Éric Descarries

Archive, janvier 2010

Lundi 25 janvier 2010 | Mise en ligne à 22h56 | Commenter Commentaires (64)

GMC Terrain, joies et déceptions


En juillet dernier, GM du Canada m’avait invité en Ontario pour essayer son nouveau «petit» VUS dit multisegment (Mon Dieu, que ce terme est galvaudé et utilisé à n’importe laquelle sauce!) Chevrolet Equinox construit ici même au Canada. Si vous retournez à mon blogue du mardi 21 juillet, vous allez y lire une critique quand même assez satisfaisante de ce petit véhicule.

 

Cette fois, GM du Canada m’a prêté la version GMC de ce même véhicule, lui aussi assemblé au Canada, le Terrain en finition SLT. À prime abord, je vais vous avouer que le préfère le look du Terrain. Il y a un petit quelque chose dans le design des calandres de Chevrolet auquel je n’accroche pas, surtout au niveau des camionnettes. J’ai même un ami pilote de stock-car qui ne jure que par Chevrolet mais qui ne veut pas de pick-up Chevrolet car il n’aime pas le devant. Pourtant, les mêmes véhicules sous l’enseigne GMC sont tellement plus beaux! Serait-ce l’allure plus «virile» du Terrain qui m’attire plus? La grande calandre lui donne une apparence de camion plus imposant que j’aime beaucoup. Puis, le renflement des passages de roue se marie très bien avec l’allure générale du Terrain. Mais, est-ce que le fait d’ajouter les trois lettres GMC le rend plus robuste?

 

Je fais une petite parenthèse ici pour remettre en question la marque GMC. Lorsque General Motors a voulu reconstituer son organisation, elle s’est débarrassée de Saturn, de Saab et même de Pontiac. Pontiac? J’ai des doutes sur cette décision (GM avait déjà «tué» Oldsmobile un peu plus tôt, une marque qui a déjà été la troisième la plus vendue en Amérique du Nord au début de soixante-dix, si je ne m’abuse…). GMC est aussi passée près de disparaître. Mais GM l’a conservée. Je me suis alors dit que les camionnettes du constructeur devraient toutes être de la marque GMC à quelques exceptions près. Mais c’est le contraire qui s’est produit. Si au Canada, la marque GMC est plus vendue au niveau des grands pick-ups que Chevrolet, c’est tout à fait le contraire qui se produit chez nos amis du sud. Tout dernièrement, on dirait que GM veut faire de GMC une marque d’autos. Le Terrain en est un exemple frappant alors que l’étude de style Granite dévoilée à Detroit (on lui a donné un nom que l’on retrouve actuellement sur les gros camions Mack de construction) qui se veut un VUS multisegment urbain fait plus petite auto devant concurrencer les Toyota Scion…Hmmm!

 

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Il a quand même belle gueule ce GMC Terrain (Photo Éric Descarries)

 

Mon Terrain SLT d’essai à traction intégrale avait un look du tonnerre, surtout avec ses grandes roues de 18 pouces. Mais le charme s’arrête à peu près là. Ce Terrain était mû par le quatre cylindres Ecotec de 2,4 litres de 182 chevaux dont on fait tellement l’éloge. Peut-être est-il reconnu par Ward comme un des 10 meilleurs moteurs automobile de l’année. Mais dans ce Terrain, il ne m’impressionne pas. La première fois que j’ai mis la main sur un Terrain, c’était au concours du Festival des Essais de l’AJAC à Niagara en octobre dernier. Ce concours mène au titre de Voiture et de camionnette de l’année. Je dois vous dire que dans sa catégorie, le Terrain à quatre cylindres ne faisait pas le poids. Et je m’en suis aperçu dès les premiers tours de roue. GM tenait tellement à ce que l’on considère son moteur à quatre cylindres comme un exemple d’économie de carburant. Peut-être trop!

