Éric Descarries

Archive, décembre 2009

Lundi 28 décembre 2009 | Mise en ligne à 15h48 | Commenter Commentaires (9)

La dernière d’une décennie


 

Voici donc ma dernière intervention pour la décennie qui est à se terminer. Heureusement, j’ai au moins une bonne nouvelle à annoncer, celle de l’arrivée d’une nouvelle Mustang GT encore plus puissante. Parce que, pour le reste, je me demande sérieusement ce qui va se passer.

 

Je vous disais donc, la semaine dernière, que j’avais été chez Ford à Dearborn quelques jours avant Noël. C’est dans les studio de design de ce constructeur que nous avons pu voir, pour la première fois, la nouvelle Mustang GT 2011 mue maintenant pas un V8 de 5,0 litres à quatre soupapes par cylindre qui développe 412 chevaux et 390 li-pi de couple. Ce nouveau moteur viendra avec une boîte manuelle ou automatique à six rapports. Ce qui est intéressant, c’est que les gens de chez Ford nous en annoncent une consommation de carburant moindre que celle du V8 actuel de 4,6 litres (de quelque 300 chevaux). Ils y sont parvenus, semble-t-il, en faisant appel à une direction électrique et à un calage variable des soupapes. Bien évidemment, la boîte à six rapports y est pour quelque chose!

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Ford lancera sa nouvelle Mustang GT de 412 chevaux au prochain Salon de Detroit (photo Ford)

 

D’autre part, Ford a aussi ravivé le nom Boss 302 mais cette fois, il est combiné à R car la Boss 302R ne sera qu’une version de course de la Mustang destinée à la série Continental Grand Am qui se produira, entre autres, au Grand Prix de Trois-Rivières en août prochain. La série débutera en février prochain à Daytona, là où le groupe canadien MultiMatic de Markham en Ontario a procédé au développement de cette auto de course qui ne sera produite qu’en une cinquantaine d’exemplaires. J’ai même rencontré le pilote canadien Scott Maxwell (qui m’a déjà donné des randonnées sur piste à bord de la Mustang GT500 FR dans le passé), lui qui a été instrumental au développement de la Boss 302R.

 

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Le nom Boss 302 est de retour mais que sur la version de course Boss 302R (photo Ford)

 

Évidemment, nous n’avons pas encore essayé cette auto. Mais j’en ai bien hâte. Cependant, cela ouvre la porte à deux points critiques. Le premier concerne la promotion de la puissance et de la vitesse. J’y reviens. Le deuxième, c’est qu’il est encore question de Ford. En effet, s’il y a une marque qui est vraiment en vedette de ces temps-ci, c’est bien Ford (malgré que je considère que GM fait des efforts remarquables depuis les dernières années). En fait, il est si souvent question de Ford que plusieurs d’entre nous commençons à en faire une véritable indigestion!

 

S’il y a un point positif ici, c’est que Ford n’a pas eu besoin d’aide financière gouvernementale pour relever la pente. Disons que son président, Alan Mulally, est un véritable génie, lui qui a déjà relevé Boeing dans le passé. Puis, il y a la qualité de Ford qui fait la manchette partout (et les réclames du constructeur s’en servent avec abondance). Déjà que Ford a vu sa nouvelle Fusion nommée Car of the Year du magazine américain Motor Trend et son F-150 Raptor (une autre folie!) 4 x 4 of the Year de Petersen’s 4Wheel and Off-Road.

 

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Le moteur V8 de 5,0 litres de la Mustang GT 2011 fait 412 chevaux! (photo Ford)

 

Au prochain Salon de Detroit, Ford mettra en vedette sa petite Fiesta (reste à voir si cette auto connaîtra le succès escompté si le prix du pétrole continue d’être aussi modéré!) et y dévoilera sa Focus 2012 (que j’ai également vue la semaine dernière et qui, je le crois, sera un véritable succès commercial). Bon, je vous laisserai découvrir ces nouveautés dans deux ou trois semaines!

 

En attendant, je me demande ce que la prochaine décennie nous réservera. Souvenez-vous qu’en 2000, l’économie était sur une lancée folle. L’argent ne semblait pas manquer. Puis, tout récemment, ce fut l’effondrement. De voir GM à genoux devant le gouvernement pour de l’argent fut un réel choc pour les admirateurs de la marque. Quant à moi, la disparition récente de la marque Pontiac m’a étonné, elle qui avait été «sauvée» durant les années cinquante par John Z. DeLorean. Elle était devenue une marque de performance et de conduite sportive. Comment a-t-elle pu sombrer dans la déchéance? Comment Saturn, une marque pourtant avant-gardiste, a-t-elle pu se retrouver dans cette situation ? Saab? Non, je en suis pas étonné…D’ailleurs, GM n’avait pas nécessairement besoin d’un tel «canard boîteux» comme le qualifiait un de mes amis historien. Pourtant, j’aimais bien Saab! Hummer? Fallait s’y attendre. Pourtant le H3 et sa version pick-up H3T à moteur à cinq cylindres semblaient prometteurs.

