Il faut avouer que GM n’a jamais connu le succès espéré avec son ancien modèle SRX de Cadillac. Quoique ce fût un véhicule que j’aimais bien, il semble que les consommateurs n’étaient pas du même avis. La SRX était à la fois une version familiale de la berline CTS qui se voulait en même temps une sorte de VUS multisegment. C’était peut-être là l’erreur! Lorsqu’un véhicule chevauche deux segments à la fois, ce n’est pas toujours un gage de succès sur le marché.
Donc, Cadillac a compris que pour remplacer l’ancienne SRX, il lui fallait créer deux voitures distinctes, la version familiale sportive (souvent appelée Touring) de la nouvelle CTS, la Sport Wagon, et un véritable VUS SRX. Mais voilà, Cadillac a déjà de gros VUS. Donc, les ingénieurs de la marque ont décidé de créer une toute nouvelle SRX mais cette fois pour le créneau des intermédiaires.
Si vous trouvez que la nouvelle SRX ressemble étrangement à la nouvelle Equinox, vous n’hallucinez pas. Moi aussi. Mais même si, chez Cadillac, on avoue utiliser une base « semblable », on nous assure que la SRX n’a rien à voir ou presque avec l’Equinox. D’ailleurs, elle n’est pas construite à l’usine de CAMI à Ingersoll en Ontario comme les Equinox et GMC Terrain. Elle nous vient de Ramos Arizpe au Mexique!
La ligne de la Cadillac SRX est définitivement unique (Photo Éric Descarries)
La nouvelle SRX intermédiaire est disponible avec un V6 de 3,0 litres qui fait 265 chevaux ou un V6 turbo de 2,8 litres qui développe environ 300 chevaux. Vu que ce dernier ne sera disponible qu’au printemps prochain, j’ai eu droit à la SRX avec le V6 de 3,0 litres pour un essai d’une semaine. Incidemment, toutes les SRX sont livrées avec une boîte automatique à six rapports (avec commandes manuelles au levier, ce que j’ai utilisé surtout pour le rétrogradage) et avec la traction avant ou intégrale. Mon véhicule d’essai était, justement, à traction intégrale.
Inutile de vous faire la description extérieure de l’auto, les photos parlent d’elles-mêmes. Cependant, seulement à regarder les énormes feux d’arrière, je me demande combien il en coûtera pour en remplacer un après un accrochage. Car, pour la visibilité arrière, disons que la SRX n’offre pas beaucoup de facilité. Les petits détecteurs « radar » dans le pare-chocs y sont alors très utiles. Mais lorsqu’on fait marche arrière et que l’on est très près d’autres véhicules stationnés, comme dans un centre commercial, les détecteurs d’avant entrent aussi en fonction et toute cette cacophonie d’avertisseurs sonores cause un peu de confusion.
Je me demande combien il en coûterait de remplacer ces grands feux arrière? (photo Éric Descarries)
Sur la route
En fait, c’est la troisième fois que je conduis la SRX. La première fois, c’était lors de son lancement officiel en septembre dans le nord du New York. J’ai même eu l’opportunité d’essayer brièvement la version turbo qui, selon GM, devrait donner un meilleur rendement énergétique (juste un peu moins de consommation) mais dont les performances m’ont parues semblables à celles de la version à 3,0 litres. En fait, je me demande vraiment pourquoi ils offrent le turbo…
Le moteur V6 de 3,0 litres est parfois un peu juste (Photo Éric Descarries)
La deuxième fois, ce fut lors du concours de la Voiture de l’année de l’AJAC où j’ai pu la comparer à sa concurrence (Lexus RX, Acura MDX, etc…) Au cas où vous vous demanderiez…non la SRX n’a pas été choisie comme la première de sa catégorie. Cette fois, c’est autour de Montréal que je l’ai conduite tant en condition urbaine que sur autoroute. L’idée de Cadillac est de faire de ce véhicule un VUS sportif. Disons que le mot sportif me semble un peu fort ici. Luxueux, ça va. Sportif? Ce serait vraiment à la limite. J’ai trouvé que les accélérations étaient un peu justes alors que les reprises ne m’ont pas impressionné. Le moteur « grogne » très fort mais on n’y sent pas la performance. La tenue de route, par contre, était respectable, surtout grâce aux roues optionnelles de 20 pouces (avec pneus d’hiver!) qui l’équipaient . La direction était relativement précise et le freinage au point. Mais rien de spectaculaire! Faut dire qu’à plus de 4 367 livres (1 981 kilos), l’agilité y est hypothéquée!