 

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Le GMC Terrain est même reconnaissable de l’arrière (photo Éric Descarries)

 

Pourtant, lorsque je l’ai essayé dans l’Equinox, comme je l’ai écrit en juillet, il me semblait plus à l’aise. Dans le Terrain à traction intégrale, ses accélérations n’étaient pas trop mauvaises mais les reprises étaient plus laborieuses et très bruyantes. Si le Terrain n’est que 98 livres plus lourd que l’Equinox, il l’est quand même beaucoup à 3 798 livres. Par conséquent, je suggérerais plutôt le V6 surtout que le quatre cylindres ne peut tirer que 680 kilos (1 500 livres) alors que le V6 peut tirer des remorques de 1 588 kilos (3 500 livres). Question de consommation, j’ai obtenu une moyenne de 11,9 L/100 km avec une conduite moitié ville, moitié route. GM nous suggère une consommation de 10,1 en ville et 6,9 sur route. Mais il faut dire que nous sommes en hiver!

 

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Le tableau de bord du GMC Terrain est semblable à celui du Chevrolet Equinox (Photo Éric Descarries)

 

En ce qui a trait à l’intérieur, je dirais qu’il était bien assemblé alors qu’il n’y avait aucun bruit de caisse dans mon véhicule d’essai. Encore une fois, comme pour l’Equinox, il y avait beaucoup d’espace intérieur, surtout pour les passagers d’arrière. Incidemment, ceux-ci profitaient, dans mon Terrain d’essai, d’un système de divertissement audio vidéo pratique pour les enfants lors de longs voyages (mais à 1 750$!). Le tableau de bord est sensiblement le même que celui de l’Equinox avec quelques petites touches de différence mais pourquoi les coffres à gant ne sont-ils plus verrouillables? La petite caméra de marche arrière demeure, à mes yeux, un accessoire très utile! Le hayon arrière électrique est pratique mais il faut savoir le «doser» si l’on possède un garage temporaire en hiver. Il vient taper dans les barreaux et se referme automatiquement.

 

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Tout comme pour l’Equinox, le Terrain propose un bon espace de chargement (Photo Éric Descarries)

 

Oui, la ballade en GMC Terrain fut agréable mais un peu amortie par un moteur mal adaptée à cette lourde caisse. Mais voici ce qui frappe le plus. Le prix de base d’un GMC Terrain SLT-2 à traction intégrale avec moteur à quatre cylindres débute à 35 755 $! Mon véhicule d’essai affichait un prix total de 40 155 $ avec les 1 350$ de frais de transport. Un peu cher pour un véhicule qui, logiquement, remplace le Pontiac Torrent. Imaginez la version de luxe avec le moteur V6. De plus, imaginez si GMC en crée une version Denali (ce que le constructeur fera certainement!). Un Chevrolet Equinox LTZ semblable commençait, en juillet dernier, à 33 460$

 

Un premier contact avec l’Outlander 2010

 

La semaine dernière, j’ai aussi eu l’opportunité de conduire le nouveau Mitsubishi Outlander XLS 2010 redessiné dans la région du Lac Sacacomie près de St-Alexis-des-Monts en Mauricie. Mû par un puissant V6 de 3,0 litres de 230 chevaux combiné à une boîte automatique à six rapports, le XLS vient avec une traction intégrale S-AWC inspirée de celle de la Lancer Evolution qui en a étonné plus d’un. Le conducteur a le choix entre trois fonctions, TARMAC pour la conduite de tous les jours, SNOW pour la neige et les temps froids et LOCK qui active le boîtier de transfert en coordination avec un pont avant qui peut transférer la puissance d’une roue à l’autre. Nous l’avons testé sur le lac glacé et sur une pente à moitié glacée et force nous est d’admettre que le S-AWC, créé plus pour l’automobiliste général que le mordu d’excursions hors-route (bravo Mitsubishi d’avoir compris le réel besoin), fonctionne très bien. Lorsque je mettrai la main sur un Outlander pour une plus longue période, je vous en parlerai plus en détail.

