Comme je l’écris si souvent, le temps file à une vitesse incroyable. Nous voilà déjà rendu…ou presque…si près du printemps! Ce qui est drôle dans tout cela, c’est que je crois avoir passé l’hiver en Porsche! Je comprends alors la réaction de notre correspondant «Le_petit_bob» qui m’écrivait : «Qui aurait dit non?» à l’offre qui m’a été faite de conduire des Porsche en hiver ! Oui, ce fut agréable. Mais il y a quand même des leçons à apprendre de cette petite «expérience».
Jusqu’ici, j’ai eu l’opportunité (corrigez-moi…je crois que vous avez raison, je devrais alors écrire «la chance») de conduire d’abord une 911 Turbo S, puis un VUS Cayenne S (assez bien adapté pour l’hiver sauf pour le choix des pneus ce qui a fait jaser bien du monde) et un Cayenne Turbo. Cette fois, je vous parle de mon avant-dernière Porsche d’essai pour l’hiver 2011, ma Porsche préférée, la Boxster Spyder. Oui, j’aurai même conduit une Spyder en plein hiver. Et ce, dans presque toutes les conditions que cet hiver aurait pu me présenter.
Si vous revenez à ce blogue de l’été dernier, vous y verrez comment j’ai louangé la Porsche Boxster Spyder (selon l’animateur américain Jay Leno, le terme «Boxster» ne vient pas du fait que le moteur ressemblerait à une boîte ou qu’il ferait dans une boîte mais plutôt du fait que le moteur à plat présente un mouvement de bielles et pistons qui imiteraient les coups de poing d’un Boxeur…). Je le répète, ma Porsche préférée, c’est la Boxster Spyder. Mais, est-ce que je vivrais avec en hiver?

La Porsche Boxster Spyder est bien utilisable en hiver (Photo Éric Descarries)
Pas certain! Pourtant, cette petite auto (dont le prix de quelque 91 000 $ a baissé d’environ 4 000 $ depuis mon dernier essai) se débrouille très bien sur la neige et la glace. Porsche Canada m’avait prêté cette Spyder ayant bien pris soin d’y ajouter des pneus d’hiver Pirelli Sottozero qui ont très bien accompli leur tâche. Durant cette semaine d’essai, j’ai connu la neige, le froid, les journées chaudes (il a fait près de 10 degrés Celsius à Montréal mais, malgré la suggestion des gens de Porsche, je n’ai pas démonté la capote, ce que j’ai fait avec facilité en été mais qui pourrait s’avérer plus difficile en hiver vu qu’une toile trop froide, ce n’est surtout pas flexible et malléable!) et ainsi de suite. Question de motricité, j’ai déjà connu les Volkswagen, les Renault, les Corvair et les Fiat des années soixante (dans lesquelles on se les gelait royalement) qui n’avaient aucune difficulté sur la neige vu le poids de leur moteur arrière sur les roues arrière motrices. La Boxster n’y fait pas exception. Elle patinera un peu sur la glace mais elle ne restera pas prise.

Les pneus Pirelli Sottozero sont efficaces sur la neige…malgré leur largeur (Photo Éric Descarries)
Non, ce que j’ai trouvé de difficile en hiver avec la Spyder, c’est de me «coincer» dans le siège avec mon gros manteau identifié à RDS. Pas facile de me glisser et de me sortir de ce siège en hiver. L’autre défaut que je lui ai trouvé, c’est la visibilité limitée que la capote me permet, un problème que l’on peut éviter en été quand on la démonte. Mais le pire, c’est d’éviter les nids de poule de Géraldville…oups…, Montréal avec des pneus de profil abaissé. On ne veut rien casser, après tout. Mais j’ai encore apprécié la possibilité (électronique) de libérer les échappements (grâce à un petit bouton au tableau de bord!). Pour les mordus de consommation, j’ai obtenu 13,6 litres au 100 km avec une température très inégale. Mon seul problème? De la neige durcie accumulée À L’INTÉRIEUR des jantes avant qui m’ont obligé à arrêter afin d’essayer de l’enlever car elle déséquilibrait les roues faisant sautiller le volant. L’auto devenait inconduisible!
Malgré tout, soyons honnête, on peut vraiment se servir d’une Boxster en hiver. Ce que Porsche cherche à prouver, c’est que, dans ce créneau de voitures dites GT ou exotiques, il y en a peu qui peuvent vraiment se vanter de fonctionner 12 mois par année, peu importe le pays. Souvenons-nous que Porsche a déjà gagné des rallyes d’hiver!
Le salon de Toronto
Vu que c’est la grande période des salons d’automobile, après celui de Detroit et de Montréal, j’ai participé à la journée de presse de celui de Toronto. C’est que, la veille, je participais aussi au concours de la Technologie de l’année de l’AJAC, un exercice qui m’a demandé d’écouter, avec une dizaine d’autres journalistes automobile canadiens intéressés par la technologie, une dizaine de présentations dont la plus convaincante fut celle de Ford qui nous a incité à choisir les ceintures de sécurité arrière de la Ford Explorer qui peuvent se déployer en coussins gonflable en cas d’impact comme Technologie de l’année. J’ai donc opté pour le train pour me rendre à Toronto car j’avais du travail à faire (on peut y brancher son ordi et même profiter du WiFi!) et que, de toutes façons, pour moi, rouler sur la 401, ce n’est pas conduire mais plutôt endurer les camions qui nous entourent!

