Éric Descarries

Archive, mars 2011

Mercredi 30 mars 2011 | Mise en ligne à 21h56 | Commenter Commentaires (28)

Honda Odyssey et Lexus CT200h

Curieusement, alors que je passais la semaine au volant de la nouvelle Honda Odyssey 2011, voilà qu’un de nos lecteurs nous pose des questions concernant ce type de véhicule. Et j’ai surtout apprécié l’opinion de tous ceux qui lui ont répondu. Incidemment, ce type de véhicule, pour moi, ce sont des fourgonnettes et non des mini-fourgonnettes comme certains s’entêtent à les qualifier. Car, voyez-vous, les Odyssey, Grand Caravan et Quest de ce monde n’ont rien de «mini» (sauf peut-être la Mazda5 et la Kia Rondo). Ce sont de véritables fourgonnettes peut-être plus grandes que les Ford Econoline, Chevy Van et Dodge Transaline des années soixante, des camionnettes que l’on traitait déjà de grandes fourgonnettes. Incidemment, après l’Odyssey, j’aurai le plaisir de conduire la Mazda5, la Nissan Quest et plus tard, les nouvelles Dodge Grand Caravan et Chrysler Town&Country. Il n’y a pas si longtemps, je vous donnais aussi mon opinion concernant la Kia Sedona!

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La Honda Odyssey a été redessinée et elle affiche un air plus «sportif» (Photo Éric Descarries)

L’Odyssey vient tout juste d’être complètement redessinée, comme toutes ses concurrentes d’ailleurs sauf la Kia Sedona qui affiche quand même quelques retouches esthétiques. Si vous vous souvenez bien, je vous en avais présenté le prototype en février de l’année dernière, un véhicule qui avait été dévoilé au Salon de l’auto de Chicago. Au départ, la nouvelle ligne de l’Odyssey m’a plu. Elle m’a semblé moderne et recherchée. Pourtant, je lisais parmi les commentaires publiés sur ce blogue que quelques autres chroniqueurs ne la trouvaient pas trop réussie. Je dois vous avouer qu’au moment de prendre livraison de la nouvelle Odyssey, j’ai eu un petit recul. Non, je ne la trouve pas laide. Mais les lignes et sculptures de la carrosserie m’ont paru exagérées, trop évidentes. Il faut dire que le trou laissé pour le rail des portes coulissantes est peut-être trop visible…

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Vue de l’arrière, on reconnaîtra facilement l’Odyssey. Les fentes pour le mécanisme des portes coulissantes sont un peu trop visibles avec cette couleur. (Photo Éric Descarries)

Les fourgonnettes sont encore très populaires au Canada et ce, malgré les commentaires parfois condescendants de certains chroniqueurs sur ce type de véhicule. En fait, je crois qu’il faut avoir possédé une fourgonnette pour en apprécier tous les avantages. Mieux encore, les constructeurs d’automobiles ont su, avec le temps, leur donner un comportement d’automobile. Par conséquent, les nouvelles fourgonnettes remplacent plus que jamais les «station wagons» du passé…et ce, avec brio! L’Odyssey en est une des meilleures représentantes. Malheureusement, cette belle réputation vient avec un prix!

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Le tableau de bord de l’Odyssey n’a rien de spectaculaire sauf qu’il joue très bien son rôle. Les instruments sont lisibles et les commandes à la portée de la main. (Photo Éric Descarries)

Quoique complètement redessinée pour 2011, la nouvelle Honda Odyssey conserve ses plus belles qualités, surtout celles concernant son habitacle à la fois vaste et accueillant. En fait, il est un peu plus vaste que la version de 2010 dont j’ai parlé il y a quelques mois. C’est surtout à l’arrière que l’on constate ce léger gain d’espace. Même la troisième banquette offre un espace vital confortable. Et si l’on veut utiliser l’Odyssey pour y transporter du matériel, on obtient un vaste espace de chargement en repliant les banquettes.