 

Les problèmes de Chrysler? Prévisibles. Mais décevant! Le facteur «qualité» a joué de bien vilains tours à ce constructeur dont plusieurs produits sont très intéressants. Espérons maintenant que la nouvelle administration (incluant les Canadiens Ralph Gilles et Sergio Marchionne) saura la remettre sur pied. Ce sera un autre dossier intéressant à suivre au cours des prochaines années.

 

Toyota? Son ascension à la première place est surtout due à la qualité de ses produits (car, comme bien d’autres constructeurs, Toyota a sous les mains des modèles qui n’attirent pas beaucoup de consommateurs!). Mais comme le dit le dicton américain : «It’s lonely at the top» et il ne faudra pas se surprendre de voir ce constructeur mondial devoir revenir à la table à dessin, lui aussi. On est tous au courant de ses récents déboires (châssis de camionnettes Tacoma et Tundra qui rouillent et cassent prématurément, carpettes qui grimpent sur l’accélérateur, étude sur les moteurs de Corolla et de Matrix qui risquent de couper sur la route et autres…) et surtout du fait que le constructeur allemand Volkswagen soit à sa poursuite pour cette tant recherchée première place…et il y a encore Ford qui revient à la charge.

 

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C’est lui, Alan Mulally de Ford (photo Ford)

 

D’autre part, je me demande jusqu’à quel point les moteurs hybrides ou électriques gagneront une grande part du marché. Il y a cinquante ans, en 1959, les États-Unis sortaient encore une fois d’une récession. Pire encore, il était déjà question d’économie de carburant. Ford avait du «tuer» l’Edsel et la Continental, les Trois Grands de Detroit à cette époque ont dû agir rapidement et créer des «petites» voitures (Ford Falcon, Plymouth Valiant , Chevrolet Corvair, entre autres) qui allaient, avec le temps, prendre du poids. L’histoire s’est répétée en 1974 avec la crise du pétrole puis encore tout dernièrement. Les autos électriques ou hybrides avaient déjà commencé à faire leur apparition. Les petites autos économiques aussi. Mais à chaque fois, le résultat  fut le même. Les autos ont pris du poids, les minifourgonnettes sont devenues de grosses fourgonnettes, les petits pick-up sont vite disparus au profit des grands (très grands et très gros) pick-up (et la tendance est loin de s’estomper) et la performance a toujours repris le dessus, même si dans certains pays comme le nôtre, la vitesse y est bannie et les contrevenants poursuivis…

 

Pour le moment, nous devons espérer que l’industrie automobile (et dans mon cas, la PASSION automobile) revivra. Je ne crois pas que 2010 sera une excellente année. Elle sera peut-être bonne. Mais pas excellente! D’ailleurs, plus d’un observateur ne croit pas à une bonne reprise avant 2013. Que verrons-nous d’ici ce temps? Je vous le laisse deviner…

 

En attendant, à l’année prochaine et à la prochaine décennie…la semaine prochaine!

 

BONNE ANNÉE !

 

À mark_derail

 

Les constructeurs japonais nous ont prouvé qu’un «bon nom» ne perdait jamais sa valeur. C’est pourquoi les Camry et Corolla de ce monde continuent d’être produites toujours sous le même nom. Alan Mulally de Ford a justement ravivé le nom Taurus parce qu’il avait été bon pour Ford. Le sera-t-il encore malgré une absence de quelques années? Sachez en passant que Ford possède toujours les noms de Falcon (utilisé en Australie), Maverick (utilisé récemment en Europe), Bronco et Ranchero. Ce sont des «bons noms» cela, non?

 

À raoul 914

 

Tiens, peut-être que les marques Tesla et Fisker sont à la veille de devenir des noms importants pour l’industrie?

 

À jeanfrancoiscartier

 

Non, le nom SHO est vraiment apparu en 1989 sur les Taurus. Mais vous souvenez-vous des MT-5, des berlines Taurus à moteur à quatre cylindres et à boîte manuelle à cinq rapports? Quant aux voitures de police vues dans Robocop, elles affichaient une calandre trouée qui devait être proposée sur les MT5 mais qui n’a été vue que sur les véritables Taurus de police.

