Éric Descarries

Archive, avril 2010

Mercredi 28 avril 2010 | Mise en ligne à 17h47 | Commenter Commentaires (18)

La traditionnelle Lexus ES 350 et la nouvelle Ford Fiesta

Il y de ces autos qui, parfois, m’échappent. C’est pourquoi je vais tenter d’en conduire quelques unes au cours des semaines qui suivent. La Lexus ES350 est justement une de ces autos. C’est certes la berline la plus populaire de la marque (alors que le VUS RX en est le plus vendu). Cependant, ce n’est pas l’auto la plus visible de Lexus. Curieusement, je n’avais pas remarqué qu’il y en avait tant sur la route. Malheureusement, je ne peux dire qu’elle affiche une ligne remarquable. Elle est plutôt discrète…voire même un peu trop discrète pour une berline qui se veut haut de gamme.

La Lexus ES350 a subi quelques petites transformations l’année dernière, surtout au niveau de la calandre et des phares afin qu’elle ressemble un peu plus à sa grande sœur plus luxueuse LS 460. Mais elle demeure quand même un peu trop discrète (tout comme la LS d’ailleurs). En fait, vous y reconnaîtrez peut-être la silhouette de la Toyota Camry car la ES 350 découle de l’architecture de celle-ci. Curieusement, lorsque je présente ma vieille Lincoln Versailles 1977, il ne faut que quelques secondes pour qu’une âme charitable passe la désagréable remarque que ce n’est qu’une Ford Granada ou Mercury Monarch déguisée. Mais ces mêmes personnes ont de la difficulté à voir la même approche avec la ES 350. Oui, la plate-forme de la ES 350 est la même que celle de la Camry. Même la mécanique y est semblable. Les deux autos ont le même empattement (2776 mm). Cependant, les ailes, la calandre, les ornements et même une partie du toit sont uniques à la ES 350, une technique utilisée par Ford en 1997 avec la Versailles. L’intérieur aussi, bien évidemment. Ça me fait alors rire dans ma barbe. C’est donc dire encore une fois que les Japonais n’ont rien inventé. Ils n’ont que repris une recette américaine! Ce n’est pas compliqué, la Versailles était en 1977 une Granada/Monarch qui reprenait le design des plus grandes Lincoln, la ES 350 de 2010 est, quant à elle, une Camry qui reprend le style des grandes Lexus!

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Depuis l’année dernière, l’avant de la ES 350 est légèrement modifié pour ressembler à celui de la grande LS (Photo Éric Descarries)

Sous le capot, pas de surprise, un V6 3,5 litres VVT-i presque identique à celui de la Camry qui fait 272 chevaux et 254 li-pi de couple. Il est combiné à une boîte automatique à six rapports et à la traction avant. Son plus gros défaut? Il carbure à l’essence Premium. Mais en ce qui a trait aux accélérations et aux reprises, il est très intéressant. Il n’a aucune difficulté à déplacer cette berline de 3580 livres( 1 624 kilos). En fait, Toyota en annonce des accélérations à 100 km/h en moins de sept secondes et une vitesse maximale de plus de 215 km/h! Selon mes expériences, c’est plus rapide que ses rivales américaines les plus proches, la Buick LaCrosse et la Lincoln MKZ. En ce qui a trait à la tenue de route, elle est très bonne mais elle n’a rien d’une sportive. En d’autres mots, cette Camry…euh…Lexus est une bonne voyageuse, le genre de voiture que l’on apprécierait pour descendre en Floride. Mais ce n’est pas le genre d’auto avec laquelle on ferait un exercice de conduite sportive sur une petite route sinueuse. Je sais que certaines gens me reprocheront de faire comme bien des journalistes d’automobiles et de promouvoir la performance mais je crois qu’il faut dire les choses comme elles le sont. Par contre, même si la suspension est très confortable, cette Lexus ne doit pas être comparée à une Buick 1968. Elle est plus stable et sa conduite plus précise.

