Éric Descarries

Archive, juin 2010

Mercredi 30 juin 2010 | Mise en ligne à 22h51 | Commenter Commentaires (11)

Bonjour, la police!

En fait, ce titre peut sembler ironique, il n’en est rien. C’est que plusieurs magazines américains ont publié dernièrement les «grandes nouveautés» en matière d’autos patrouille. En effet, une autre grande marque automobile américaine iconique tirera sa révérence à la fin de 2011, la Ford Crown Victoria. L’usine canadienne de St-Thomas en Ontario qui produit cette auto (en plus des Mercury Grand Marquis et Lincoln Town Car sur la plateforme Panther) fermera ses portes. De toutes façons, la légendaire Crown Vic commençait à se faire vieille et il était grandement temps de la remplacer par un ou des véhicules plus récents, plus modernes. Vous vous demandez peut-être pourquoi les corps policiers tiennent tant à la Crown Victoria? Il y a plusieurs raisons. La première, c’en est une d’affaire. En effet, lorsqu’un corps policier choisit une marque pour ses autos patrouille, il doit opter pour un véhicule conçu pour le travail mais qui ne coûte pas cher à opérer. Dans le cas de la Crown Vic, non seulement le véhicule est-il fiable (il existe depuis si longtemps!) mais aussi, il a été choisi par tant de parcs automobile que les réparations n’en sont pas coûteuses. Ces grands parcs ont tous des centaines de pièces de rechange, neuves ou usagées alors que leurs mécanos connaissent le véhicule «par cœur».

Par exemple, lors de la présentation de la nouvelle Ford Interceptor (dont je vous ai parlée dans un de mes blogues de mars dernier),  j’ai parlé à l’officier en charge des autos patrouille de l’OPP (Ontario Provincial Police car il n’y avait aucun représentant du Québec) et il m’a appris que le parc de l’OPP se compose de plus de 1400 Crown Vic! Récemment, l’OPP a essayé une autre berline américaine mais l’auto n’a pas fait l’unanimité. Évidemment, avec autant de Crown Vic, les coûts d’opération sont mieux cernés, même si ces grandes Ford ne sont pas des exemples d’économie de carburant! Il n’y a pas longtemps, je lisais que la police de Los Angeles avait même trois machines à redresser les châssis spécifiquement conçues pour les Crown Vic!

Une fois la légendaire Crown Vic partie, quels seront les véhicules qui seront proposés aux corps policiers? Dans le cas des grandes villes comme Montréal, bien souvent, un véhicule courant mais spacieux peut faire l’affaire car les poursuites n’y sont pas nombreuses (et on sait que les poursuites à haute vitesse ne sont pas encouragées chez nous). C’est ce qui explique des choix comme des fourgonnettes (comme les Grand Caravan et les Freestar) qui permettent aux agents de transporter beaucoup de matériel utile à leur travail urbain (un ami policier me confiait qu’il y a quelques années, les policiers appréciaient les Ford Explorer à propulsion de deuxième génération pour leur espace généreux mais ils les ont perdues car certains administrateurs de la métropole québécoise ont eu peur que les contribuables pensent que les policiers seraient alors «gâtés»!).

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La Ford Interceptor est une version «police» très élaborée de la Taurus

Mais dans le cas des corps policiers provinciaux, la configuration d’une berline à l’intérieur généreux s’impose. Voici donc ce que les constructeurs nord-américains ont a proposer aux policiers de chez nous (aucun constructeur «étranger» ne propose de tels véhicules aux parcs gouvernementaux). Ford, qui doit abandonner sa Crown Vic, sonne la charge avec une toute nouvelle berline Interceptor basée sur la toute dernière Taurus. J’en ai parlé en mars dernier dans ce blogue et il s’agit ici d’une voiture intensément modifiée pour des travaux exigeants (elle respecte même les normes de collision de l’arrière établies à un choc de 75 m/h (120 km/h)!). Cette (Taurus) Interceptor sera disponible avec le V6 de base de 3,5 litres à traction avant ou intégrale ou le V6 EcoBoost beaucoup plus puissant (et la traction intégrale). Mais pourquoi l’EcoBoost? Ford soutient que ce V6 est aussi économique à opérer que celui de base et il peut donner des performances égales sinon supérieures à celles d’un V8. Incidemment, Ford nous aussi promis un VUS de police basé sur la même plateforme que l’Interceptor….le nouvel Explorer à venir peut-être?

