Éric Descarries

Archive, mai 2010

Mercredi 12 mai 2010 | Mise en ligne à 16h58 | Commenter Commentaires (9)

La revanche du coupé, l’Infiniti G37X

Les modes dans le monde de l’automobile vont et viennent. Tenez, par exemple, les grands cabriolets. Si je me souviens bien, c’est en1975 que l’industrie automobile américaine disait adieu aux décapotables alors que GM produisait la dernière Cadillac Eldorado de ce style (il y a même eu un livre à ce sujet : «The Last Convertible»). Curieusement, avec le temps, les décapotables maintenant rebaptisées «cabriolets» ont repris la vedette. Il en a été de même avec les familiales qui, sournoisement, s’appellent maintenant des VUS multisegments. Et c’en est le cas, présentement, avec les coupés.

En effet, des coupés, surtout nord-américains, il n’y en a plus beaucoup sur le marché. Vous souvenez-vous de la popularité des Thunderbird, des Monte Carlo et des Grand Prix à deux portes? Même que dans le passé, NASCAR n’acceptait plus que des coupés américains à deux portes dans ses séries. Aujourd’hui, ce sont des «répliques» de berlines Fusion, Impala, Charger et Camry. Non, les Américains n’ont plus ou presque plus de coupés à deux portes dans leurs catalogues sauf quelques exceptions comme la Sebring décapotable à toit rigide rétractable. À ce chapitre, on appréciera certes l’arrivée de la Cadillac CTS coupé…Par contre, du côté de certains constructeurs européens mais surtout des Asiatiques, il y a de plus en plus de coupés! Chez nous, la version coupé de la toute récente Hyundai Genesis est certes plus populaire que la berline du même nom. Et les coupés japonais comme le Nissan Altima coupé ou le Honda Accord de même configuration connaissent un certain succès chez nous. Tiens! Pourquoi ne pas parler du coupé Infiniti G37, surtout dans sa configuration «X» qui en fait un des rares coupés à traction intégrale sur notre marché.

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Le coupé Infiniti G37X affiche un avant semblable à celui de la berline G37 (photo Éric Descarries)

Plus efficace qu’il n’y paraît

Évidemment, le coupé G37X d’Infiniti est basé sur la même (et incontournable) plateforme que l’on retrouve, entre autres, sous la berline du même nom. Oui, le coupé G37X pourrait tout simplement être considérée comme une version à deux portes de la même auto. L’avant de la voiture est semblable presque en tous points à celui de la berline. Mais, en ce qui a trait à la caisse, on le voit bien, elle est totalement différente. C’est vraiment un coupé à deux portes avec toit très fuyant. En fait, il est si fuyant que de passer aux sièges arrière relève de l’acrobatie et de la contorsion alors que le coffre arrière…aussi bien ne pas trop en parler. Le coupé G37X est vraiment un 2 + 2 plus qu’un coupé. Cela veut dire que l’auto est surtout conçue que pour deux passagers, ceux d’avant…mais qu’avec peu de bagages.

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Impossible de ne pas reconnaître le coupé G37X de l’arrière (photo Éric Descarries)

Mais avant de parler de l’habitacle, il faut au moins vanter la mécanique de cette Nissan. Non, elle n’est pas unique. Mais elle est très efficace. Si vous recherchez un coupé performant avec une belle tenue de route et toute une adhérence sur la route, alors, cette Infiniti est pour vous. Les accélérations sont excitantes et les reprises solides et rassurantes grâce à un V6 de 3,7 litres qui fait 328 chevaux et 269 li-pi de couple. Il vient avec une boîte automatique à sept rapports que l’on peut manipuler manuellement. Lorsqu’on rétrograde, une manœuvre que j’apprécie avec ce genre de boîte, le frein-moteur est plus ou moins perceptible. Il faut donc l’utiliser rapidement. Quant aux accélérations, je laisse la boîte auto faire son travail.