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L’arrière de la ES 350 me semble plus distinctif que par le passé. (photo Éric Descarries)

C’est à l’intérieur qu’on appréciera le plus cette berline. Il est bien aménagé et très confortable, je le répète. Et on en remarquera le silence lorsqu’on roule…peut-être un peu trop. La finition révisée l’année dernière fait maintenant plus Lexus, moins Camry et les matériaux sont plus riches tant à la vue qu’au toucher.  Le défaut le plus notable que je lui ai trouvé, c’est de ne pas pouvoir voir les clignotants dans le tableau de bord. Ces témoins lumineux sont au haut de l’instrumentation et le rebord de la planche de bord avance trop vers le conducteur, les rendant difficiles à voir. Outre cela, tout y est bien aménagé et je dois souligner l’espace arrière qui est très généreux pour les jambes des passagers. Encore une fois, je répète combien j’apprécie la caméra de marche arrière qui transmet ses images dans l’écran du système de navigation quand on recule. Quant au coffre, il est pareil à celui d’une Camry donc relativement généreux lui aussi.

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Le tableau de bord de la ES 350 est bien aménagé et il fait appel à des matériaux plus agréables qu’autrefois. (photo Toyota)

Évidemment, la Lexus ES 350 est un véhicule très recommandable surtout si, pour vous, la conduite automobile plus sentie n’est pas une priorité. Question de consommation, j’ai obtenu une moyenne très exacte de 10,0 L/100 km (39,8 litres pour 398,4 km!) ce qui est respectable pour une voiture de ce gabarit. La voiture d’essai qui m’avait été confiée par Toyota Canada, un modèle «Groupe premium avec navigation», valait 49 150$ avant les taxes, le transport et la préparation.

Une première tournée en Fiesta

Ford du Canada nous avait invité la semaine dernière au lancement officiel de la toute petite Fiesta 2011, version nord-américaine. Vous trouverez un résumé relativement détaillé de cette présentation dans ce site Internet si vous ne l’avez pas déjà lu dans La Presse (Fiesta : Ford livre la marchandise). Ford nous avait déjà donné l’opportunité de conduire cette auto dans sa version européenne l’été dernier à Toronto mais cette fois, il s’agissait de celle qui nous sera commercialisée. Oui, en principe, la Fiesta nord-américaine est pareille à celle vendue en Europe et en Asie mais nous aurons droit à une version supplémentaire, la berline à quatre portes (en plus de la version «hatchback» à cinq portes). Le seul moteur au catalogue pour le moment est un quatre cylindres de 1,6 litre de 120 chevaux cependant, non seulement sera-t-il disponible avec la traditionnelles boîte manuelle à cinq vitesses mais aussi avec «l’automatique» à double embrayage à six rapports.

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La version berline de la Fiesta est toute nouvelle pour 2011 (photo Éric Descarries)

J’ai donc roulé toute un après-midi avec une nouvelle berline automatique dans les montagnes au sud de San Francisco (Bear Mountains) et sur le bord du Pacifique (Pacific Coast Highway) dans un environnement qui ressemble au nôtre…ou presque. Et même si je préfère réserver mes commentaires sur la Fiesta à plus tard lorsque je l’aurai roulé chez nous (sur nos «belles» routes), j’ai déjà des observations intéressantes à formuler à son sujet. D’abord, au point de vue performance, le petit moteur m’a semblé bien à l’aise alors que la boîte auto à six vitesses permet des accélérations et des reprises intéressantes. Le comportement routier m’a paru prometteur (sur les belles routes de la Californie, je vous le souligne!) mais ce qui m’a surtout surpris, lorsque nous l’avons comparé à deux rivales japonaises sérieuses, c’est la finition et l’équipement relativement complet pour un prix concurrentiel. La seule fausse note, pour le moment, c’est l’impossibilité de désactiver l’anti-patinage (ce qui est impensable chez nous lorsqu’on veut se sortir d’un banc de neige!) ce que nous avons souligné aux ingénieurs de Ford (du Michigan où il y aussi de la neige!). Ils nous ont promis que «l’erreur» sera réparée avant l’automne. Cela veut-il dire qu’il y aura une première production avec l’impossibilité de désactiver l’anti-patinage? Ce sera à vérifier! Ah oui! L’ordinateur de bord nous a démontré que nous avions eu une consommation d’environ 39 milles au gallon américain soit environ 6 litres au 100 km…

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Nous avons roulé avec la Fiesta sur la Pacific Coast Highway (photo Éric Descarries)