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La banquette arrière est à la fois confortable et accueillante. Avec cette version Touring à sellerie de cuir, on obtient une commande de chauffage et de ventilation individuelle pour le compartiment arrière. (Photo Éric Descarries)

Le tableau de bord de cette Honda a été revu pour 2011 et, sans impressionner, il se présente comme étant pratique et bien aménagé avec une instrumentation facile à lire. Étant une version Touring de luxe, mon Odyssey avait cet écran de système de navigation qui se transforme en télévision pour la caméra de marche arrière, un élément que je trouverai toujours très utile pour des véhicules de ce gabarit. D’autre part, pour la conduite, on peut profiter des grandes glaces tout le tour. La visibilité avant y est exceptionnelle pour le conducteur.

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Malgré son accès un peu laborieux, la troisième banquette demeure relativement confortable pour la majorité des passagers de grandeur moyenne. (Photo Éric Descarries)

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Comme toute fourgonnette qui se respecte, l’Odyssey propose un vaste espace de chargement pour les bagages, même avec la banquette finale (divisible) en place. (Photo Éric Descarries)

L’Odyssey est mue par un V6 à calage variable des soupapes qui, théoriquement, le fait fonctionner sur trois cylindres en vitesse de croisière. Il fait 248 chevaux et 250 lb-pi de couple et grâce à la boîte automatique à six rapports (cinq sur les modèles moins coûteux), il affiche des accélérations et des reprises très intéressantes. Toutes les Odyssey sont à traction avant (la concurrente la plus directe, la Toyota Sienna, est disponible, elle, avec la traction intégrale). Cet ensemble mécanique m’a permis une consommation moyenne de 10,7 L/100 km (alors que le compteur au tableau de bord m’indiquait 9,5 L/100 km) incluant un voyage de quatre heures aller-retour de Laval à Valcourt par beau temps (quoique froid!). C’est drôle, je m’attendais à mieux car c’est à peu près le même résultat que nous obtenons régulièrement avec notre Freestar 2006 avec boîte à quatre rapports! Peut-être qu’en circulation urbaine seulement, l’Odyssey fera mieux? Curieusement, grâce à nos «belles routes» du Québec, j’ai constaté que les éléments de la suspension transmettaient les bruits de la route à l’habitacle et je ne parle pas du grondement plus ou moins perceptible des Toyo Open Country d’hiver. Il y avait aussi quelques bruits de carrosserie qui émanaient de l’arrière de cet habitacle ce que m’a fait aussi remarquer un confrère lors de nos déplacements hebdomadaires entre les points de cueillette des véhicules.

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Le moteur V6 de l’Odyssey procure des performances intéressantes. (Photo Éric Descarries)

L’Honda Odyssey Touring qui m’a été prêtée par Honda Canada Inc. affichait un prix de 46 990$. Le prix de base des Odyssey frise les 30 000 $.

Lexus CT200h

La semaine dernière, je fus invité par Toyota Canada pour mettre la main, pour la première fois, sur la nouvelle Lexus CT200h hybride. Cette fois, Toyota-Lexus avait choisi la région de Calgary en Alberta pour ce lancement médiatique. Calgary? Notre «capitale» du pétrole? Oui! Semble-t-il que, selon Toyota, les ventes d’hybrides y sont très populaires! Ce qui n’aura pas été un dépaysement, c’est que la météo était semblable à celle de Montréal, un temps frais avec des averses de neige constantes.

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Nous avons pu mettre la main sur la nouvelle Lexus CT200h dans la région de Calgary (Photo Éric Descarries)

Je devrais conduire la CT200h toute une semaine au cours des mois à venir. Je réserve donc mes impressions de conduite pour cet essai un peu plus long et plus réaliste. Notez, cependant, que j’ai pu la conduire sur quelques centaines de kilomètres sur les (belles) routes de l’Alberta la semaine dernière. La CT200h (le CT voudrait dire Compact Tourer ou Touring de Class C, il me reste cela à confirmer…) est la cinquième voiture hybride électrique de Lexus. Reposant sur un châssis semblable à celui de la Toyota Prius, la berline CT200h est mue par un quatre cylindres de 1,8 litre de 98 chevaux qui, combiné à son moteur électrique, en arrive à 134 chevaux. Cette auto à traction avant n’est disponible qu’avec la boîte automatique à variation continue. Lexus aimerait bien que l’on considère cette petite berline comme une voiture sportive (et c’est l’impression qu’elle donne sur les routes sinueuses), elle manque toutefois de puissance. En arriver à 100 km/h peut demander près de 10 secondes.

