Désolé si je suis un peu en retard cette semaine mais les évènements se sont bousculés et je m’en remets à peine. En fait, pour expliquer ce retard, il faut que je vous explique mon aventure à Chicago. Vous avez certainement remarqué que monvolant.ca a publié plusieurs petits articles et des photos sur le Salon de Chicago dont la journée de presse s’est déroulée mercredi. Si vous regardez bien, j’ai signé ces petits travaux, photos incluses. Mais ça ne s’est pas fait seul. Je devais m’envoler mardi après-midi à 13h30 sur les ailes d’Air Canada. Mais voilà, la ligne aérienne n’avait pas d’avion à sa disposition puisqu’elle avait trop d’appareils cloués au sol un peu partout dans l’est américain à cause des tempêtes de neige. Le vol a été repoussé à 17h30, puis à 18h30. J’ai eu à peine le temps de retourner chez nous à Laval et revenir à Dorval pour apprendre que le vol était maintenant repoussé à 20h00. L’appareil s’est pointé le nez à cette heure-là. On a fini par décoller à 21h00, on a volé jusqu’à Chicago (ou devrais-je dire au-dessus de Chicago). Mais le pilote n’a pu atterrir, c’était physiquement impossible. On est retourné à Montréal. On est arrivé à minuit et demi et en cours de route, j’ai eu un message d’Air Canada me disant que j’étais replacé sur le vol du lendemain à…7h20 le matin. Ça m’a donc fait une courte nuit mais le vol du lendemain s’est fait sans histoire. Rendu à Chicago, j’ai donc pris un taxi pour le McCormick Place mais…le chauffeur s’est perdu! Croyez-le ou non, c’est MOI qui l’a ramené sur le bon chemin. Mais, malgré la fatigue accumulée, j’ai quand même réussi à couvrir ce salon (M. Benlevelo a passé ce commentaire sur le fait que j’y étais dans mon élément…et c’est vrai, « je trippe» quand je vais au Salon de Chicago… ville typiquement américaine et pourtant si belle…je vous invite d’ailleurs à la visiter. C’est beau et on y mange très bien!). En ce qui a trait au Salon de Chicago, je n’y ajouterai rien dans ce blog, vous pouvez tout lire ce que j’ai à dire sur cet évènement dans monvolant.ca…
O.K., fini pour la section voyage. De retour à nos moutons. La semaine dernière j’ai passé outre mes impressions de conduite de la semaine. Pourtant, c’était une voiture agréable. En fait, il s’agissait de la superbe Cadillac CTS Sport Wagon ou, si vous aimez mieux en français, Familiale Sport (selon GM). J’avais déjà essayé cette auto en septembre dernier lors de sa présentation dans la région de White Plains, New York. Je dois vous dire que je trouve le style de cette «familiale» tout simplement superbe. Il faut dire qu’en Europe, ce genre d’auto dit «Touring» est bien vu…moins aux États-Unis. Et je considère que je conserve un petit côté européen (malgré le commentaire mon ami benlevelo) en ce qui a trait aux autos…surtout pour les vieilles British). Mais, de retour à la CTS familiale, j’aime tout simplement. Qui plus est, je trouve qu’elle se distingue des autres «Touring» fussent-elles européennes, américaines ou asiatiques. Curieusement, je me souviens que Lexus avait une belle version «Touring » de sa IS qui n’a malheureusement pas fait long feu…j’espère, pour Cadillac, que ce ne sera pas le cas.

Je la trouve élégante, cette Cadillac CTS familiale (photo Éric Descarries)
Outre la carrosserie différente, il n’y a pas grande différence entre la familiale et la berline. On obtient, avec la familiale, une facilité de chargement évidente. Les ingénieurs de la marque nous assurent que l’ajout de poids n’y est pas si imposant (les documents «officiels» de GM indiquent «à déterminer» en ce qui concerne le poids de la familiale dans la fiche technique) mais on perd à la visibilité trois quarts arrière. Ce qui nous avait paru dramatique lors du premier essai en septembre s’est atténué lors de la semaine passée au volant de cette auto.

