Éric Descarries

Archive, octobre 2010

Vendredi 29 octobre 2010 | Mise en ligne à 0h15 | Commenter Commentaires (15)

Mustang V6 et Test Fest

 

Décidemment, Ford n’a pas fini de nous impressionner. Et surtout, il n’a pas fini de nous présenter toutes sortes de nouveaux modèles basés sur la Mustang dont le dernier-né, le Boss 302 (nos lecteurs un peu plus âgés se souviendront des Boss 302 qui écumaient les pistes de course en Trans Am en 1969-70!). Mais en vérité, ce ne sont pas nécessairement les Mustang les plus puissantes qui font la popularité de cette auto. Ce sont surtout celles de base mues par le moteur V6. Or, à venir jusqu’à l’année-modèle 2010, on ne peut pas dire que la Mustang V6 affichait des performances éclatantes. Pendant ce temps, GM se vantait des plus de 300 chevaux du V6 de sa Chevrolet Camaro…ce qui a forcé Ford à réagir!

 

Donc, avec le modèle 2011 (il est déjà sur le marché), l’acheteur de Mustang « de base » pourra jouir d’un tout nouveau V6 de 3,7 litres qui fait, croyez-le ou non, 305 chevaux! Vous allez me dire que le V6 de la Camaro fait aussi dans les 300 chevaux mais qu’il n’est pas très impressionnant. Souvenez-vous, par contre, que la Mustang est plus légère! Ajoutez à cet ensemble une boîte de vitesses à six rapports et quelques améliorations techniques ici et là et vous obtenez une Mustang à moteur V6 dont les performances se rapprochent (de très près) de celle d’une Mustang V8 d’il y a trois ou quatre ans!

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Elle a toute une gueule, cette Mustang 2011! (photo Éric Descarries)

 

Ford du Canada m’a confié une telle Mustang (en version cabriolet) la semaine dernière et lorsque j’ai pris livraison de l’auto, j’étais encore un peu sceptique. Mais dès que j’ai lancé le moteur, je me suis rendu compte qu’il y avait du changement. Au départ, le son du V6 est beaucoup plus harmonieux que dans le passé. Qui plus est, la version 2011 de cette Mustang V6 a des échappements doubles ce qui, dans le passé, était réservé au V8 !

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Cette fois, même les Mustang V6 ont les échappements doubles (photo Éric Descarries)

 

Ai-je vraiment besoin de vous décrire la Mustang 2011? Je crois que les images parlent d’elles-mêmes. Malgré les modifications qui lui ont été apportées, elle conserve son allure originale. En fait, même dans cette version plutôt de base, elle ressemble beaucoup à la Shelby GT500 dont je vous ai parlé en août ou septembre dernier sauf qu’il s’agit d’un cabriolet (dont la capote est superbement bien isolée lorsqu’elle est refermée). Et son fonctionnement est des plus simples!

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Juste un petit rappel sur l’intérieur accueillant de la Mustang (photo Éric Descarries)

 

Outre cela, il n’y a que la mécanique qui change. Outre le son différent, ce six cylindres a autant de puissance qu’un petit V8. Sauf que la boîte manuelle a un premier rapport qui oblige de passer rapidement en deuxième car le V6 arrive vite au bout de ses forces en accélération vive. À partir de là, on jurerait un V8 encore plus puissant. Au début, je trouvais le passage des vitesses un peu sec et saccadé. Mais après m’être habitué à son fonctionnement, j’ai pu passer les vitesses avec rapidité. Le pont arrière rigide a bien réagi à la puissance du moteur sans sursauter, peut-être grâce à l’antipatinage. Mais celui-ci peut perdre rapidement de son efficacité et à un certain régime, les gros pneus Pirelli PZero Nero se mettent à patiner. Mais c’est ce que j’espérais! En passant, ces Pirelli ajoutent beaucoup à la tenue de route de l’auto. Et  n’ayez crainte, sauf si la route est sérieusement endommagée (ce qui, dans ce cas, nuira au comportement routier de tout véhicule!), le pont arrière rigide ne changera rien à la belle tenue de route de cette auto.

