Il y a longtemps que je voulais demander une grande berline Lexus pour un essai routier d’une semaine. Mais on dirait qu’à chaque fois que ça pouvait se présenter, il y avait quelque chose d’autre qui arrivait. Cette fois-ci, alors que je m’apprêtais à mettre la main sur une autre Lexus, j’ai vu que la grande LS 460 était libre. J’en ai donc profité. Et je ne le regrette pas!
Au départ, il faut dire que la berline allongée LS 460 L, ce n’est pas pour tout le monde. Il faut vouloir une telle voiture et il faut en avoir…le budget. En effet, de base, une LS 460 vaut au moins 82 900 $ Mais dans le cas de mon modèle AWD (à traction intégrale) L (allongée) dite Groupe exécutif, la facture monte à…112 400 $. Ce n’est pas donné.
Cette grande Lexus doit jouer dans un club très sélect où l’on retrouve, entre autres, des voitures de grand cru comme les Audi A8 et S8, les BMW de Série 7, la Jaguar XJ8 VandenPlas et les Mercedes-Benz de Classe S. Ce qui est un peu malheureux, c’est que la grande Lexus n’affiche pas une ligne aussi glorieuse que ses concurrentes. En fait, même si je ne la trouve certes pas laide, je ne trouve pas qu’elle dégage une «personnalité» qui la distingue des autres voitures sur la route, même si elle a été révisée pour 2010. En fait, je me suis rendu compte qu’il y avait de telles autos dans mon quartier qu’après avoir eu mon modèle d’essai!

Elle est belle, cette Lexus LS 460 L mais il lui manque quelque chose…(Photo Éric Descarries)
Cependant, dès que l’on monte à l’intérieur, c’est une toute autre histoire. Dès que l’on ferme la porte (ne vous inquiétez pas si vous ne l’avez pas bien fermée, un petit moteur électrique terminera l’ouvrage pour vous, comme c’en est le cas pour le coffre), on sent que l’on est dans un autre monde. Il y a une foule de commandes à la disposition du conducteur dont un système de contrôle de la température à quatre zones indépendantes, les réglages des sièges à n’en plus finir, tout un système de navigation et de stéréo Mark Levinson de 450 watts avec 19 haut-parleurs (pas de farce, 19!) et j’en passe.

L’arrière est plutôt classique, voire même presque anonyme (photo Éric Descarries)
Passons au salon!
En fait, avec cette LS 460 L très élaborée, c’est à l’arrière que cela se passe. Voilà une voiture toute indiquée pour l’homme d’affaire ou le magistrat bien nanti qui aime voyager à l’arrière. La voiture d’essai qui m’avait été confiée avait ce siège arrière de droite avec repose-pieds escamotable et coussin gonflable monté au coussin de repose-pieds. Il y avait même l’action massante siatsu. Ah oui, n’oublions pas son positionnement variable digne du parfait Lazy-Boy ! En plein centre de la console, on retrouvait une chaîne de divertissement à DVD avec un écran de neuf pouces et deux casques d’écoute. Toutes les commandes étaient dans l’accoudoir central repliable. Dois-je vous dire qu’il y avait de la «place en masse» pour les jambes des passagers? Quant au coffre, il était généreux!

Le compartiment avant fait très classique et il est très confortable (photo Éric Descarries)

En voulez-vous de la place? Notez le siège arrière de droite. Un vrai Lazy-Boy! (photo Éric Descarries)
Une belle mécanique
Même s’il est impossible de voir le moteur lorsqu’on ouvre le capot (on peut à peine y faire le plein du lave-glace!), on sent que la grande LS est mue par un moteur adéquat. Dans ce cas, il s’agit d’un V8 de 4,6 litres qui fait 380 chevaux et 367 li-pi de couple avec la propulsion seulement ou, curieusement, 357 chevaux et 344 li-pi s’il est combiné à la traction intégrale! Ce moteur est toujours combiné à une boîte automatique à huit (oui! huit!) rapports dont le passage des vitesses est plutôt doux. On obtient alors des accélérations assez impressionnantes et des reprises plus que rassurantes. La direction assistée électrique m’a parue très précise et j’ai surtout apprécié le puissant freinage assisté de plusieurs façons auquel j’ai dû m’habituer un peu. En ce qui a trait à la suspension, la LS d’essai qui m’avait été confiée avait cette commande à la console qui me laissait choisir entre la fermeté régulière, assez douce mais pas trop molle, la fonction Comfort qui transformait la LS en vieille américaine mollasse (mais qui ne permettait pas au nez de piquer au freinage) et la fonction Sport qui était nettement plus ferme. Quoique cette dernière ne se mariait pas très bien à la fonction de l’auto, je l’ai utilisée la plupart du temps. Il y avait sur la colonne de direction des détecteurs infra-rouge qui auraient déclenché un petit avertisseur sonore s’ils avaient vu que je ne regardais pas devant moi pendant une période de temps jugée trop longue par l’ordinateur!

