Curieusement, alors que je passais la semaine au volant de la nouvelle Honda Odyssey 2011, voilà qu’un de nos lecteurs nous pose des questions concernant ce type de véhicule. Et j’ai surtout apprécié l’opinion de tous ceux qui lui ont répondu. Incidemment, ce type de véhicule, pour moi, ce sont des fourgonnettes et non des mini-fourgonnettes comme certains s’entêtent à les qualifier. Car, voyez-vous, les Odyssey, Grand Caravan et Quest de ce monde n’ont rien de «mini» (sauf peut-être la Mazda5 et la Kia Rondo). Ce sont de véritables fourgonnettes peut-être plus grandes que les Ford Econoline, Chevy Van et Dodge Transaline des années soixante, des camionnettes que l’on traitait déjà de grandes fourgonnettes. Incidemment, après l’Odyssey, j’aurai le plaisir de conduire la Mazda5, la Nissan Quest et plus tard, les nouvelles Dodge Grand Caravan et Chrysler Town&Country. Il n’y a pas si longtemps, je vous donnais aussi mon opinion concernant la Kia Sedona!

La Honda Odyssey a été redessinée et elle affiche un air plus «sportif» (Photo Éric Descarries)
L’Odyssey vient tout juste d’être complètement redessinée, comme toutes ses concurrentes d’ailleurs sauf la Kia Sedona qui affiche quand même quelques retouches esthétiques. Si vous vous souvenez bien, je vous en avais présenté le prototype en février de l’année dernière, un véhicule qui avait été dévoilé au Salon de l’auto de Chicago. Au départ, la nouvelle ligne de l’Odyssey m’a plu. Elle m’a semblé moderne et recherchée. Pourtant, je lisais parmi les commentaires publiés sur ce blogue que quelques autres chroniqueurs ne la trouvaient pas trop réussie. Je dois vous avouer qu’au moment de prendre livraison de la nouvelle Odyssey, j’ai eu un petit recul. Non, je ne la trouve pas laide. Mais les lignes et sculptures de la carrosserie m’ont paru exagérées, trop évidentes. Il faut dire que le trou laissé pour le rail des portes coulissantes est peut-être trop visible…

Vue de l’arrière, on reconnaîtra facilement l’Odyssey. Les fentes pour le mécanisme des portes coulissantes sont un peu trop visibles avec cette couleur. (Photo Éric Descarries)
Les fourgonnettes sont encore très populaires au Canada et ce, malgré les commentaires parfois condescendants de certains chroniqueurs sur ce type de véhicule. En fait, je crois qu’il faut avoir possédé une fourgonnette pour en apprécier tous les avantages. Mieux encore, les constructeurs d’automobiles ont su, avec le temps, leur donner un comportement d’automobile. Par conséquent, les nouvelles fourgonnettes remplacent plus que jamais les «station wagons» du passé…et ce, avec brio! L’Odyssey en est une des meilleures représentantes. Malheureusement, cette belle réputation vient avec un prix!

Le tableau de bord de l’Odyssey n’a rien de spectaculaire sauf qu’il joue très bien son rôle. Les instruments sont lisibles et les commandes à la portée de la main. (Photo Éric Descarries)
Quoique complètement redessinée pour 2011, la nouvelle Honda Odyssey conserve ses plus belles qualités, surtout celles concernant son habitacle à la fois vaste et accueillant. En fait, il est un peu plus vaste que la version de 2010 dont j’ai parlé il y a quelques mois. C’est surtout à l’arrière que l’on constate ce léger gain d’espace. Même la troisième banquette offre un espace vital confortable. Et si l’on veut utiliser l’Odyssey pour y transporter du matériel, on obtient un vaste espace de chargement en repliant les banquettes.

La banquette arrière est à la fois confortable et accueillante. Avec cette version Touring à sellerie de cuir, on obtient une commande de chauffage et de ventilation individuelle pour le compartiment arrière. (Photo Éric Descarries)
Le tableau de bord de cette Honda a été revu pour 2011 et, sans impressionner, il se présente comme étant pratique et bien aménagé avec une instrumentation facile à lire. Étant une version Touring de luxe, mon Odyssey avait cet écran de système de navigation qui se transforme en télévision pour la caméra de marche arrière, un élément que je trouverai toujours très utile pour des véhicules de ce gabarit. D’autre part, pour la conduite, on peut profiter des grandes glaces tout le tour. La visibilité avant y est exceptionnelle pour le conducteur.