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Mardi 22 décembre 2009 | Mise en ligne à 23h38 | Commenter Commentaires (9)

Blogue, complainte et SHO


Blogue, complainte et SHO

 

Pas facile de parler d’automobile de ces temps-ci. On dirait qu’il y a une sorte de désintéressement collectif qui nous accable…Il est vrai que les constructeurs automobile ne nous arrivent pas avec des produits très excitants sauf pour ceux qui sont très hauts de gamme (lire «pas achetables»)…Pourtant, il y a toujours les Américains…

 

Oui, oui! Les Américains. Contrairement à bien des amateurs d’autos, je n’ai pas abandonné l’automobile américaine. J’avoue que durant des mois, voire même des années, j’ai du nager à contre-courant et attendre que nos voisins du sud nous présentent des véhicules plus intéressants et moins bâclés que ceux qui nous ont déjà été offerts. J’avoue que, trop souvent, ce qu’ils nous proposaient, c’étaient de…la vraie ferraille. Pourtant, quelques modèles ont su leur garder la tête hors de l’eau. Pas beaucoup…juste quelques uns.

 

Mais de ces temps-ci, je dois vous dire que ce qui nous vient d’Asie commence à manquer vraiment d’originalité. Les lignes se ressemblent trop et les éléments mécaniques n’ont plus rien d’original sauf la recherche de la plus grande économie de carburant possible. Je n’ai rien contre cela, bien au contraire. Mais il me semble qu’il n’y a plus que cela qui importe. Même nos jeunes conducteurs se désintéressent de ces autos importées qui se ressemblent toutes et qui n’ont plus de performance ni de joie de conduire à offrir.

 

Dans le même ordre d’idées, regardons les salons de l’auto. Ils sont devenus d’un ennui terrible. Vous souvenez-vous des anciens salons de l’auto de Tokyo avec leurs prototypes excitants et, pardonnez mon audace, leurs mannequins féminins plus aguichants que les «danseuses» de la rue Ste-Catherine? Rien de tout cela ne s’est produit lors du dernier Salon de Tokyo. Qui plus est, la situation économique du pays commence à ressembler de plus en plus à celle qui y prévalait avant leur «boom» de l’auto! Il n’y a plus rien à admirer!

 

Le meilleur exemple qui me vient à l’esprit, c’est ce dernier salon de Los Angeles. Je n’y pas été. Mais alors, mes confrères m’ont dit, pour la plupart, que je n’y ai rien manqué. Il y avait bien des «nouveautés» nord-américaines mais que du réchauffé. Rien de spectaculaire. Quant aux Asiatiques et aux Européens, ils n’avaient presque rien à dévoiler, à peine que deux ou trois prototypes «cute», c’est tout.

 

Reste à voir ce qui se produira au prochain Salon de Detroit. Jusqu’ici, tout semble indiquer que ce salon pourrait causer certaines surprises. Après tout, Detroit, ça demeure la capitale mondiale de l’automobile…imaginez alors ce «monde»! Peut-être que nos amis américains vont nous surprendre? Avouons-le, ce sont surtout Ford et GM qui nous apportent les meilleures nouvelles de ces temps-ci. Si vous êtes un amateur d’automobiles de tout calibre, ne venez pas me faire croire que ce sont les autos électriques ou hybrides qui vous excitent. Puis, ces fameuses sportives européennes sont devenues si coûteuses qu’elles ne se qualifient plus comme des «sports cars»! On a beau critiquer les Mustang, Camaro et Challenger mais ne font-elles pas la page couverture de bien des magazines d’autos de ces temps-ci? Puis, j’ai hâte de voir comment nos amis américains attaqueront le segment des petites autos. Je viens de voir la Ford Focus 2012 à venir et pour la première fois, je me suis senti transporté par une petite auto…Et le «mouvement» Volt de Chevrolet soulève plus de questions que toute autre automobile au monde de ces temps-ci. Je vous le dis, j’ai hâte de voir ce qui va se passer à Detroit.

