Ceux d’entre vous qui ont suivi l’actualité dans ce site Internet savent très bien que j’ai passé la semaine dernière à l’exposition SEMA (Speciality Equipment Market Association) dans la superbe région de Las Vegas. J’en ai d’ailleurs publié plusieurs photos tant dans monvolant.ca que dans le Cahier de l’auto de La Presse. Heureusement qu’il y a SEMA pour raviver la passion de l’automobile sinon….
En effet, elle existe toujours cette passion à SEMA. Évidemment, il est moins question de consommation de carburant mais plutôt de performance et surtout de finition et de «customizing», cette personnalisation des autos. SEMA, ce n’est pas nécessairement le rendez-vous des admirateurs de Toyota Corolla ou de Nissan Sentra ou autres autos du genre. Pourtant, on pouvait y voir des Toyota Prius modifiées et même des Smart personnalisées. Par contre, c’était surtout la place des mordus de «pony cars» car les Camaro y abondaient. Il y avait aussi plusieurs Mustang et Challenger en plus de hot-rods et customs traditionnels. Et je m’y suis régalé. En effet, je suis un peu «old school» et je m’émerveille toujours devant l’ingéniosité des bricoleurs qui savent bien transformer une auto. En tant que chroniqueur d’autos, je ne me sens pas l’obligation de m’en tenir qu’aux autos courantes ou toutes nouvelles et surtout qu’aux autos ne représentant que l’économie de carburant ou le respect de l’environnement (malgré que j’y participe quand même). L’auto, c’est une passion dans tous ses sens et l’exposition de la SEMA représente très bien cette passion.
Tout d’abord, j’aimerais féliciter notre compatriote Luc Chartrand qui a finalement su impressionner le petit monde de l’automobile d’exception en dévoilant à SEMA son prototype Pléthore. Il nous l’avait promis pour le salon de Francfort mais une série d’évènements tous plus obscurs les uns que les autres lui ont empêché de se rendre en Allemagne. Mais il nous avait aussi promis d’être à SEMA à Las Vegas et, cette fois, il a tenu promesse. Mieux encore, la Pléthore faisait partie du prestigieux stand de Dupont Registry où elle a connu un grand succès! Et je le sais, j’y étais! La Pléthore pourrait ne pas être au salon de Montréal car elle est enregistrée à un évènement Barrett-Jackson qui se déroule en même temps dans le sud-ouest américain. On y perd certainement! Plus encore, j’ai appris que le camion-remorque qui transportait la Pléthore de retour à St-Eustache a été impliqué dans un accident de la route. Heureusement, selon Luc Chartrand, même si la voiture s’est détachée de ses amarres dans la remorque, les dommages lui sont minimes.
Malgré les sceptiques, la Pléthore a connu un certain succès à l’exposition de la SEMA à Las Vegas (Photo Éric Descarries)
Parmi les autres autos qui m’ont impressionnées, il y avait une sorte de réplique de Pontiac Trans Am de 2010 fabriquée par le préparateur américain Lingenfelter à partir d’une Chevrolet Camaro de la toute dernière génération. Quelle réussite! Malheureusement, la marque Pontiac n’existe plus ce que je m’explique difficilement. J’ai toujours eu un penchant pour Pontiac chez GM. Cette marque m’a toujours semblée «vivante» et le style de ses voitures m’a toujours paru plus excitant que celui des Chevrolet même si la base en était la même. J’ai peine à croire que l’on a sacrifié les GTO, les Trans-Am, les Grand Prix et les Bonneville, des marques légendaires dans le monde de l’automobile américaine et dans celui de la voiture de performance.