 

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Le nouveau Mitsubishi Outlander affiche un avant redessiné et dans la version XLS, il possède un système à traction intégrale avancé (Photo Éric Descarries)

 

Et un petit cours de conduite hivernale

 

La semaine n’était pas finie! Jeudi, j’ai assisté et participé à un évènement mis sur pied par la compagnie de gestion de parcs PHH au complexe de sport motorisé ICAR à Mirabel. Évidemment, la grande majorité des gens invités à suivre de rapides cours de maîtrise de l’automobile sur glace ou sur neige étaient des gens du monde des parcs et de véhicules commerciaux. Les instructeurs étaient tous des gens de compétition automobile bien aguerris à ce type de conduite. Cependant, j’ai eu des conversations intéressantes avec des administrateurs qui voyaient cet exercice d’un si bon oeil qu’ils croyaient qu’un jour, il faudra le rendre accessible, voire même obligatoire à tous les automobilistes.

 

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Croyez-vous que des cours obligatoires de conduite avancée sur neige et sur glace seraient utiles? (Photo Éric Descarries)

 

À blueprint

 

Non seulement ai-je conduit une Wrangler diesel il y a un peu plus de deux ans dans un Camp Jeep en France mais aussi ai-je eu l’immense joie de participer aux évènements avec un Commander diesel (V6 Mercedes-Benz). Il est dommage que nous n’ayons pas ce véhicule chez nous!

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Mardi 19 janvier 2010 | Mise en ligne à 1h29 | Commenter Commentaires (3)

Allez au Salon de l’auto de Montréal!


 

J’écris ce blogue un peu plus tôt cette semaine car je veux être sûr que mon message se rende tôt. En effet, je veux vous inciter à aller au Salon de l’auto de Montréal. J’y ai été deux fois (dont ma visite vendredi avec un correspondant de ce blogue) et les deux fois, j’ai apprécié ma visite.

 

Au départ, je dois vous avouer que j’ai déjà critiqué ce salon parce qu’il ne nous donnait pas l’opportunité de voir des véhicules aussi futuristes que ceux dévoilés à Detroit. Mais aujourd’hui, à bien y regarder, «notre» salon n’a rien à envier aux autres salons. Qu’importe si l’on ne peut pas y voir les études de style les plus récentes (incidemment, j’aimerais apporter une petite précision ici : bien souvent, on entend les visiteurs parler de «prototypes». En fait, ces autos futuristes appelées «concept cars» en anglais devraient être des «études de style» en français. Ce que nos amis anglos appellent un «prototype», c’est un véhicule qui est à quelques détails près semblable à celui qui sera produit…), on a quand même la chance d’en voir de superbes comme l’Infiniti Essence (je ne me souviens pas de l’avoir vue dans le passé…) ou encore la petite Lincoln C Concept (vous y verrez ce qu’une voiture de luxe sous compacte pourrait avoir l’air).

 

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La nouvelle Lotus Evora est en même temps à Montréal et à Detroit (photo Éric Descarries)

 

Si vous faites la visite officielle en débutant par le «septième ciel», vous y verrez des voitures exotiques aussi extraordinaires, de véritables autos de rêve. Puis, il y a des sportives incroyables dont la nouvelle Lotus Evora et l’Allard construite ici même à Montréal. Cette voiture est une réplique des Allard des années cinquante et l’exemplaire au salon de Montréal est mû par un V8 Chrysler HEMI tout neuf!

 

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Cette superbe Packard des années trente est exposée à côté d’incroyables Duesenberg! (Photo Éric Descarries)

 

Mon coup de cœur…et je les avais déjà vue, ce sont les deux Duesenberg des années trente que l’on peut voir tout près du stand de Lotus. C’est drôle d’entendre les commentaires des gens qui ne connaissent pas la marque. Je vous précise tout de suite que ces œuvres d’art mécaniques étaient de construction américaine. Elles étaient les concurrentes directes des Rolls-Royce de l’époque et, avec leur moteur de huit cylindres en ligne de 265 chevaux (en 1930!), elles étaient capables de grimper jusqu’à plus de 200 km/h! Malheureusement, la marque Duesenberg (de l’état d’Indiana) n’a pas survécu à la Grande dépression économique des années trente!

