Éric Descarries

Archive du 19 janvier 2011

Mercredi 19 janvier 2011 | Mise en ligne à 23h53 | Commenter Commentaires (21)

Chevrolet Cruze et dernier coup d’oeil au salon de Montréal

Si vous ne savez pas encore ce qu’est une Chevrolet Cruze, c’est que vous n’avez pas regardé la télé dernièrement, que vous n’avez pas lu les journaux dernièrement ou que vous n’ayez pas porté attention aux réclames un peu partout sur la route ces deniers jours. En effet, rarement aura-t-on vu une telle campagne pour promouvoir une voiture depuis les dernières années. Mais la Cruze est-elle vraiment de beaucoup supérieure à la Cobalt qu’elle remplace ou est-ce que Chevrolet y met le paquet parce que la nouvelle Focus de Ford s’en vient et que cette dernière lui est nettement plus moderne?

Car, avouons-le, malgré l’engouement de mes confrères pour la Cruze, j’y mets un petit bémol. Oui, c’est vrai que la Cruze se distingue sur plusieurs marchés du monde entier et qu’elle a déjà fait sa marque en course automobile. Malgré tout, j’y reconnais trop des anciennes GM dans cette auto. Après tout, n’est-elle pas basée sur la plateforme Delta que nous avons d’abord connue avec la Saturn Ion de 2003? Qui plus est, la Cruze n’affiche-t-elle pas une silhouette très ressemblante à celle de cette Ion?

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La nouvelle Chevrolet Cruze affiche des lignes semblables à celles de la Saturn Ion avec laquelle elle partage l’architecture (Photo Éric Descarries)

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La Saturn Ion 2006 (née en 2003) (Photo GM)

Je viens de passer presque une semaine au volant de la nouvelle Cruze, une berline LT avec moteur turbo de 1,4 litre combiné à une boîte automatique à six rapports et à la traction avant. Au départ, si la ligne de cette auto ne m’a pas excité outre mesure, je dois avouer que pour 21 350 $ plus 1 450$ de transport (total 22 800 $), cet ensemble pourrait très bien représenter un excellent «deal»! Je doute que Ford puisse offrir une Focus équivalente au même prix…du moins pour le moment. Cependant, avec la Chevrolet, il faudra composer avec quelques petits désagréments.

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La Cruze vue de l’arrière (Photo Éric Descarries)

Au départ, il faut l’avouer et le répéter, la Cruze ne se présente pas avec une ligne moderne ou excitante. Elle n’est pas laide…mais elle n’affiche pas ce modernisme que l’on retrouve chez la (nouvelle) Focus ou l’Elantra ! Et, encore une fois, on y reconnaît la silhouette de la Ion ce qui veut dire que la ligne date déjà de près de dix ans!

Cela mis à part, je dois, cependant, avouer que l’intérieur est plus intéressant que dans le passé (et certainement plus intéressant que celui des Ion du passé avec leur bloc d’instruments en plein centre du tableau de bord). Le tableau de bord de la Cruze est particulièrement bien dessiné et aménagé (mais je me demande pourquoi les constructeurs conçoivent de si gros compte-tours surtout que tout est géré par électronique de nos jours et que le moteur ne défoncera jamais vu qu’il est électroniquement limité! On n’a plus besoin de compte-tours, c’est tout!). Les sièges d’avant sont confortables et les places d’arrière sont accueillantes mais, sans plus. Si les passagers d’avant ne reculent pas leur siège au bout, les occupants d’arrière profiteront de suffisamment d’espace pour les jambes. En passant, le dossier de ces sièges se rabat pour agrandir l’espace cargo du coffre qui, en fin de compte, est bien suffisant au départ. Toutefois, on ne se sent pas étouffé dans cet habitacle. C’est important!

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Au moins, on peut dire que le tableau de bord est moderne (Photo Éric Descarries)

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Les places d’arrière sont suffisantes (Photo Éric Descarries)

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On trouve dans la Cruze suffisamment de rangement dans le coffre (Photo Éric Descarries)

«Oui, mais, le char, y marche-t-y?»