J’ai été impressionné par la «Trans Am» LTA de Lingenfelter (Photo Éric Descarries)
Il y avait aussi cette autre réplique de Trans Am plus récente à SEMA (photo Éric Descarries)
SEMA, c’est le salon de la performance et de l’ingéniosité à l’américaine (malheureusement, ce n’est pas un salon publique mais un «trade show» réservé au professionnels de l’auto). On peut y voir plus d’un millier d’autos et de camionnettes (c’est à croire qu’il s’agit ici de la plus grosse exposition d’automobiles au monde) mais très peu d’entre elles (s’il y en a) sont d’origine. Curieusement, les grands constructeurs d’automobiles y présentent leurs produits de performance. Ford y avait un stand énorme où l’on pouvait y voir plus d’une vingtaine de prototypes et voitures modifiées en plus de moteurs de course qui ont fait l’histoire de la compagnie. GM y avait aussi un stand impressionnant avec des voitures conceptuelles uniques. Quant à Chrysler, son stand Mopar ne manquait pas d’intérêt. Honda y avait non seulement ses voitures modifiées (incluant une auto Indy Car) mais aussi son tout nouveau Crosstour! Hyundai y mettait en vedette ses coupés Genesis alors que Kia y démontrait d’intéressantes versions de Forte et de Soul! Chez Subaru, il fallait voir les incroyables Outback modifiées et autres Subies refaites. Toyota y était avec sa Lexus LF-A et avec un stand plein de surprises incluant des versions modifiées de… Prius.
Saleen a présenté sa nouvelle S281 2010 à SEMA (Photo Éric Descarries)
Subaru avait des autos extraordinaires à son stand (Photo Éric Descarries)
Les Prius sont déjà «customisées» aux États-Unis (Photo Éric Descarries)
Oui! Les voitures hybrides et même électriques ont commencé à faire leur apparition à SEMA. J’y ai vu des Prius modifiées, des voitures électriques faites sur mesure et des Smart «custom». Il y avait même un «hot-rod» à moteur électrique. Que doit-on en déduire? Que, même si l’on abolissait complètement les moteurs à essence (ce dont je doute), la folie du «hot-rodding» ne mourrait pas en Amérique. Après tout, un moteur électrique, ça se «bouste» aussi, n’est-ce pas? Mais vous ne m’enlèverez jamais le son d’un bon vieux V8 avec des échappements libres…
Mon coup de cœur à SEMA? Un hot-rod basé sur un camion Peterbilt (Photo Éric Descarries)
Honda présentait sa Crosstour à SEMA…(Photo Éric Descarries)
Un hot rod à moteur électrique…l’avenir? (Photo Éric Descarries)
Remerciements à Rousseau Communications (Pneu Mag, Tire News, Le Garagiste, Car Care Business, Le Carrossier, Cam Auto, Fleet Digest et autosphere.ca) pour leur aide et collaboration.
Ça se peut-ti?
Malgré mon «statut» de chroniqueur automobile, je dois passer par certaine «étapes» qui touchent aussi bien souvent les consommateurs. Voyez-vous, je suis propriétaire de quelques autos et ma famille a aussi ses propres autos privées, rien qui n’est «commandité» par des constructeurs d’autos, croyez-moi. Tout comme nos lecteurs, je dois passer par certaines «injustices» de l’entretien automobile, des situations que je comprends difficilement. Par exemple, mon fils, qui possède une voiture allemande reconnue 1997 (une superbe BMW bien entretenue… tient-il du «bonhomme»?), est aux prises avec une transmission automatique qui lui joue des tours. Elle fonctionne bien pour le premier et deuxième rapport mais elle est imprécise pour le troisième et le quatrième rapport. Ce n’est pas la première fois que j’essaie des voitures dont la transmission fait défaut. Dans le cas de la sienne, rien n’indique que les éléments mécaniques de cette boîte font défaut. Les passages sont francs et précis, si on les