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Malgré son allure semblable à celle de la Mazda3, la CT200h affiche une silhouette reconnaissable, même de l’arrière. (Photo Éric Descarries)

On y reconnaît une ressemblance à la Mazda3 Sport mais méfiez-vous, la voiture est large et basse et son intérieur relativement luxueux. Il est surtout réussi. Mais j’y reviendrai plus tard. En attendant, sachez que cette Lexus affiche un prix de base de 30 950$…

À luckybeaulac

Je crois que vous avez eu beaucoup d’opinions concernant les fourgonnettes. Mais avec votre budget autour des 30 000 $, en effet, je suis d’accord avec d’autres lecteurs, il vaudrait la peine d’aller jeter un coup d’œil du côté de la nouvelle Grand Caravan. Je l’ai conduite en Californie et son nouveau moteur V6 Pentastar l’a complètement transformée. Et, n’oublions pas, son intérieur a été (agréablement) revu.

À broc 473

J’ai conduit la Grand Cherokee V6 et le moteur V6 Pentastar fut toute une découverte pour moi (et d’autres chroniqueurs). Je vous incite fortement à aller l’essayer chez votre concessionnaire Jeep local.

À mark_derail

La capacité de remorquage aurait, selon les présentateurs de chez Ford que très peu d’impact chez les acheteurs de VUS. C’est ce qui nous a été transmis lors de la présentation du nouvel Explorer. En effet, quand vient le temps de tirer, semble-t-il que les Nord-Américains préfèrent les gros pick-up. Mais je vais y porter une attention particulière lors de mes prochains reportages.

À mrproulx

Merci de votre «feedback» concernant le Honda Pilot. C’est toujours apprécié et surtout…instructif!

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Mardi 22 mars 2011 | Mise en ligne à 0h40 | Commenter Commentaires (37)

Honda Pilot et retour sur la Juke

Ouf! L’ouragan Juke est enfin passé. En fait, ce n’est pas que je n’aime pas vos commentaires (sauf quelques-uns…) mais j’ai eu peur un moment que des litanies d’insultes se mettent à pleuvoir dans ce blogue. Bon! Alors, passons à autre chose, dans ce cas, cette semaine, le VUS Honda Pilot.

En vérité, j’ai déjà écrit un blogue sur ce Pilot l’année dernière. Pourquoi est-ce que j’y reviens aussi vite? C’est que lorsque Ford nous a présenté son tout nouvel Explorer, les dirigeants américains du constructeur nous ont signalé que le principal concurrent du nouvel Explorer serait le Honda Pilot. Selon eux, les ventes de ce VUS seraient parmi les plus élevées dans son créneau. Je n’ai pas eu besoin de vérifier leurs dires, je les ai cru. Rendu chez nous, j’ai appelé Honda Canada et je leur ai demandé si les ventes du Pilot étaient bonnes. Encore une fois, sans me donner de chiffres précis, on m’a répondu que ces ventes étaient bonnes. J’ai donc demandé le Pilot de nouveau pour rafraîchir ma mémoire, surtout que j’ai conduit l’Explorer tout récemment dans la région de la Malbaie.

Reprenons donc à zéro ou presque. Je dois avouer que Honda a relativement bien réussi avec son nouveau Pilot à «moderniser» l’idée que l’on se faisait des VUS de pleine grandeur. Évidemment, l’Explorer va encore un peu plus loin. Par contre, le premier problème que je vois (et on le voit très bien), c’est au niveau du design. Certains d’entre vous n’ont pas aimé le style de la Juke, moi, c’est celui du Pilot qui me titille. La génération précédente de Pilot nous laissait indifférents, celle-ci ne me plaît pas du tout.

