Je lis et je suis avec intérêt votre débat sur les moteurs diesel. Je crois que vos arguments (à vous tous) valent la peine d’être analysés à la loupe. Que de connaissance et de technologie. Mais j’y reviens à la fin de ce blogue…
Après une semaine passée à mi-chemin entre ciel et terre (ça me rappelle la chanson titre du film Arthur « The best thing you can do » de Christopher Cross dans laquelle on entend «When you get caught between the moon and New York City»…il est question d’Arthur joué par Didley Moore qui est saoul la plupart de temps mais pour moi, ça me rappelle que je me sens souvent dans les airs entre la lune et New York!…), je viens d’en passer une derrière l’ordinateur à composer une foule de textes pour mes clients de magazines professionnels…Malgré tout, j’ai eu (j’ai pris?) le temps de rouler en Toyota Highlander Hybrid 2010, un véhicule pas tout à fait nouveau mais qui m’intriguait depuis un petit bout de temps.

Le Toyota Highlander n’est pas si mal à regarder (photo Éric Descarries)
Au départ, je l’avoue, je n’ai jamais été un grand fan de l’Highlander. J’ai toujours trouvé les premiers modèles fades, sans saveur, quoique je me souvienne d’avoir écrit dans le passé comment j’étais étonné de tout l’espace utilisable de son intérieur. Je dois cependant admettre que la toute dernière génération d’Highlander a beaucoup plus de gueule…sans toutefois remporter de concours d’originalité. Son allure plus costaude le fait mieux paraître au sein du segment des utilitaires sport intermédiaires.

De l’arrière, on peut constater son allure carrée (photo Éric Descarries)
De base, un Highlander est disponible avec un moteur à quatre cylindres de 2,7 litres et 187 chevaux et la traction avant. Le prix affiché? 33 200$. Du moment où l’on considère la traction intégrale, il faut choisir le V6 de 3,5 litres de 270 chevaux. Dans le cas de la version hybride, celle-ci est disponible en modèle de base, comme mon véhicule d’essai ou en version Limited avec sellerie de cuir et tout le tralala. La version hybride fait appel à un moteur V6 de 3,3 litres qui, lui aussi, fait 270 chevaux mais cette fois avec le moteur électrique combiné à la boîte de vitesses à variation continue CVT et , bien entendu, la traction intégrale.

On reconnaîtra les Highlander Hybrid à cet ornement (photo Éric Descarries)
Mécanique complète
Déjà, avec le 3,5 litres, on obtient des performances agréables. Mais avec la combinaison hybride électrique, c’est encore plus notable. Sauf qu’avec celle-ci, on jouit également d’une consommation de carburant plus réduite et d’une empreinte environnementale moindre. Mais cela vient avec un prix, au moins 49 000 $ ! En comparaison, l’Highlander V6 à traction intégrale commence à 37 870 $ alors que sa version Limited débute à 46 510 $. J’ai obtenu une consommation moyenne de 12,1 L/100 km selon mes calculs alors que l’ordinateur de bord affichait 9,8 L/100 km. Presque tous mes déplacements étaient en situation urbaine. Je reconnais avoir exploité les reprises à quelques fois mais pas avec exagération. Mais là encore, l’ordinateur de bord aurait du en tenir compte. Ah oui! Je reviens aux reprises. Elles étaient plus que satisfaisantes, je l’avoue. Mais j’ai bien senti de l’effet de couple dans le volant. Je crois qu’en fortes accélérations, la puissance passe plus à l’avant de la traction intégrale qu’à l’arrière. Et tant qu’à parler de points négatifs, je n’ai pas du tout aimé la direction électrique assistée qui accusait un flou en son centre. D’autre part, Toyota m’a habitué à des passages du moteur électrique (qui fait très bien son travail à lui seul à basse vitesse) au moteur à essence d’une façon imperceptible. Ce ne fut pas le cas de cet Highlander dont on sentait vivement le V6 quand il était relancé.

Le siège en place, il ne reste plus beaucoup d’espace pour les bagages (photo Éric Descarries)

Le dossier de la banquette rabattu, on obtient beaucoup de place pour le cargo (photo Éric Descarries)
Un bon espace intérieur
Du côté positif, le Toyota Highlander procure toujours beaucoup d’espace intérieur. Sa forme rectangulaire et son toit assez élevé permettent le chargement de certains objets assez volumineux. Si les sièges sont tous en place, les passagers du centre jouissent d’un grand espace pour les jambes. Il y a bien une troisième petite banquette tout au fond qui permet à sept personnes de voyager à bord de la Highlander mais, encore une fois, elle est plus appropriée à des enfants qu’à des adultes. Relevée, elle ne laisse qu’un peu de place pour les valises. Rabattue, on obtient un très bon espace de chargement utile. Tout à l’avant, le tableau de bord n’a rien d’un exemple de design mais il est bien conçu et son instrumentation est facile à lire. Le poste de pilotage y est confortable et j’ai bien apprécié, encore une fois, le petit écran au tableau de bord (petit, oui…mais quand même efficace) pour la marche arrière.