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Dodge commercialise déjà cette Charger de police depuis un bon bout de temps

Chez Chevrolet, on commercialisera sous peu une nouvelle Caprice à moteur V8 et à propulsion. Les administrateurs de grands parcs ont un penchant pour les autos à propulsion car elles sont moins fragiles et coûtent moins cher à réparer. Mais cela, c’est pour les autos à pont arrière rigide. Dans le cas de la Caprice à venir (aucune version «civile» n’a été envisagée), il s’agira d’une suspension arrière indépendante moins robuste! Le dernier catalogue des véhicules commerciaux de GM du Canada ne mentionne pas la disponibilité du moteur V6 qui serait certes préféré au plus performant V8, question d’économie de carburant. L’actuelle Dodge Charger sera révisée en 2011 mais sa configuration de base sera la même que celle que nous connaissons déjà. Et cela inclut une suspension arrière indépendante. La Charger est disponible avec la traction intégrale mais celle-ci n’est pas populaire auprès des administrateurs de parcs gouvernementaux. Le V8 HEMI est relativement économique pour les grands routes mais, selon le directeur du parc de la ville de Windsor en Ontario, l’auto ne fait pas le poids face à la vénérable Crown Vic au point de vue fiabilité. Même son de cloche de la part du directeur du parc de l’OPP.

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Chevrolet proposera sous peu cette Caprice de police…mais qu’à moteur V8!

Il y a un quatrième véhicule qui se pointe à l’horizon. Celui-ci s’appelle le Carbon E7. Construite en Indiana sur une base unique et mue par un six cylindres turbodiesel BMW, cette berline faite sur mesure est censé représenter le «nec plus ultra» de l’auto patrouille. Mais à quel prix? Car, ne l’oublions pas, ces véhicules doivent être payés à même les fonds publiques…c’est-à-dire nos taxes et impôts! De plus, le Carbon E7 doit faire ses preuves, surtout au niveau de la fiabilité même si le constructeur annonce une durabilité de 250 000 milles comparativement à une vie de 120 000 milles pour les autos patrouille courantes.

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On ne connaît pas grand-chose de la Carbon E7 de police…personne ne l’a conduite jusqu’ici!

À l’essai

J’ai essayé la nouvelle Ford Interceptor à la piste intérieure du Las Vegas Motor Speedway après quelques tours dans une Crown Vic. Même dans sa version de base, la (Taurus) Interceptor affiche une tenue de route nettement supérieures à celle de la Crown Vic. Les policiers présents ont aussi apprécié l’espace intérieur (la console centrale a été éliminée pour faire place à des supports d’ordinateurs et autres accessoires). Le levier de vitesses a été déplacé près de la colonne de direction. Je n’ai pas encore essayé la nouvelle Caprice mais celle-ci sera basée sur l’auto que nous avons (trop brièvement) connue sous le nom de Pontiac G8. Question puissance, je n’ai aucun doute. Question fiabilité, non plus. Mais cette auto sera construite en Australie et là, l’entretien pourrait en être plus onéreux (incidemment, GM produit actuellement une Impala de police qui est plus ou moins aimée et un grand VUS Tahoe de même application). J’ai conduit la Dodge Charger de police il y a deux ans (n’oubliez pas que je collabore aussi à quelques publications d’affaire dont certaines traitent des véhicules commerciaux et gouvernementaux). La Charger est rapide et maniable mais j’ai entendu parler d’espace avant trop étroit et de manque de robustesse (n’oublions pas que certains corps policiers ajoutent des flèches amovibles sur le toit des autos de patrouille ce que toutes n’acceptent pas facilement!  Évidemment, je n’ai pas encore mis la main sur la Carbon E7 et je ne crois pas que ça se fera de sitôt. Mais j’ai plusieurs craintes ici. D’abord, si je me fie à ce que j’ai lu, le prix d’achat sera très élevé (mais vraiment rentable même si l’auto dure deux fois plus longtemps que les autos patrouille basées sur des véhicules de production ?). Puis, je crois que les premiers modèles nécessiteront des ajustements qui pourraient s’éterniser et miner la réputation de l’auto. On a déjà connu de telles expériences chez nous, au Québec, avec une voiture suédoise de police qui devait révolutionner l’industrie. Ce fut un échec. Puis, quelle sera la disponibilité des pièces de rechange de la Carbon? Et à quel prix? La valeur de revente? Sera-t-elle revendue à des automobilistes civils?