 

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L’étude de style Essence d’Infiniti est au Salon de l’auto de Montréal (photo Éric Descarries)

 

Plus loin, vous y verrez quelques micros autos du passé et ce qui est considéré comme les premières autos de construction canadienne. Les mordus de technologie passeront plus de temps aux salons des voitures électriques et hybrides avant d’attaquer les grands salons des véhicules de production.

 

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Allez voir les micros autos des années cinquante! (photo Éric Descarries)

 

Si vous voulez visiter le Salon de l’auto de Montréal, je vous suggère vivement d’arriver tôt le matin. Vous n’en sortirez pas avant la fin de la journée ou le début de la soirée surtout si vous prenez le temps de regarder chaque véhicule et de «jaser» avec les représentants ou même les autres visiteurs sur place. Si vous voulez prendre des photos, encore une fois, alignez-vous de bonne heure! Pour ceux dont le temps est très limité, je vous suggère d’y arriver en fin d’après-midi les mardi mercredi et peut-être même jeudi. Mais attendez-vous à ce que la foule vous rattrape en début de soirée.

 

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L’étude style Soulster est au stand Kia (photo Éric Descarries)

 

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Profitez-en pour vous mesurer aux champions au volant de simulateurs de conduite en course (photo Éric Descarries)

 

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La nouvelle Fiesta de Ford sera bientôt commercialisée  (photo Éric Descarries)

 

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Honda a la toute récente étude de style P-NUT à son stand. Cette auto vent de faire ses débuts au Salon de Los Angeles l’automne dernier (photo Éric Descarries)

 

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Ne manquez pas cette superbe Mercedes-Benz SLS (photo Éric Descarries)

 

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L’étude de style Reflex de Ford est au Salon de Montréal (photo Éric Descarries)

 

Finalement, pourquoi ne pas vous y rendre vous-mêmes alors que j’attends avec impatience vos commentaires. Je vous le recommande, surtout en un temps de grisaille aussi déprimant que celui qui nous envahit présentement.

 

Dès la semaine dernière, je vous reviens avec des impressions de conduite régulières de voitures assez intéressantes dont certaines sur des voitures en vedette au Salon de Montréal. Mais envoyez-moi vos commentaires sur le salon !

 

À acton

 

Je n’ose pas vous dévoiler la marque des boîtes automatiques si souvent défectueuses mais je peux vous dire que ce n’est pas une marque américaine comme «on» serait tenté de le penser! En fait, si les boîtes automatiques font si souvent défaut, c’est probablement dû au fait qu’on les conduit sans leur porter attention. Si l’on conduisait des autos à boîte automatique comme on le fait pour des manuelles, elles dureraient aussi longtemps. Le simple fait d’en abuser en hiver (surtout pour se sortir d’un banc de neige!) en est une preuve. Pour les autres publications dans lesquelles j’écris, vous pouvez les lire dans leur version intégrale sur www.autosphere.ca. Cliquez sur les magazines à gauche et vous pourrez les lire. Souvenez-vous, cependant, que ce sont des publications spécialisées et très techniques. Je suis aussi rédacteur à l’Echo du Transport, un magazine spécialisé dans les poids lourds et dans plusieurs petits journaux de quartier. Depuis l’année dernière, je ne participe plus aux magazines généralistes locaux pour plusieurs raisons, l’une d’entre elles étant qu’ils ne survivent pas sur notre marché. C’est vraiment triste de voir disparaître ces publications mais notons que les publications américaines souffrent elles aussi. Est-ce la faute des sites Internet?

 

L’inspection des autos anciennes? Je me demande si notre «ouarnament» n’est pas à y penser à deux fois. J’ai eu une conversation intéressante avec Georges Iny de l’APA au Salon de l’auto et, tout comme moi, il considère cette opération inutile. Pour chaque vieille auto détruite remplacée par une auto neuve, la construction de celle-ci demandera plus d’énergie et causera plus pollution…C’est tout dire!