En effet, je ne trouve pas l’avant de cette camionnette plutôt joli. On le dirait coupé à la hache! J’y vois un peu trop de porte-à-faux et le dessin carré de la carrosserie lui donne une allure aussi aérodynamique qu’une brique! Je crois qu’à ce niveau, le nouvel Explorer est nettement plus beau. Question design, le Pilot fait plus VUS, plus «vieille école». Là où les designers de Ford ont réussi (et l’avenir nous le dira), c’est à donner à un VUS une nouvelle allure plus évoluée.

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Le Honda Pilot et le chemin Régimbald à St-Donat (Photo Éric Descarries)

L’intérieur du Pilot fait aussi un peu plus ancien. Ce n’est pas que le tableau de bord est désagréable à regarder mais il fait plus «camion». Curieusement, alors que le Pilot n’est pas si vieux sur le marché, il risque de se frapper à un Explorer aux idées plus modernes! Mais là où la différence sera marquante, c’est au niveau du confort et du comportement routier. Je dois l’admettre, il fut un temps où le Pilot affichait un comportement routier moderne. Cette fois, quiconque essaiera les deux véhicules trouvera que l’Explorer est plus doux et plus stable sur la route.

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La silhouette carrée du Honda Pilot risque de se démoder face à la nouvelle concurrence (Photo Éric Descarries)

Malgré tout, je ne tiens pas à dénigrer le Pilot. Malgré son dessin un peu…dépassé, il reste un excellent choix. Son ensemble mécanique demeure une référence dans son créneau. Le moteur V6 de 3,5 litres qui fait 250 chevaux suffit à déplacer cet imposant véhicule avec des accélérations rassurantes mais des reprises moins convaincantes car la boîte automatique n’a que cinq rapports. Sa traction intégrale est imperceptible mais efficace (remarquez qu’il est possible d’obtenir un Pilot à traction avant) pouvant transmettre jusqu’à 70% d’adhérence aux roues arrière. Dans le cas d’un besoin de plus de motricité, le conducteur n’a qu’à verrouiller le différentiel central en pressant sur un bouton au tableau de bord.  En passant, je suis retourné à St-Donat pour y faire un peu de raquette (la neige était un peu trop dure pour que ce soit agréable) et je n’ai pas eu besoin de chercher une piste hors-route pour vérifier les capacités tout terrain du Pilot. En effet, le chemin Régimbald était en si piteux état que je me croyais dans un sentier de forêt. Les pneus Bridgestone Blizzak DM-V1se sont avérés à la hauteur de la situation mais il n’était pas question de rouler au-dessus de 40 km/h car la suspension talonnait trop à cette vitesse. Je ne sais pas si le chemin a été récemment bien entretenu ou si c’est une fonte partielle de la glace qui l’a rendu de même mais il était difficilement praticable jusqu’à ce qu’un chasse-neige passe en fin de journée en faisant un vacarme infernal pour tenter d’égaliser la route. La situation était un peu meilleure après le passage du chasse-neige mais c’est avec un peu de déception que je me suis aperçu que le revêtement qui a été refait il y a moins de deux ans, accusait déjà de profondes crevasses et des nids de poule en devenir. Décidemment, on n’a certes pas la bonne méthode pour construire les routes!

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Le chemin Régimbald à St-Donat était une véritable piste d’essai pour tout-terrain (Photo Éric Descarries)

Question confort, il est difficile de critiquer le Pilot. Dans sa version de luxe Touring, l’intérieur tout en cuir est bien aménagé incluant les places tout à l’arrière qui, malgré leur accès peu facile, sont parmi les plus accueillantes de ce créneau. Tous les sièges relevés, il ne reste plus beaucoup de place. Mais si l’on rabat au moins les dossiers de la dernière banquette, on obtient suffisamment d’espace pour les bagages de cinq occupants.  Évidemment, j’ai apprécié l’écran du système de navigation (curieusement, il identifiait le boul Curé-Labelle de Laval comme étant le boul. Ste-Rose!) qui se transforme en écran de télé pour la marche arrière, un élément de sécurité d’importance pour un véhicule de ce gabarit.