Vu cette semaine…

Un agent des stationnements de Laval qui donnait un ticket à une auto stationnée du côté de la rue où l’on n’avait pas le droit afin de respecter le déneigement et le balayage des rues. La neige est fondue depuis des semaines (o.k., o.k., il a neigé il y a quelques jours mais ça ne devrait même pas compter), les balais sont passés (deux fois sur ma rue!) et c’était l’auto d’un visiteur que je n’avais jamais vue dans mon patelin. Pas fort! Surtout que les règlements ne sont pas harmonisés à Laval. À certains endroits, c’est jusqu’au 15 avril, à d’autres jusqu’au 30…tout de quoi faire de l’argent, n’est-ce pas? $$$écurité encore une fois?

Puis, vu sur l’autoroute 40 lundi après-midi dans l’ouest de l’île, une Ford Crown Vic Interceptor de la SQ qui roulait dans la troisième voie et qui m’a dépassé allègrement alors que je roulais 110-112 km/h. L’auto devait faire 120-125 km/h. Ai-je le droit de téléphoner au 911 et signaler le fautif? Je me le demande! Si ç’avait été moi, aurais-je eu une contravention? Bravo à ces gens qui dénoncent les «contrevenants» à bord de ces autos-patrouilles, comme nous avons pu le voir dans les journaux! Deux poids, deux mesures?

À mephistau

Je respecte votre point de vue concernant le GX460. Quant aux feux jaunes (ambres) allongés, vous avez raison, ça ne doit pas être payant. N’oubliez pas… la $$$écurité d’abord!

À blueprint

Merci de vos précisions. Et, en effet, le contrôle de stabilisation obligatoire, c’est pour les véhicules de 2012 (construits à partir du 1 janvier 2012!)

À inukshuk

Merci de nous rappeler cette différence! Ça doit être à cause de nos taxes ou du transport, ou de la TPS ou à cause…je crois que je devrais demander à Toyota. Ils ont certainement une «bonne raison»…

À lopus

Merci de vos bons commentaires. Et je crois qu’à l’avenir, je vais toujours mettre les deux mesures

À tous

En ce qui a trait à la portière, je crois qu’à gauche ou à droite, c’est une nuisance (c’est encore pire dans un centre commercial quand une autre auto est stationnée trop près). Le mieux, c’est encore vers le haut.

À Simon_c

Vous avez raison. Pour du vrai tout-terrain, les Jeep d’abord (les YJ, TJ et Wrangler JK surtout), les FJ Cruiser et les Hummer H3. Les autres, sauf pour les Land Rover hors de prix, ça risque de ne pas être de vrais tous-terrains.

À kiroulbien

Je ne sais pas si vous lisez ce bloque mais j’ai bien vu votre commentaire suivant mon article de la présentation de la Fiesta. Je suis bien d’accord avec vous, je suis «tanné» de payer des impôts pour tous ceux qui perdent leur job au Canada, surtout si ces jobs s’en vont au Mexique. Mais laissez-moi vous expliquer ceci: c’est bien beau de vouloir encourager les jobs canadiens en achetant une Honda ou une Corolla «made in Canada» mais si l’on achète un autre produit Honda ou Toyota construit au Japon, on encourage qui? Au moins, les Mexicains ont un traité d’alliance commerciale avec nous…du moins en principe. D’autre part, puis-je vous souligner que Ford, GM et Chrysler construisent des voitures et des camionnettes au Canada depuis beaucoup plus longtemps que Honda et Toyota, même combinés? Alors pourquoi ne pas promouvoir ces fidèles collaborateurs? Par exemple, chez nous, il y a au moins une Ford canadienne (une Freestar qui a été construite à Oakville) alors que mon roadster spécial a été construit au Québec et qu’il est mû par un moteur qui a été fait au Canada. Avant cela, nous avons eu deux Windstar aussi construites à Oakville. Me semble que nous faisons notre part chez nous….Ça compte-ti, ça?