J’aurais bien aimé mettre la traction intégrale ATESSA-ET-S à l’épreuve mais, sauf pour le pavé mouillé et froid des derniers jours (il n’a pas suffisamment neigé à Laval mais cela ne m’aurait pas servi puisque les Dunlop Sport qui équipent cette auto d’origine n’auraient pas été à la hauteur de la situation…), les conditions ne s’y prêtaient pas vraiment. Oh! J’aurais pu essayer de presser l’auto jusqu’à ce qu’elle se mette à déraper…mais je n’ai pas pris de chance sur les routes publiques! Chez nous, cette fonction mécanique est plus appréciée sur les routes enneigées ou glacées que sur les pistes de course. Il me faudra alors me reprendre l’hiver prochain…si l’occasion se présente. Enfin, avec une telle mécanique aussi intéressante (incluant une direction relativement précise et un freinage rassurant), il vaut mieux «modérer ses transports». En effet, il est si facile de passer outre mais vraiment outre la vitesse limite prescrite. Quant à la suspension, je la trouve est un peu trop rigide si l’on considère cette auto comme un coupé de luxe. Autre petit point négatif à ce tableau qui, autrement, pourrait paraître trop parfait, les pneus émettaient un son trop audible dans l’habitacle pour une auto de ce calibre. Car il s’agit d’une voiture luxueuse, n’est-ce pas?

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Le tableau de bord est bien disposé (Photo Éric Descarries)

Un intérieur pour deux

Pour revenir à l’intérieur, notons que le tableau de bord, semblable à celui de la berline G37 est agréable à l’œil mais de design plutôt classique. Par contre, l’instrumentation, classique elle aussi, est très facilement lisible. J’ai bien apprécié, encore une fois, le système de navigation dont l’écran devient un téléviseur pour la marche arrière, une caractéristique qui facilite la marche arrière d’une telle auto avec toit très fuyant. Les sièges d’avant sont confortables mais l’ajout du toit ouvrant diminue le débattement pour la tête. C’est ce qui a fait dire à un de mes amis passagers que c’était un véhicule qui pourrait causer de la claustrophobie. Quant aux places arrière, elles sont pour des enfants. Mais ceux-ci n’en apprécieront pas la visibilité. D’ailleurs, pour le conducteur, la visibilité arrière ou trois-quarts arrière n’y est pas facile. Dans mon cas, j’aurais bien aimé un essuie-glace pour la grande lunette plate sous la pluie.

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Le coffre arrière du coupé G37X est tellement à l’étroit que le constructeur y a accolé un décalque à l’intérieur du capot décrivant comment y placer deux sacs de golf! (Photo Éric Descarries)

Enfin, l’Infiniti G37X en version coupé est des plus intéressantes. Ce n’est pas une véritable sportive dans tout le sens du mot. Mais c’est un coupé «à l’esprit sportif» à son mieux. Le prix de base de cette auto est de 48 800 $ Ajoutez-y les 3 750 $ pour l’ensemble Hi Tech et les 300 $ pour une peinture à trois couches (que trois couches ? Pourquoi ne pas les appliquer tout de suite et intégrer le prix dans la facture immédiatement…franchement!). La finition en était presque exemplaire alors que la consommation s’est chiffrée à…près de 18 l/100 km mais qu’en situation urbaine. Et ce, avec de l’essence super, tel que recommandé. Ne tirez pas sur le messager, c’est ce que j’ai obtenu selon mes calculs de litres consommés selon le trajet accompli. Et je n’ai pas (trop) brassé l’auto. De toutes façons avec la police tout le tour…Mais…me semble que c’est beaucoup…

Derniers tours de roue pour Pat?

Je viens de passer quelques précieuses minutes avec le pilote québécois Patrick Carpentier, un bonhomme dont j’apprécie beaucoup la présence. D’abord, quel «gentleman». Toujours le sourire, toujours disponible pour une entrevue, pour un autographe…il ferait un maudit bon politicien.

Mais voilà, il n’est pas et ne sera jamais un politicien. C’est un mordu de course automobile. Ayant fait carrière en monoplace (champion en Formule Atlantique, pilote à succès en CART IndyCar), Pat avait consacré sa carrière au NASCAR, une série où l’on ne perce pas si facilement, surtout si l’on n’est pas Américain  (sauf pour Juan Pablo Montoya, évidemment…). Mais la chance ne lui a pas souri.