Et vous qui êtes des mordus de l’auto et des «payeurs de taxe», qu’en pensez-vous? Oui, la Crown Victoria doit être remplacée, elle a fait son temps. Mais à quel prix?

Tiens, en parlant de police…

On le sait tous, j’ai toujours eu un certain respect pour les policiers. Ils font un boulot dangereux et risqué. Mais lorsque je vois des «radars» sur le boulevard Lévesque du quartier Duvernay à Laval afin de donner des «tickets» à ceux qui s’apprêtent à faire leur «stop» au coin de J.J. Joubert mais qui dépassent la limite de 30 km/h juste avant cet arrêt pour un parc où en presque cinquante ans, je n’ai JAMAIS vu une seule personne…je perds tout respect…et je vous fais grâce de mes remarques disgracieuses. De vrais collecteurs d’impôt de basse classe!

Ironiquement, dimanche dernier, avec ma femme, nous montions vers les Laurentides par l’autoroute 15. Il y a là deux zones de construction avec vitesse limite de 80 km/h. Croyez-le ou non, à 100 km/h, nous étions dangereux…trop lents. Où était la police? On veut vraiment rire de nous. Et dire qu’il y a quelques semaines, la police faisait savoir par les grands journaux qu’elle serait plus sévère dans ces zones de construction…mon œil! Et c’était encore plus rapide au retour ! Et l’on se demande après cela pourquoi les conducteurs québécois sont si anarchiques! Pas compliqué! Blâmez la police! À moins qu’il ne s’agisse d’une incitation à faire de la vitesse pour mieux «collecter» la prochaine fois?

Un essai à long terme

Le monde des pneus me fascine depuis longtemps, on le sait tous. J’ai été depuis des années rédacteur en chef de deux magazines sur les pneus au Canada (l’un en français et l’autre en anglais) et régulièrement, on me confie encore un jeu de pneus à l’essai suite à une présentation d’importance.

Cette fois, c’est d’un jeu de Goodyear Assurance ComforTred Touring dont j’ai hérité pour les mois à venir et je les ai montés sur la Freestar familiale, un véhicule qui sert à nos longs déplacements. Pour ce faire, j’ai acheté quatre roues Salsa du fabricant montréalais Fast et j’y ai fait monter les Assurance. Première constatation, le pneu est d’une douceur remarquable et il est surtout très silencieux. Goodyear nous promet une durée de vie de la bande de roulement de 120 000 km. Je ne sais pas si la Freestar ira aussi loin mais je me demande vraiment si un pneu peut faire autant de kilométrage sur nos «belles» routes du Québec.

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Goodyear vient de débuter la commercialisation de ce nouveau Assurance ComforTred Touring (photo Éric Descarries)

Pour le moment, contentons-nous de vanter la douceur de roulement de ce pneu. Ce n’est pas un produit de basse qualité et il se vendra certes à un prix quand même substantiel. Mais encore une fois, je le répète, nos vies reposent sur quatre petits points de contact au sol. Et ce sont les pneus qui établissent ce point de contact. Aussi bien choisir les meilleurs sur le marché!

Mon petit grain de sel…

Tiens, il n’y a pas longtemps, je vantais l’engouement des Québécois pour la course automobile ce qui fait de notre province une sorte de figure de proue dans le domaine. Mais parfois, je me demande si ce n’est pas trop. Pour le mordu de compétitions, le week-end qui vient sera peut-être…un peu trop? L’évènement vedette sera la course NASCAR Canadian Tire à l’Autodrome St-Eustache. Alors, pourquoi aligner une autre course de stock-car de même longueur dans la région de Québec le même soir? Peut-être parce que le directeur de la série est un Américain qui a une dent contre NASCAR? Et pourquoi une course de circuit routier à quelques kilomètres de St-Eustache au même moment? Peut-être que nos étés sont trop courts? Faut dire que Mère Nature ne nous gâte pas trop de ces temps-ci!

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Mercredi 23 juin 2010 | Mise en ligne à 22h36 | Commenter Commentaires (14)

Le nouveau péril jaune

C’est fou toute la lecture que j’ai pu rattraper durant ma «convalescence» (je mets ce mot entre guillemets tout simplement parce que je ne suis pas capable de rester en place et que je me remets rapidement au travail…pour ne pas m’ennuyer!). Je devrais me remettre à conduire des voitures d’essai pour des impressions de conduite dans une semaine ou deux (ne pas conduire trop rapidement après l’intervention chirurgicale, ce sont peut-être là les seules instructions que je respecte à la lettre!) et je devrais mettre la main sur quelques nouvelles Toyota sous peu.