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Ce moteur V6 de 3,7 litres est parfait pour la Mustang (photo Éric Descarries)

 

Le prix de base du cabriolet Mustang à moteur V6 est de 31 399 $. Avec les options et le transport, mon modèle d’essai valait 36 979$. Question consommation, j’ai obtenu 14,1 L/100 km. Attention!t de sursauter, sachez que je n’ai pas « ménagé » cette Mustang et presque tous  les déplacements se sont faits en situation urbaine. En comparaison, au TestFest de l’AJAC (lire plus bas), j’ai mis la main sur une Sonata à quatre cylindres toute neuve qui avait servi à l’évaluation de plusieurs journalistes, toutes sur routes de campagne, et son tableau de consommation moyenne indiquait 12,6 L/100 km! Hmmm!

 

 

Le grand Festival des Essais du Test Fest de l’AJAC

 

Je fais partie de l’Association des Journalistes Automobile du Canada depuis plus de vingt ans, une organisation que je considère sérieuse. Depuis ce temps, l’AJAC organise ce que nous appelons de nos jours le Festival des Essais, Test Fest en anglais. Le but de cet exercice est d’essayer de trouver l’auto et la camionnette qui deviendront respectivement l’Auto et l’Utilitaire de l’année au Canada. Les constructeurs ayant pignon sur rue au pays ont soumis 48 véhicules tout nouveaux dans 11 catégories. Quant à moi, j’ai choisi d’évaluer des véhicules dans trois catégories (Meilleure voiture de luxe de plus de 50 000$, Meilleur nouveau VUS-VUC de moins de 50 000 $ et Meilleur nouveau VUS-VUC de plus de 50 000 $) qui correspondent le plus à mes affinités. Parmi les véhicules que j’ai conduits et évalués selon des périodes de 30 à 40 minutes (et des critères spécifiques), il y avait des autos que je n’avais pas encore essayées comme la nouvelle A8, la Hyundai Equus et la Volvo S60 en plus du Grand Cherokee V6, de la Kia Sorento et de la nouvelle Porsche Cayenne.

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La Mercedes-Benz SLS AMG était certes une des autos les plus désirables du Test Fest de cette année (photo Éric Descarries)

 

Une fois mes sections terminées (je suis aussi du comité qui évaluera la Meilleure nouvelle technologie de l’année), j’ai pu mettre la main sur certaines autos qui « manquaient à mon palmarès » dont la spectaculaire Mercedes-Benz SLS AMG, la Hyundai Sonata, la surprenante Chevrolet Cruze (que j’ai bien hâte de rouler pendant une semaine tellement elle m’a impressionné), la Volkswagen Jetta, le Nissan Juke et autres.

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Tant de véhicules à conduire…en si peu de temps! (photo Éric Descarries)

 

Notons que je ne suis pas toujours d’accord avec la Voiture de l’année déclarée par les membres de l’AJAC  (qui ne sera connue qu’en février prochain au Salon de Toronto) mais je suis, en général, d’accord avec les choix de chaque catégorie. Il faut dire qu’il y a plus de soixante-dix journalistes d’un bout à l’autre du Canada qui participent à cet évènement avec un sérieux et un professionnalisme étonnants. Ce n’est donc pas ma seule opinion qui compte, ni celle d’une seule autre personne. C’est ce que je respecte.

 

À python

 

La LEAF manque, selon moi, de puissance de 80 à 120 km/h et une deuxième vitesse serait bienvenue. Mais souvenez-vous que cette auto est d’abord une citadine et qu’on n’y voit pas ces grandes vitesses dans de telles circonstances.

 

À mark_derail et woulf

 

Notez que la LEAF a été testée en Finlande durant l’hiver. À suivre…

 

À simon_c

 

Oui, je suis d’accord avec vous. La LEAF s’annonce plutôt comme une voiture de banlieusard!

