Fiou! Vous n’avez pas d’idée à quelle vitesse les semaines se défilent quand on est actif dans le monde de l’automobile. Si vous étiez un chroniqueur d’automobiles en ce temps-ci de l’année, vous comprendriez! J’ai à peine eu le temps de profiter d’un GMC Acadia Denali cette semaine tant il y avait des activités du monde de l’auto à vivre. Commençons avec l’Acadia.

La GMC Acadia Denali affiche toujours une image de luxe (Photo Éric Descarries)
Il y avait déjà un bon moment que je n’avais pas mis la main sur un produit de GM, un constructeur qui a été «fustigé» par plus d’un observateur pour diverses raisons depuis les derniers mois. Je ne suis, moi-même, pas toujours tendre envers les produits GM mais il faut rendre à César que qui revient à César quand c’en est le temps. J’ai eu droit au GMC Acadia lorsqu’il est sorti il y a quelques années mais il s’est écoulé beaucoup d’eau sous les ponts depuis ce temps. L’Acadia est un VUM respectable qui vaut la peine d’être considéré si vous recherchez un grand utilitaire qui peut facilement accepter jusqu’à sept personnes à son bord. L’Acadia, rappelons-le, fait partie de la même famille que les Buick Enclave, les Chevrolet Traverse et les défunts Saturn Outlook. Dès le départ, le GMC Acadia a su se distinguer, ne serait-ce que par ses grosses lettres G-M-C au travers son imposante calandre. Mais GMC n’étant plus que l’ombre d’elle-même (j’ai toujours considéré GMC comme une marque de «vrais » camions…), la marque a décidé de se tourner vers la production de camionnettes de luxe. De là la version Denali de l’Acadia.

De l’arrière, on reconnaîtra la Denali à son ornementation (Photo Éric Descarries)
Cela veut donc dire que l’Acadia que j’ai conduite cette semaine est presque identique à celle que j’ai évalué il y a deux ou trois ans de cela. Sauf que, cette fois, j’ai eu affaire à un véhicule encore plus luxueux. L’Acadia Denali se voit alors équipé de roues de 20 pouces, de sièges de cuir perforés à l’avant, d’un éclairage intérieur spécial, du système de navigation (et de la caméra de marche arrière…), d’un toit ouvrant en verre et de plus encore. Mais, sous le capot, rien n’a changé. Le (très efficace) moteur demeure le V6 de 3,6 litres qui fait 288 chevaux et il vient toujours avec une boîte automatique à six rapports. Si mon Acadia d’essai était équipé de la traction intégrale, sachez que cette camionnette est aussi livrable avec la traction avant seulement (ce qui n’est pas si mauvais, surtout en hiver si l’on équipe l’Acadia avec les pneus appropriés!).

L’avant de l’habitacle de l’Acadia Denali est plus qu’accueillant (Photo Éric Descarries)
Mes impressions de conduite? Je ne me souvenais pas que l’Acadia était aussi silencieuse et que sa conduite était aussi agréable et (relativement) précise. Le véhicule semble plus imposant que ses concurrents, l’Acura MDX, le Ford Edge, le Lincoln MKX et le Mazda CX-9, mais il est tout aussi maniable et performant. Ce que j’ai surtout aimé de la version Denali, c’est l’affichage HUD (Heads Up Display) qui illustre la vitesse (et quelques autres informations inutiles sauf celle des clignotants) dans le pare-brise face au conducteur, un accessoire que j’aimerais voir sur toutes les autos!

Les occupants d’arrière de la Denali seront traités aux petits oignons! (Photo Éric Descarries)
Ne venez pas me parler de puissance et de performance, l’Acadia étant d’abord un véhicule de transport de passagers. Mais, j’ai quand même apprécié ses accélérations et ses reprises confortables. La visibilité y est bonne, tout le tour, mais compte tenu des dimensions du véhicule, la caméra de marche arrière s’avère d’une grande utilité, surtout dans un grand garage urbain (comme j’ai pu le tester dans le garage souterrain de RDS).
Toujours recommandable l’Acadia? Certainement! Et encore plus dans sa version Denali. Mais attendez-vous à en payer le prix. Que diriez-vous de quelque 63 500 $? La consommation? Ne faites pas le saut! En situation urbaine seulement, j’ai obtenu 15,8 litres au 100 km. Rien pour écrire à sa mère diriez-vous. Cette GMC était à traction intégrale, il faisait chaud et le climatiseur était toujours en fonction et je suis resté pris dans la circulation… Une situation plutôt courante dans Montréal, non? En passant, Montréal (que j’appelle de plus en plus Géraldville) n’est certes pas la place rêvée pour obtenir une consommation idéale, n’est-ce pas?
Une semaine à Detroit
Je viens de passer (presque) une semaine complète dans la région de Detroit. Je vais dans cette grande région du Michigan depuis plus de 25 ans et je suis toujours désolé lorsque des «journalistes à sensation» effectuent des visites «à sensation» dans les coins les plus abandonnés de cette grande ville du Michigan. C’est comme s’ils voulaient nous faire croire qu’au Québec, on est parfait et que les «méchants Américains» avaient créé LA ville nord-américaine la plus en en ruine (il fut un temps où les films des années soixante-dix nous décrivaient New York comme une zone sinistrée).
Je fus d’abord invité par Ford pour des démonstrations technologiques et j’ai logé au Dearborn Inn (à Dearborn, près de Detroit), un hôtel Marriott qui fut, à la fin des années vingt et au début des années trente, le premier hôtel d’aéroport au monde (l’actuel piste d’essai des laboratoires de Ford de l’autre côté de la rue était, à cette époque, le premier aéroport commercial au monde). C’est assez pour lui donner de l’importance historique, non?
La journée chez Ford relevait plus de la science-fiction que d’autre chose (il reste que les communications entre les autos et les autres sciences de l’avenir sont plus près de nous qu’on le pense et qu’elles seront à la fois utiles et sécuritaires). Je suis resté une journée de plus afin de participer à un évènement de Chrysler et j’en ai profité avec un confrère de l’Ontario et un autre jeune journaliste du Québec pour visiter le musée Walter P. Chrysler à Auburn Hills. Ce musée vaut le déplacement (comme celui du musée Henry Ford à Dearborn). Mon coup de cœur? Un moteur de char d’assaut des années quarante. En effet, Chrysler avait développé un trente cylindres pour char durant la Deuxième Grande Guerre (cinq moteurs Chrysler Industrial à six cylindres à essence montés sur un carter commun développant 450 chevaux pour déplacer un char Sherman!). Les gros moteurs diesel n’étaient pas encore monnaie courante!