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Le tableau de bord du Honda Pilot fait un peu moins moderne mais l’intérieur regorge d’espaces de rangement. (Photo Éric Descarries)

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L’espace pour les bagages y est un peu restreint avec la dernière banquette en place (Photo Éric Descarries)

Depuis que ce Pilot est sorti sur le marché, la concurrence s’est faite un peu plus vive. Il doit se mesurer à des véhicules plus modernes comme le Ford Flex, le Chevrolet Traverse, le GMC Acadia et maintenant le Ford Explorer et, pourquoi pas, le nouveau Dodge Durango! Mon Pilot Touring d’essai affichait un prix de 48 420 $ et sa consommation s’est chiffrée à 10,1 litres au 100 km ce que je considère très bon pour un véhicule de ce créneau. Mais pourra-t-il résister longtemps à cette nouvelle concurrence qui propose un comportement routier plus confortable et plus rassurant et surtout plus de puissance?

Retour sur la Juke…on règle nos comptes!

Il y a de ces véhicules qui suscitent parfois des réactions inattendues. Le Nissan Juke fut l’un de ceux-là. Il n’y a pas si longtemps, j’ai noté une certaine réaction concernant la nouvelle Chevrolet Cruze. Mais, curieusement, la Buick Regal n’a pas soulevé de controverse. Par contre, le Juke…

Alors, voici quelques réponses à nos intervenants :

À blueprint

L’essence Super est «recommandée» (mais pas obligatoire) dans la Juke si l’on se fie au petit placard dans le portillon d’essence.

À northernbud

Merci de vos bons mots. J’ai obtenu 10 l/100 km peut être parce que j’ai du voyager un peu plus sur les autoroutes cette semaine-là.

À daniel_l

Je vais demander à Subaru de conduire un nouveau Forester 2011 pour une semaine. J’aimerais bien vérifier cette consommation moi-même! J’en entends trop parler!

À gl000001

J’aime bien votre apport à ces commentaires. Mais, même si on les laisse passer, j’apprécierais que vous respectiez les gens qui achètent un véhicule comme la Juke. Que vous nous fassiez savoir votre opinion sur le design de la voiture, ça passe. Mais de là à insulter les propriétaires de Juke…faudrait un peu de retenue et de respect!

À jeepman

Votre suggestion est intéressante, j’aimerais partir ce tableau comparatif de pneus mais quelle logistique à gérer! Une vraie «job à plein temps!».

À coucou57

Payé par Nissan? Non, mais sérieusement! On voit que vous ne connaissez pas le domaine! Saviez-vous, au départ, que je ne suis même pas payé pour ce blogue? Il faut manquer d’arguments pour dire que je suis payé par un constructeur. Et ceci vaut pour tous les chroniqueurs que je côtoie…

À motorbob

L’âge et la baisse de testostérone? Vous manquez vraiment d’arguments pour avoir besoin de m’insulter. Non, c’est que je vis vraiment au 21e siècle même si mes véhicules privés sont tous du 20e siècle. J’ai vraiment eu du plaisir à conduire la Juke…elle a du caractère.

À woulf

Vous avez raison de dire que la Juke n’est pas fade. Ce n’est pas la plus belle auto du monde…mais au moins, elle ne fait pas «cookie cutter» comme bien d’autres Japonaises populaires mais tellement fades! Mais il ne faut pas les critiquer celles-là! Oh non!

À gl000001

Ah oui! Comme le dit si bien blueprint, les Subaru ne sont pas sans reproche non plus! Il ne faut pas avoir la mémoire trop courte. Il n’y a pas si longtemps, les problèmes de moteur de 2,5 litres étaient de notoriété publique, les disques de freins des Legacy qui rouillaient et pourrissaient non plus. Et que dire de la consommation d’essence…

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Mercredi 16 mars 2011 | Mise en ligne à 23h39 | Commenter Commentaires (38)

La Juke, ce n’est pas une «joke»

Ça ne m’arrive pas souvent d’être emballé par une voiture. Mais dans le cas de la nouvelle Nissan Juke…

