En juillet dernier, GM du Canada m’avait invité en Ontario pour essayer son nouveau «petit» VUS dit multisegment (Mon Dieu, que ce terme est galvaudé et utilisé à n’importe laquelle sauce!) Chevrolet Equinox construit ici même au Canada. Si vous retournez à mon blogue du mardi 21 juillet, vous allez y lire une critique quand même assez satisfaisante de ce petit véhicule.
Cette fois, GM du Canada m’a prêté la version GMC de ce même véhicule, lui aussi assemblé au Canada, le Terrain en finition SLT. À prime abord, je vais vous avouer que le préfère le look du Terrain. Il y a un petit quelque chose dans le design des calandres de Chevrolet auquel je n’accroche pas, surtout au niveau des camionnettes. J’ai même un ami pilote de stock-car qui ne jure que par Chevrolet mais qui ne veut pas de pick-up Chevrolet car il n’aime pas le devant. Pourtant, les mêmes véhicules sous l’enseigne GMC sont tellement plus beaux! Serait-ce l’allure plus «virile» du Terrain qui m’attire plus? La grande calandre lui donne une apparence de camion plus imposant que j’aime beaucoup. Puis, le renflement des passages de roue se marie très bien avec l’allure générale du Terrain. Mais, est-ce que le fait d’ajouter les trois lettres GMC le rend plus robuste?
Je fais une petite parenthèse ici pour remettre en question la marque GMC. Lorsque General Motors a voulu reconstituer son organisation, elle s’est débarrassée de Saturn, de Saab et même de Pontiac. Pontiac? J’ai des doutes sur cette décision (GM avait déjà «tué» Oldsmobile un peu plus tôt, une marque qui a déjà été la troisième la plus vendue en Amérique du Nord au début de soixante-dix, si je ne m’abuse…). GMC est aussi passée près de disparaître. Mais GM l’a conservée. Je me suis alors dit que les camionnettes du constructeur devraient toutes être de la marque GMC à quelques exceptions près. Mais c’est le contraire qui s’est produit. Si au Canada, la marque GMC est plus vendue au niveau des grands pick-ups que Chevrolet, c’est tout à fait le contraire qui se produit chez nos amis du sud. Tout dernièrement, on dirait que GM veut faire de GMC une marque d’autos. Le Terrain en est un exemple frappant alors que l’étude de style Granite dévoilée à Detroit (on lui a donné un nom que l’on retrouve actuellement sur les gros camions Mack de construction) qui se veut un VUS multisegment urbain fait plus petite auto devant concurrencer les Toyota Scion…Hmmm!
Il a quand même belle gueule ce GMC Terrain (Photo Éric Descarries)
Mon Terrain SLT d’essai à traction intégrale avait un look du tonnerre, surtout avec ses grandes roues de 18 pouces. Mais le charme s’arrête à peu près là. Ce Terrain était mû par le quatre cylindres Ecotec de 2,4 litres de 182 chevaux dont on fait tellement l’éloge. Peut-être est-il reconnu par Ward comme un des 10 meilleurs moteurs automobile de l’année. Mais dans ce Terrain, il ne m’impressionne pas. La première fois que j’ai mis la main sur un Terrain, c’était au concours du Festival des Essais de l’AJAC à Niagara en octobre dernier. Ce concours mène au titre de Voiture et de camionnette de l’année. Je dois vous dire que dans sa catégorie, le Terrain à quatre cylindres ne faisait pas le poids. Et je m’en suis aperçu dès les premiers tours de roue. GM tenait tellement à ce que l’on considère son moteur à quatre cylindres comme un exemple d’économie de carburant. Peut-être trop!
Le GMC Terrain est même reconnaissable de l’arrière (photo Éric Descarries)
Pourtant, lorsque je l’ai essayé dans l’Equinox, comme je l’ai écrit en juillet, il me semblait plus à l’aise. Dans le Terrain à traction intégrale, ses accélérations n’étaient pas trop mauvaises mais les reprises étaient plus laborieuses et très bruyantes. Si le Terrain n’est que 98 livres plus lourd que l’Equinox, il l’est quand même beaucoup à 3 798 livres. Par conséquent, je suggérerais plutôt le V6 surtout que le quatre cylindres ne peut tirer que 680 kilos (1 500 livres) alors que le V6 peut tirer des remorques de 1 588 kilos (3 500 livres). Question de consommation, j’ai obtenu une moyenne de 11,9 L/100 km avec une conduite moitié ville, moitié route. GM nous suggère une consommation de 10,1 en ville et 6,9 sur route. Mais il faut dire que nous sommes en hiver!