 

Oui, j’avoue que je me suis intéressé un peu plus aux Américaines depuis les derniers mois. Je ne crois pas que le tout dernier Hyundai Tucson va soulever des passions…Il ressemble tellement aux Nissan Rogue, Audi Q5 et Chevrolet Equinox de ce monde qu’il a perdu toute son originalité passée (j’espère que la nouvelle Ford Explorer ne tombera pas dans ce même panneau!) . La toute nouvelle Acura XDS vous a-t-elle fait courir chez le concessionnaire de la marque? La Sonata lancée à Los Angeles a-t-elle fait la une des publications automobile? Il manque quelque chose…

 

La Taurus SHO, une auto de performance pour toutes les saisons

 

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La Ford Taurus SHO est vraiment une berline de performance pour toutes les saisons (Photo Éric Descarries)

 

La semaine dernière, je vous faisais part de mon engouement pour la toute dernière Buick La Crosse. Vraiment, cette auto m’a impressionné. Ce n’est pas la perfection. Mais c’est vraiment une nouvelle approche qui remet un peu de piquant dans la marque. Ajoutez-y la plus petite Regal (et peut-être encore une plus petite auto) et il ne sera pas surprenant de voir une clientèle plus jeune entrer chez les concessionnaires Buick! Dans le même ordre d’idée, je vous ai déjà parlé de la nouvelle grande berline Taurus de Ford. Rien de bien spectaculaire. Mais toute une différence avec l’ancienne approche de ce constructeur.

 

D’ailleurs, qui peut critiquer le «renouveau» de ce constructeur. On a beau le traiter d’«Américain», Ford est plutôt international. Regardez ce qui s’en vient, de la camionnette Transit Connect à la petite Fiesta en passant par la nouvelle Focus à venir (une seule Focus pour l’Europe, l’Amérique et l’Asie telle qu’elle sera dévoilée à Detroit en janvier prochain) et la Grand C-Max…

 

Je viens de terminer une semaine au volant de la nouvelle Taurus SHO…avec des pneus d’hiver! En effet, la SHO est vraiment une voiture de performance pour toutes les saisons. Si, dans le passé, on ne voyait les voitures de performances américaines que dans les Mustang , Camaro et autres bolides bons que pour les courses d’accélération, la nouvelle SHO correspond beaucoup plus aux voitures européennes de tourisme qui lui sont beaucoup plus coûteuses!

 

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De l’arrière, on reconnaîtra la Taurus SHO à ses échappements double et à ses ornementations EcoBoost. (photo Éric Descarries)

 

J’ai d’abord conduit la nouvelle SHO sur les routes sinueuses de la région d’Asheville en Caroline du Nord l’été dernier. C’étaient les mêmes routes sur lesquelles les «moonshiners» exerçaient leur art durant les années quarante et cinquante. Ces conducteurs de Ford modifiées de l’époque sont devenus, avec le temps, les pionniers de la série NASCAR. Il faut avouer que «brasser» une grande Taurus sur ces chemins m’a demandé un peu d’audace (et heureusement, je ne me suis pas fait prendre…je m’en confesse!). Pourtant, la grande berline de Ford s’y tirait très bien d’affaire, même à la grande surprise d’un des administrateurs de la marque au Canada qui m’accompagnait, Éric Trépanier, qui n’en revenait tout simplement pas de l’agilité de cette Taurus dans une telle situation.

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Par pur hasard, j’ai vu une SHO originale de 1989 garée dans les rues d’Asheville en Caroline du Nord lors de la présentation de la nouvelle version (photo Éric Descarries)

 

Lorsque Ford a lancé la Taurus SHO en 1989, celle-ci était la vénérable Taurus équipée d’un V6 en aluminium fabriqué par Yamaha combiné à une boîte mécanique à cinq rapports. Même si elle était imparfaite, c’était une auto excitante à conduire. La SHO a continué sa carrière jusqu’en 1999, année où elle était équipée d’un V8 Yamaha avec une boîte automatique. Finie, l’excitation…

 

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Vous souvenez-vous de la première SHO? (Photo Éric Descarries)

 

La nouvelle version de la SHO est toujours basée sur une berline Taurus. Sauf que la nouvelle SHO est mue par un V6 EcoBoost  de 3,5 litres (le même qui est disponible dans les Lincoln MKS et MKT et Ford Flex) qui fait 365 chevaux et qui est combiné à une boîte automatique à six rapports qui peuvent se manipuler manuellement par des commandes au volant, un exercice très facile qui j’ai pu reproduire en Caroline du Nord l’été dernier. Un V6 qui «marche» comme un V8 mais dont la consommation est plus raisonnable et les émissions de pollution presque nulles.