 

À gribou0

 

Bonne idée cette standardisation des batteries. Mais allez convaincre les constructeurs!

 

À simon

 

J’ai brièvement conduit la nouvelle Sonata au Test Fest de l’AJAC cette semaine. En fait, je préférerais la conduire pendant une semaine dans mon patelin avant d’émettre quelque commentaire que ce soit. Mais j’ai été agréablement surpris au départ. Il reste que son moteur est un peu bruyant. Et il n’y a plus de V6 plus doux au catalogue…

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Jeudi 21 octobre 2010 | Mise en ligne à 13h40 | Commenter Commentaires (27)

Buick Regal, Nissan LEAF et réponses

La première idée qui nous vient à l’esprit lorsqu’on mentionne le nom de Buick c’est : «un char de vieux». En effet, c’est l’image que la marque a transportée au cours des dernières années surtout à cause de ses modèles Regal, Lucerne, Park Avenue et autres. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, environ vingt ans, Buick était en NASCAR, en NHRA et en circuit routier (Kelly Challenge entre autres) et produisait des voitures plus sportives comme la Reatta et surtout les T-Type et Grand National!

Heureusement, le VUM Enclave est venu redorer un peu le blason de la marque alors que la toute récente LaCrosse lui donne un style plus moderne. Et, chez Buick (une marque qui réussit tellement bien en Chine!), on nous annonce l’arrivée imminente d’une voiture compacte. En attendant, la plus petite Buick disponible, c’est la Regal. C’est justement de cette auto dont il est question ici. En fait, la Regal, c’est ni plus ni moins qu’une Opel Insignia avec un devant et un arrière de Buick. Il ne faut plus partir avec le préjugé qu’il s’agisse ici d’une «autre importée» rebadgée (Buick a déjà connu certains déboires avec des Opel aux États-Unis) car l’industrie automobile n’est plus américaine, européenne ou asiatique, elle est de plus en plus «globale» (en bon français, internationale). Plusieurs constructeurs proposent des autos construites un peu partout dans le monde et Buick n’y échappe pas!

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La nouvelle Buick Regal est basée sur l’Opel Insignia européenne (photo Éric Descarries)

D’autre part, cette belle Regal (avouons que sa ligne est plutôt moderne et agréable) répond à la demande de bien des consommateurs nord-américains : une grande voiture avec un moteur économique. Pour plusieurs d’entre eux, qu’importe si le seul moteur disponible sous le capot est un quatre cylindres (dans le cas qui nous intéresse, l’Ecotec de 2,4 litres et 182 chevaux), en autant qu’ils soit efficace, silencieux et relativement économique, c’est tout ce qui compte. Mais en est-ce vraiment ainsi?

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Malgré une ligne spécifique, trop de gens confondent les Buick Regal et LaCrosse (photo Éric Descarries)

Sur notre Regal CXL d’essai, ce petit moulin semblait relativement à l’aise. Sauf qu’à l’effort, il gronde. Ses accélérations sont honnêtes mais les reprises se font plutôt timides. Certains blâmeront l’utilisation de la boîte automatique à six rapports (qui facilite énormément le travail du quatre cylindres en usage normal et qui lui permet une consommation raisonnable dans cette grande caisse) mais en fait, c’est son manque de puissance. Il correspond bien aux exigences européennes où les conducteurs de ce genre d’auto ne sont pas enclins à des départs précipités en ville (une pratique courante à Montréal) et dont les dépassements sur les routes secondaires sont moins importants qu’ici (selon mon expérience, les conducteurs européens sont très rapides sur les autoroutes mais plus prudents et plus méfiants sur les routes secondaires plus étroites que les nôtres). De toutes façons, il lui préfèreront le moteur diesel! Chez nous, la version turbocompressée à venir du même moteur qui développera 220 chevaux sera plus adéquates et pas nécessairement plus énergivores…toujours selon la façon qu’il sera conduit!