provoque manuellement. Mais ils «décrochent» en troisième ou en quatrième. Bilan? Semble-t-il qu’il soit question d’une perte de pression ou d’un défaut de sélénoïde électronique, quelque chose qui devrait être réparable, peut-être même de l’extérieur. Mais savez-vous combien on nous charge pour la réparation dans un atelier privé? Près de 3,000 $! Parce que, semble-t-il, pour cette auto allemande, il faut tout changer. Ironiquement, cette transmission est une 4L30E de…General Motors ! Oui, vous avec bien lu, de GM! Mécaniquement, elle est en ordre. Le problème, c’est que les réparateurs de transmission que je connais me disent qu’ils n’ont pas les «outils» nécessaires pour la réparer car ils viennent du constructeur allemand (et celui-ci chargerait encore plus cher pour la réparer!) ! L’un d’entre eux à que je me fie depuis des années ne peut même pas y toucher car il ne possède pas ces éléments qui lui coûteraient une fortune à posséder. Sinon, ce serait d’un facilité déconcertante…souvenez-vous, c’est une transmission de GM! Une mécanique facilement réparable par un bricoleur (lire «hot-rodder») un peu avancé! Et à quatre rapports de surcroît! Difficile à avaler! Plus encore, j’ai demandé à ce réparateur réputé combien il en coûterait de réparer la C4 automatique à trois rapports de ma vieille Lincoln Versailles si elle venait à faire défaut. «Environ 600$», m’a-t-il répondu! Quoi? Quelque 2400$ de différence? Pas parce qu’il n’y a pas de quatrième rapport. Parce qu’il n’y a pas de «cochonnerie» électronique..rien qui n’empêche la Lincoln de fonctionner comme un charme malgré ses plus de trente ans! Encore plus difficile à avaler. Imaginer dans sept à huit ans d’ici combien il en coûtera pour réparer une de ces nouvelles transmissions électroniques à sept ou huit rapports (et certaines d’entre elles feront défaut, croyez-moi)? Huit, dix mille dollars? Pas surprenant que je sois «old school» ! Toute cette technologie n’a plus de prix! «Cash for clunkers», des «Sous pour votre bazou»? Pas surprenant qu’une auto n’ait plus de valeur après six ou sept ans. Pourtant, les voitures modernes sont conçues pour durer plus longtemps que jamais. Mais on ne voudra pas y dépenser autant d’argent pour les réparer…et on les enverra à la «scrap»! Et on me casse les pieds avec l’économie et la conservation de l’environnement. Les autos modernes ne dureront jamais comme les anciennes autos, pas parce qu’elles sont moins bien construites, au contraire. Parce qu’elles coûteront une véritable petite fortune à réparer pour des pièces courantes…La conservation de l’environnement? Je commence à en douter!



















lebeaufrancois
11 novembre 2009
12h09
Bonjour Éric,
Trés bon commentaire. On oubli trop souvent dans l’équation environnementale que la consommation d’essence n’est pas la seule donnée à considérer. La pollution causé pas la recherche et développement ainsi que la disposition du véhicule en fin de vie est très important(par exemple les piles de voitures hybrides). Une étude sérieuse provennat d’une université américaine ( dont le nom m’échappe)démontrait qu’en prenant en compte tous les facteurs:R&D, conception, consommation et disposition, on avait la surprise que le véhicule le plus environnental de l’industrie est le …Jeep Wrangler!!! Preuve que l’on peut conserver sa passion pour l’auto tout en respectant l’environnement! Enfin, La réplique de Trans-Am est nettement plus réussie que la Camaro.
raoul914
11 novembre 2009
16h41
Pas pire la Pirus tunée. Je me fait déja poser des questions sur la mienne depuis que j’ai mis des mags plus agressifs que ceux d’origine.