 

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Le moteur EcoBoost de la nouvelle SHO n’est plus visible…(Photo Éric Descarries)

 

Mon expérience de la semaine dernière s’est plutôt faite sur les routes hivernales du Québec. Grâce à des pneus d’hiver Bridgestone Blizzak LM60, j’ai pu profiter des belles caractéristiques de la SHO. Les accélérations sont bonnes mais plutôt linéaires. Elles ne sont pas brusques, mais efficaces. Les reprises sont semblables. Mais, encore une fois, elles sont convaincantes. La conduite de l’auto est précise et le freinage plus efficace qu’il n’y paraît. Malheureusement, je trouve que la SHO manque un peu de personnalité. Il me semble que ce modèle devrait se distinguer plus de la Taurus régulière. Pour le reste, la SHO se présente un peu comme la Taurus SEL que j’ai conduite récemment. L’intérieur affiche une finition plus «techno» avec des ajouts en «fibre de carbone» et les sièges (chauffants) en suède et cuir offrent un bon support. L’espace arrière est grand et accueillant. La visibilité est un peu limitée par les glaces relativement basses mais on peut s’y adapter facilement. Petite note négative, j’aurais aimé une poignée à l’intérieur du coffre pour le refermer, surtout lorsque la carrosserie est sale de calcium et de boue. Mais ce que j’ai surtout bien apprécié, c’est la finition et l’assemblage irréprochables de l’auto, une observation que l’on aurait faite dans le passé que dans une voiture européenne ou asiatique.

 

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L’intérieur de la SHO se distingue de celui de la Taurus par ses ajouts en fibre de carbone et par une finition différente (photo Éric Descarries)

 

Mes récents essais de la Buick La Crosse et de la Taurus SHO m’ont prouvé que les constructeurs américains n’ont pas seulement rejoint leurs concurrents étrangers, ils les ont même dépassé à certains niveaux, surtout à un prix relativement raisonnable. Maintenant, il ne leur reste plus qu’à appliquer cette finition à TOUS leurs produits. Le reste du monde n’a plus qu’à bien surveiller les constructeurs Américains. On a certes réveillé un géant qui somnolait.  

 

Ma Taurus SHO d’essai affichait un prix de 51 149$ (transport et préparation inclus) ce qui est nettement moindre que celui de bien de ses concurrentes surtout européennes auxquelles la SHO pourrait facilement se mesurer. Malheureusement, aux yeux de trop de «puristes», ce n’est qu’une pauvre petite Ford…Snobisme, quant tu nous tiens…En ce qui a trait à la consommation, j’ai obtenu un résultat de 15,4 L/100 km en situation presque uniquement urbaine (en plein hiver avec des froids notables et une circulation assez intense). Incidemment, je n’ai pas essayé de battre des records d’économie d’essence mais je n’ai pas «battu» le véhicule non plus quoique j’aie bien voulu vérifier les performances de l’auto à quelques reprises.

 

Une petite visite chez Ford

 

Décidemment, il n’est question que de Ford de ces temps-ci. Incroyable, n’est-ce pas? J’ai passé quelques heures dans les labos de Ford à Dearborn la semaine dernière où j’ai eu un cours super intéressant sur la façon de Ford à déceler les bruits de caisse et aérodynamiques et un autre sur la façon de créer des sons qui sont uniques à Ford et facilement reconnaissables. Les amateurs de sportives qui savent distinguer le son d’une Mustang V8 savent ce dont je parle. J’y ai aussi vu en avant-première la Mustang GT 5,0 litres, la Boss 302R, la nouvelle Lincoln MKX et les prototypes (en plastique) des Ford Focus 2012 qui seront tous dévoilés au salon de Detroit. J’ai hâte de vous en reparler, surtout de la Focus.

 

Haro sur les anciennes

 

J’aurais aussi voulu vous parler de cette «nouvelle» idée du gouvernement québécois d’inspecter les voitures de plus de 15 ans. Voilà une autre belle façon d’aller chercher de l’argent dans la poche des automobilistes québécois! En tant que propriétaire de voiture ancienne (et j’ose espérer entendre parler des autres proprios de telles autos dont les membres de club comme le VAQ (Voitures Anciennes du Québec) dont les autos ne rencontreront JAMAIS les normes anti-pollution, même celles de l’époque des autos concernées), je me demande comment nos «matantes» du gouvernements comptent faire ces inspections. Nos bons vieux fonctionnaires savent-ils faire la différence entre une voiture de collection et une «minoune»? La Californie a eu la même «brillante» idée il y a une vingtaine d’années. Et cela n’a pas fonctionné. Il n’y a que nous au Québec qui adoptons des idées qui se sont avérées un échec ailleurs il y a plusieurs années. Mais je vous en reparle plus tard….