Mais en attendant, je lis et je me tiens au courant de l’actualité automobile qui, de ces temps-ci, semble plus axée sur les voitures de performance ou exotiques européennes (peu abordables pour le commun des mortels) ou sur les autos de performance américaines (Mustang en tête) que sur les autos les plus courantes. Cependant, je suis tombé non pas sur un, ni deux articles sur le marché chinois, mais trois! Le premier, écrit par mon ami Bob Gritzinger a paru dans Auto Week, le deuxième d’Angus MacKenzie a été publié dans Motor Trend et le troisième de l’exubérante journaliste américaine Jean Jennings (autrefois Jean Lindamood) dans Automobile.

C’est là que je me suis rendu compte que, selon les plus récentes statistiques, ce ne sont plus les États-Unis qui représentent le plus important marché de l’automobile au monde mais…la Chine! En effet, l’année dernière, les consommateurs chinois ont acheté pas moins de 13,6 millions de véhicules contre…10,4 millions chez l’Oncle Sam! Et dire que le rapport de propriétaires d’automobiles en Chine est de 60 à 80 voitures par 1000 personnes, ce qui est environ un dixième de ce même rapport aux États-Unis, il y a de quoi se poser des questions! MacKenzie note qu’en 2007, le marché de voitures neuves aux États était de 16 à 17 millions d’unités, un chiffre que l’on ne reverra pas avant environ 2015, celui de la Chine risque de dépasser joyeusement ce record d’ici ce temps-là!

Cela veut donc dire qu’il nous faudra alors penser «automobile» d’abord en fonction de la Chine. Si nos amis européens (dont l’industrie automobile connaît d’importantes ratées sur le Vieux Continent à cause de la situation économique locale) semblent vouloir orienter leurs nouveaux produits vers le marché américain, ils feraient peut-être mieux de regarder du côté de l’Asie! Du moins, c’est ce que certains américains font présentement, GM en tête!

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La plus petite Buick chinoise est cette populaire Excelle (photo GM)

Cela veut-il dire que nous conduirons des autos chinoises sous peu? Hummm! Saviez-vous qu’il y a déjà plus de 100 constructeurs d’autos enregistrés en Chine? Parmi ceux-là, on note déjà des joueurs principaux comme Geely (qui vient de s’offrir Volvo), Chery, BYD (toujours très présent au Salon de l’auto de…Detroit!) et de grosses sociétés comme SAIC, BAIC, FAW et j’en passe. Certaines d’entre elles ont déjà des affiliations avec de grands constructeurs américains, européens et asiatiques!

Tiens, la meilleure preuve de ce que j’avance, c’est que la marque la plus vendue en Chine demeure Volkswagen (qui s’est établie dans ce pays il y a des décennies) mais que la deuxième marque la plus populaire, c’est…Buick! Oui, oui! Buick! Les Chinois connaissent Buick depuis des années. Et pour eux, il s’agit là d’une marque des plus respectables. J’ai été en Chine il y a trois ou quatre ans et je vous jure que dans les rues de Shanghai, il y avait presque autant de Buick (à cette époque, c’étaient des Regal et surtout une fourgonnette Buick basée sur une ancienne génération de ce type de véhicule de GM, un modèle que nous n’avons pas connu chez nous!) que de Volks! Selon Buick, il s’est vendu 440 000 unités de la marque en Chine en 2009 comparativement à 102 000 aux États-Unis ! Oui, je le sais, il y a de plus petites Buick en Chine. Mais saviez-vous que bien des Chinois sont prêts à payer plus de 70 000 $ pour un Enclave ? Et cela, avec du comptant! Bob Gritzinger nous apprend qu’il y avait 88 concessionnaires Buick en Chine en 1988. Aujourd’hui, il y en a 385 ! On coupe en Amérique, on ajoute en Chine! D’ailleurs, la toute nouvelle Buick Regal que GM du Canada mettra sur le marché très prochainement est, peut-être, un des exemples les plus intéressants de ce que le marché chinois aime bien, une berline assez spacieuse (née Opel) avec un moteur économique.