Malgré ma critique sur le style légèrement dépassé de la Cruze, l’auto semble avoir tous les atouts pour réussir sur le marché…surtout le prix. Toutefois, il reste un élément critique. Quelles sont les performances de la Cruze LT turbo? Le moteur turbocompressé à quatre cylindres de 1,4 litres fait 138 chevaux et 148 livres-pied de couple, des chiffres peu impressionnants mais, malgré tout, nettement suffisants pour une telle auto. Ma voiture d’essai était équipée d’une boîte de vitesses à six rapports que l’on pouvait manier manuellement (une fonction dont je profite assez souvent en rétrogradant mais pas autant pour passer les vitesses en accélération…je préfère, dans ce cas, laissez la transmission automatique faire son job tout seul!). Les accélérations étaient bonnes et les reprises à la hauteur de la situation mais on aurait dit que le moteur était vraiment au bout de ses peines pour nous satisfaire. Quant au freinage, c’était plutôt difficile de le mettre à l’épreuve. Le pavé froid et souvent enneigé ne favorisait aucune expérience du genre. Cependant, les pneus Bridgestone Blizzak WS70 qui équipaient l’auto ne m’ont pas impressionné  sur cette auto. Malgré l’antipatinage, il ne leur fallait pas grand-chose pour se mettre à patiner à l’accélération même avec une sollicitation légère. Par contre, point positif pour la Cruze, la visibilité y est bonne. Toutefois, ce que je dois vraiment reprocher à cette auto, ce sont les bruits de suspension. Peut-être que c’était le froid mais les rues bosselées de Montréal et Laval incitaient les amortisseurs à «clapoter» à coups de toc-toc, un son désagréable pour une voiture moderne! Ah oui! La consommation? La Cruze m’a donné un chiffre de 11,6 L/100 km en conduite presque uniquement urbaine. Mais, à sa défense, il a fait froid (elle n’a jamais hésité à démarrer) et les roues ont patiné sur le peu de neige que nous avons eue.

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Le «petit» Ecotec de 1,4 litre turbo est à l’aise dans la Cruze (Photo Éric Descarries)

Ouais! La Cruze semble présenter plusieurs bons éléments pour le consommateur moyen qui recherche une auto bien conventionnelle, peut-être même un peu «pépère» (malgré ses championnats en piste). Je ne serais pas surpris, avec le temps, de lire certains commentaires négatifs de gens qui en ont vanté les mérites au départ. Un bon choix? Peut-être. Mais pas nécessairement le mien…

Le Salon de l’Auto, dernière chance

Si vous n’avez pas été au Salon de l’Auto de Montréal, faites vite. Ce Salon se termine dimanche en fin de journée mais il vaut vraiment la peine d’être vu! Malheureusement, ceux qui auraient voulu voir le prototype de la berline Honda 2012 seront déçus, elle est déjà partie, retournée à Detroit m’a dit un jeune représentant. Au moins, nous l’aurons eue.

Je suis retourné au Salon pour des photos au cours de la semaine et j’y ai rencontré du monde intéressant, surtout des gens de chez Audi avec qui j’ai eu une conversation amusante. En effet, je me suis consolé de ma petite erreur de la semaine dernière (celle où je n’ai pas été capable d’ouvrir le hayon de la BMW 550i…) car chez Audi, on identifie le moteur de la S5 comme un V6 TURBO de 3,0 litres. Vu que c’est le moteur primé par le magazine Ward’s Auto comme le moteur numéro un des 10 meilleurs moteurs de l’année, j’ai voulu le photographier pour un article. «Ça s’adonne» que c’est un moteur avec un compresseur mécanique et non un turbo, comme c’est écrit sur l’écriteau de la compagnie. Au moins, mes amis de chez Audi dont M. Papillon et M. Liborace (selon son nom d’Internet) ont su confirmer qu’il s’agissait vraiment d’un moteur suralimenté et non turbo. Comme quoi il est possible que je me trompe des fois. Mais lorsqu’il s’agit d’un constructeur en plein salon de l’auto…une chance qu’il puisse compter sur des représentants compétents!

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Le V6 suralimenté de 3,0 litres d’Audi a été choisi Moteur de l’année 2011 par Ward’s Auto (photo Éric Descarries)

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