 

NASCAR en circuit routier

 

Belle nouvelle pour les amateurs de courses en circuit routier, la série Nationwide de NASCAR passe du petit ovale de Milwaukee au circuit routier de Road America (un des plus beaux en Amérique du Nord) le 19 juin 2010. La série Nationwide sera donc trois fois en circuit routier l’an prochain, de Road America à Watkins Glen à Montréal! YEAH!

 

Les Fiat 500

 

Certains d’entre vous avez vu des Fiat 500 au Québec? Vous m’avez donc devancé. Mais, selon plusieurs reportages, il y aura toute une panoplie 500 dont le cabriolet 500C au prochain Salon de Detroit. On s’en reparle…

 

À simon_c  Merci de vous être porté à ma défense. J’ai conduit la Buick La Crosse comme si c’était mon auto. Pas question de placer un œuf entre mon pied et l’accélérateur. Avec le temps, vous avez certainement noté que la consommation de mes véhicules d’essai augmente «sensiblement» en hiver. C’est NORMAL! ON VIT AU QUÉBEC! Et il y fait FROID en hiver. Ce n’est pas comme dans des revues californiennes…

 

À harbec

 

À noter que ce «défaut» (le nom…) de la Buick La Crosse n’est que québécois. C’est à espérer qu’ailleurs, on reconnaisse les belles qualités de cette auto!

 

À blueprint

 

Non, malheureusement, je ne crois pas que vos anciens articles vous permettront de passer comme journaliste au Salon de Montréal. Mais, si, comme moi, vous êtes un mordu de l’auto, ce ne sont pas quelques malheureux dollars qui vous arrêteront. Lorsque je vais au US Zippo Grand Prix de Watkins Glen pour y voir des voitures de course anciennes, je n’utilise pas mon privilège de journaliste. Je paie…et je profite d’un petit bain de foule pour découvrir le VRAI pouls du monde de l’auto, pas celui des «journalistes spécialisés»…parfois un peu biaisé…

 

Enfin, le moment est vraiment bien choisi…je vous souhaite un JOYEUX NOËL !

 

Éric Descarries

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Mardi 15 décembre 2009 | Mise en ligne à 11h01 | Commenter Commentaires (19)

La Buick La Crosse impressionne


 

Ouf! Une nouvelle semaine sous le «chaud» soleil du Québec, le temps de me remettre au travail et déjà une tempête de neige. En passant, j’aime bien vos commentaires sur vos pneus d’hiver. Je veux en lire d’autres! Donc, de retour au travail et je me retrouve au volant de la nouvelle Buick La Crosse.

 

Avant de vous livrer mes humbles impressions, je dois vous raconter ceci. La première fois que j’ai conduit la Buick La Crosse, c’est lors du lancement médiatique de l’auto ici même au Québec vers la fin de l’été. GM du Canada avait prévu des routes très représentatives de nos conditions de conduite dans les Laurentides. J’ai, par la suite, proposé mes premières impressions et des descriptions techniques de l’auto à quelques uns de mes clients. Vous ne croirez pas ceci mais ce qui intéressait plus ces gens, c’était la polémique entourant le nom La Crosse. Il y en a même un qui a refusé que je parle de cette nouvelle GM à cause du nom La Crosse : «Tu ne sais pas ce que veux dire une Crosse en français ? m’a-t-il dit. J’ai des jeunes chez nous, a-t-il continué, et ils utilisent ce mot-là tout le temps! Pas question d’en parler ici!» Exagéré? Non! Ce n’est pas exagéré, c’est vrai!

 

D’abord, je crois que tout le tapage qui s’est fait autour du nom La Crosse est tout simplement enfantin. D’accord, GM était déjà tombée dans le panneau dans le passé en remplaçant le nom La Crosse par Allure pour le modèle précédent de Buick. Notez que personnellement, je trouvais que le nom Allure était plus élégant, tout cela sans égard à la vulgarité que l’on veut donner au nom La Crosse. Mais, voyez-vous, je ne crois pas que ce soit à GM de corriger le nom La Crosse. Je crois plutôt que ce soit aux Québécois de respecter la langue française et d’éviter d’utiliser La Crosse dans un contexte vulgaire. Une «crosse», si vous regardez dans un dictionnaire, c’est un «bâton pastoral d’évêque ou d’abbé dont l’extrémité supérieure se recourbe en volute». C’est aussi le jeu que les Amérindiens jouaient avant l’arrivé des Européens. C’est également la partie postérieure d’une arme à feu. Enfin, La Crosse est de plus une ville américaine du Wisconsin située sur les abords de la rivière Mississippi (et je crois que c’est le nom de cette ville que GM voulait représenter). Est-ce assez? Corrigeons donc notre «français» et utilisons-le avec respect! Et surtout, ne blâmons pas GM. Qu’aurions nous fait si Audi avait persisté à baptiser son prochain coupé électrique E-Tron?