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La carte de Pat est prête pour août 2010 au Circuit Gilles-Villeneuve…sera-t-elle sa dernière?

J’ai rencontré Pat cette semaine à un évènement NAPA et il m’a confié que ses chances de passer en NASCAR ou à toute autre série sont presque nulles à ce moment-ci de sa carrière. Et il n’a que 38 ans! Mais les jeunes poussent derrière lui (souvenez-vous de Justin Allgaier et Brad Keselowski dont je vous parlais la semaine dernière?) et ils sont plus que déterminés. Pat conduira la Toyota NAPA Pièces d’Auto no 00 à Montréal en août prochain…mais ça pourrait bien être sa dernière apparition dans cette série. Pat cherche à revendre sa maison de Saint-Sauveur, il retourne à Las Vegas où sa femme retourne à la vente immobilière. Il compte effectuer de la finition de maison là….Aurait-on échappé Pat?  Comment cela se fait-il que l’on gaspille tellement d’argent à tant de futilités au Québec et que l’on ignore un talent comme le sien…

Vu à Vaudreuil…

Vu dans le parc industriel de Vaudreuil, trois agents de la SQ, «séchoir à cheveux» dans les mains, prêts à intercepter les automobilistes qui dépasseraient les 40 km/h sur le boulevard Joseph-Carrier, une rue presque aussi impraticable qu’un champ de patates tant elle est endommagée et où je n’ose pas aller plus de 25 km/h parce que ça brasse trop. A-t-on vraiment besoin d’autant d’argent que cela? Est-ce vraiment une route si dangereuse?

IMPORTANT !

Il y a quelques semaines de cela, mon bon ami Raynald Côté du CAA-Québec me faisait parvenir un message que j’ai toujours omis de vous transmettre. Cependant, vu son importance, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Selon ce message, une nouvelle loi a récemment été passée dans la plupart des états américains. Si une voiture de patrouille ou tout véhicule d’urgence est rangé sur le côté de la route, vous devez changer de voie pour vous éloigner du véhicule arrêté ou ralentir de 20m/h  (http://www.moveoveramerica.com). Semble-t-il que l’amende est assez salée (quelque 500 $ dans le New Jersey) et que les points s’appliquent. Évidemment, vous ne pouvez pas plaider l’ignorance de cette loi. Alors, passez le mot!

AUSSI IMPORTANT !

La Presse m’avise que les liens que vous affichez dans vos commentaires ne seront plus disponibles à partir ce des commentaires. Les lecteurs devront les copier et les utiliser autrement car, il y aurait eu certaines exagérations (mais pas de ceux qui écrivent des commentaires sur ce blogue…du moins, je crois!).

À benlevelo

Ben, il ne s’agit pas du même pneu. Cet Assurance ComforTred Touring est d’une construction très différente avec des ajouts dits de «confort» dans les flancs et la bande de roulement en plus d’un nouveau dessin des sculptures.

À gl000001

Parfaitement d’accord avec vous. On galvaude présentement le terme «multisegment» et il sert à presque n’importe quoi…

À blueprint

En effet, il s’agissait du nom de famille Toyoda qui a été transformé en Toyota pour qu’il soit plus facile à prononcer pour les occidentaux. C’est un peu comme le Tremblay québécois qui est devenu Trombley aux États-Unis ou Berthiaume (souvent prononcé Berquihaume) qui est devenu Barcomb dans l’état du New-York.

À felixc

Vous avez raison, ce n’est pas toujours facile d’évaluer un nouveau pneu. Ce que je m’efforce de faire, c’est d’en souligner les plus belles qualités. D’une marque à l’autre, tout au long de ma carrière dans ce domaine, j’ai eu à comparer divers pneus de diverses marques dans diverses conditions. Certains m’ont plu plus que d’autres. Mais de là à accorder le titre de «numéro un» à un ou à l’autre…je me garde une petite gêne !

À python_1

Les pneus dits à basse résistance de roulement sont en effet considérés comme moins performants au freinage dans certains cas. Mais j’ai l’impression que l’on n’a pas fini d’entendre parler de leur développement.