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Xie Peng Hong du gouvernement chinois a rapidement pris goût au «gros» Enclave frais sorti des usines Buick de Lansing. Buick est une des marques les plus populaires en Chine (Photo GM)

D’après ce que j’ai pu comprendre, le marché chinois apprécie les grandes voitures mais ses consommateurs ne veulent pas payer une fortune pour le carburant. Il faut donc s’attendre à ce que les constructeurs chinois accélèrent le développement des carburants de rechange et surtout celui du moteur électrique! Avec le temps, parmi les Salons de l’auto de ce monde, il faudra aussi composer sur l’importance de ceux de Shanghai et de Beijing. Même que la SEMA (Specialty Equipment Market Association) se penche sur le marché chinois où l’on commence à y connaître un certain engouement pour les pièces de performance et de modification d’automobiles (une sorte de retour au Tuning).

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Malgré un anglais difficile à comprendre et des présentations un peu boiteuses, les dirigeants de la marque chinoise BYD (Build Your Dream) ont su attirer l’attention des journalistes au récent Salon de l’auto de Detroit. Eh oui! C’est à Detroit même que l’industrie automobile chinoise a «débarqué»! (Photo Éric Descarries)

À la fin des années soixante-dix, un de mes bons amis me conseilla de lire «Quand la Chine s’éveillera…la terre tremblera», une étude du parlementaire français Alain Peyrefitte écrit en 1973 à la suite d’un séjour en Chine. Je crois qu’il serait temps que je retrouve ce bouquin dans ma bibliothèque et que je le relise…Je suis persuadé que je vais y revoir des passages qui s’appliquent très bien à la situation «chinoise» actuelle. Peyrefitte est mort en 1999. J’ai bien l’impression qu’il a vu les débuts de l’éveil de la Chine. Aujourd’hui, il nous dirait certes : «Je vous l’avais bien dit!».

À imho

Les chiffres concernant le Grand Prix du Canada ont été publiés dans les grands journaux. Si je me souviens bien, il est question de près de 300 000 personnes pour les trois jours (incluant les touristes qui sont restés en ville) et environ 100 000 pour la journée même de l’évènement. Daytona, c’était environ 175 000. C’était à peu près le même chiffre pour Talladega il y a trois ans mais il aurait fallu voir la centaine de milliers de campeurs autour de la piste qui n’assistaient même pas à la course! Oui, le GP du Canada a un gros impact chez nous, non seulement pour la ville de Montréal mais aussi pour l’industrie automobile.

À lopus

Vous avez un peu raison. Il n’existe plus beaucoup de voitures créées que pour rouler. Le peu qu’il nous reste coûte trop cher sauf, comme vous le mentionnez si bien, la Jeep Wrangler. C’est pourquoi j’en ai une! Et j’ai aussi une réplique de Cobra qui n’est faite que pour rouler. Si au moins on pouvait se permettre une réplique de Lotus Super Seven (une auto dont on terminait autrefois l’assemblage soi-même)et qui est reproduite aujourd’hui par Caterham à un prix exorbitant!

À acton

Excellente question. Et pas besoin, je le spécifie, d’être relié à mes commentaires pour me poser de telles questions. Cependant, vous ne me dites pas de quelle année est votre F-150. Il doit être assez vieux! Ce six cylindres en ligne bien connu sous le surnom de «300 pouces cubes » est un moteur phénoménal d’une grande endurance et surtout d’une grande puissance. Mais il avait aussi la réputation d’être un «glouton», un «ivrogne» en consommation. A-t-il vraiment besoin d’un additif? Si le moteur a été bien entretenu, surtout avec des vidanges d’huile régulières, et qu’il ne consomme pas (trop) d’huile, je n’y toucherais pas sauf s’il est à carburateur, un élément facilement reconstruit. Je ne le remplirais que d’une excellente essence de haute qualité et j’irais me payer une balade de deux heures sur autoroute d’abord. Mais ne vous attendez pas à une meilleure consommation d’essence, je vous le répète, c’est un «ivrogne»!

À benlevelo

En effet, quelle incroyable démonstration de pilotage de Jacques Villeneuve à Elkhart Lake. Malheureusement, un problème électrique de l’alimentation en courant est venu couper court à sa superbe performance à deux tours de la fin! Il ne l’a pas eu facile avec Carl Edwards. Curieusement, ce dernier, qui a gagné la course, n’a pas fait mieux que Villeneuve le lendemain à l’Infineon Speedway en Californie. Pourtant, il s’agit du même préparateur et de la même équipe de pointe. C’est fou la différence qu’il y a entre les autos de la Nationwide et celles de la Coupe Sprint!