C’est la ceinture qui se transforme en coussin de sécurité de la Ford explorer qui s’est mérité le titre de Technologie de l’année (Photo de Ford)
Je suis donc resté pour le «Canadian International Auto Show» de Toronto, un «show» au titre exagéré qui n’avait rien ou presque à nous offrir. Tout avait été vu non seulement à Detroit mais aussi à Montréal alors que les dévoilements de Chicago n’ont pu le faire en temps pour Toronto. Oui, il y avait bien les prototypes de Honda Civic en deux versions (berline et coupé) mais en même temps, le constructeur japonais dévoilait, sur Internet, la version de production de cette auto. Et consolez-vous, si, comme mon confrère Éric LeFrançois l’indiquait dans son billet, Honda a retiré son prototype Civic berline du salon de Montréal avant la fin de l’évènement, nos amis américains ont subi un sort semblable à Detroit alors que la «star» de Porsche, la 918 Hybrid, ayant été retirée de son stand pour la retourner en Europe…en plein salon de Detroit! COME ON! L’Amérique n’est plus importante ? Ah oui! Le salon de Montréal? Il a été tout simplement spectaculaire cette année, je le répète…en espérant qu’il répétera le coup l’an prochain!
Incidemment, ce même salon de Toronto (n’oubliez pas, le Canadian International Auto Show…International?) était le théâtre du dévoilement des véhicules de l’année de l’Association des Journalistes Automobile du Canada (AJAC) à laquelle j’appartiens. Je suis fier de ce qu’on y fait. Mais il me semble que Toronto ne soit pas la place idéale (n’oubliez pas…International) pour y dévoiler «nos» Car of the Year. Montréal y serait plus indiqué, surtout que son salon se déroule en janvier en même temps que le dévoilement des Autos de l’année des autres organisations. Février, c’est trop tard! Qu’importe, les journalistes canadiens ont choisi la Chevrolet Cruze comme Auto de l’année et la Ford Edge comme Camionnette de l’année

La Chevrolet Cruze a été nommée Auto de l’année par les membres de l’AJAC (Photo Éric Descarries)
Certains d’entre vous se souviendront peut-être de mes impressions de conduite de la Cruze. Certaines étaient négatives, la Cruze n’étant, à mes yeux, qu’une version révisée et rafistolée d’une architecture datant déjà de presque dix ans. Je ne change pas d’opinion. Cependant, je reconnais, qu’au prix où la Cruze est vendue, elle pourrait représenter un bon choix. Toutefois, elle risque de vieillir vite et mal. Remarquez que la Ford Edge n’est pas, non plus, une grande nouveauté. Je suis certain que la Cruze connaîtra un certain succès sur le marché. Je ne suis pas contre le choix de la Voiture de l’année, pour une fois que l’on donne ce titre à une Américaine plus évoluée… Mais j’ai toujours de petites réserves….Enfin…Ah oui! C’est sans tambour ni trompette que la Mercedes-Benz SLS AMG a reçu le titre de Design de l’année. Là non plus, je ne suis pas certain. Me semble que la Jaguar XJ (en lice) était plus belle. Mais, là encore…
Et Daytona…
Enfin, et c’est parce que nos ami Benlevelo l’a souligné, avez-vous regardé le Daytona 500? Plus excitant que la Formule Un, n’est-ce pas? Et dire que c’est un jeune de 20 ans, Trevor Bayne (il a eu 20 ans la veille de la course), qui a gagné au volant d’une auto des légendaires Wood Brothers (leur dernière victoire remonte à 2001 mais souvenons-nous que ce sont eux qui ont «inventé» les arrêts au puits comme on les connaît, même en Formule Un!). Je ne sais pas s’il gagnera une autre course dans sa carrière (c’était sa deuxième course en Sprint Cup) mais quel vent de fraîcheur sur la série NASCAR. Je l’ai déjà interviewé l’été dernier au Circuit Gilles-Villeneuve lors de la course Nationwide NAPA 200 et déjà, il démontrait beaucoup de maturité…beaucoup plus que le très prétentieux Kyle Busch! Et quelle personne plaisante avec qui travailler…Dire que Kyle Busch ne voulait pas qu’on l’interviewe à Montréal il y a deux ans…Qu’il aille chez le diable!

Trevor Bayne, 20 ans, est devenu le plus jeune pilote à gagner le Daytona 500 ! (Photo NASCAR)
Ah oui! La semaine prochaine, une autre Porsche! Mais c’est la dernière…pour cet hiver!
À blueprint
Une Cruze diesel? Peut-être si les évènements au Moyen Orient font monter les prix de l’essence. Mais souvenez-vous que chez nos amis du sud, le diesel est plus coûteux que l’essence!
À simon_c
Le Start-Stop de mon (ma?) Porsche était vraiment défectueux selon Porsche Canada…
À raoul914
En ce qui me concerne, j’écris UNE Porsche quand il s’agit d’une auto et UN Porsche quand il s’agit d’un Véhicule Utilitaire. Pas rapport, direz-vous?
À benlevelo
Mes raquettes sont en aluminium. Je suis technologiquement moderne…des fois! En ce qui a trait à la technologie des voitures (lisez le blogue ci-dessus), j’y suis très intéressé et très souvent, je vous en fais part. Mais je ne suis sûr que ce sujet intéresse tout le monde. La preuve? Vous voyez, vous avez déjà oublié que j’en ai souvent parlé…
À gl000001
Décidemment, ce sont ces raquettes dans le coffre du (de la?) Porsche qui a retenu votre attention. Celles en babiche sont à mon beau-frère et à ma belle-sœur. J’utilise les raquettes en aluminium car elles sont plus courtes et plus «maniables» dans le bois. De plus, elles ont des pointes sous la «semelle» qui me permet de (mieux) monter les montagnes et les collines (que mon beau-frère avec ses raquettes en babiche!).
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