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Mercredi 5 mai 2010 | Mise en ligne à 23h37 | Commenter Commentaires (10)

Un Nissan Murano bien connu et un nouveau pneu

J’ai pris un peu de retard cette semaine dans ce blogue tout simplement parce que je me suis rendu en Californie pour le lancement d’un tout nouveau pneu de Goodyear, un produit assez intéressant dont je vais vous parler un peu plus loin.

Commençons d’abord avec le véhicule qui m’a été confié au cours de la semaine dernière, le Nissan Murano 2010. Comme je l’expliquais dans mon dernier blogue, je me suis mis à rattraper un peu de temps perdu en conduisant des autos que je n’ai pas eu la chance d’essayer au cours des derniers mois. Parmi celles-là, il avait le Murano, un VUS multisegment japonais assez populaire qui a été fortement révisé l’année dernière. J’avais alors assisté à son lancement médiatique en décembre 2008 mais nous n’avions pu le conduire que sur des autoroutes en Arizona dans des conditions climatiques assez maussades. En effet, il avait plu les trois jours que nous y étions, un fait assez rare dans la région de Phoenix.

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Le Nissan Murano 2010 a une ligne unique qui est reconnaissable (Photo Éric Descarries)

Par conséquent, j’en ai profité pendant plus d’une semaine dans la région montréalaise et devenez quoi? Il a neigé la semaine dernière. O.K., O.K., ce ne fut pas la tempête du siècle mais juste au cas, j’étais content de savoir que le Murano était à traction intégrale et qu’il était toujours équipé de ses pneus d’hiver, des Toyo Observe G02 Plus, des pneumatiques que j’ai toujours trouvé relativement efficaces mais un peu bruyant. En fait, ils n’ont pas servi vu que la neige ne s’était pas accumulée sur les routes, du moins pas dans mon patelin.

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Même de l’arrière, on reconnaît facilement le Murano (photo Éric Descarries)

Le Murano est un véhicule relativement populaire et ce, depuis sa première génération. En 2009, nous accueillions la deuxième génération, celle-là même que vous voyez ici. Elle reprend la ligne générale d’auparavant mais en plus élaboré. En fait, si on s’attarde au dessin de l’avant, on y voit une évolution peut-être un peu exagérée. Disons que si cette auto était apparue au milieu des années soixante-dix, on aurait cru à un véhicule servant à un film de science fiction. Mais je dois admettre que le Murano semble plaire à bien des consommateurs si je me fie aux commentaires qui m’ont été adressés. Quant à moi, je ne considère pas comme un VUS mais comme une sorte de familiale intermédiaire aux lignes originales. Le Murano n’est pas un utilitaire sport comme tel. Et, malgré sa traction intégrale, il est loin d’être un véhicule tout-terrain. Mais il fait l’affaire de plusieurs amateurs de la marque.

Une mécanique éprouvée

Sous cette carrosserie unique se cache une mécanique qui, depuis ses premiers tours de roues, s’est avérée efficace et fiable (même si J.D.Power and Associates ne lui accorde que la moitié de cette réputation). Le seul ensemble mécanique disponible dans ce Nissan est le vénérable V6 de 3,5 litres de ce constructeur, un moteur utilisé à plusieurs sauces par celui-ci mais qui s’est mérité de multiples mentions honorables. La seule boîte de vitesses disponible demeure l’intrigante transmission CVT à variation continue dont le fonctionnement est tout simplement exemplaire. En fait, on pourrait dire que c’est dans le Murano que la CVT s’est acquise des lettres de noblesse. On n’y sent aucune secousse et le moteur ne s’emballe jamais. Et tout se fait en douceur. On peut en dire du pareil du moteur V6 et de la traction intégrale.