À simon_c

Pas mauvais comme suggestion.

À plusieurs d’entre vous dont blueprint

C’est incroyable cette passion qui vous anime lorsqu’il est question de Volkswagen. Le constructeur peut alors compter sur cette passion s’il veut vraiment dépasser Toyota au niveau des ventes autour du monde d’ici les prochaines années. D’après vous, y arrivera-t-il?

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Mercredi 16 juin 2010 | Mise en ligne à 17h33 | Commenter Commentaires (17)

Grand Prix, Volks et FX35

WOW! D’abord, je me dois de vous remercier tous pour vos bons vœux de rétablissement. Je suis tout simplement renversé par la délicatesse de vous tous. Cependant, permettez-moi de remercier aussi les gens de la Cité de la Santé à Laval qui ont su stabiliser mon cas et surtout le docteur Basile de l’Hôtel-Dieu de Montréal qui a rapidement procédé à ma « triple revascularisation coronarienne » (me semble que ça paraît mieux que «triple pontage »!). Enfin, je ne peux que remercier les gens du septième De Bullion de l’Hôtel-Dieu qui, des médecins aux infirmières et aux préposés se sont superbement occupé de moi. Il m’est alors très difficile de critiquer notre système de santé québécois. Avez-vous une idée de ce qu’il m’en aurait coûté aux États-Unis?

Félicitations M. Dumontier

Tant qu’à y être, aussi bien continuer dans la même veine et féliciter M. François Dumontier. Au cas où vous ne le connaîtriez pas, M. Dumontier est le promoteur du Grand Prix du Canada (et celui du NASCAR NAPA 200). Difficile de passer sous silence l’immense succès que son entreprise a eue le week-end dernier. Le Grand Prix du Canada à Montréal est l’évènement sportif le plus important au pays. À lui seul, il attire plus de spectateurs que tout autre évènement sportif. (et dire que c’est la première fois dans ma carrière que je ne participe pas qu’à ne serait-ce un seul évènement relié à ce Grand Prix…santé oblige!).

Ce qui me fait dire que Montréal, voire même le Québec en entier, sont peuplés de mordus de l’automobile. Je crois que l’on peut avancer que le Québec se compare avantageusement à la Californie en ce qui a trait à l’intérêt porté à l’automobile. Ce qui manque à la Californie? Un vrai Grand Prix de F-1 comme le nôtre! Oui, nous avons une longueur d’avance sur la Californie…Le Québec est tout aussi mordu d’autos que la Californie à plusieurs égards, que ce soit au niveau du design automobile (c’est fou le nombre de designers internationaux que nous possédons pour notre si petite population), qu’au niveau de l’intérêt pour l’environnement, le hot-rodding, les autos anciennes ou pour la course automobile. En effet, le Grand Prix n’est pas le seul élément prouvant notre engouement pour l’auto. Bientôt nous aurons le Sommet des Légendes pour autos de course anciennes à Tremblant (j’y serai!), le Grand Prix de Trois-Rivières (j’y serai également) et surtout le NASCAR NAPA 200 (j’y serai aussi, vous vous en doutez) à Montréal sans oublier les nombreuses expositions de voitures anciennes, les multiples petits évènements en course automobile (trois de la douzaine de courses de la série NASCAR Canadian Tire se déroulent au Québec!) et j’en passe!

Et il ne faut pas nécessairement être un adepte de courses automobile pour être un mordu de l’auto! La preuve? C’est le nombre sans cesse croissant de répondants aux quelques blogues et autres publications automobile de monvolant.ca! C’est tout un réconfort si l’on constate les plus récents sondages effectués à ce sujet aux États-Unis. En effet, selon Mme Sheryl Connely qui retrace les tendances culturelles pour Ford, l’auto ne symbolise plus la liberté pour les gens de la génération Y. En 1978, près de la moitié des jeunes de 16 ans et les trois-quarts des gens de 17 ans aux États-Unis possédaient leur permis de conduire. En 2008, il ne restait plus que 31% des gens de 16 ans et 49% des gens de 17 ans qui avaient ce même permis! Selon la Federal Highway Administration, en 1995, 20,8 % des Américains de 21 à 30 ans aimaient avaler de la route, un chiffre qui est tombé à 18,3 % en 2001 et 13,7% en 2009! La faute? On ne peut plus travailler sur sa mécanique, l’essence est une dépense trop importante et, de toutes façons, les jeunes gens communiquent plus par Internet et par téléphone qu’auparavant. Selon William Draves, président de la firme de consultation Lern, l’âge numérique est à refaire le monde tout comme l’automobile a refait l’Amérique au siècle dernier!  Dieu soit loué, il reste des « irréductibles » comme plusieurs d’entre nous pour « parler de chars »!