Le tableau de bord du GMC Terrain est semblable à celui du Chevrolet Equinox (Photo Éric Descarries)
En ce qui a trait à l’intérieur, je dirais qu’il était bien assemblé alors qu’il n’y avait aucun bruit de caisse dans mon véhicule d’essai. Encore une fois, comme pour l’Equinox, il y avait beaucoup d’espace intérieur, surtout pour les passagers d’arrière. Incidemment, ceux-ci profitaient, dans mon Terrain d’essai, d’un système de divertissement audio vidéo pratique pour les enfants lors de longs voyages (mais à 1 750$!). Le tableau de bord est sensiblement le même que celui de l’Equinox avec quelques petites touches de différence mais pourquoi les coffres à gant ne sont-ils plus verrouillables? La petite caméra de marche arrière demeure, à mes yeux, un accessoire très utile! Le hayon arrière électrique est pratique mais il faut savoir le «doser» si l’on possède un garage temporaire en hiver. Il vient taper dans les barreaux et se referme automatiquement.
Tout comme pour l’Equinox, le Terrain propose un bon espace de chargement (Photo Éric Descarries)
Oui, la ballade en GMC Terrain fut agréable mais un peu amortie par un moteur mal adaptée à cette lourde caisse. Mais voici ce qui frappe le plus. Le prix de base d’un GMC Terrain SLT-2 à traction intégrale avec moteur à quatre cylindres débute à 35 755 $! Mon véhicule d’essai affichait un prix total de 40 155 $ avec les 1 350$ de frais de transport. Un peu cher pour un véhicule qui, logiquement, remplace le Pontiac Torrent. Imaginez la version de luxe avec le moteur V6. De plus, imaginez si GMC en crée une version Denali (ce que le constructeur fera certainement!). Un Chevrolet Equinox LTZ semblable commençait, en juillet dernier, à 33 460$
Un premier contact avec l’Outlander 2010
La semaine dernière, j’ai aussi eu l’opportunité de conduire le nouveau Mitsubishi Outlander XLS 2010 redessiné dans la région du Lac Sacacomie près de St-Alexis-des-Monts en Mauricie. Mû par un puissant V6 de 3,0 litres de 230 chevaux combiné à une boîte automatique à six rapports, le XLS vient avec une traction intégrale S-AWC inspirée de celle de la Lancer Evolution qui en a étonné plus d’un. Le conducteur a le choix entre trois fonctions, TARMAC pour la conduite de tous les jours, SNOW pour la neige et les temps froids et LOCK qui active le boîtier de transfert en coordination avec un pont avant qui peut transférer la puissance d’une roue à l’autre. Nous l’avons testé sur le lac glacé et sur une pente à moitié glacée et force nous est d’admettre que le S-AWC, créé plus pour l’automobiliste général que le mordu d’excursions hors-route (bravo Mitsubishi d’avoir compris le réel besoin), fonctionne très bien. Lorsque je mettrai la main sur un Outlander pour une plus longue période, je vous en parlerai plus en détail.
Le nouveau Mitsubishi Outlander affiche un avant redessiné et dans la version XLS, il possède un système à traction intégrale avancé (Photo Éric Descarries)
Et un petit cours de conduite hivernale
La semaine n’était pas finie! Jeudi, j’ai assisté et participé à un évènement mis sur pied par la compagnie de gestion de parcs PHH au complexe de sport motorisé ICAR à Mirabel. Évidemment, la grande majorité des gens invités à suivre de rapides cours de maîtrise de l’automobile sur glace ou sur neige étaient des gens du monde des parcs et de véhicules commerciaux. Les instructeurs étaient tous des gens de compétition automobile bien aguerris à ce type de conduite. Cependant, j’ai eu des conversations intéressantes avec des administrateurs qui voyaient cet exercice d’un si bon oeil qu’ils croyaient qu’un jour, il faudra le rendre accessible, voire même obligatoire à tous les automobilistes.
Croyez-vous que des cours obligatoires de conduite avancée sur neige et sur glace seraient utiles? (Photo Éric Descarries)
À blueprint
Non seulement ai-je conduit une Wrangler diesel il y a un peu plus de deux ans dans un Camp Jeep en France mais aussi ai-je eu l’immense joie de participer aux évènements avec un Commander diesel (V6 Mercedes-Benz). Il est dommage que nous n’ayons pas ce véhicule chez nous!
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