En fait, la Juke n’a pas nécessairement tous les attraits d’une…belle voiture neuve. Dès le départ, je vous le concède, la Juke n’affiche pas un design des plus…attrayants. Pourtant, on s’y attache très rapidement. La première fois que j’ai pu rouler à bord de la Juke, c’est à Miami lors du lancement de la fourgonnette NV. Les gens de Nissan m’ont permis de passer quelques heures à bord de l’auto afin que nous puissions visiter la fameuse South Miami Beach et son petit bout de rue légendaire, celui où l’on voit tous ces hôtels d’art déco. Et bien, c’était comme si cette voiture n’avait jamais été vue auparavant. Pour attirer l’attention, je n’ai pas manqué mon coup! Belle? Peut-être pas. Unique, ça, oui!

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De l’avant, la Nissan Juke affiche un design…disons…unique? (photo Éric Descarries)

La semaine dernière, je mettais enfin la main sur la Juke pour un essai plus sérieux. Mais disons que le début de mon expérience au volant de cette auto ne fut pas des plus glorieux. Nissan Canada m’avait confié une berline Juke SL à traction avant (elle est disponible avec la traction intégrale) et à boîte manuelle (il est possible de la commander avec la boîte automatique CVT à variation continue) pour une semaine. Mais, il neigeait ce beau lundi matin où j’en ai pris possession. À peine sorti de chez Services Spenco dans l’arrondissement St-Laurent où l’on m’avait remis les clés de l’auto, je me suis embourbé dans la neige qui camouflait une plaque de glace. Il m’a donc fallu utiliser le bras de vitesses avec patience et désactiver l’antipatinage pour enfin me sortir du piège au bout de plusieurs tentatives…pour ensuite attendre un confrère qui s’est pris juste après moi avec une Nissan Sentra R! Les gens de Toyo n’aimeront peut-être pas ma remarque car leurs pneus Garit KX n’étaient certes pas à la hauteur de la situation. Ils n’étaient pas plus rassurants sur l’autoroute par après (pourtant, je n’ai jamais hésité de conseiller les Toyo G02!). C’était peut-être à cause de la consistance assez spéciale de la neige…

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De l’arrière, son design est un peu plus conventionnel…(photo Éric Descarries)

Cependant, au bout de quelques heures, le ciel s’est dégagé et c’est là que le plaisir a commencé! En effet, j’ai commencé à apprécier la Juke! Attention, elle n’est peut-être pas des plus jolies à l’avant (elle l’est plus de l’arrière), elle est très efficace! Incidemment, elle n’est pas si petite cette auto (ou est-ce un VUS?). Mais on en saisit vite les dimensions. La visibilité arrière est un peu difficile mais, le soir, on peut constater l’efficacité des clignotants qui sont placés sur le dessus des ailes avant. La Juke donne l’impression que c’est un coupé, c’est plutôt une berline. On en trouvera les poignées de portières dans les montants (noirs) à l’arrière. Les portes avant ouvrent grand et on accède facilement aux sièges d’avant. À l’arrière, c’est un peu plus étroit mais, les enfants n’y verront aucune difficulté. Les adultes de petit gabarit s’y trouveront confortables mais pas nécessairement les plus grands! Et on ne peut pas dire que l’espace de chargement arrière est des plus généreux, mais il peut s’avérer suffisant pour deux passagers surtout si on en replie le dossier des sièges arrière.

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Le tableau de bord est assez «design» mais l’instrumentation y est pauvre. La console serait inspirée d’une motocyclette. (photo Éric Descarries)

Le design extérieur de la Juke est extraordinaire et le tableau de bord de la voiture l’est aussi. Cependant, ne vous attendez pas à une instrumentation très élaborée. Outre le gros compteur de vitesse et l’aussi gros compte-tours, vous ne disposerez que d’insignifiants pictogrammes et quelques chiffres pour vous informer des opérations de la voiture. Certainement pas à la hauteur de l’esprit sportif de la voiture (ou du VUS, c’est comme vous le voulez!). Oui, ma voiture d’essai était équipée du système de navigation. Malheureusement, celui-ci avait un tout petit écran difficile à lire qui, de surcroît, s’en trouvait ébloui durant le jour. Illisible, tout comme l’affichage de la radio, même si l’on tirait la toile couvrant le toit ouvrant.