 

Vous venez d’être victimes d’une de mes séances de «chiâlage». Désolé. Mais c’est fini maintenant! Voici donc mon appréciation de la Buick La Crosse CXS qui m’a été fournie par GM du Canada. Il faut reconnaître que ce grand constructeur américain fait de superbes efforts pour redorer son blason. La renaissance de la marque Cadillac en est un bel exemple. Maintenant, on assiste au renouveau de la marque Buick, celle-là même qui a servi à William Durant au début du siècle dernier pour démarrer General Motors.

 

Buick a longtemps été considérée comme une marque d’importance non seulement sur le marché nord-américain mais aussi dans plusieurs parties du monde, notamment en Europe et en Chine. Durant les années soixante et soixante-dix, Buick était une marque avant-gardiste dont plusieurs véhicules affichaient une puissance remarquable. On n’a qu’à penser aux Riviera ou aux Grand Sport. Buick gagnait même régulièrement des courses en NASCAR et en NHRA! Que s’est-il passé pour que la marque soit galvaudée et qu’elle ne soit plus considérée comme une marque de «chars de p’tis vieux»?

 

Le renouveau Buick

 

Heureusement, Buick est à se reprendre. Elle le fait avec le superbe VUS multisegment Enclave et elle le continue avec la berline La Crosse. Espérons que la petite berline Regal (un nom légendaire pour Buick) à venir sera aussi convaincante!

 

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La Buick La Crosse affiche des lignes à la fois distinctives et contemporaines (Photo Éric Descarries)

 

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L’arrière de la Buick La Crosse 2010 est très fuyant (Photo Éric Descarries)

 

La berline La Crosse 2010 affiche une ligne des plus modernes qui, heureusement, ne se confond pas avec celle des multiples berlines de luxe surtout importées qui se ressemblent toutes. Il faut dire que sa calandre lui est distinctive. Notons que le design de l’auto est un travail conjoint entre les dessinateurs américains et leurs confrères asiatiques.   La Buick La Crosse est une voiture intermédiaire disponible en trois finitions, CX, CXL et CXS dont les deux premières sont mues par un moteur V6 à injection directe de 3,0 litres avec la traction avant (et une traction intégrale facultative avec la CXL) et la CXS avec un V6 de 3,6 litres à injection directe qui, avec ses 280 chevaux (contre 255 pour le 3,0 litres), est nettement plus performant. La seule boîte de vitesses disponible y est une unité automatique à six rapports. En passant, il devrait y avoir un quatre cylindres qui viendrait s’ajouter à la fiche technique plus tard dans l’année.

 

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Pour le moment, il n’y a que des moteurs V6 disponibles dans les Buick La Crosse (photo Éric Descarries)

 

Un intérieur invitant

 

Vous souvenez-vous de ces intérieurs un peu bizarres de Buick ? Regardez bien celui de la La Crosse. De bon goût avec des matériaux de qualité, cet intérieur spacieux peut enfin se mesurer avec brio aux intérieurs de voitures de grandes marques importées. Il est aussi très silencieux. (Incidemment, le bruit de la fermeture des portières est surprenant; il signale une grande solidité et une grande qualité de construction qui n’ont rien à voir avec le tintamarre des portières des GM d’il y a une quinzaine d’années!). Le tableau de bord est d’une conception élégante et je dois souligner ma grande surprise lorsque le système de navigation intégré au tableau de bord m’a averti par le biais d’une voix féminine que j’approchais d’une zone de construction. Et ça s’est produit deux fois! Décidemment, je dois vous dire que la totalité des accessoires électroniques de l’auto m’a impressionné. J’ai également bien apprécié le grand écran et la caméra de marche arrière! Et, malgré l’allure trapue de la caisse et ses glaces plus effilées, je n’ai pas eu à souffrir d’une visibilité masquée ! Ah oui! Les sièges étaient très confortables et les passagers d’arrière pouvaient profiter d’un bon dégagement pour les jambes. Le coffre, quant à lui, est suffisamment grand pour tous les bagages des passagers mais l’ouverture n’est pas des plus grandes et le seuil de chargement un peu trop élevé.