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Le tableau de bord de la Regal est non seulement agréable à l’œil, il est aussi facile à consulter (photo Éric Descarries)

Évidemment, la nouvelle Regal est un charme à conduire. Sauf pour un peu de manque de puissance, le reste de l’auto se comporte comme une Européenne. Cependant, il se pourrait que certains fidèles de la marque trouvent la suspension un peu sèche, surtout sur les «belles» routes du Québec! Qui plus est, la Regal ressemble tellement à la LaCrosse que plusieurs gens les confondent encore! Incidemment, ça serait peut-être plaisant d’avoir la Buick Regal basée sur la version familiale de l’Opel?

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Le quatre cylindres Ecotec de 2,4 litres qui anime la Regal pourrait être plus puissant…vivement la version turbo (photo Éric Descarries)

Question confort, on peut nier l’effort déployé pour que l’intérieur soit agréable non seulement à l’œil mais aussi à l’utilisation. Le tableau de bord est bien dessiné et relativement facile à consulter. La position de conduite est facilitée par les multiples ajustements et les sièges, quoique un peu fermes, sont assez confortables. La banquette arrière est basse mais les passagers peuvent jouir d’un bon débattement pour les jambes. Quant au coffre, il n’est pas des plus généreux mais il devrait faire l’affaire de ceux qui ne voyagent qu’en couple.

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Le coffre est utile mais il n’est pas nécessairement caverneux. (photo Éric Descarries)

Le prix de base de la Regal tourne autour des 31 000 $. Mais notre CXL d’essai affichait un prix avoisinant les 43 000 $ vu qu’elle était équipée du système de navigation, de la radio satellite, de la sellerie de cuir et de tous les accessoires de luxe liés à l’ensemble spécial. J’ai obtenu une consommation moyenne de 10,28 L/100 km (qu’en situation urbaine) ce qui n’est peut-être pas extraordinaire mais quand même prévisible pour une voiture aussi lourde (plus de 1600 kilos) mue par un quatre cylindres. J’aurais quand même préféré vous annoncer une consommation tournant autour des 8,0L/100 km! Malgré tout, je crois que c’est une auto recommandable…

L’étonnante Nissan LEAF

Je reviens tout juste d’un voyage dans la région de Nashville au Tennessee où j’ai pu conduire, pour la première fois, la Nissan LEAF 2011, une auto à cinq passagers entièrement électrique. En effet, la LEAF n’a aucun moteur d’appoint et si vous tentez de dépasser les 160 km avant une recharge, vous risquez de vous retrouver dans le trouble!

Je ne suis pas, je l’avoue, un grand amateur de voitures électriques. Mais en fait, je crois que je devrais dire que je n’ÉTAIS pas un grand amateur de véhicules électriques. Dans le passé, j’ai conduit des Ranger électriques, des Think (quand c’était des Ford), des Mitsubishi iMIev et autres. Oui, j’en ai toujours apprécié la valeur «écologique». Mais je n’ai jamais été impressionné…jusqu’à ce que je conduise la LEAF.

Notez que Nissan nous a laissé rouler plusieurs heures au volant de son auto qui sera la toute première voiture moderne de production de masse entièrement électrique sur le marché. Nos amis américains l’auront en décembre prochain, nous, à l’automne de 2011. Aux États-Unis, elle se vendra autour des 34 000 $, mais je n’ai pas de prix canadien à annoncer. Notons, par contre, qu’au Québec, les particuliers auront droit à un crédit d’impôt de 8 000 $!

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Impressionnante, la LEAF…(photo Éric Descarries)

Conduire une LEAF…c’est comme conduire une auto courante. Malgré l’absence du son du moteur, les autres bruits ambiants sont les mêmes. Les accélérations peuvent être vives (si l’on presse l’accélérateur vivement) mais les dépassements sont un peu plus laborieux. Le moteur électrique (sous le capot, il ressemble à un moteur à quatre cylindres!) fait 80 kW soit environ 107 chevaux. Mais son couple fait 206 lb-pi ce qui est nécessaire à déplacer l’imposant poids de quelque 3500 livres (environ 1600 kilos).