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Les places arrière sont un peu étroites mais les enfants s’y sentiront à l’aise (photo Éric Descarries)

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L’espace réservé aux bagages n’est pas des plus généreux mais si l’on rabat les dossiers des sièges d’arrière, on en gagne un peu plus. (photo Éric Descarries)

Ma Juke d’essai était mue par un quatre cylindres 1,6 litre turbocompressé à injection directe de carburant qui m’a totalement plu! Sans être une voiture de performance, la Juke est une auto rapide, agile et facile à conduire. Ce quatre cylindres fait 188 chevaux et 170 lb-pi de couple et c’est nettement suffisant pour ce véhicule. Les accélérations sont vives avec la boîte manuelle (une automatique à variation continue CVT y est disponible moyennant supplément ainsi que la traction intégrale). Question consommation, j’ai réussi à en tirer 10,1 L/100 km dans la neige, en ville et sur la route. Attention, je me suis retrouvé dans des situations hivernales qui ont certainement influé sur la consommation!

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Ce petit moteur turbocompressé à quatre cylindres de 1,6 litre est plus puissant qu’il n’y paraît! (photo Éric Descarries)

Je dois avouer m’être senti bien à l’aise au volant de cette auto. Ses performances étaient des plus adéquates, sa tenue de route rassurante (sauf sur la neige collante), sa direction avec assistance électrique relativement précise, son freinage juste et surtout, j’ai senti une voiture solide dont le châssis (extrapolé de celui de la Nissan Sentra) n’émettait aucun bruit suspect! Selon Nissan Canada, la Juke SL T/A affiche un prix de base de 23 548$ alors que ma voiture d’essai affichait un prix total de 27 708$ (incluant des frais de transport de 1 560$)!  Une auto peut-être issue des bandes dessinées «Manga», mais un véhicule recommandable. Ma seule inquiétude? Quelle sera sa valeur de revente dans cinq ou six ans d’ici?

Retour sur la Buick Regal

Un peu comme c’en fut le cas pour la Chevrolet Cruze, j’ai pu lire vos commentaires concernant mes impressions de conduite de la Buick Regal Turbo. Si l’on y revient, oui, moi aussi, je l’ai trouvée très jolie. Et, non, je n’ai rien contre les produits de GM. C’est tout simplement un concours de circonstances. Il n’est pas question de GM bashing ici, pas plus que de Toyota bashing, l’année dernière. C’est tout simplement ce que j’ai ressenti en conduisant ces autos. Je crois que GM a droit au succès avec ses nouveaux véhicules (qui sont nettement supérieurs à ceux du passé) mais, il y aurait encore des retouches à faire. Incidemment, en ce qui a trait à la consommation un peu élevée, il faut se dire que ces essais se font en hiver quand la température froide et la conduite pas toujours régulière constituent des obstacles importants à une consommation idéale. Bientôt, je commencerai des impressions de conduite des nouveaux produits Chrysler. J’ai bien hâte de voir si mes premières impressions de l’automne dernier se reproduiront ce printemps.

À le_petit_bob

Oui, moi aussi, j’aimerais faire un Festival d’Essai de pneus. Malheureusement, la logistique d’une telle opération serait presque impossible. Il faudrait des véhicules semblables, une piste de course pour rouler sur le sec et sur le mouillé, de la neige, de la boue…Enfin, vous voyez le portrait. Mais, au fur et à mesure que je ferai ce genre d’exercice, je vous tiendrai au courant.

À simon_c

En effet, je crois, tout comme vous, que GM devrait ajouter la technologie eAssist de la LaCrosse à sa Regal ce qui a déjà été annoncé comme une option pour 2012. Cette belle petite auto pourrait en profiter grandement. Incidemment, votre analyse de la situation de Buick est intéressante…

À blueprint

Oui, vous avez raison, Buick connaît un grand succès en Amérique du Nord. Curieusement, ses modèles de source américaine me semblent plus agréable que sa Regal d’origine allemande…(elle sera peut-être même canadienne avant longtemps?).

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