Infiniti FX35

Ah oui! L’Infiniti FX35! Voilà le dernier véhicule que j’ai conduit avant de « prendre un break » (pardon my English!). Vous allez peut-être dire que ce n’est pas un véhicule tout nouveau car il a été lancé il y a presque deux ans mais, pour moi, il s’agissait d’un exercice de rafraîchissement de la mémoire car j’avais déjà conduit ce véhicule. Mais il a subi quelques petites retouches pour 2010 et ça valait la peine de le conduire en été. Heureusement, j’ai gardé quelques notes sur ce véhicule.

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Quelques retouches et le FX35 est de retour pour 2010 (photo Éric Descarries)

D’emblée, je vous dirais que le FX35, tout comme son frère le FX50 à moteur V8, n’est pas un véhicule qui m’attire particulièrement. En fait, il s’agit plutôt, à mes yeux, d’un exercice de style sur quatre roues. Évidemment, cette ligne unique plaira à des gens qui recherchent une automobile qui se détache de la vague courante. La ligne générale de cette auto n’a pas changé lors de son dernier redesign sauf pour la calandre avant mais elle demeure néanmoins unique sur le marché. Pour la plupart des consommateurs, le FX est une camionnette. Pas pour moi. En fait, je l’ai toujours vu comme une Nash 1949 « bathtub » modifiée sur châssis de 4 x 4 (nos lecteurs les plus anciens reconnaîtront l’allusion à la Nash!).

Je n’ai pas nécessairement l’intention de dénigrer le FX ici. Il affiche certes d’intéressantes qualités. Cependant, il reste un véhicule assez imposant à conduire. Alignez-le contre une voiture plus « régulière » et vous y constaterez les imposantes dimensions. Il n’est pas si facile à garer! Sa ligne fuyante ne rend certes pas la visibilité arrière facile et, d’ailleurs, je ne trouve pas l’espace de chargement des bagages très utile. De plus, le seuil en est très élevé.

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Une ligne unique et fuyante mais pas toujours pratique (Photo Éric Descarries)

Puis, il y a les roues surdimensionnées qui font bien paraître le FX mais qui demanderont un déboursé assez important lorsque viendra le temps de mettre des pneus d’hiver. Par contre, en ce qui a trait au confort intérieur et à la position de conduite, je n’ai rien à redire. Seules quatre personnes peuvent monter à bord de la FX35 mais elles y seront bien à l’aise…en autant qu’elles acceptent la suspension très rigide qui est moins bien adaptée à nos « belles routes » du Québec.

Le populaire V6 de 3,5 litres de 303 chevaux est parfaitement à l‘aise dans l’Infiniti FX35 (pas nécessairement besoin du V8), surtout qu’il est combiné à une boîte automatique à sept rapports appropriée (mais qui n’aide pas au frein moteur en rétrogradant) et à la traction intégrale. Celle-ci sera utile surtout en hiver (encore une fois, en autant que l’on ait les pneus d’hiver appropriés) mais je me vois mal faire du vrai « off-road » avec le FX. Cependant, je m’attends à ce que Nissan adapte aux versions à venir du FX son nouveau moteur V6 de 3,7 litres. En passant, le véhicule carbure à l’essence super ce qui exigera un certain déboursé supplémentaire à la pompe. Ah oui! La fameuse consommation! En fait, avec le FX35, elle se situe autour des 11 L/100 km, rien de spectaculaire mais rien de remarquable dans un monde comme le nôtre. Souvenez-vous qu’un tel véhicule coûte un peu plus de 52 000 $ à l’achat.

Recommandable? Si l’on tient compte que c’est un véhicule Infiniti avec une belle finition et une construction exemplaire, oui. Si l’on recherche un look unique, oui aussi. Mais je ne suis pas sûr de la valeur de revente de ce véhicule et de l’intérêt qu’il pourrait susciter auprès d’une clientèle de véhicules usagés.

