Éric Descarries

Archive du 29 décembre 2010

Mercredi 29 décembre 2010 | Mise en ligne à 23h59 | Commenter Commentaires (13)

Mini Cooper S et Ford Edge pour Noël

Ça ne m’arrive pas souvent mais la semaine dernière, je me suis servi de deux voitures pour mes impressions de conduite hebdomadaires (en fait, il y avait même une troisième voiture qui m’attendait mais je ne crois pas que j’aurais pu tout combiner à la fois). Donc, j’ai pu faire quelques centaines de kilomètres au volant d’une Mini Cooper S et quelques centaines d’autres au volant de la nouvelle Ford Edge Limited.

Ce n’est pas la première fois que je conduis une Mini Cooper S. Mais si je me souviens bien, c’est la première fois que j’en utilise une en hiver. Au départ, je vous le dis, je suis un peu «vendu»à la marque. En effet, j’ai toujours eu un certain penchant pour les Mini, même durant les années soixante alors que la Mini était une minuscule auto britannique fantastique (aujourd’hui, elle appartient au groupe BMW)…sauf en hiver! En effet, on y gelait! Surtout des pieds. Mais son agilité était unique. Souvenez-vous qu’elle gagnait plusieurs rallyes internationaux à cette époque (je me demande comment les occupants faisaient pour ne pas geler des pieds…!).

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La Mini Cooper S 2011 se reconnaît à ses nouveaux phares (Photo Éric Descarries)

Heureusement, la Mini Cooper S de 2011 (remarquez les phares avec contour noir et les feux arrière au DEL) possède un système de chauffage plus qu’adéquat! L’auto est plus grosse que le version originale (j’ai des amis qui possèdent toujours des Mini originales et je peux les comparer avec la nouvelle version…) mais elle conserve son caractère sportif du passé. Cependant, elle affiche aussi quelques petits défauts agaçants.

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De l’arrière, on y voit de nouveaux feux aux DEL (Photo Éric Descarries)

D’abord, soulignons encore une fois que la Mini Cooper S est une des autos dont la tenue de route est des plus spectaculaires sur le marché. Son moteur à quatre cylindres de 1600 cm3 avec turbocompresseur fait 181 chevaux et 177 lb-pi de couple. Il transmet sa puissance aux roues avant (comme toujours) mais, dans le cas de ma voiture d’essai, il le faisait via une boîte manuelle à six rapports qui se manipule avec beaucoup de facilité…sauf pour cette maudite marche arrière que BMW insiste à placer en haut à gauche. Le problème est que le constructeur ne juge pas nécessaire d’y ajouter un petit loquet de sécurité et, par conséquent, j’ai dû faire attention à chaque fois que je m’arrêtais pour ne pas passer en marche arrière au lieu de mettre en première. Pourtant, je l’ai même fait deux fois! Incidemment, BMW Canada avait équipé ma Mini d’essai de pneus d’hiver Pirelli très appropriés, je dois le mentionner. Évidemment, les accélérations sont amusantes et les reprises rassurantes et je n’y ai pas noté d’hésitation du turbo (Turbo Lag)…

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Le tableau de bord a été légèrement retouché mais on n’y voit malheureusement pas le centre d’information numérique au milieu du grand cadran du centre (Photo Éric Descarries)

Cette Mini Cooper S 2011 était munie d’un tout récent ajout technique, une sorte de système de communications et de choix des fonctions à la BMW (vous savez, avec la roulette au centre de la console) dont l’affichage occupe tout le centre de «l’ÉNAURME» cadran indicateur de vitesse au milieu du tableau de bord. Résultat? On y voit difficilement l’aiguille de vitesse (surtout si l’on est presbyte !) et, de toutes façons, la réception de la radio n’y est toujours pas parfaite (un autre mignon défaut de la Mini!). Encore une fois, spécifions que la Mini est plus appropriée au transport de deux passagers car les places arrière sont relativement restreintes (à peine bonnes pour de petits enfants). Cependant, lorsqu’on replie le dossier de ces sièges, on obtient un espace de chargement relativement utile. N’oubliez pas que la Mini de nouvelle génération possède un hayon à l’arrière (et non plus un petit coffre plus ou moins utile), du moins en ce qui a trait au coupé.

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Grâce au hayon arrière, il est plus facile de charger une Mini Cooper…avec une certaine retenue (Photo Éric Descarries)

Enfin, j’en suis arrivé à une consommation de 10,1 L/100 km (spécifions qu’il faisait froid…et que je me suis «amusé» avec la Cooper S) alors que la presque totalité de mes déplacements se sont faits en situation urbaine. D’ailleurs, je disais à un de mes amis que si j’avais à choisir une auto que pour la ville, ce serait certes la Cooper. Le seul problème, c’est qu’à 35 715$ (plus 1595 $ de frais de livraison), c’est assez élevé comme prix. La Mini Cooper S de base débute à 30 850 $ mais mon véhicule d’essai était équipé de l’ensemble confort (1900 $), de l’ensemble Sport (990 $) et de l’ensemble Techno (1200$) en plus de quelques autres petits ajouts.