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Mardi 20 avril 2010 | Mise en ligne à 23h12 | Commenter Commentaires (15)

La «victime» de la semaine, le Lexus GX460

Comme je l’écrivais dans ce blogue la semaine dernière, j’ai juste eu la chance de conduire pendant une semaine le tout nouveau VUS de Lexus, le GX460. Le reste, vous le savez maintenant, c’est déjà de l’histoire ancienne. Le magazine américain Consumer Reports a eu un problème avec un GX semblable et l’organisme a aussitôt jugé bon de suggérer aux consommateurs de ne pas acheter ce VUS le considérant «dangereux». Toyota a donc suspendu les ventes des GX. Et vlan! Une autre tuile pour Toyota qui, comme vous le savez, construit ces Lexus! Et pour en rajouter, Toyota rappelle ses fourgonnettes Sienna car le câble d’acier qui retient le pneu de secours sous la voiture peut rouiller et se détacher, laissant tomber ainsi le pneu de secours. Wow! J’en ai vu de ces pneus tomber, surtout des Aerostar (et il y en encore sur le chemin, de ces Aerostar…). Pour en revenir au GX460, ce serait le logiciel de l’ordinateur de bord qui n’agirait pas assez vite pour mettre en marche le système de contrôle de la stabilité en cas de perte de contrôle.

Bon, j’avoue que c’est un problème que Toyota-Lexus doit corriger. Mais de là à recommander aux consommateurs de ne pas l’acheter? Je reconnais qu’un rappel est la seule solution qui s’offre à Lexus. C’est peut-être parce que l’on connaît la réaction des Américains quand ils se sentent lésés («I’ll sue you!» (trad.) «Je vais vous actionner!») que Lexus a cru bon de retirer le véhicule momentanément du marché. Il y avait matière à réparation…mais le véhicule n’était pas dangereux! La plupart des autos modernes ont ce système qui est, si je m’abuse, maintenant obligatoire. Mais vous rendez-vous compte que la majorité des autos un peu plus vieilles encore sur la route n’ont pas ce genre de système? Mes propres voitures ne l’ont pas! La fourgonnette de ma femme ne l’a pas. La Patriot de ma fille l’a, cependant. Je ne suis plus certain de la vieille BMW de mon fils…

Enfin, ce qui compte, c’est que des multiples GX460 déjà vendues, aucune n’a connu ce problème. Heureusement…me semble que ça devrait arrêter ces problèmes de Toyota qui font la joie des «Toyota bashers»… Toyota rejoint alors un club célèbre dont plusieurs grandes marques ont fait partie…Chevrolet avec sa Corvair («Unsafe at Any Speed», selon le livre de Ralph Nader, ce qui a parti le bal des blâmes et des rappels), Audi avec ses 5000 aux accélérations inexplicables, Ford avec ses Explorer à pneus Firestone et maintenant Toyota/Lexus…

Mes impressions de conduite…

D’après ce que je peux comprendre, il n’y a pas grand monde qui a conduit cette Lexus sur les routes canadiennes. En vérité, je peux comprendre que l’engouement pour ce véhicule soit plutôt modéré. Le GX460 est basé, on le voit bien, sur le VUS intermédiaire 4Runner de Toyota, un véhicule robuste mais dont la configuration est nettement dépassée. En effet, le leader de ce segment, le Ford Explorer a vu ses ventes péricliter d’une façon vertigineuse. L’époque du VUS sur châssis rigide est révolue. Ford nous prépare une nouvelle Explorer monocoque pour les mois à venir. Mais Toyota tient à cette configuration. L’avenir nous dira s’il avait raison. En attendant, la clientèle y croit un peu moins.

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Il affiche un air massif ce Lexus (Photo Éric Descarries, maison Louis Reny)

