J’ai d’abord conduit la Ford Focus Titanium l’hiver dernier en Californie et j’ai alors eu un peu de difficulté à cerner le véhicule. En fait, on m’avait tellement vanté la nouvelle Focus à venir que lorsque j’ai finalement mis la main dessus, c’était comme si je la connaissais déjà depuis longtemps. Mes premières impressions furent alors un peu tièdes, surtout que la route choisie par Ford était un peu trop belle et que mon compagnon de voyage d’alors, un journaliste californien du Web, était plus intéressé par une performance vidéo (sans vidéaste) que par l’auto elle-même. J’ai donc laissé passer le temps en espérant ne pas être trop influencé par les articles d’autres journalistes.

La nouvelle Ford Focus est plutôt impressionnante dans sa finition Titanium (Photo Éric Descarries)
J’ai donc finalement mis la main sur la fameuse Focus la semaine dernière. C’est alors que l’on m’a offert une version Titanium complètement équipée. Wow! Ford n’a donc pas besoin de créer un «bébé Lincoln», la Titanium pourrait très bien en être le cas. La finition y est si impressionnante qu’il ne suffirait alors que de remplacer les ornements Ford pour ceux de Lincoln. Mais, les premières impressions peuvent être décevantes…

Et si Ford créait une version Lincoln de la Focus, elle ressemblerait certes à la Titanium (Photo Éric Descarries)
Sachez que la Ford Focus 2012 est pareille (ou presque) partout dans le monde. C’est-à-dire que celle proposée en Europe est très semblable à celle produite en Asie ou au modèle nord-américain qui sera construit sous peu dans la région de Detroit. Seuls quelques détails (la version berline est réservée aux Nord-Américains) peuvent varier dont la disponibilité du moteur diesel ailleurs que chez nous!

Le tableau de bord de la Focus Titanium est impressionnant (Photo Éric Descarries)
La Titanium qui me fut confiée était mue par le (nouveau) quatre cylindres de 2,0 litres combiné à la (nouvelle) boîte «automatique» PowerShift à double embrayage à six rapports. Évidemment, c’est une auto à traction avant mais notons qu’elle est équipée d’un système de distribution de la puissance qui aide le conducteur à mieux négocier les courbes. Encore faut-il le faire un peu agressivement! Le moteur de 160 chevaux (et 146 lb-pi de couple) suffit largement à la tâche et, avec la boîte PowerShift, il permet d’atteindre le cap des 100 km/h en moins de neuf secondes. Cependant, je n’ai pas trouvé cette boîte automatique si douce que cela. En fait, et je l’ai remarqué sur d’autres marques européennes, elle a tendance à procurer des vibrations et des soubresauts agaçants. Lorsqu’on met en marche arrière, son enclenchement cause un léger choc et certaines vibrations. Ce serait le point le plus négatif que j’ai remarqué sur cette auto…Oh non! Attendez! Il y a le rayon de braquage! Celui-ci est beaucoup trop grand pour une auto de ce calibre! Par contre, l’assistance électrique de la direction est agréable et régulière. Ah oui! J’ai aussi remarqué certains bruits de suspension agaçants venant de l’avant (je les ai signalés aux gens responsables du prêt de cette auto!), des bruits semblables à ceux que je reprochais à sa rivale, la Chevrolet Cruze, l’hiver dernier! Par contre, la suspension est ferme mais pas nécessairement inconfortable.

L’intérieur de la Focus avec hayon est quand même généreux (Photo Éric Descarries)
Toutefois, je peux vous dire que la finition intérieure de la Focus Platinum est digne de celle des Lincoln. L’imposant tableau de bord peut contenir à peu près tout ce que l’on peut espérer d’une voiture de luxe incluant le système MyTouch de Ford (qui a été critiqué pour sa complexité mais que je maîtrise plus facilement maintenant), le grand écran du système de navigation (qui sert aussi d’écran à la caméra de marche arrière) et toute une foule de commandes quand même faciles à manipuler. Le volant se tient bien en mains sauf qu’il faut apprendre à manipuler les multiples commandes qui y sont installées. La console centrale n’est pas trop intrusive et on peut y retrouver la commande pour le système pouvant faire stationner l’auto automatiquement.

Contrairement à celui de la berline, le coffre de la Focus avec hayon est plus généreux. Cependant, le «sub-woofer» optionnel (à droite) prend de l’espace précieux. (Photo Éric Descarries)
Les sièges avant sont relativement confortables et l’espace pour les jambes généreux. À l’arrière, c’est un peu plus serré mais pas inconfortable. Si la version berline présente un coffre pas très vaste, la version avec hayon propose beaucoup d’espace de chargement qui peut s’agrandir si l’on rabat le dossier des sièges d’arrière.