Y’é où le moteur ? (photo Éric Descarries)
La voiture est intéressante à conduire. Évidemment, elle demande un peu d’adresse pour la stationner mais la petite caméra d’arrière transmet une bonne image à l’écran de navigation, ce qui peut aider. J’ai bien apprécié quelques fonctions utiles comme celle qui applique d’elle-même le frein de stationnement et le dégage lorsqu’on remet en vitesse. La fonction des rétroviseurs qui se referment lorsqu’on arrête le moteur est aussi appréciée. Ah oui! Sa consommation? J’ai obtenu 15,1 L/100 km. Faut dire qu’à plus de 4 700 livres, ce n’est pas un poids plume! Mais comme on le dit si bien, ceux qui achètent ce genre d’auto ne s’inquiètent généralement pas du coût d’un ravitaillement.
En conclusion, cette auto n’est peut-être pas pour tout le monde. Mais elle n’est pas désagréable à conduire et à utiliser…
J’me suis fait «pogner»
Je me suis fait «pogner». Il y avait longtemps que ça ne m’était pas arrivé mais là où je me suis fait prendre, je trouve cela enrageant. Lorsqu’on sort d’une autoroute comme la 40 où l’on roule à 100 ou 110 km/h et que l’on doit ralentir très rapidement à 50…il me semble que ce n’est pas logique. C’est ce qui m’est arrivé avec la Lexus et je n’ai pas ralenti assez vite. Je me suis fait prendre à 81 km/h et la zone est à 50. Ce n’est pas que je veuille brailler et m’apitoyer sur mon sort. J’aurais du être plus prudent. Ce qui m’enrage, c’est que je fais de plus en plus attention! Qui plus est, ailleurs, comme à Laval, la vitesse des voies de service est de 70 km/h et il y a des commerces tout le tour. Sur le bord de la 40 près de Cavendish, je ne vois pas de danger immédiat. C’est évident que c’est une belle place pour collecter des sous pour la municipalité. Il me semble que nos braves policiers devraient être affectés à d’autres fonctions plus sérieuses que de les faire paraître comme de vulgaires percepteurs de taxes. N’a-t-on pas des problèmes de violence, de gangs de rue, de criminalité. Et pourquoi les services de police nous semblent-ils plutôt absents les vendredi et samedi soirs alors qu’il y a tant de gens sous l’influence de l’alcool sur la route? Enfin, c’est 189$ de moins dans mon portefeuille et trois points de plus à mon dossier qui, si je ne m’abuse, était vierge. Bon! Tournons la page! Mais gare à vous, «ils» sont là sur la voie de service de la 40, surtout le matin quand les gens vont travailler, pas près des bars et des clubs les plus fréquentés les vendredi et samedi soirs!
À tout le monde
Certains semblent douter de mes chiffres de consommation. En fait, ils ne rencontrent pas souvent ceux des constructeurs car ces derniers les évaluent encore dans des conditions idéales. D’autre part, trop souvent, mes confrères publient des chiffres ne se fiant qu’à l’ordinateur de bord ou, pire encore, aux données des constructeurs. Dans mon cas, je ne me fie qu’à ce que je paie à la pompe lorsque je remets le véhicule. Je conduis tout véhicule comme si c’était le mien. Ce sont de «vrais» chiffres de tous les jours. Je les ai comparés quelques fois avec un autre chroniqueur qui fait comme moi. Curieusement, nous arrivions à chaque fois à des données très semblables…très semblables!
À Simon_C
Je crois que vous m’avez pris les culottes baissées. Je n’ai pas eu le temps de revoir mes documents mais ça pourrait bien être l’allumage (détonation) par laser ce qui ferait plus de sens. Cependant, ça ne serait pas pour demain la veille. Imaginez les compagnies qui fabriquent les bougies…
À python
Yessir! Ce sont les chiffres de Toyota. Plus de 4 500 livres pour l’Highlander Hybrid et ce, c’est à sec. C’est plus de 5 000 livres avec les liquides.
À jon8
Heureux que votre achat vous plaise. Votre consommation me semble régulière. Tenez-moi au courant
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