C’était au Salon de l’auto de Detroit de 2008 que Cadillac a dévoilé son prototype de coupé deux portes basé sur la Cadillac CTS. Ce dévoilement était totalement imprévu mais la réaction fut unanime. Tous les journalistes présents ont été charmés par ce coupé. Il est maintenant en production.
Cadillac a eu la décence de presque rien y changer et la version de production du coupé CTS est presque identique au prototype. Mais connaîtra-t-il le même succès que la berline du même nom?
Question esthétique, cette Cadillac est très belle. Évidemment, une telle ligne viendra nuire un peu à la visibilité arrière (mais pas suffisamment pour me plaindre outre mesure) ce que GM a su pallier avec des rétroviseurs un peu plus grands et une caméra de marche arrière qui, malheureusement, est optionnelle. Si vous pensez que la visibilité arrière y est terrible, essayez la Honda CR-Z (oups, je viens de m’attaquer à une image sacro-sainte des mordus de la marque)! En fait, s’il y a un gros défaut à souligner à cette auto, ce sont les (trop) longues portières qui sont nuisibles dans les stationnements. Elles n’ont pas de poignées extérieures (les Américains qui faisaient des «custom» durant les années soixante avaient déjà découvert les «solénoïdes» du genre pour éliminer les poignées) mais un «touch pad» à l’intérieur de tôle pour ouvrir la porte électriquement. De l’intérieur, il ne faut que presser sur un bouton (mon père avait une Lincoln Zephyr 1940 dont on ouvrait les portes de l’intérieur en pressant un bouton) mais en cas de panne, Cadillac a prévu une commande mécanique au seuil. Me semble qu’il y a redondance et poids ajouté pour rien! Il reste que Cadillac conçoit des autos qui lui sont uniques contrairement à plusieurs de ses concurrents (comme Lincoln ou Lexus) qui reprennent des caisses déjà existantes de voitures moins coûteuses!

Le coupé CTS de Cadillac affiche une allure sportive (photo Éric Descarries)
Question mécanique, la CTS qui m’a été prêtée par GM du Canada était mue par le V6 de 3,6 litres de 304 chevaux combiné à la boîte automatique à six rapports que l’on peut manier manuellement. J’aurais bien aimé la manuelle à six rapports mais si l’on sait «jouer» avec la «manumatique», on peut conduire cette CTS sportivement. Ça fait un peu bizarre de parler de la conduite «sportive» d’une Cadillac mais il faut avouer que la marque américaine réussit quand même à se détacher de sa vieille image de «voiture pour gens âgés» avec des produits comme le coupé CTS (qui est maintenant disponible en version V avec V8 de 556 chevaux…mais cela, c’est une autre histoire…). Le moteur peut sembler un peu poussif au départ, il procure quand même de bonnes accélérations et ses reprises sont confortables. Et vu que cette auto est à propulsion, elle se prête un peu mieux à certaines prouesses. Sauf qu’en hiver, il faudra voir à l’équiper de bons pneus. Et avec ses 245 45R19 (optionnels), il faut s’attendre à payer un bon prix pour ce genre de pneus. La direction est relativement précise mais un peu trop tendre. Quant à la suspension, elle peut paraître sèche pour une Cadillac. Mais elle est appropriée à un coupé aux allures sportives. J’ai, cependant, remarqué que les pneus Continental émettaient un bruit très prononcé dans l’habitacle selon le revêtement de la route. Manquerait-il de l’isolant dans cette Cadillac? Ah oui! La consommation. À moins que je ne me trompe, le V6 m’a semblé plus glouton en situation urbaine et nettement plus économique sur autoroute (j’ai utilisé la CTS pour me rendre au Circuit du Mont-Tremblant). Alors que l’ordinateur de bord indiquait une consommation moyenne de 13,1 L/100 km au compteur, mes calculs à la pompe se sont chiffrés à 13,4 L/100 km. On peut donc se fier au compteur.

L’arrière fuyant est unique à la CTS (Photo Éric Descarries)
L’intérieur du coupé CTS est le même que celui de la berline sauf pour les places arrière. Le tableau de bord conserve la même ligne incluant le petit écran qui se soulève au démarrage. Celui-ci se fait sans clé (petite anecdote en passant, un soir de pluie, mon fils est entré à la maison en me disant que les glaces de la Cadillac étaient ouvertes…j’ai dû coincer la télécommande dans ma poche ce qui a provoqué un déverrouillage et, lorsqu’on tient la commande plus longtemps, l’ouverture des glaces…à surveiller!). Un de mes passagers a trouvé le siège d’avant trop dur mais je ne me suis pas trop plaint du mien. Il est ferme mais, une fois ajusté, il retient bien son occupant. Cependant, passer à l’arrière relève de l’acrobatie et, même si l’on y est bien assis, il ne faut pas être trop grand. À cinq et sept, je touchais au plafond! Quant au coffre arrière, son ouverture est définitivement trop petite. Mais on peut y glisser de longs objets si l’on rabat les dossiers.