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Le capot des plus récentes Mini s’ouvre mais laisse cette fois les phares attachés à la carrosserie, contrairement à la première génération de Mini dont les phares étaient attachés au capot. (Photo Éric Descarries)

Et le Ford Edge

En ce qui a trait à l’autre véhicule qui m’avait été confié, le Ford Edge Limited, il n’était pas sans me rappeler le Lincoln MKX d’il y a quelques semaines. Vous aurez compris que ces deux véhicules sont issus de la même souche. Par cela, je veux dire qu’ils partagent la même caisse. Mais l’exécution en est différente. De plus, alors que le Lincoln était mû par un V6 de 3,7 litres plus puissant, l’Edge avait, sous son capot, le V6 plus traditionnel de 3,5 litres qui, cependant, a été récemment révisé (l’Edge Sport a droit au V6 de 3,7 litres). Le 3,5 litres développe alors 285 chevaux et 253 lb-pi de couple, un peu moins que les 305 chevaux et 280 lb-pi du 3,7 litres mais il demeure toutefois, assez puissant pour l’Edge. Grâce à la boîte automatique à six rapports, les accélérations sont bonnes et les reprises suffisantes quoique j’aurais aimé juste un peu plus de puissance à un régime plus élevé. Spécifions que cet Edge Limited était, bien évidemment, à traction intégrale.

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Le redesign de l’avant de l’Edge est bien réussi (Photo Éric Descarries)

Suite à certaines remarques négatives que j’ai reçues au cours des dernières semaines concernant les produits Kia (qui sont plus fiables que jamais, voire même plus fiables que certaines autres marques de grande réputation), je me suis demandé s’il y a encore beaucoup d’automobilistes québécois qui n’ont aucune confiance dans les produits américains (en vérité, j’en connais encore!). Sont-ils demeurés sur d’anciennes croyances? Un automobiliste me faisait remarquer comment sa Toyota toute neuve consommait moins que son ancienne Ford Taurus..du début des années quatre-vingt dix! Ben oui! Il y a presque vingt ans de différence entre les deux voitures! Pourtant,  la Taurus roule toujours! Lorsqu’on roule dans le tout récent Edge, force nous est d’admettre que celui-ci est d’une finition sans reproche et qu’il fonctionne tout en douceur. Je crois que les voitures américaines, c’est un peu comme les vins américains. Benoît, mon conseiller de la SAQ locale me contait qu’il avait organisé des dégustations dans lesquelles il y avait des vins californiens non identifiés. Et ils gagnaient souvent haut la main. Pourtant, les mêmes dégustateurs qui avaient porté ces vins aux nues ont juré que malgré tout, ils n’en achèteraient pas tout simplement parce qu’ils étaient…américains! C’est un peu la même chose pour plusieurs autos américaines qui ont gagné toutes sortes de reconnaissances tant au point de vue conception qu’au point de vue sécurité. C’en est le cas pour l’Edge! Il mérite d’être reconnu!

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Il était tout rouge, parfait pour représenter le Traîneau du Père Noël…l’arrière de l’Edge 2011 est presque inchangé. (Photo Éric Descarries)

D’accord, rien n’est parfait. Prenons la consommation. Je n’ai fait «que» 12,51 L/100 km durant cette semaine froide et enneigée (merci pour les excellents Bridgestone Blizzak LM 60, Ford. Mais avec des roues de 20 pouces, ils valent au moins 350$ l’unité…), surtout en condition urbaine. Moi, je considère cela très satisfaisant pour un véhicule de ce calibre. Rappelez-vous, il était aussi à traction intégrale!

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Le tableau de bord du Edge a été redessiné pour 2011 (Photo Éric Descarries)

Ce Ford était aussi équipé du système My FordTouch. Il faut un peu de temps pour savoir en découvrir toutes les possibilités. J’aurais certes quelques petites remarques négatives à signaler à Ford car chaque fois que je changeais la chaleur de mon siège chauffant, la carte géographique du système de navigation disparaissait et il me fallait la recharger. Une autre distraction pour le conducteur. Au début, je ne réussissais pas à tout faire fonctionner avec mes gants d’hiver.  Je croyais que c’en était un défaut. Mais en pressant un peu plus fort, les commandes ont réagi. Cependant, je dois vous avouer que je trouve les boutons du chauffage un peu petits. Ils demandent une concentration pour les atteindre ce qui, encore une fois, risque de nous faire perdre contact avec la conduite. Il y a bien le système de commandes vocales Sync mais ça aussi, ça demande du temps d’étude et d’apprivoisement. En passant, pourquoi ne pas faire de l’affichage de la vitesse dans le pare-brise (Head Up Display) un accessoire standard? Il n’y en a même pas avec l’Edge. Quant à la caméra de marche arrière, tant pis pour ceux qui ont rit de moi parce que je trouvais cela sécuritaire. Il semble que cet accessoire deviendra obligatoire sous peu sur tous les véhicules.

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L’espace de chargement y est utile (Photo Éric Descarries)

En vérité, je n’ai qu’effleuré toutes les caractéristiques intéressantes du Edge (incluant ce brillant système de remplissage sans bouchon Easy Fuel…je ne comprends pas que l’on n’ait pas pensé à cela avant, c’est ce qu’on utilise en course automobile depuis des décennies…!). Malheureusement, tout ce petit confort vient avec un prix. Mon Edge Limited d’essai valait 44 499$ plus 1 400 $ de transport et manutention pour un total de 45 899 $.

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En quelque part se cache un V6 de 3,5 litres qui propulse le nouvel Edge (Photo Éric Descarries)

Enfin, l’essence n’est pas passée à 1,35$ le litre comme je le croyais. Mais selon un reportage à la télé citant un administrateur de Shell, elle pourrait grimper jusqu’à 1,90$ en 2012 parce que la Chine et l’Inde demanderont plus de pétrole. Ben quoi? Il faut aussi rembourser les frais encourus par BP pour nettoyer son dégât dans le Golfe du Mexique et peut-être même aider cette pauvre Shell qui ne peut pas payer une prime de séparation aux femmes qui étaient en congé de maternité lors de l’annonce de la fermeture de son usine de Montréal. Puis, on lira quelques mois plus tard que les pétrolières ont (encore!) fait des profits record. Dieu que nous sommes naïfs!

Ah oui! Un peu plus et j’oubliais…

BONNE ANNÉE!

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