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Le problème avec la LEAF, c’est que les accessoires pour la recharge sont trop vulnérables au vol! (photo Éric Descarries)

Si je devais me déplacer toujours en situation urbaine pour mon travail ou mes occupations, j’opterais aussitôt pour la LEAF (rares sont ceux qui font plus de 50 km en ville dans une journée). Mais avant de vous précipiter chez votre concessionnaire Nissan, attendez encore un peu. Vérifiez d’abord si vous avez une prise de courant extérieure de 120 volts où vous pourrez brancher la LEAF avec le cordon fourni par le constructeur (il faut huit heures pour recharger la batterie mais seulement si elle est complètement à plat!). Nissan proposera aussi un bloc d’alimentation à 220 volts mais il y a un hic. Il est nettement recommandé de posséder un garage. Ce n’est pas parce que le bloc ne peut supporter les intempéries. C’est à cause du vol possible!

Je crois que l’auto toute électrique comme la LEAF a un avenir auprès des utilisateurs urbains qui sauront en gérer la «consommation» (tout comme on gère le niveau de l’essence aujourd’hui) mais on a encore du chemin à faire avant de trouver facilement du ravitaillement très facilement un peu partout en ville! Incidemment, Communauto a commandé 50 de ces LEAF. Enfin, ça ne vous fait pas tout drôle de lire qu’un mordu des autos de performance et des courses d’automobiles vante les mérites de l’auto électrique…? On évolue aussi, n’est-ce pas?

La menace…

Je continue de jeter un coup d’œil à toutes ces publications américaines de performance qui ne parlent que de la menace des élus à vouloir faire disparaître les «hobbies» de l’automobile…inquiétant…surtout venant d’un pays qui proclame la liberté individuelle et qui a eu toutes les misères du monde à rendre le port de la ceinture de sécurité obligatoire!

Réponses!

À omni-tag

Je crois que vous m’avez mal compris. Je ne traite pas «d’ayatollahs de l’environnement» les gens qui n’en peuvent plus de ces sons de moteur la nuit. Je suis d’accord avec vous et benlevelo, il y a de l’exagération! Les Infiniti IPL n’émettent pas un son démentiel, tout simplement un ronronnement distinctif. La plupart de ces autos de performance modernes sont semblables. Avez-vous entendu une Corvette ou une Mustang GT dernièrement? Quant à moi, je suis plus irrité par ces motos sans silencieux qui grimpent la 19 la nuit et que la police ne semble pas vouloir arrêter (peut-être certains policiers ont peur des motards à l’air un peu agressif?) ou ces camions poids lourd aux échappements libres (oui, il y en a encore!). C’est drôle, n’importe lequel autobus ou camion (surtout le camion de cueillette des ordures recyclables qui passe sur ma rue très tôt le vendredi matin suivi de l’autre camion d’ordures!) émet un son qui couvre complètement celui de mon roadster AC à moteur V8 et échappements latéraux plus libres…Et les avions? Les entendez-vous? Et les tondeuses ? Les tronçonneuses et j’en passe? Non, je suis d’accord avec vous…

À romanianhero

Désolé de ne pas vous avoir répondu la semaine dernière. Voici ce que je pense du BFGoodrich All-Terrain. Il ressemble aux Goodyear Wrangler MTR que j’utilise sur ma Jeep TJ pour de «vraies» excursions hors-route. Mais je ne tiens pas à utiliser ce pneu tous les jours. Ces BFGoodrich sont très bons hors-route mais inconfortables sur le pavé sec. De plus, ils manquent de cette souplesse et des lamelles pour le pavé mouillé. Et je ne le recommande pas en hiver! Ce n’est pas un pneu pour la glace!

À gl000001

Désolé de ne pas avoir réagi avant mais je dois vous préciser que le pneu simple à base élargi est accepté depuis quelques mois partout au Canada en autant que les normes américaines de charge soient respectées. Le problème, c’est que le Québec et l’Ontario acceptent des normes de charges nettement plus élevées!

