui, moi aussi je crois qu’il y a beaucoup de monde en vacances. D’ailleurs, le même phénomène (peu de réactions) se répète depuis quelques années.

À atchoum

O.K. Mais quelle Lexus?

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