Les glaces latérales arrière ne facilitent pas la visibilité trois-quarts arrière mais… (Photo Éric Descarries)
Malgré tout, les designers de Cadillac ont réussi à concevoir un intérieur intéressant à cette auto tout en lui conservant ses airs de luxe. Le compartiment à bagages est bien aménagé et il inclut deux rampes d’arrimage utiles. Les sièges d’arrière sont divisibles 60/40 dont on peut rabattre le dossier individuellement. Les deux dossiers rabattus, on obtient un bon plancher de charge. Le hayon à commande électrique est utile mais il faut calibrer l’ouverture (ce qui se fait par une commande électrique à la porte) pour que le hayon ne vienne pas frapper les traverses métalliques de votre abri d’hiver…comme cela m’est arrivé. Et n’essayez pas de retenir le hayon, le moteur électrique est fort et si on l’arrête, il redescendra… Il ne pourrait pas tout simplement arrêter?

Le hayon ouvre pour dévoiler un bon espace de chargement (Photo Éric Descarries)

On peut agrandir cet espace de chargement en repliant les dossiers des banquettes (Photo Éric Descarries)

Le tableau de bord de la CTS familiale est pareil à celui de la berline (Photo Éric Descarries)
Pour le reste, j’ai bien aimé le comportement routier de cette auto. La traction intégrale facultative est très utile en hiver et combinée (des Michelin Latitude d’hiver de 18 pouces dans le cas qui nous intéresse et qui ont très bien fait leur travail tout en étant assez silencieux sur la route). Le moteur V6 facultatif de 3,6 litres et 304 chevaux (l’auto est aussi livrable avec le V6 de 3,0 litres) est probablement le mieux adapté à cette auto. Ses accélérations sont franches, ses reprises rassurantes. La boîte de vitesses automatique à six rapports avec commande manuelle est appropriée à cette auto. La suspension dite «sportive» n’était pas trop ferme et la direction assistée ne causait aucune surprise désagréable. J’avais déjà conduite cette auto sur les routes sinueuses des Catskills dans l’état du New York et je me souviens que la CTS Sport Wagon était très stable. En ce qui a trait à la consommation, un sujet assez épineux en ce temps-ci de l’année, elle s’est chiffrée à 12,9 L/100 km pour la semaine d’essai alors qu’il faisait très froid, facteur que je considère important! Le modèle d’essai mis à ma disposition affichait un prix final de 66 155 $ (ce qui inclut un prix de transport de 1 420$).
Après les freins, la direction?
Comme je le disais si bien la semaine dernière dans ce blogue, on n’a pas vu la fin des problèmes non seulement de Toyota mais aussi d’autres constructeurs en ce qui a trait aux problèmes électroniques. Il semble que Akio Toyoda (petit fils du fondateur de Toyota qui a «hérité» de la direction de la compagnie) soit invité à s’expliquer devant les hautes instances gouvernementales américaines. Ce ne sera pas la première fois qu’on le fera. Mais ce sera, à ma connaissance, c’est la première fois qu’un constructeur étranger devra le faire! Je le dis et je le répète, ce n’est pas bon ni pour Toyota, ni pour TOUS les autres constructeurs ce qui se passe. Mais ce sera bon pour nous, les consommateurs et les automobilistes. Et dire qu’il n’y a pas si longtemps, j’écrivais dans ce blogue que j’avais l’impression que les consommateurs d’automobiles avaient mis de côté leur intérêt pour l’aspect «sécurité» des autos pour celui de la consommation. Dur réveil! En passant, de ce que j’ai pu lire, les instances gouvernementales américaines en matière de sécurité seraient à étudier le cas de la direction électrique de certaines autos (pas de farce, ce sont des Corolla) qui décide de ne plus tourner ou de tourner où et quand elle veut bien. Il y aurait déjà plus de quatre-vingt plaintes d’inscrites….Imaginez la voiture de demain moderne, toute avec commandes électriques ou électroniques comme le sélecteur de vitesses électronique (à la Jaguar ou comme sur ma Mercedes-Benz d’essai) qui n’accepte pas le passage au neutre à une certaine vitesse (le constructeur pourrait facilement modifier cela), le démarreur à bouton pressoir qu’il est impossible à fermer à une certaine vitesse (ça aussi, ça se corrige), un actionnement du frein de stationnement électrique et une direction électrique…et tout cela au nom de la sécurité ! Je vous l’ai dit, on n’a pas fini avec cette affaire-là !
Ça marche!
Juste pour vous mettre au courant…ça marche cette histoire de VR Airstream 1985 dans lequel Pigeon Performance a glissé un V8 Chevrolet 427 avec compresseur mécanique GMC 6-71 et deux carburateurs Predator…quelque 800 chevaux! Quand j’ai vu le monstre, le mécanicien Christian essayait tant bien que mal d’ajuster les carburateurs. Mais quel son incroyable. Ce n’est pas parce que j’aime les mécaniques de compétition que j’approuve…mais j’avoue être curieux. Trois ou quatre milles au gallon peut-être…o est loin de nos discussions de moteurs hybrides et diesel.