À jeepman

Le Ram Power Wagon 2500 n’est pas un concurrent direct au Raptor. Le Ram est un camion de travail intense (Heavy Duty) de Classe 2 dont les applications sont totalement différentes. Le Raptor est plutôt un camion de type sportif plus léger de Classe 1…

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Mercredi 13 octobre 2010 | Mise en ligne à 14h09 | Commenter Commentaires (15)

Infiniti IPL en Californie et une grande menace

J’ai toujours été attiré par la marque Infiniti et ce dès la parution de ses premiers modèles en 1990. Au début, cette marque japonaise de Nissan n’avait que quelques modèles à offrir dont la petite berline G20 (née Primera au Japon) et la grande berline Q45 (née Nissan President) à moteur V8. Nous n’aurons pas eu la version M commercialisée aux États-Unis mais je ne crois pas me tromper en disant que, chez nous, c’est avec le VUS QX4 que la marque a vraiment pris son envol. Depuis, Infiniti nous aura servi la J30, la I35 et la toute dernière Q45 qui ne fut certes pas un succès!

Pendant tout ce temps, le concurrent Toyota réussissait à se bâtir une belle gamme de véhicules Lexus alors que Honda faisait de même avec ses Acura (mentionnons ici la tentative avortée de Mazda de produire une gamme de luxe sous le nom d’Amati qui ne verra jamais le jour). À mes yeux, Infiniti a vraiment connu sa première gloire avec la voiture maintenant connue sous le nom de G37.

IPL

Donc, la semaine dernière, le groupe Infiniti invitait quelques journalistes canadiens au lancement officiel de sa gamme 2011 à Napa en Californie. J’étais de ce groupe! Pour 2011, Infiniti a deux grandes nouveautés. La première, c’est la berline G25, une version plus abordable de la G mue par un moteur de 2,5 litres de 218 chevaux et 187 lb-pi de couple, question de pouvoir faire concurrence aux Lexus ES250 et autres autos du genre d’une cylindrée semblable. La deuxième grande nouveauté, c’est la division de performance IPL (Infiniti Performance Line). Il ne s’agit pas ici, pour Nissan, de reproduire les efforts d’AMG de Mercedes-Benz, de M de BMW ou de V de Cadillac. Nissan y va avec un peu plus de retenue alors que la toute première auto IPL à nous venir d’Infiniti est le coupé G37 IPL. Comme vous pouvez le lire dans un autre article paru dans monvolant.ca, ce coupé à venir au printemps prochain sera mû par le même V6 de 3,7 litres mais cette fois, il fera 348 chevaux et 276 lb-pi de couple. Il sera disponible avec la boîte de vitesses manuelle à six vitesses (avec rapports plus rapprochés) ou l’automatique «manumatique» à sept rapports. Les échappements ont été révisés pour plus de «son», la suspension et la direction recalibrées et les jantes et pneus modifiés tout comme le bouclier avant et les touches de finition intérieures et extérieures.

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Infiniti commercialisera sous peu la version G25 de sa populaire berline (Photo Éric Descarries)

Une belle expérience sur route

S’il y a une partie excitante dans la profession de journalisme automobile, c’est la possibilité de rouler sur les plus belles routes du monde au volant des toutes dernières nouveautés de l’industrie. Dans le cas des Infiniti, c’est, je le répète, dans la région de Napa en Californie, une région réputée pour ses impressionnants vignobles, que j’ai pu prendre contact avec les nouveautés de la marque.

Dans le cas de la G25, il ne m’aura fallu que quelques minutes au volant de cette auto pour me rendre compte que, malgré un moteur légèrement moins puissant, le conducteur de G aura autant de plaisir à conduire la berline. Dans sa version de base à propulsion, elle demeure tout aussi pimpante et, oserais-je dire, presque aussi rapide! Les accélérations sont franches même si elles sont moins étincelantes qu’avec le 3,7 litres et les reprises aussi rassurantes. Je crois qu’Infiniti a eu le nez fin en créant cette version de la berline G dont le moteur, incidemment, ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de la G37. C’est à l’intérieur du moteur que les éléments mécaniques ont été modifiés. Nissan annonce une légère économie de carburant du 2,5 litres comparativement au 3,7 litres. Incidemment, la traction intégrale y est toujours disponible mais il n’y aura pas, semble-t-il, de boîte manuelle au catalogue!