Malgré son accès un peu laborieux, la troisième banquette demeure relativement confortable pour la majorité des passagers de grandeur moyenne. (Photo Éric Descarries)

Comme toute fourgonnette qui se respecte, l’Odyssey propose un vaste espace de chargement pour les bagages, même avec la banquette finale (divisible) en place. (Photo Éric Descarries)
L’Odyssey est mue par un V6 à calage variable des soupapes qui, théoriquement, le fait fonctionner sur trois cylindres en vitesse de croisière. Il fait 248 chevaux et 250 lb-pi de couple et grâce à la boîte automatique à six rapports (cinq sur les modèles moins coûteux), il affiche des accélérations et des reprises très intéressantes. Toutes les Odyssey sont à traction avant (la concurrente la plus directe, la Toyota Sienna, est disponible, elle, avec la traction intégrale). Cet ensemble mécanique m’a permis une consommation moyenne de 10,7 L/100 km (alors que le compteur au tableau de bord m’indiquait 9,5 L/100 km) incluant un voyage de quatre heures aller-retour de Laval à Valcourt par beau temps (quoique froid!). C’est drôle, je m’attendais à mieux car c’est à peu près le même résultat que nous obtenons régulièrement avec notre Freestar 2006 avec boîte à quatre rapports! Peut-être qu’en circulation urbaine seulement, l’Odyssey fera mieux? Curieusement, grâce à nos «belles routes» du Québec, j’ai constaté que les éléments de la suspension transmettaient les bruits de la route à l’habitacle et je ne parle pas du grondement plus ou moins perceptible des Toyo Open Country d’hiver. Il y avait aussi quelques bruits de carrosserie qui émanaient de l’arrière de cet habitacle ce que m’a fait aussi remarquer un confrère lors de nos déplacements hebdomadaires entre les points de cueillette des véhicules.

Le moteur V6 de l’Odyssey procure des performances intéressantes. (Photo Éric Descarries)
L’Honda Odyssey Touring qui m’a été prêtée par Honda Canada Inc. affichait un prix de 46 990$. Le prix de base des Odyssey frise les 30 000 $.
Lexus CT200h
La semaine dernière, je fus invité par Toyota Canada pour mettre la main, pour la première fois, sur la nouvelle Lexus CT200h hybride. Cette fois, Toyota-Lexus avait choisi la région de Calgary en Alberta pour ce lancement médiatique. Calgary? Notre «capitale» du pétrole? Oui! Semble-t-il que, selon Toyota, les ventes d’hybrides y sont très populaires! Ce qui n’aura pas été un dépaysement, c’est que la météo était semblable à celle de Montréal, un temps frais avec des averses de neige constantes.

Nous avons pu mettre la main sur la nouvelle Lexus CT200h dans la région de Calgary (Photo Éric Descarries)
Je devrais conduire la CT200h toute une semaine au cours des mois à venir. Je réserve donc mes impressions de conduite pour cet essai un peu plus long et plus réaliste. Notez, cependant, que j’ai pu la conduire sur quelques centaines de kilomètres sur les (belles) routes de l’Alberta la semaine dernière. La CT200h (le CT voudrait dire Compact Tourer ou Touring de Class C, il me reste cela à confirmer…) est la cinquième voiture hybride électrique de Lexus. Reposant sur un châssis semblable à celui de la Toyota Prius, la berline CT200h est mue par un quatre cylindres de 1,8 litre de 98 chevaux qui, combiné à son moteur électrique, en arrive à 134 chevaux. Cette auto à traction avant n’est disponible qu’avec la boîte automatique à variation continue. Lexus aimerait bien que l’on considère cette petite berline comme une voiture sportive (et c’est l’impression qu’elle donne sur les routes sinueuses), elle manque toutefois de puissance. En arriver à 100 km/h peut demander près de 10 secondes.

Malgré son allure semblable à celle de la Mazda3, la CT200h affiche une silhouette reconnaissable, même de l’arrière. (Photo Éric Descarries)
On y reconnaît une ressemblance à la Mazda3 Sport mais méfiez-vous, la voiture est large et basse et son intérieur relativement luxueux. Il est surtout réussi. Mais j’y reviendrai plus tard. En attendant, sachez que cette Lexus affiche un prix de base de 30 950$…
À luckybeaulac
Je crois que vous avez eu beaucoup d’opinions concernant les fourgonnettes. Mais avec votre budget autour des 30 000 $, en effet, je suis d’accord avec d’autres lecteurs, il vaudrait la peine d’aller jeter un coup d’œil du côté de la nouvelle Grand Caravan. Je l’ai conduite en Californie et son nouveau moteur V6 Pentastar l’a complètement transformée. Et, n’oublions pas, son intérieur a été (agréablement) revu.
À broc 473
J’ai conduit la Grand Cherokee V6 et le moteur V6 Pentastar fut toute une découverte pour moi (et d’autres chroniqueurs). Je vous incite fortement à aller l’essayer chez votre concessionnaire Jeep local.
À mark_derail
La capacité de remorquage aurait, selon les présentateurs de chez Ford que très peu d’impact chez les acheteurs de VUS. C’est ce qui nous a été transmis lors de la présentation du nouvel Explorer. En effet, quand vient le temps de tirer, semble-t-il que les Nord-Américains préfèrent les gros pick-up. Mais je vais y porter une attention particulière lors de mes prochains reportages.
À mrproulx
Merci de votre «feedback» concernant le Honda Pilot. C’est toujours apprécié et surtout…instructif!
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