Le GX 460 affiche une allure imposante. Il est carré, il est massif et sa caisse est plutôt haute. Mais il est confortable! Sous le capot se cache un V8 à DACT de 32 soupapes et 301 chevaux combiné à une boîte automatique à six rapports et la traction intégrale. Le modèle plus luxueux (comme si ça pouvait exister!) a même droit à un sélecteur d’assistance en condition tout-terrain. Les accélérations sont impressionnantes pour un véhicule de plus de 5 300 livres (2326 kilos)! Et les reprises sont étonnantes. Mais ce qui surprend le plus, c’est la douceur et le silence de roulement de ce beau véhicule. Même si le freinage m’a semblé à la hauteur de la situation, je l’ai trouvé moins impressionnant que celui de la berline LS460 L essayée plus tôt (c’est drôle, en quelques jours, j’ai mis la main sur le véhicule le plus recommandable selon Consumer Reports, soit la LS 460L et le moins recommandé, le GX 460, tous deux de Lexus!) mais plus que celui de la Lincoln MKT essayée la semaine précédente. Pour ceux qui seraient intéressés par le Lexus GX460 pour du remorquage, la compagnie en annonce une capacité de 6 500 livres (2 948 kilos). Quand à sa consommation, j’ai obtenu 12,77 l/100 km, combinés ville et route. Pas si mal! Ah oui! La tenue de route…Le GX460 est un véhicule imposant que l’on ne bouscule pas. On doit alors le respecter. Sa tenue de route m’a semblée rassurante avec une bonne tenue de cap et très peu de réactions aux vents latéraux. Et, non, je n’ai pas eu à tester le système de contrôle de la stabilité…il m’aurait fallu le terrain approprié! Et je n’ai pas fait travailler la traction intégrale outre mesure même si j’ai fait un peu de route de gravier dans la région de Val David. La neige n’y était plus…

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On reconnaît la caisse du Toyota 4Runner dans le Lexus GX460 (photo Éric Descarries)

Là où le GX se distingue, c’est à l’intérieur. Évidemment, puisque c’est une voiture de luxe. Les sièges y sont très confortables, invitant à un long voyage. La position de conduite est haute et la vue impressionnante. Le tableau de bord est simple mais bien lisible. Encore une fois, j’ai apprécié l’écran du système de navigation qui affiche l’image de la caméra de marche arrière, un accessoire que je considère indispensable sur de tels véhicules. Les places arrière sont bonnes mais les deux petites places supplémentaires de la troisième rangée ne sont vraiment que pour un court voyage d’appoint. Mais une fois ces deux sièges rabattus, on obtient un bon espace utilisable pour les bagages. Cependant, je ne comprends toujours pas pourquoi Toyota s’obstine à faire une porte arrière avec les charnières à droite. Oui, l’ouverture pourrait sembler plus facile qu’un gros hayon. Mais, dans ce créneau de luxe, les hayons sont assistés par un moteur électrique. Puis, la portière arrière du GX 460 s’ouvre à partir du côté gauche du véhicule, ce qui est un peu dangereux si l’on est stationné sur le bord d’une route où l’on y roule vite….aussi dangereux que le système de contrôle de stabilité «défectueux». En passant, les marchepieds sont presque inutiles sur le GX. Ils sont trop étroits et on ne peut presque pas les utiliser pour monter ou descendre.

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Le tableau de bord y est simple mais bien exécuté (photo Éric Descarries)

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Mais pourquoi une portière sur charnière? (photo Éric Descarries)

Si vous recherchez une belle voiture de voyage qui est capable de tirer de sérieuses remorques, le Lexus GX460 est à considérer…aussitôt que Toyota en aura corrigé le «petit défaut». Il est certain que c’est un véhicule de grand luxe. Il vous faudra alors débourser quelque 68 500 $ (plus taxes et le reste qui s’ensuit) pour la version de «base», 77 500 $ pour la version Ultra Premium.  Le GX460 est, à mes yeux, plus logique et plus intéressant que le grand LX 570…

Enfin, n’oubliez pas que la distribution des «tickets» se continue à gogo. Ma fille en a eu un pour un feu jaune (qu’une amende monétaire, pas de points…ça dit tout! Puis, on dirait qu’ils sont plus courts, les feux jaune à Montréal. C’est-y moi qui rêve?) et mon gars, un avertissement sur un chemin de campagne de Laval, 72 km/h dans une zone de 50…Ralenti$$ez que je vous dis !

À gl000001

Bonne observation ce belvédère…mais faut dire que je l’ai fait exprès!

À simon_c et aux autres

Il faut dire que la MKT affiche un look original, comme vous le dites si bien…qu’on aime ou qu’on n’aime pas!

À blueprint

Peut-être qu’une Kia Spectra diesel suffit aux plus petites caravanes européennes mais il faut comprendre qu’en Amérique du Nord, ce serait moins agréable sur un trajet aussi long que d’aller dans le sud-ouest américain pendant plusieurs semaines.