En ce qui a trait aux coupés G37 IPL, j’ai eu l’opportunité de les essayer autant comme passagers que conducteur. Pour ce faire, Infiniti nous avait dessiné une route à suivre qui passait au travers les vignobles de la région de Napa, au travers une partie de cette petite ville californienne puis dans un passage sinueux au travers les montagnes. C’est cette partie qui nous a fait frissonner.

La route de montagne

Je suis donc sorti de l’hôtel The Carneros Inn (fortement recommandé…vérifiez sur Internet!) pour attaquer le Old Sonoma Road au volant du coupé G37 IPL. Après un peu de «vironnage» dans Napa, je me suis retrouvé sur Dry Creek Road dont la première partie fait neuf milles (environ 15 kilomètres). Il n’y a plus de vignobles à cette hauteur, seulement une route sinueuse dans des montagnes dont l’odeur de bois est tout simplement enivrante. La vitesse limite est de 25 m/h (40 km/h) mais on peut y pousser la G37 IPL facilement à 45 m/h (72 km/h) sans en faire crier les pneus Bridgestone Potenza RE050A. Si la boîte manuelle peut sembler plus «sportive», l’automatique à sept rapports avec la fonction manuelle y est tout aussi efficace. Les courbes ne sont pas si serrées mais la route demande de l’attention. Quant à la G37 IPL, elle demeure stable et facile à conduire. Souvenez-vous que c’est plus une auto de grand tourisme que sa cousine la Nissan 370Z! Les sièges assurent un bon support et la visibilité y est très bonne. On touche à peine aux freins. Il n’est pas question de battre des records de vitesse ici mais plutôt de profiter de l’agilité de l’auto.

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On voit de tout en Californie incluant cette vieille Chevrolet Suburban avec un ancien camion Mack en voie de restauration (Photo Éric Descarries)

Mais pourquoi l’IPL? Parce que Infiniti veut aussi se distinguer. Et la marque le fait avec retenue. Je me demande d’ailleurs ce que j’aurais pu faire de plus avec un voiture plus puissante…J’aurais pu aller plus vite, certainement! Mais est-ce que j’aurais pu profiter de la route?

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L’Infiniti G37 IPL sur la route d’Oakville Grade dans la région de Napa (Photo Éric Descarries)

La route Dry Creek Road en arrive à une fourche qui nous permet de tourner à droite sur Oakville Grade qui descend (littéralement) vers la route d’État SR29 selon un autre tracé tout aussi sinueux. Mais si l’on tournait à gauche, on continuait sur Dry Creek Road qui, en traversant les montagnes, devenait Trinity Road, une route menant au Sonoma Highway. Cette route était encore plus exigeante comme a pu l’expérimenter mon passager Heather, une représentante de l’agence canadienne s’occupant des relations publiques de Nissan au Canada. Encore plus sinueuse que la première partie suggérée par Infiniti, cette portion de route traverse les montagnes avec des courbes si prononcées que la signalisation nous suggère de les négocier à 15 m/h (25 km/h). En fait, il est difficile de faire plus que cela tant la courbe est serrée! J’ai même du arrêter complètement pour laisser tourner une grande Ford Excursion dont le conducteur s’était fait prendre par surprise. Il a du prendre toute la largeur de la courbe alors que les pneus se tordaient de douleur…Il ne m’a pas remercié de lui avoir permis de compléter sa manœuvre…Pour moi, il était trop énervé!