 

À simon_c

 

La fiabilité Fiat ou Chrysler? J’ose espérer qu’elle est en nette progression. Ma fille roule une Jeep Patriot depuis plus de deux ans et, jusqu’ici, elle n’a rien à reprocher à ce véhicule. Quant à ma Jeep TJ 1998, elle n’a subi que peu de réparations (un radiateur endommagé, deux pièces de barre stabilisatrice avant…suite à des excursions hors route et un joint d’étanchéité d’essieu) et j’en ai bien confiance… En ce qui a trait aux trains rapides, j’ai rencontré un jeune ingénieur de Via lors de mon voyage et il m’a confié que Via songe à créer un rail parallèle qui rejoindrait le rail principal du CN qu’il «emprunte» pour les plus grands ponts (qui coûteraient beaucoup trop cher à construire). Il y a de l’espoir!

 

À blueprint

 

En effet, je me suis trompé de photo pour illustrer le petit véhicule hybride étude de style de Toyota qui serait plus petit que la Prius. Le voici donc :

 

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Mercredi 13 janvier 2010 | Mise en ligne à 12h38 | Commenter Commentaires (8)

Le timide retour du Salon de Detroit


La première fois que j’ai été au North American International Auto Show (le Salon de l’auto de Detroit en français), c’est en 1989. À cette époque, les grands constructeurs automobile du Canada n’invitaient pas de journalistes à cet évènement. Mais, j’avais lu dans les publications américaines que ce Salon allait être le début d’une ère nouvelle. J’ai donc pris le risque de m’y rendre à mes frais. Je me suis alors réservé des billets de train pour me rendre de Montréal à Windsor (du côté canadien de la rivière, face à Detroit) et quelques jours avant les jours de presse du salon (qui se déroulaient à cette époque à peine deux ou trois jours après le Jour de l’An), la directrice des relations publiques de GM du Canada de l’époque m’offrait de me rembourser mes frais de déplacement. Cette première édition de la version internationale de ce salon fut tout simplement extraordinaire et marqua le début d’une époque incroyable de salons spectaculaires au Cobo Hall de Detroit. Cette incroyable époque s’est tout simplement écrasée en même temps que la suprématie de l’industrie automobile américaine l’année dernière.

 

Cette année, après avoir presque boudé le salon de Los Angeles (encore une fois, je le répète, les Trois constructeurs de Detroit auraient plutôt avantage à voir à la gloire de leur propre ville d’abord), je me demandais comment le Salon de Detroit édition 2010 allait se présenter après la débandade de celui de Tokyo et de l’intérêt mitigé pour celui de Los Angeles. Encore une fois, les publications américaines nous annonçaient un (nouveau) Grand Salon.

 

J’ai donc pris le train une fois de plus pour Windsor-Detroit. Plusieurs de mes confrères trouvent cela un peu bizarre que je choisisse Via Rail plutôt que la route ou même l’air. En fait, ce choix fait un peu partie d’une de mes critiques dans d’autres publications spécialisées dans lesquelles j’écris qu’il nous faut ABSOLUMENT un train de passagers à grande vitesse dans le corridor Québec-Windsor. Évidemment, étant un chroniqueur dans le monde de l’automobile (mais je le suis aussi dans le monde du transport et de la mécanique), il serait plus logique que je conduise une voiture ou une camionnette vers Windsor-Detroit. Mais je crois que neuf heures au volant d’un véhicule sur la triste autoroute 401 n’apprendra rien à qui que ce soit sauf, peut-être que cet exercice est terriblement ennuyant (voire même dangereux…). Je l’ai fait assez souvent en 25 ans de carrière pour vous en parler! Il n’y a presque aucune côte, les courbes sont rares et le paysage morne. De toutes façons, j’ai écrit ces lignes confortablement assis dans un wagon de première classe de Via Rail et non seulement je ne vis aucun stress mais aussi, je peux gagner du temps au travail (neuf heures de temps bien utilisé), je ne suis pas une nuisance aux camionneurs qui empruntent la 401, une des routes les plus achalandées tonne par kilomètre au monde et je participe d’une certaine façon à économiser l’énergie. Pour la conduite, je préfère de belles routes plus sinueuses ou plus panoramiques. Et s’il se met à neiger (comme cela m’est arrivé dans le passé rendant la route très glissante ou retardant des vols d’une façon ridicule), je suis plus en sécurité et moins stressé ! Et je ne suis pas le seul! Dans le même wagon se trouvent Mme More, directrice des relations publiques de Ford et Clare Dear, président de l’Association des Journalistes Automobile du Canada en plus de quelques journalistes de Toronto (qui pourtnat n’est qu’à quatre heures de rouet de Detroit! En passant, les repas en Classe Affaires y sont excellents et le service se fait en français, même jusqu’à Windsor !Vive Via Rail et puissent nos « ouèrnaments » se décider à débloquer les fonds nécessaires pour nous puissions enfin avoir notre propre train à haute vitesse!