Le tableau de bord est simple mais bien conçu (photo Éric Descarries)
Sur la route.
L’Highlander, je le répète, a été agréable à conduire. Il est rapide, silencieux et relativement économique mais encore une fois, la direction électrique ne m’a pas convaincue de sa précision. Le freinage, par contre, était bon. Quant à la traction intégrale, j’aurais bien aimé en vérifier l’efficacité…s’il y avait eu de la neige. La visibilité y est excellente et les performances plus qu’adéquates. On y sent une construction bien faite et un assemblage exemplaire.
Somme toute, oui, l’Highlander est un bon achat à considérer. Maintenant, cela vaut-il le coup de débourser plus pour la version hybride? Peut-être, surtout si vous faites beaucoup de ville. Il ne faut pas oublier que cette Toyota pèse plus de 4500 livres! Cette configuration permet même du remorquage jusqu’à 3500 livres. Mais à plus de 50 000 $ lorsqu’on y ajoute les taxes et tous les coûts reliés à l’achat d’une auto…c’est un pensez-y bien!
La Carrera Panamericana
Je lisais récemment dans le Cahier de l’auto qu’il y aurait des reportages en direct de la Carrera Panamericana sur un certain blogue. Malheureusement, je n’y ai rien vu. Pas surprenant puisque la Carrera Panamericana ne devrait se dérouler que du 22 au 28 octobre prochain. En attendant, si vous voulez en savoir plus sur cette folle course qui se passe au Mexique, un «remake» de la Panamericana des années cinquante, jetez un coup sur Google pour voir des films de plus d’une heure sur la version 1990 et la version 2005 des Panamericana, (www.lacarrerapanamericana.com.mx et cliquez sur video et choisir le premier sujet!) cette dernière étant en français! Je veux vous souligner ici qu’il existe un excellent épisode de la série GT Racer Season II de Discovery HD sur l’évènement de 2007. Cet épisode est le travail de mon ami Dan Bailey de Toronto, le caméraman de l’émission Motoring qui passe les samedi à TSN. J’ai obtenu la version intégrale de la deuxième saison à www.spiritlevelfilm.com (j’ai commandé le coffret sur Internet le 15 mars et il est arrivé chez nous, par la poste le 18 mars…d’Angleterre. La Royal Mail plus efficace que Postes Canada?). À recommander si vous aimez voir des Oldsmobile 1952, des Studebaker 1954 (et elles gagnent souvent!), des Falcon et des Mustang 1964-65 en action… faut voir…et entendre!
On revient aux diesels
Assez enflammée cette discussion sur le diesel sur ce blogue (faudrait juste faire attention de ne pas s’insulter, s.v.p.).J’apprécie beaucoup! Je suis moi-même un amateur de diesels et j’apprécie toutes les analyses scientifiques de nos collaborateurs. Malheureusement, en tant que chroniqueur d’autos, je m’aperçois que l’avenir du diesel est menacé. Je crois qu’on le reverra plus que dans les gros pick-up avant longtemps. Il faut admettre que la technologie hybride électrique gagne du terrain (même si je n’en compte que très peu sur la route) mais plus encore, celle des moteurs à essence avec injection directe et turbocompresseur combinée à des boîtes de vitesses de six, sept et même huit rapports! La dernière découverte? L’injection de carburant par laser. Je regarde cela et je vous en parle. Mais ne vous insultez pas ! Ça ne vaut pas la peine!
À blueprint
Oui, la Ranger est disponible à très bas prix…mais plus pour longtemps. Tiens, si vous êtes un peu nostalgique, j’ai possédé au cours de ma carrière trois Ford Ranchero, une 500 XL 1967, une Ranchero 500 1975 et une superbe GT 1979 avec intérieur Brougham (il semble qu’il n’y e a eu que cinq de construite dans cette configuration…j’aurais du la garder!). C’était comme la Chevrolet El Camino l’auto-camionnette rêvée que l’on ne reverra plus jamais…malheureusement!
À simon_c
Non, la Nissan NV n’est pas une extrapolation de la Titan. Mais la NV pourrait très bien être la base de la nouvelle Titan à venir et ce, en modèle 1500, 2500 et 3500 !
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