Pour la BMW il ne serait pas plus simple d’acheter une transmission usagée à la casse ? C’est le problème de plusieurs voitures “exotiques”, leur valeur de revente est souvent très basse parce que l’entretien est trop dispendieux. La Porsche 928 a ce problème depuis longtemps. J’ai connu un gars qui achetais des vieilles Jaguars avec des problèmes de moteur et mettais des V8 Américains à la place…
benlevelo
11 novembre 2009
23h34
@M. Descarries
Ayoye ! Faudrait pas que vous gagnez le million à la 6/49 car j’ai l’impression que votre garage aurait quelques Hot Rod sous son toit ! J’avais vu cette très spéciale STi sur un site américain. Se serait l’idéal pour circuler dans les rues de Montréal un jour de tempête, que dis-je, avant que les rues soient déneigées ! ( plusieurs jours !! )
Pour la « fragilité » des autos actuelles, faudrait pas trop exagérer. Il me semble qu’il n’y a pas si longtemps que ça, on tombait en panne beaucoup plus fréquemment et souvent. Ok pour l’électronique et toutes ces aides à la conduite qui coûteront sûrement un bras à la longue mais à voir les gens « maltraiter » leur bagnole, eh ! bien , ils courent après. Pas pour rien qu’on essaie de nous vendre ces garanties à long terme.
Pneus:
Je commence à avoir des remords de ne pas avoir choisis les Michelin X-Ice Xi-2 ! $100 de plus que les Toyo Garit KX, mais pour au moins 3 hivers, la différence se prendrait bien. Juste à voir si mon garagiste voudrait bien faire le changement… Qu’en pensez-vous chers blogueurs ??
Blueprint
12 novembre 2009
07h54
@Éric
Les problèmes de votre fils viennent renforcer ma phobie des transmissions automatiques. Ces fichues boîtes sapent tout : le plaisir, le confort (ralentissez à moins de 8 km/h avec une automatique et accélerez subitement pour voir … elle hésite et se “clonque” finalement sur un rapport), la consommation, le contrôle et enfin la fiabilité.
Un embrayage, ça s’use, mais c’est en moyenne pas mal moins coûteux à remplacer. Seules nos fourgonettes ont été achetées neuves avec des automatiques, faute d’alternative. Les boîtes Aisin qui équippent les Mazda MPV ont un problème notoire de gestion électronique, et il faut “reflasher” l’ordi de la transmission régulièrement. Quand à celle de l’Odyssey, elle est mécaniquement fragile, comme pour toutes les “slushbox” Honda que la firme ne semble pas arriver à maîtriser.
Si on pouvait copier l’Europe un peu … là-bas, les automatiques sont invendables !
woulf
12 novembre 2009
10h31
C’est certain qu’on en vient à regretter les vieilles mécaniques, que l’on pouvait faire réparer n’importe où.
Les constructeurs ont compris que c’était bien plus intéressant de garder leur clientèle captive pour les entretiens… Et je l’ai beaucoup vu en Europe, où non seulement il faut acheter le matériel de diagnostic pour chaque marque ou presque (BMW, mais aussi Renault et Citroën pour ne citer qu’eux), mais en plus, mon garagiste me disait qu’à chaque année, il devait racheter le nouveau CD-Rom/DVD contenant les données des modèles de l’année.
Sans parler des dispositions des mécaniques, qui obligent souvent pour des remplacements simples (courroies par exemple) à de longs démontages… Finalement, les véhicules king size, ça a des avantages…
Ceci dit, pour avoir fait checker justement une BMW 2005 à la fin de sa garantie, tout l’historique du véhicule est ressorti sur l’écran et c’est tout de même intéressant d’en apprendre autant.
PYTHON-1
13 novembre 2009
11h21
L’histoire de votre fils met en perspective une donnée qu’on ne lit jamais dans les essais auto : les couts d’entretien. On peut dire ce que l’on veut des voitures américaines, ça n’a jamais été dans la culture de GM, Ford ou Chrysler de charger de charger des prix exorbitants pour leurs pièces. Du coté des importés, c’est une autre chose. Les plus grandes histoires d’horreur que j’ai vu : Suzuki, des démarreurs à 950$, Subaru, des flexibles d’échappement à 600$ (pour un tuyau de 12 pouces), un kit complet de frein chez Honda (disque + garniture Pilot/Ridgeline) à 1700$, 75$ pour une durite de radiateur sur une Toyota Yaris, le même morceau coute 11$ sur une Cavalier.