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Mercredi 14 avril 2010 | Mise en ligne à 12h25 | Commenter Commentaires (20)

L’unique Lincoln MKT

La semaine dernière, je vous disais que j’avais roulé vers New York au volant d’une Lincoln MKT. Je voulais donc vous faire part de mes impressions de conduite au volant de cette auto dont le style est, admettons-le, unique.

Mais je fais une petite parenthèse ici. Après la Lincoln, j’ai eu l’opportunité de conduire le VUS Lexus GX460 dont il est question dans les manchettes automobile de la semaine. Cette fois, Toyota a décidé de demander aux concessionnaires Lexus de ne plus vendre le GX pour le moment car, selon ce que j’ai pu voir à la télé, le système de contrôle de la stabilité ne répondait pas assez vite lorsque les pneus arrière de la camionnette commencent à perdre de leur adhérence. Le «défaut» a été découvert par le réputé organisme Consumer Reports (celui-ci, au cas où vous ne le sauriez pas, ne se fait pas prêter de véhicules par les constructeurs; il les achète et il les teste, parfois même à outrance sans aucune aide commerciale ni commanditaire). J’ai, habituellement, confiance en cet organisme et ses résultats. Curieusement, Consumer Reports a quand même recommandé l’achat de plusieurs produits Toyota récemment mais cette fois, il recommande à ses lecteurs de ne PAS acheter le GX460. (Hey, Consumer Reports, venez essayer mes autos personnelles…vous allez avoir la chance de vous payer la traite!) Incidemment, vous avez vu les meilleures autos selon Consumer Reports pour 2010? Lexus LS 460L (112,000$!), Infiniti M35X, BMW 135i , Porsche 911 Carrera S, Corvette Z06 et ainsi de suite. Des dix premières à son palmarès, seules la Mazda5 et la Nissan Altima me semblent des autos plus «régulières». Les autres, ce sont des voitures spécialisées ou des voitures dont les propriétaires (très peu nombreux dans la majorité des cas) sont des mordus de la marque qui aiment bien les vanter! J’imagine déjà leurs rapports à CR et en petit nombre à part cela ce qui fait grimper les pourcentages! Demandez donc à votre voisin s’il aime sa LS 460L tant que cela. Ou demandez à celui qui a une Porsche 911 Carrera S ou celui qui a une Z06. Ah? Vous n’avez pas de voisins qui ont de telles voitures? C’est drôle, moi non plus. Les pires? Des Jeep Wrangler Unlimited, des Hummer H2 (!), des Ford Ranger (un vrai «truck»!) des H3, des Aveo, des Smart (il n’y en a presque pas aux États-Unis!)…Je cours acheter Consumer Reports…tiens, j’y suis abonné mais je ne l’ai pas encore reçu…Moi qui a toujours cru que Consumer Reports affichait toujours une certaine objectivité…

Dans le même ordre d’idées, un citoyen d’un certain âge de l’ouest de Montréal a perdu, mardi matin, le contrôle de sa Toyota 2002, une Camry, si je ne m’abuse. Celui-ci a senti son véhicule accélérer hors contrôle et il a réussi à frapper une quinzaine d’autos avant de pouvoir s’arrêter. Si plusieurs observateurs en sont rapidement venus à la conclusion que c’est l’octogénaire (qui paraissait bien en contrôle de ses émotions) qui a confondu l’accélérateur et le frein, alors, comme le démontrait un commentateur à la télé, comment expliquer la trace de pneus de plus de trente pieds sur les lieux de l’accident? Ce n’est certes pas l’accélération de la Camry qui aura produit cette très longue trace! (Si c’en est le cas, je cours en acheter une pour faire des courses d’accélération!) Uh oh! Les «Toyota bashers» vont s’en donner à cœur joie. Quant à mes impressions de conduite du GX460, elles devront attendre encore une semaine….