Un intérieur des plus agréables

Ce que je pouvais reprocher de la première génération de Murano, c’était ce tableau de bord à la Star Wars qui tenait plus des « concept cars » des années quatre-vingt que du bon goût. En redessinant le Murano, Nissan en a revu l’intérieur et, du même coup, le tableau de bord. Il est donc nettement plus moderne et plus en ligne avec la demande actuelle. En même temps, je l’ai trouvé plus efficace et son instrumentation est plus facile à lire. L’écran du système de navigation sert aussi à la caméra de marche arrière, ce que je ne cesserai jamais de vanter. En passant, saviez-vous que le design du Murano avait été confié à Toyota? En effet, le dessinateur en chef de Nissan responsable de plusieurs produits Nissan est un certain Taiji Toyota (aucun lien de parenté, semble-t-il, avec la famille de l’autre constructeur japonais…du moins à ce que je sache!). Les sièges d’avant sont confortables et la position de conduite agréable. Cependant, pour le conducteur, la forme arrière de l’auto n’aide pas beaucoup la visibilité trois-quarts arrière. Les passagers d’arrière y seront très à l’aise avec beaucoup d’espace pour les jambes. Mais en ce qui a trait au compartiment de bagages, c’est un peu juste. Évidemment, si l’on rabat le dossier des sièges d’arrière, on obtient plus de place mais, pas suffisamment pour respecter le terme « utilitaire » qu’on voudrait bien lui accorder.

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Le tableau de bord du Murano de deuxième génération est plus agréable à regarder (photo Éric Descarries)

Le Murano offre des performances respectables avec de bonnes accélérations et des reprises rassurantes. La traction intégrale est utile à sa tenue de route douce mais respectable, surtout lorsque la route est plus glissante. Mais encore fois, sauf pour certains sentiers faciles, le Murano n’affiche aucune compétence hors route. Mais ça, je me doute que les amateurs de ce véhicule s’en balancent royalement. Le freinage m’a paru compétent mais la direction un peu légère. Pour les amateurs de caravaning, notons que le Murano affiche une capacité de traction limitée à 1588 kilos ou 3500 livres.

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Les passagers d’arrière sont bien confortables dans le Murano (photo Éric Descarries)

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Cependant, l’espace pour les bagages y sont un peu restreints (photo Éric Descarries)

Le Murano LE qui m’a été confié valait un peu plus de 50 000 $. Il en existe d’autres versions moins coûteuses qui feront certes le bonheur de plus d’un automobiliste. Question concurrence, il doit se mesurer, entre autres, aux GMC Acadia, Ford Edge, Lincoln MKX et Mazda CX-7 de ce monde. Quant à sa consommation, j’ai obtenu 12,8 L/100 km ce qui est régulier pour un véhicule de ce type. Recommandable ce Nissan? Je dirais que oui. Il a ses quelques défauts mais il affiche aussi suffisamment de qualités pour y compenser.

Le nouveau Goodyear Assurance ComforTred Touring

Comme je le mentionnais en début de texte, je reviens de quelques jours dans la superbe région de Monterey en Californie où j’ai pris contact avec le tout nouveau pneu Goodyear Assurance ComforTred Touring. Pour bien des consommateurs, un pneu, c’est un pneu. C’est surtout une dépense difficile à avaler quand vient le temps de remplacer les quatre pneus de la voiture. Mais si vous étiez à ma place et que vous pouviez essayer plusieurs pneus, vous verriez qu’il a des différences entre les marques et les modèles. Jusqu’ici, il y a eu beaucoup d’importance accordée à la performance, à la tenue de route sur pavé mouillé et, depuis peu, à la résistance moindre au roulement afin d’obtenir une meilleure consommation de carburant. Mais en ce qui a trait au confort des passagers et au silence de roulement, il y avait encore un manque. C’est ce que Goodyear vient combler avec son nouveau ComforTred Touring. Un pneu dit «Touring» combine la performance à la conduite confortable. Et le segment du marché du pneu Touring prend énormément d’envergure.

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Le nouveau Goodyear Assurance ComforTred Touring (photo Éric Descarries)

Goodyear a donc complètement redessiné son Assurance ComforTred (il s’agit ici d’un pneu tout neuf avec des techniques de construction et des gommes nouvelles) en lui ajoutant une bande interne dite de confort dans la construction du pneu (pour 20% plus de souplesse nous dit Goodyear) et des bandes similaires dans les flancs en plus de renforcements utiles. Le dessin de la bande de roulement y est asymétrique alors que ses rainures plus larges sont conçues pour mieux évacuer l’eau.