 

Le Salon de Ford

 

Le Salon de Detroit 2010, comme vous l’avez peut-être lu, a bien débuté pour Ford, constructeur local! Dès les premières heures d’ouverture des journées réservées à la presse locale, nous avons appris que le groupe de journalistes nord-américains votant pour l’auto de l’année (dont quelques-uns sont du Canada) a choisi la Ford Fusion Hybrid (le sujet de ma dernière chronique) comme la Lauréate de l’année. Puis, ce fut au tour de la fourgonnette commerciale Transit Connect d’être choisie Camionnette de l’année (pour une fois que c’est vraiment une camionnette et pas une familiale à traction intégrale…). Il s’est ensuivi une majestueuse présentation à l’aréna Joe Louis de la Ford Focus 2010 à venir l’an prochain qui fut accueillie très chaleureusement par la presse et, d’après certains commentaires publiés ici même sur les pages de ce blogue, par les consommateurs qui l’ont vue! Le stand de Ford au Cobo Hall  était certes un des plus impressionnants et surtout des plus agréables, ne serait-ce que par l’attitudes des gens y travaillant (évidemment en réaction aux belles nouvelles préalablement annoncées). Puis, la présentation mardi matin aussi à l’aréna Joe Louis de la Lincoln MKX redessinée a été perçue comme une des plus élégantes des deux journées de presse de ce salon. En effet, Ford avait fait appel à une belle chanteuse de charme pour y dévoiler sa nouvelle Lincoln.

 

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La Ford Focus 2012 est probablement la vedette du Salon de Detroit (photo Éric Descarries)

 

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La Lincoln MKX a été rafraîchie (photo Éric Descarries)

 

Les belles tentatives de GM

 

General Motors a aussi vivement participé aux journées de presse de ce Salon. Malheureusement, trop de ses nouveautés avaient été dévoilées dans plusieurs publications  avant le salon même. Les dévoilements des Cruze, Volt et même du prototype Aveo5 avaient déjà été publiés auparavant tout comme ceux des Buick Regal GS, Acadia Denali et Cadillac CTS-V coupé. Il ne restait plus que le petit véhicule conceptuel GMC Granite (GM a-t-elle manqué d’imagination dans le choix de ce nom qui appartient déjà depuis plusieurs années aux gros camions Mack?) et le prototype Cadillac XTS qui nous annonce l’arrivée d’une nouvelle grande voiture de la marque qui remplacera la DTS et la STS. On devrait un voir un moteur V6 à configuration hybride afin de concurrencer la Lincoln MKS qui, après des débuts timides, semble connaître de plus en plus de succès.

 

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GMC espère créer un nouveau segment de petits utilitaires urbains sous compacts avec son Granite (photo Éric Descarries)

 

La face cachée de Chrysler

 

Chrysler n’a fait aucune annonce officielle à Detroit. Mais son nouveau président, Sergio Marchionne (le Canadien de chez Fiat!) était aux journées de presse dans le grand stand de la compagnie expliquant que l’époque des incroyables prototypes de Chrysler était révolue car, comme il le disait, les consommateurs ne veulent pas de ces protos qu’ils ne conduiraient jamais…hmmm! Pourtant, il y avait sur place une Lancia légèrement redessinée avec une calandre de Chrysler…et des Fiat, des Maserati et une superbe Ferrari de course, toutes de la même famille maintenant!