Le gros V8 à compresseur (notez les deux carburateurs) est dans le VR… (Photo Éric Descarries)
À lopus
Merci de votre remarque agréable
À blueprint
Merci pour les références sur Car and Driver. En passant, il n’a jamais eu de V10 dans l’Expedition. Mais il y en avait dans l’Excursion (remarque d’un gars de «truck»!).
À einstag
Ce n’est pas la première fois que je me fais traiter de «Chouuu, les baby-boomers». Mais je ne sais pas si votre remarque était sérieuse ou semi-sérieuse. En fait, vous avez déjà la réponse de gl000001. Mais j’aimerais en ajouter. Oui, on a eu nos gros moteurs (en passant, la bière entre les jambes, c’est plus une légende de notre humoriste québécois quoique c’était peut-être courant dans son patelin) mais plusieurs d’entre nous étions des mordus de la mécanique. Oui, on roulait à 100 milles à l’heure sur la 15. Mais ça se fait encore aujourd’hui! La mécanique, c’était notre petite folie. On n’avait pas d’ordinateur, pas d’Internet, pas de jeux vidéo, pas de télé à écran large (mais on allait au cinéma!), très peu de câble (une dizaine de postes dans le temps et ce, avec un télévision qui nous obligeait à se lever pour changer les postes…et encore, parfois en noir et blanc), pas de téléphone cellulaire (un seul téléphone à la maison, pas d’afficheur…), pas de fast-food (on faisait nos propres hamburgers, la plupart du temps), le courrier était par lettre, les photos en noir et blanc demandaient une semaine de développement, pas de prévisions météo au câble, pas de piratage de musique (on achetait des disques ou on essayait d’enregistrer avec une enregistreuse à ruban), pas de médecine avancée, pas de voyages éclairs en avion à réaction (une nouveauté durant les années soixante)…voulez-vous que je continue? Pas certain que vous auriez aimé vivre notre temps avec tout ce que vous connaissez aujourd’hui. Ajoutez à cela que vous avez la possibilité d’acheter une des voitures de notre temps à un prix quand même raisonnable…Et vous NOUS traitez de «CHOU tous les boomers?»?
À daniel couture
Je sais très bien que dans le cas d’Audi, il n’y a pas eu de preuves concrètes des accélérations subites (et Audi n’état pas seul dans ce cas, il y a eu des accélérations subites chez d’autres constructeurs dont GM). Et je sais qu’il y a eu une ou deux personnes (assez âgées, si je me souviens bien) qui ont fini par avouer qu’elles s’étaient peut-être trompées de pédale. Mais si la même situation se reproduisait aujourd’hui avec l’Internet et tous les moyens de communication pour informer et peut-être même influencer le jugement des gens (en plus des expertises à la CSI), la situation pourrait être autre. Audi pourrait être dans le gros trouble aujourd’hui! Tout ce que j’espère, c’est que les problèmes de Toyota servent d’avertissement à tout le monde. Ralentissons cette folie technologique ou alors, avant de l’utiliser à outrance, qu’on la perfectionne. De toutes façons…
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