 

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N’est-ce pas que le tableau de bord de la La Crosse est bien dessiné? (Photo Éric Descarries)

 

Sur la route

 

Chanceux que je suis, j’ai pu conduire toutes les versions de la La Crosse tant l’été dernier qu’au début de l’hiver. Évidemment, il aurait été intéressant de conduire la version à traction intégrale dans la neige. Mais ma CXS d’essai à traction avant équipée de pneus d’hiver Bridgestone Blizzak WS60 s’est bien débrouillé en situation urbaine enneigée. Il faut dire que la version à traction intégrale ne vient qu’avec le V6 de 3,0 litres et celui-ci manque un peu de «vivacité» avec cette configuration mécanique. Quant à la consommation, elle s’est chiffrée à 13,9 L/100 km. Cependant, il faut se rendre compte que nous sommes rendus en hiver et que l’on doit composer avec le temps plus froid et des conditions plus glissantes qui ont fait patiner les roues avant plus souvent qu’à leur tour ce qui pourrait expliquer une consommation plus élevée que celle annoncée par le constructeur et EnerGuide. De plus, la majorité de l’essai s’est déroulé en situation urbaine.

 

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J’ai découvert cette Buick 1947 à Tremblant lors de la présentation de la Buick La Crosse au média l’été dernier. Quelque 63 ans séparent cette vieille Buick de la nouvelle version. (Photo Éric Descarries)

 

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Les deux Buick proposent une ligne arrière fuyante…rien de nouveau sous le soleil? (Photo Éric Descarries)

 

C’est surtout l’été dernier que j’ai pu profiter de la très bonne tenue de route de la La Crosse sur les routes des Laurentides. Je n’y ai noté que peu de bruits de suspension et le comportement général de l’auto était à la fois confortable et prévisible. On est loin des suspensions flottantes des vieilles Buick. Pourtant, elle demeure confortable. La direction y est relativement précise. Il y a bien le freinage que je trouve perfectible mais il n’est pas déficient.

 

De quoi être fier !

 

Je vous dirais donc que General Motors a de quoi être fière de sa nouvelle Buick La Crosse. Qui plus est, je n’hésiterai pas à la comparer à plusieurs voitures importées du type Lexus, Infiniti et plus même. Le prix de base d’une La Crosse CXS est de 40 7895$. Celui de ma voiture d’essai était de 49 070$ et cela inclut les frais de transport et près de 7 000 $ d’équipements optionnels dont le système de navigation à commande vocale (3 465$!) et le toit ouvrant (1 395$).

 

Petites suggestions de cadeaux de Noël

 

Tiens! Vous recherchez un cadeau de Noël original pour un mordu de l’auto que vous connaissez, que ce soit votre fils, votre frère, votre voisin, votre patron, votre beau-frère? Voici une suggestion facile et rapide, même pour un cadeau de dernière minute. Passez rapidement chez un libraire, dans un dépanneur, dans une pharmacie et achetez un magazine sur l’auto duquel vous retirerez la carte d’abonnement. Donnez le magazine en cadeau puis signalez à la personne chanceuse que vous l’avez abonnée à ce magazine (ce que vous aurez le temps de faire une fois de retour à la maison. Malheureusement, il n’y a pas beaucoup de publications en français sauf pour celles qui nous viennent d’Europe. Il ne reste plus grand-chose des éditions québécoises quoique je puisse mentionner Le Guide de l’Auto (essais routiers), V8 Passion (hot-rods et customs), Pole Position (course automobile). Mais du côté américain, on a le choix. Je suis un passionné de Hot Rod Magazine, Rod & Custom et surtout des publications sur les autos anciennes comme Collectible Automobile et toutes les publications de Hemming’s et, bien évidemment, les inévitables Motor Trend, Truck Trend, Car & Driver, Road & Track et Automobile Magazine. Du côté «British», je recommande fortement Classic & Sports Cars (maintenant disponible en version française mais dont je ne connaisse pas les rouages de l’abonnement puisque ça nous vient d’Europe) et MotorSport. En fait, si vous vous arrêtez dans un établissement spécialisé qui vend des centaines de magazines, vous aurez l’embarras du choix (vous y trouverez même des magazines sur les autobus, les tracteurs anciens et ainsi de suite). Et je suis certain que votre cadeau sera des plus appréciés puisqu’il durera toute une année!

 

Rendez-vous au Salon de l’auto de Montréal?

 

Bonne idée cette rencontre au Salon de l’auto de Montréal. Blueprint nous propose vendredi matin? Je crois pouvoir y être. On s’organise alors?

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