C’est du vol et comme ces données sont rarement disponibles, les propriétaires en font la découverte une fois l’auto achetée.
felixc
13 novembre 2009
13h34
Ouais, rien que changer les bougies sur une minivan qui a un V6 transversal est impossible pour monsieur toulmonde. Toute la motorisation est assemblée à part puis insérée par le dessous, alors bonne chance pour les réparations.
Je doute que les garagistes indépendants puissent avoir accès aux banques de données sur les véhicules qu’ils ont à réparer. Par exemple lorsque le voyant ABS s’allume, et que ce système n’est pas supporté par l’ordi de bord, il ne donnera pas de code OBD pour préciser un peu ce qui se passe. Ca devient de l’essai et erreur, et on est à la merci totale du concessionnaire. Même les manuels de type Haynes suggèrent de s’en remettre au concessionnaire. Pourtant il est fort probable que pour un modèle/année donné la plupart des troubles et leurs solutions sont connus et listés.
Cela revient-il à dire qu’il vaut mieux y aller pour l’auto la plus cheap possible et s’en débarasser dès que ça devient compliqué, puisque même une auto chère ne durera pas vraiment plus longtemps et que de toute façon le manque de pièces et de matériel pour les réparer va les faire finir à la poubelle dans 15-20 ans.
Histoire de pneus d’hiver: Sur ma Subaru de 15 ans que je n’ai pas l’intention de conduire comme un pilote de course durant l’hiver, j’ai décidé d’essayer des pneus d’hiver au plus bas prix possible. J’ai trouvé des Nexen Winguard 231, à $58. pour des 185/70R14. Malgré leur sculpture aggressive ils sont d’un silence vraiment étonnant et à date la réaction au volant ne me semble pas bien différente des autres pneus d’hiver que j’ai eu dans le passé. Je ne suis pas inquiet pour la grosse neige. Reste à voir leur tenue sur la glace et à température très basse. Cette voiture ne mange pas ses pneus, alors je ne suis pas inquiet non plus pour leur usure. Peut-être plus pour leur résistance aux nids de poule du Québec.
raoul914
14 novembre 2009
16h04
Je ne pense que que les concessionnaires font leurs profits sur la vente des autos neuves mais plutôt sur les extras qu’ils ajoutent à la fin comme le financement et les garanties prolongées et surtout sur la maintenance. Ce n’est donc pas dans leur intéret de vendre des autos faciles à réparer et c’est une des raisons pourquoi on attend encore après les autos électriques: il n’y aura presque pas de maintenance à faire dessus…
benlevelo
14 novembre 2009
20h54
@raoul914
Selon un expert, le parc automobile électrique ne comptera que pour 25% des immatriculations en… 2050 !! Armons-nous de patience et ce n’est pas demain la veille qu’Hydro-Québec deviendra la nouvelle Mecque.
Pour ceux que ça intéresse de savoir le coût réél de leur auto et même si c’est un site américain, allez sur www.edmunds.com et cliquez sur TCO, pour “true cost to own”. Pour entrer un zip code, prenez-en un des états de la Nlle-Angleterre ( pour le climat??) ex. le 05430 = Vermont etc. C’est très instructif de voir comment nos bagnoles nous siphonnent les goussets !
raoul914
15 novembre 2009
11h11
Ils me donnent $31,000 pour ma Prius sur 5 ans, c’est décourageant mais c’est moins qu’une Matrix, une Mazda 6 ou une Jetta. C’est la consommation qui fait la différence sur 5 ans.
On sait que l’essence est moins chères aux US mais je remarque que les assurances coutent plus cher.