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Le groupe de journaliste était accompagné de revendeurs de pneus pour essayer le nouveau Goodyear Touring sur le Pacific Coast Highway. (photo Éric Descarries)

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À conseiller, une des plus belles routes au monde, le Pacific Coast Highway en Californie. (photo Éric Descarries)

Nous avons donc procédé à l’essai de ce pneus sur des BMW de Série 3 et des Lexus ES 350 sur le Pacific Coast Highway de la région de Monterey et de Big Sur avant de procéder à certains essais dynamiques dans un stationnement désaffecté et réaménagé un peu à la façon de la piste d’essai de Goodyear à Akron. En plus de tester le pneu sur des surfaces spécialement aménagées (incluant des bandes servant à tester le son caverneux des pneus, du gravier et une route endommagée), nous l’avons aussi mis à l’épreuve face à l’actuel Assurance ComforTred, surtout au point de vue tenue de route et performance sur tracé mouillé. Ces tests ont été faits au volant de Toyota Camry à quatre cylindres courantes (dont la direction assistée ne répondait pas assez rapidement à nos exercices, sa pompe manquant de pression!).

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Le Goodyear Assurance ComforTred Touring poussé à bout sur pavé mouillé. (photo Éric Descarries)

Depuis les quelques dernières années, le Goodyear Assurance a su se démarquer lors d’essais comparatifs. J’ai bien hâte de voir comment la nouvelle version Touring se débrouillera. Quant à moi, je compte équiper la Freestar familiale de ces pneus, un véhicule tout indiqué pour ce genre d’essai à long terme.

Petite visite de NASCAR

Jeudi dernier, les organisateurs de la course NASCAR Nationwide de Montréal recevaient deux jeunes pilotes de la série, les «jeunes loups» comme les appelle. Il s’agissait de Brad Keselowski (surnommé Crash-a-lotski) et Justin Allgaier, des coéquipiers de l’équipe Penske Racing sur Dodge Charger (no 22 pour Brad et 12 pour Justin). Malgré leur jeune âge, (ils ont moins de 25 ans), ils ont su répondre avec un plus grand sérieux qu’espéré aux question des journalistes sur place. C’est fou ce que leur prestance est de loin plus attirante que celle des anciens pilotes de stock-car du passé. Comme quoi ce segment du sport automobile a beaucoup évolué. Il faut avoir une conversation avec le jeune Allgaier pour voir comment il existe encore de vrais mordus de l’auto…

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Le jeune Justin Allgaier (de g. à d., Charles Dubé de Chrysler Canada, Justin Allgaier, Brad Keselowski et Francois Dumontier d’Octane Management, promoteur de la course NASCAR à Montréal) a su répondre aux questions des journalistes avec beaucoup d’assurance. (photo Éric Descarries)

Petit conseil

Petit conseil à mes amis qui font du vélo dans les voies qui leur sont réservées à Laval. Surveillez nos aînés au volant. Ils ne respectent pas du tout les gens à vélo, même dans la voie réservée. En effet, ce ne sont pas les jeunes qui risquent de nous frapper mais les personnes d’un âge avancé qui ne prennent leur petite auto qu’une fois par semaine! Les «stops», on s’en fout, les cyclistes, on les tasse! Surveillez vous les amis!

À benlevelo

J’ai eu la Fiesta HB (à hayon) à Toronto l’été dernier et je l’ai eue aussi pour une courte balade à San Francisco. Mais si j’ai insisté sur la berline, c’est parce qu’elle est toute nouvelle et réservée, du moins pour le moment, à notre marché.

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Merci pour l’info sur la boîte DSG de Ford…

À kiroulbien

Vos arguments sont bons mais je crois que l’on pourrait s’étendre longtemps sur le sujet et blâmer les Canadiens et les Québécois d’acheter des meubles étrangers au lieu des meubles locaux, des pneus chinois ou même des articles bon marché (lire «made in China») dans bien des grands magasins à grande surface….

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