Fordlandia

Je suis un fanatique de l’histoire automobile. Chaque mois, il m’en coûte une petite fortune en magazines sur les autos anciennes (avez-vous remarqué comment ceux-ci prolifèrent alors que les magazines d’auto en général et surtout ceux sur le «tuning» disparaissent graduellement?). Peut-être que je ne suis qu’un baby-boomer nostalgique qui confirme les études de Mme Conelly mentionnées plus haut? J’achète aussi plusieurs livres sur l’histoire de l’auto et tout récemment, j’ai découvert Fordlandia, un livre (qu’en anglais, malheureusement) écrit par l’Américain Greg Grandin, professeur d’histoire à l’Université de New York qui raconte «l’aventure» d’Henry Ford durant les année trente dans la jungle brésilienne où l’industriel avait créé de toutes pièces une ville à l’image américaine afin d’exploiter le caoutchouc. Ce fut, vous vous en doutez, un échec mais il existe toujours des vestiges de cette ville à peine habitée que par quelques paysans! On peut y voir quelques photos et surtout y lire comment on peut faire d’énormes et coûteuses bêtises. Ce livre est disponible dans les librairies anglaises de Montréal à un prix très raisonnable.

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À plusieurs d’entre vous

« Rien qu’à voir, on le voit bien », la marque Volkswagen a une certaine influence sur la plupart d’entre vous…et c’est tant mieux! L’arrivée de la nouvelle Jetta suscitera un certain intérêt auprès de bien des mordus de l’auto au Québec. Est-ce ainsi que le constructeur allemand détrônera le nouveau « king » Toyota? Ça reste à voir. Mais au moins, on y sent un peu de passion…ça, ça fait du bien!

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À benlevelo

Bien sûr que je vais retourner sur mon vélo d’ici quelques jours…en passant, oui la course de F-1 était des plus excitantes à Montréal (ne l’est-elle pas toujours?) mais faites attention : il ne s’agit pas de F-ducks mais de F-ducts. Pas des canards, des conduits!

À daniel_l.e

Les autos anciennes ont le même droit que les autres sur les autoroutes du Québec en autant qu’elles respectent les mêmes limites maximales et…minimales. La Ford T illustrée dans ce blogue roulait au moins à la vitesse minimale…pas de problème!

À blueprint

Évidemment, la suspension arrière d’un Ram 1500 n’est pas « indépendante » comme tel comme l’a écrit mon confrère Éric LeFrançois. Cependant, je comprends ce qu’il voulait dire. Les Ram 1500 de nouvelle génération n’ont pas des ressorts à lames qui retiennent le pont arrière rigide mais un ensemble de bras tirés combinés à des ressorts hélicoïdaux qui agissent un peu indépendamment pour stabiliser le pont rigide. L’ensemble du côté droit n’est donc pas nécessairement influencé par celui du côté gauche dans ses mouvements et vice-versa. C’est ce que mon ami voulait certainement dire. Toutes les camionnettes pick-up ont un essieu arrière rigide capable de fortes charges sauf le Honda Ridgeline qui a une « vraie » suspension arrière indépendante. Mais, malgré sa capacité de charge intéressante, il n’attire pas les utilisateurs de pick-up qui recherchent plus une grande robustesse qu’une tenue de route exemplaire. Dans la même veine, il n’y a pas de camion poids lourd qui possède une suspension arrière indépendante (sauf les Tatra tchèques dont la suspension est attachée à un gros tube central mais dont la commercialisation ne se fait plus au public en général, même en Europe).

À lopus

Je me souviens très bien de la marque Merkur. Malheureusement, ce fut un échec pour Ford (Mercury) car la qualité n’y était pas et que, d’autre part, les prix en étaient si élevés que les vendeurs de la marque avaient plus de facilité à aiguiller leur clientèle vers les produits Mercury. Imaginez un acheteur de Merkur XRT4 qui découvrait qu’à moindre prix, il sortait de chez le concessionnaire avec une Capri V8 plus performante qu’une Merkur à quatre cylindres Pinto turbocompressé. Puis, vendre une Merkur Scorpio dont le moteur V6 de 2,9 litres était le même que celui d’un pick-up Ranger ou d’un VUS Bronco, ce n’était pas facile. De toutes façons, à cette époque, l’Amérique n’était pas encore suffisamment prête aux autos européennes « at large »…

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