C’est dommage, à cause des décorations sur le moteur, il est plutôt difficile à voir! (Photo Éric Descarries)
J’ai utilisé cette Focus presque uniquement en situation urbaine (et presque toujours sur le même trajet, c’est-à-dire de Laval au centre-ville, au Circuit Gilles-Villeneuve (île Notre-Dame) et au studio de RDS toujours par la très peu confortable rue Papineau (alias le «champs de patates» entre Louvain et la Métropolitaine). J’y ai donc obtenu une consommation moyenne de 8,23 L/100 km ce qui, à mes yeux, est très respectable. Toutefois, à presque 30 200 $, la version Titanium n’est certes pas donnée ! Et si on l’appelait Lincoln?
Retour sur le NAPA 200
Au moment d’écrire ces lignes, on ne sait pas si l’évènement NASCAR NAPA 200 sera de retour l’an prochain. Ce n’est pas la Formule Un, j’en conviens. Mais il y a de l’action en masse (sauf, peut-être pour la Grand-Am Rolex mais cela s’explique par le manque d’équipes dont plusieurs se sont désistées vu qu’on est en fin de saison et qu’elles n’ont aucune chance de réussir au championnat). Cet évènement a permis à un grand nombre de Québécois de s’illustrer dans diverses classes incluant l’intéressante Nationwide. Incidemment, pour ceux qui ne le savent pas, la NASCAR Nationwide est la deuxième série la plus regardée à la télé américaine et la deuxième série automobile où il y a le plus de spectateurs sur place en Amérique incluant Montréal. Elle ne mérite donc pas d’être dénigrée par certains critiques qui ne s’y connaissent pas dans le domaine.
En ce qui a trait à la série Canadian Tire, il est fortement temps que le jeune Andrew Ranger passe à un niveau plus élevé. Il n’a plus rien à prouver là. Mais soulignons son superbe effort en Nationwide…si au moins il n’avait pas été trahi par sa mécanique! Notre héros national Jacques Villeneuve a raté une superbe occasion de s’illustrer auprès des siens mais je suis sûr qu’il reviendra en NASCAR pour venger son honneur.

Andrew Ranger aurait-il l’avenir qu’il mérite tant en NASCAR? (Photo Éric Descarries)
Alexandre Tagliani en a surpris plus d’un et je suis heureux d’avoir été le premier à l’interviewer à la télé. Je suis, cependant, très malheureux que l’on perde Pat Carpentier. Voilà un excellent pilote, fier représentant des Québécois en NASCAR (même en Sprint) que nous n’avons jamais su supporter (financièrement) ce qu’il méritait largement. Il sait bien s’exprimer à la télé et son humour nous manquera à tous!

Alexandre Tagliani a su bien nous représenter au NAPA 200 (Photo Éric Descarries)
Malheureusement, notre bon ami Louis-Philippe Dumoulin est demeuré un peu trop dans l’ombre lors de cet évènement (il faut dire que son équipe, Jimmy Means Racing, est une véritable farce tant elle est désorganisée…). La nouvelle venue Maryeve Dufault a aussi connu sa part de difficulté (l’équipe de Randy McDonald n’est pas des plus riches non plus) et je souligne son grand effort à elle aussi.

J’ai beaucoup plus de respect pour notre Maryève Dufault locale que pour la très pédante Danica Patrick…qui, d’ailleurs, n’a rien fait de spectaculaire au NAPA 200 (Photo Éric Descarries)
En fait, tout ce beau monde a été charmant et beau joueur lors de l’évènement, se prêtant facilement aux entrevues et aux interventions de notre équipe de reportage sauf…
Sauf une certaine Danica Patrick. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi pédant de ma vie. Même les pilotes de Formule Un sont plus sympathiques et plus accessibles. Il nous fut impossible de l’obtenir à la caméra même si notre poste de télé (RDS) y était aussi important que ESPN! Si vous pouviez voir nos tentatives (enregistrées), vous constateriez qu’elle se foutait royalement de nous. Elle nous renvoyait toujours à sa P.R. (agent de relations publiques) qui était aussi évasive. À la fin, nous n’avons jamais eu l’occasion de la questionner (et je n’avais pas l’intention de lui faire parler de son avenir en NASCAR, ce qu’elle doit annoncer cette semaine). Mais, le pire dans tout cela, c’est qu’elle a terminé loin en arrière, à peine quelques positions devant «notre» Maryève Dufault. Quelle petite vedette pédante! Dommage (on me dit qu’elle est la troisième athlète féminine la mieux payée dans le monde)! Pour moi, elle demeurera très longtemps (sinon à jamais), une petite princesse inutile dans le sport…
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