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Le coupé Infiniti G37 IPL se distingue par d’énormes échappements (Photo Éric Descarries)

Mais pas besoin de pousser la machine pour apprécier la route avec les nouveaux coupés G37 IPL dont la version cabriolet devrait voir le jour au printemps prochain. En fait, malgré l’ajout des pièces de performance IPL, la G37 conserve quand même une bonne partie de sa tenue de route originale qui est, avouons-le, déjà remarquable. Les gros pneus Bridgestone Potenza RE050A ne viennent que lui ajouter encore plus d’adhérence. Il est vrai que l’on peut négocier les courbes avec un peu plus de vitesse. Mais alors, on sera sur une tension ridicule qui nous empêchera d’apprécier le paysage. On est à Napa, après tout!

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Que dire de ce tracteur Porsche Diesel Junior (oui! Porsche) photographié sur les terrains du vignoble de Michael Mondavi (oui, Michael et non Robert!)?

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Le cabriolet Infiniti G37 (un véhicule idéal pour sillonner les routes secondaires de Californie) devrait être bientôt disponible en version IPL (Photo Éric Descarries)

Inquiétant!

Comme vous le savez, je suis un grand mordu de l’automobile. Je n’hésite pas à me taper des heures de route pour aller voir des courses de voitures anciennes ou même assister à des Concours d’Élégance de grand calibre. J’en ai vu de ces évènements et j’ose espérer pouvoir en voir encore plusieurs autres (dont le Speed Week au Bonneville Salt Flats dans le Utah et le Goodwood Speed Festival en Angleterre). Mais je crains qu’il y ait de sombres nuages à l’horizon…

En effet, il y a toute une panoplie de magazines américains ce mois-ci sur les tablettes dont le titre débute par «Can they kill…?». Par exemple, Popular Hot Rodding affiche le titre «Can they kill hot rodding?». Diesel Power affiche, lui, «Can they outlaw diesel?» et un magazine d’excursions hors-route titre «Can they outlaw off-roading ?» J’ai commence à lire ces articles et déjà, je m’aperçois que plusieurs états ou candidats aux prochaines élections cherchent à se gagner des votes auprès d’électeurs facilement influençables en éliminant le bruit, la pollution et toute une litanie de raisons reliées à l’automobile. Ou encore, certaines de ces lois ou promesses électorales sont pour amasser des amendes et de l’argent pour inspecter les véhicules et engraisser les coffres de l’État.

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Roger Allard est un de ces rares Québécois à construire des répliques de voitures classiques (Photo Éric Descarries)

Attention, je ne suis pas contre l’idée de respecter l’environnement. Mais ça devient presque du harcèlement. En fait, je ne vois pas pourquoi on obligerait des inspections obligatoires à des véhicules spéciaux comme les «hot-rods» qui ne couvrent en général que moins de 1000 km par année sinon que pour leur soutirer de l’argent ou gagner des votes. Alors, pourquoi ne pas soumettre des tests anti-pollution aux tondeuses, aux souffleuses, aux équipements de construction, aux avions (il y a une piastre à faire là-dedans!). Déjà que l’on s’attaque aux quads (VTT) et motoneiges avec une facilité déconcertante. Je sais qu’il y a eu de l’abus de ce côté mais alors pourquoi ne fait on rien pour les récidivistes de l’alcool au volant? Voilà un VRAI problème! Pourquoi ne fait-on rien pour la pornographie infantile? Pourquoi ne fait-on rien pour tout l’arnaquage et l’hameçonnage sur ordinateur? Peut-être parce que ça ne paie pas? Récemment, M. Roger Allard, le Montréalais qui construit des reproductions de voitures anglaises Allard des années cinquante, me disait qu’il commençait à subir un harcèlement de la SAAQ pour la construction de ses voitures. Il a même entendu dire que la SAAQ allait s’attaquer aux «hot-rods» et constructions artisanales, une industrie quand même importante au Québec. Qu’est-ce que ça va donner? Tuer l’engouement que tant de gens ont pour l’auto pour satisfaire quelques «ayatollahs de l’environnement» comme s’amuse à les qualifier mon confrère Denis Duquet?

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