Le tableau de bord du coupé est comme celui de la berline. (Photo Éric Descarries)

De beaux sièges à l’arrière mais on y accède difficilement… (Photo Éric Descarries)

Le coffre ne se présente certes pas avec une grande ouverture (Photo Éric Descarries)
En conclusion, le coupé Cadillac CTS est une très belle voiture mais il demeure un coupé avec tous les désavantages que l’on peut trouver à cette configuration (et ce n’est guère meilleur chez la concurrence!). Mais l’auto demeure originale et elle fait facilement tourner les têtes. Mon véhicule d’essai, un modèle de 2011, je tiens à le souligner, affichait un prix de base de 47 450$. Mais avec toutes les options (Groupe d’équipement privilégié de 7 085 $!), le prix final en était de 57 700 $ (plus 1 550 $ de frais d’expédition donc 59 250$).
Premiers tours de roue au volant des F-150 V6 de 2011
J’ai passé trois jours avec les gens de Ford au Texas la semaine dernière, question de conduire, pour la première fois, les nouvelles camionnettes F-150 à moteur V6. Évidemment, j’attends toujours un essai d’une semaine avant d’émettre une opinion mais dans le cas des V6 dans les F-150, nous avons tous été étonnés. Oubliez les moteurs diesel dans ces camionnettes, Ford a trouvé une recette magique pour économiser le carburant avec ces V6. Ma seule inquiétude, c’est que je me demande si le constructeur réussira à convaincre les irréductibles du V8 de la puissance (et du son) des V6. Incidemment, malgré la disparition des V8 de 4,6 et 5,4 litres, il y aura toujours le V8 de 5,0 litres (né Mustang, disponible dans les F-150) et le 6,2 litres dans les Harley-Davidson, Platinum et Raptor..

Si la F-150 de 2011 ne présente pas beaucoup de changements esthétiques, c’est différent sous le capot! (Photo Éric Descarries)
La grande surprise, ce fut le V6 de base, celui de 3,7 litres, le même moteur qui anime la Mustang de base. Avec ses 302 chevaux, il tire une remorque chargée plus facilement que les anciens V8 et même que les V8 de la concurrence. Il passe devant ses concurrents directs (V6 GM et Ram) à l’accélération et il consomme surtout beaucoup moins. C’est dû à la boîte automatique standard à six rapports! Quant au V6 EcoBoost de 3,5 litres (365 chevaux et 420 livres-pied de couple !) il est encore plus impressionnant! Ses capacités de remorquage sont étonnantes mais sa consommation l’est encore plus. Sur un circuit prédéterminé par Ford, j’ai réussi à faire 28,8 milles au gallon US selon le compteur au tableau de bord (environ 7,7 litres au 100 km) mais en exagérant un peu. En vitesse normale de croisière, le même compteur marquait régulièrement 22 à 24 milles au gallon (US). Et sur la piste d’accélération, ce V6 bat facilement des adversaires aussi coriaces qu’un Ram avec le V8 HEMI! Je réserve quand même mes «véritables» impressions de conduite sur une semaine au Québec. En passant, la direction avec assistance électrique est tout simplement précise lorsqu’on tire une remorque. Le prix de base d’une F-150 sera de moins de 20 000 $ Mais la version Platinum pourra aller chercher au-delà de 60 000 $!

Il y avait plusieurs nouvelles F-150 à moteur V6 EcoBoost à la présentation des modèles de 2011 (Photo Éric Descarries)
La finale d’automne à Tremblant
Je ne peux passer sous silence le superbe évènement de la Finale d’automne qui s’est déroulée le week-end dernier au Circuit du Mont-Tremblant. La température plus ou moins belle n’a pas «refroidi» l’ardeur de plusieurs centaines d’amateurs de courses en circuit routier qui s’y sont présentés pour voir pas moins de 170 voitures en piste. On se serait cru à la belle époque des «courses de club» d’il y a vingt ou trente ans!

On dirait que les courses de club sont de retour! (Photo Éric Descarries)

Il y avait plusieurs catégories de voitures de course sur piste à Tremblant pour la Finale d’automne (Photo Éric Descarries)
Cet évènement marque aussi la fin (ou presque) des courses automobile pour la saison au Québec. Ça devient alors ma période d’hibernation. On a beau dire qu’il y a des courses dès janvier en Floride, ce ne sera pas avant mai et juin de 2011 que la passion se réveillera chez nous. En attendant…
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