 

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Ce prototype de Chrysler est basé sur une Lancia Delta (Photo Éric Descarries)

 

Les autres

 

Quelques marques étrangères ont fait une belle apparition à Detroit. Mais, notons que nos amis constructeurs allemands se sont faits moins évidents avec leurs moteurs diesel certainement voués à un avenir…disons, plus commercial. Par conséquent, le beau petit prototype coupé de Volkswagen (fort possiblement le précurseur de la Passat à venir) était un hybride électrique. Chez BMW on parlait aussi électrique. Porsche brillait encore par son absence et Mercedes-Benz n’avait rien de spécial à annoncer sauf une version cabriolet de sa Classe E et…une sorte d’exercice de style qui ressemblait plus à une toile cachant un proto que quoi que ce soit d’autre. Chez Audi, c’était une deuxième présentation officielle de la berline A8 et le dévoilement d’une deuxième génération de son prototype E-Tron (décidemment, ceux qui ont fustigé GM avec son nom La Crosse ont du pain sur la planche!).  Chez les Japonais, Toyota y figurait avec un prototype de voiture hybride plus petit qu’une Prius et Honda y dévoilait la version de production de son coupé CR-Z hybride. Chez les Coréens, Hyundai nous montrait une version réchauffée de ses Tucson et Sonata dévoilées à Los Angeles (le constructeur aurait pu garder au moins une surprise pour Detroit) et une version révisée de son utilitaire Santa Fe. Quant à Kia on  n’y parlait que de son système de divertissement-communication avec le nouveau Sorento en arrière-plan.

 

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Ce coupé sport de Volkswagen pourrait être une prévision de la Jetta à venir (Photo Éric Descarries)

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L’Audi A8, plus impressionnante que jamais (photo Éric Descarries)

 

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La Honda CR-Z est un coupé hybride (photo Éric Descarries)

 

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Toyota y avait ce prototype de voiture hybride plus petit que la Prius (photo Éric Descarries)

 

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Vu au stand Hyundai, la version révisée du VUS Santa Fe (photo Éric Descarries)

 

Enfin, le constructeur chinois BYD y a été de son petit boniment avec ses autos entièrement électriques (il faudra qu’il pense à traduire ses présentations vidéo en anglais au moins lorsqu’il fait une démonstration en Amérique du Nord car très peu d’entre nous comprenions les inscriptions chinoises) et d’autres petits constructeurs nous vantaient les avantages de leurs petits véhicules électriques, la tant annoncée « Electric Avenue » n’étant pas des plus impressionnantes. Décidemment, pas certain que l’auto ni la camionnette électrique ne soient pour demain même si Ford, la vedette du salon, je le répète, nous a annoncé l’arrivée imminente de la nouvelle Focus en version électrique. En passant, ce dernier a aussi affiché à Detroit l’arrivée de la Mustang GT à V8 de 412 chevaux… très discrètement mais frappant quand même l’imaginaire des amateurs de performance!

 

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Des petits véhicules commerciaux électriques ? (photo Éric Descarries)

 

Mazda était très discret à Detroit. Volvo aussi, mais Nissan et Mitsubishi n’étaient pas au rendez-vous (sauf pour la présence de la I-Miev électrique et de la Leaf). Pas de Saab, ni de Saturn, ni de Pontiac…À quand un salon de Detroit excentrique comme il y a dix ans? Probablement plus jamais! Quand à moi, je devrais y être de retour l’an prochain…encore une fois en train!  

 

À mark_derail

 

Allez-y de votre petit grain de sel, tant que c’est respectable, j’accepte tout cela! Petite correction,  il n’y a pas de V4 dans la Fusion (en fait, peu de constructeurs ont fait des V4 dans le passé excepté Ford qui l’avait même prêté à Saab et Lancia…ce sont les deux noms qui me viennent à l’esprit) mais un quatre cylindres en ligne ou I-4…

 

À simon_c

 

En effet, les culasses sont très occupées de nos jours. Cependant, je vous invite à jeter un coup d’œil sur les culasses MultiAir de Fiat…intéressant…C’est pourquoi on s’ennuie un peu des bons vieux «flathead» du passé. Je me demande si un jour les ingénieurs vont y repenser à nouveau…si c’était possible…

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