Le centre du musée Walter P. Chrysler d’Auburn Hills au Michigan est impressionnant (photo Éric Descarries)

Mon coup de cœur? Un moteur de char d’assaut Sherman, cinq moteurs à six cylindres montés sur un carter commun (Photo Éric Descarries)
Puis, ce fut la journée à la piste d’essai de Chrysler à Chelsea au Michigan où j’ai pu y conduire plusieurs nouveaux véhicules à venir dont la Chrysler 300 S à moteur V6 et boîte auto à huit rapports (désolé, je ne peux en dire plus) et surtout la Dodge Grand Caravan R/T sur circuit de performance (je ne peux en dire plus non plus mais puis-je vous dire que Ralph Gilles, ce designer de Chrysler d’origine montréalaise est sur le point de se faire construite une Grand Caravan R/T avec des roues spéciales?).

Il y avait plusieurs véhicules à conduire à la piste d’essai de Chrysler au Michigan (Photo Éric Descarries)
J’y ai aussi conduit des Ram 3500 avec moteur Cummins turbodiesel de 800 li-pi de couple tirant une charge importante et des Jeep en situation hors-route. Vous aurez compris que je me suis encore servi de la nouvelle Jeep Compass pour faire des essais extrêmes. Il faut le faire pour le croire. La Compass est un véritable char d’assaut qui peut facilement aller là où bien d’autres tous-terrains trouveront l’exercice difficile!

Mon coup de cœur? La Jeep Compass qui est capable de prouesses hors-route remarquables (Photo Éric Descarries)
Chapeau à l’Eurokracy
Je me plains souvent que la «culture automobile» semble se perdre auprès des jeunes automobilistes. Je dois avouer que pour les quelques deux cents participants du tout premier Eurokracy, une réunion de mordus de voitures d’origine allemande qui s’est tenue à l’Autodrome St-Eustache le week-end dernier, c’est plutôt le contraire qui se produit. Félicitations à Jesse James Imbeault, Sergio da Silva et Rick Di Corpo qui ont réussi à attirer tout ce beau monde, surtout de jeunes automobilistes qui ont choisi le style «Low and Slow» plutôt que celui des écumeurs de route!

Les plus belles Allemandes se sont retrouvées à l’Autodrome St-Eustache (Photo Guillaume Descarries)

Malgré le mauvais temps, plus de 200 propriétaires de belles Allemandes et un millier de spectateurs s’étaient donné rendez-vous à l’Eurokracy (Photo Guillaume Descarries)
À fruitloops et raoul 914
Non, je ne vais pas changer mon jugement. J’ai failli être frappé DEUX fois à Zermatt en Suisse où les véhicules ont tous électriques. Nissan a tenu à conserver certains sons «d’automobiles» à ses autos hybrides afin d’éviter des accidents avec les piétons. Nous avons été élevés avec ces sons et ils nous sont innés. Il nous faut alors les reconnaître. Si l’on ne veut pas entendre des sons ambiants, il faut aller vivre ailleurs qu’en ville. Les bruits d’autos, de camions, de bus, d’avions et autres font partie de la vie urbaine. Sinon, à la campagne…et ça presse!
À omnitag
Ce n’est pas que la Scion tC ne soit pas amusante à conduire…mais si je suis dans l’erreur, dites-moi pourquoi le véhicule n’est-il pas un succès sur le marché? Je me fais accuser, parfois, de «Toyota basher» mais, comme on peut le voir, la gamme Scion n’est pas un succès phénoménal! Je ne suis donc pas seul à penser que les autos de la marque manquent de piquant! Il en va de même pour beaucoup de produits de cette marque. Les véhicules sont bien, ils sont fiables et tout le tralala mais…je n’invente rien…ils ne sont pas excitants, c’est tout! Le café instantané, ce n’est pas mauvais…mais on ne s’arrête pas à un restaurant qui annonce du café instantané, non? Ce que l’on recherche, c’est un café un peu plus mordant…même si l’on retrouve un peu de restants de grains dans sa tasse…
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