De retour à la MKT

Donc, il y a maintenant deux semaines, j’ai roulé vers New York pour assister au salon de l’auto au volant d’une Lincoln MKT. Pour ceux qui ne la connaissent pas, la MKT est une sorte de version Lincoln de la Ford Flex. Grande et imposante, cette auto (ou est-ce une camionnette?) est facilement reconnaissable à sa calandre imitant le design de celles des Lincoln de 1939-40 et à son hayon arrière incliné qui, à mes yeux, n’est pas plus joli qu’il ne le faut! Et une chance que ma voiture d’essai ne fût pas noire! Elle aura ressemblé à un corbillard.

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La Lincoln MKT ressemble plus à une familiale qu’à un VUM à mes yeux (Photo Éric Descarries)

La première fois que j’ai mis la main sur une telle Lincoln, c’est au concours de la Voiture de l’année de l’AJAC qui se déroule chaque automne dans la région de Niagara. Plus d’un confrère m’avait déjà averti…«ça va ben en maudit, ce châr-là» m’a-t-on répété si souvent. Pourtant…La MKT faisait partie d’un groupe de «multisegments» à évaluer et j’ai commencé avec celle-ci…sans grand entrain. Il fallait que je le fasse. À ma grande surprise, dès les premiers tours de roue, je me suis laissé prendre au jeu. Elle n’était pas si mal que cela, cette Lincoln! Évidemment, elle n’a pas gagné dans sa catégorie. Mais je m’étais dit que pour en être convaincu, il me fallait la conduire pour plus des 300 à 400 kilomètres habituel d’une semaine d’impressions de conduite. J’ai alors retardé mon rendez-vous avec la MKT jusqu’à tout récemment. Elle m’a donc servi pour aller à New York.

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Le design de cet arrière me laisse un peu perplexe (Photo Éric Descarries)

Passons outre l’apparence extérieure. Ce n’est qu’une question de goût! Regardons plutôt l’aspect mécanique de la voiture. Le moteur qui animait cette imposante Lincoln était ce fameux V6 EcoBoost de 3,5 litres de Ford. Celui-ci, équipé de deux turbos, développe 355 chevaux et 350 livres pied de couple (un V6 Duratec de 3,7 litres de 268 chevaux y est aussi disponible) et il est combiné à une boîte automatique à six rapports que l’on peut manipuler manuellement et, dans le cas de mon véhicule d’essai, à la traction intégrale.  Question puissance, oui, on dirait vraiment que c’est un V8…sans le son caractéristique de ce type de moteur. Ses accélérations sont franches et ses reprises, plus que rassurantes. Question de consommation, incluant le voyage à New York et plusieurs jours en situation urbaine, cette Lincoln m’a donné une moyenne de 12,2 L/100 km. Beaucoup pour un amateur des petites autos urbaines, pas si mal si on la compare à celle de la concurrence immédiate. Notez encore une fois que c’est un véhicule à traction intégrale et qu’il pèse près de 2250 kilos (près de 5000 livres!) et qu’il peut également accueillir six personnes à son bord. Je n’ai pas eu l’opportunité de conduire cette auto sur la neige mais la pluie très froide des montagnes en cours de route pour la Grosse Pomme avait rendu les routes glissantes( j’ai même dû attendre quatre heures au Centre de ravitaillement de New Baltimore un peu au sud d’Albany, le temps que l’on dégage un grave accident de camions qui s’était produit un peu plus loin sur la 87 sud…j’ai été chanceux d’y rencontrer Gaétan Boucher et Claude Cuerrier, deux amis du Québec, ce qui a rendu l’attente moins longue!). La traction intégrale de la MKT la rendait plus rassurante dans ces conditions. Incidemment, si jamais vous en avez la chance, demandez une démonstration du système de stationnement automatique de cette auto (et de la Flex), si elle en est équipée. Tout simplement hallucinant!

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Le tableau de bord est agréable à l’œil et bien fonctionnel (Photo Éric Descaries)

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Les places arrière sont aussi généreuses (Photo Éric Descarries)

Si la conduite de la MKT est des plus satisfaisantes, l’intérieur vaut la peine que l’on s’y arrête. L’instrumentation y est clairement lisible et tout l’aménagement intérieur est créé pour avaler de la route. En d’autres mots, elle aide à apprécier les voyages. Les sièges avant ajustables de diverses façons, sont très confortables et offrent suffisamment de support sans devenir trop fermes. Les places arrière sont généreuses pour deux personnes qui profiteront aussi des doubles toits vitrés. Quant aux deux petites places arrière, encore une fois, elles sont plus appropriées à des enfants. Mais si l’on rabat ces sièges, on obtient suffisamment d’espace pour les bagages de quatre passagers. Par contre, vu que c’est plutôt une familiale à mes yeux (et pas nécessairement un VUS), il lui manque le coffre caverneux d’un tel modèle pour y transporter de gros objets. Cependant, il faut absolument la télécommande ou le bouton dans le tableau de bord pour ouvrir le hayon. Je n’y ai pas trouvé de poignée extérieure. Bizarre!

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Le compartiment à bagages est un peu limité vu qu’il ressemble plus à celui d’une familiale (photo Éric Descarries)

Ma Lincoln MKT d’essai affichait un prix total avoisinant les 62 000 $ ce qui la rend concurrentielle avec des voitures du même genre tout aussi équipée. J’avoue que j’ai eu un peu de difficultés à m’habituer au style (ça reste une familiale à mes yeux et non le remplacement de la Navigator…) mais je commence à en voir de plus en plus dans mon patelin. Ford aurait-il eu le nez fin?

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Il me semble que Ford aurait ajouter un peu de «décoration» à son fameux moteur EcoBoost… (Photo Éric Descarries)

Non, je ne radote pas….

Non, je ne radote pas. Mais je me sens le besoin de revenir sur la «diarrhée» de contraventions données aux automobilistes de ces temps-ci. Ce sujet a même fait le sujet d’un important dossier dans un grand quotidien montréalais et le sujet privilégié d’une émission de consommation à la télé. C’est certain que l’automobiliste québécois est devenu la «vache à lait» de ce «GOUVERNE ET MENT» actuel. Mme Boulet, la sinistre, pardon, la ministre qui concocte toutes sortes de plans pour nous soutirer de l’argent me fait pleurer (de rire?) quand elle nous parle de $$$écurité. Ajoutons des taxes sur l’essence et, la nouvelle trouvaille de la Ville de Montréal, hausser les taxes des stationnements (qui va payer pour, vous pensez?). Tiens, en réponse à GL000001, oui, de véritables grosses pancartes de vitesse seraient plus «honnêtes» à certains endroits. Je suis retourné sur les lieux de mon «crime» encore cette semaine et je me suis rendu compte que la pancarte illustrant la vitesse limite (soit 50 km/h) se trouvait, après le boulevard Cavendish, juste au niveau d’une entrée d’entreprise…où le «percepteur de taxes» (ce n’est pas moi qui a choisi ce terme, c’est le directeur de la fraternité des policiers qui a passé à la télé la semaine dernière) était posté!

Aurais-je pu contester le billet? Je ne sais pas. De toutes façons, j’avoue mon «crime». Une Lexus LS 460L, c’est trop silencieux pour moi! On en constate à peine la vitesse. Mais imaginez un moment si tout le monde contestait sa contravention…on engorgerait rapidement le système judiciaire québécois…mais c’est impensable. Les Québécois ne se rallieraient pas aussi facilement à une telle opération. En vérité, ce que je pense que nous devrions faire pour l’année qui suit, c’est de non seulement respecter toutes les vitesses affichées mais aussi d’y rouler encore moins vite. On ferait un peu comme les motocyclistes. À ce moment-là, on ne donnerait plus d’argent en «taxes involontaires» et les policiers pourraient vraiment faire leur travail, c’est-à-dire nous protéger. Évidemment, il pourrait y avoir des mises à pied, comme pour ces «pauvres» 133 officiers embauchés par la Ville de Montréal pour la «$$ircula$$ion»…tiens, tiens, si l’on évitait le plus possible d’aller à Montréal…non, je rêve! Hey! Ralenti$$ez!

À romanianhero

En ce qui a trait au Nissan Xterra, M. Didier Marsaud de Nissan Canada m’a donné la bonne réponse. Il faut se référer encore une fois à M. Carlos Tavares de Nissan en Amérique que nous avons rencontré à New York et qui a bel et bien dit que tant qu’il y aurait de l’intérêt pour certains véhicules (comme l’Xterra), Nissan continuerait à les produire.

Me semble qu’il est un peu trop long ce blogue….

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