Question confort, sauf pour une suspension parfois très ferme, c’était bien. Les sièges de cuir m’ont paru confortables et l’espace arrière suffisant. La SRX peut accueillir cinq passagers. Pour les bagages ou le cargo, le hayon s’ouvre par contact ou commande électrique et on peut en régler l’ouverture. À son maximum, même un utilisateur de plus de six pieds ne s’y cognera pas la tête. Cependant, il faut être prudent dans un garage plus bas (comme dans mon abri d’hiver) car le hayon ira taper les barreaux ou le plafond et il redescendra aussitôt sans que vous ayez pu l’arrêter! Mentionnons qu’il y a une toile cache-bagage intégrée à ce compartiment. On y voit aussi un rail en U qui peut servir à la gestion du chargement.
Le hayon peut être ajusté pour ouvrir à divers degrés (Photo Éric Descarries)
L’aménagement du tableau de bord est assez élégant et de bon goût. La plupart des commandes sont facilement atteignables mais celle qui régit l’affiche au centre du compteur de vitesse (pour le compteur journalier, la distance à parcourir avec le réservoir, la consommation moyenne ou l’affichage numérique de la vitesse), il faut l’étudier et la pratiquer avant de la maîtriser.
Le tableau de bord affiche un style intéressant (Photo Éric Descarries)
Oui, ce fut une semaine agréable au volant de la SRX mais pas nécessairement au-delà de mes attentes. Le petit véhicule a beaucoup de style et surtout, il est très reconnaissable. Le prix affiché de ma SRX d’essai était de 53 715 $ incluant les frais d’expédition. Quant à la consommation, j’ai obtenu un résultat de 10,9 litres au 100 km.
Ford et son nouveau Super Duty
Ce travail de chroniqueur automobile nous amène parfois dans des endroits totalement inusités où jamais je n’aurai cru mettre les pieds. Parfois, c’est dans le Cercle Arctique, d’autres fois, c’est dans les déserts américains…Le plus au nord ou j’ai été, c’est en Laponie au nord de la Finlande près de la mer de Mourmansk, le plus au sud, c’est à Ushuaia en Argentine. Mais à la foire agricole Agribition de Regina en Saskatchewan, celle-là, je ne m’y attendais pas. C’est à cet évènement très…agricole que Ford du Canada a choisi de faire le lancement (canadien) de son nouveau pick-up F Super Duty (en l’occurrence le F-250) 2011. Nous n’y avons pas conduit le camion mais nous avons eu des discussions intéressantes avec les ingénieurs de Ford de Dearborn. En même temps, j’en ai profité pour renouer avec…les chevaux, les chèvres (ils ont des concours de chèvres, là!), les bœufs, les tires de chevaux et ainsi de suite. J’ai ai même découvert le tout nouveau tracteur New Holland Boomer N8 qui est une version modernisée du petit tracteur Ford N8N du début des années cinquante, un petit véhicule agricole qui s’est produit à plus d’un demi-million d’exemplaires. Ford ne produit plus de tracteurs de ferme ayant vendu cette section de son entreprise à Fiat puis à New Holland. Le prix du nouveau 8N? Environ 40 000 $. Juste par curiosité…
Ford a lancé son nouveau Super Duty à l’Agribition de Regina en Saskatchewan…(Photo Éric Descarries)
New Holland a reproduit le style très reconnaissable du petit tracteur Ford 8N (en arrière-plan) avec son Boomer 8N. (Photo New Holland)
De retour vers les pick-up.
Plusieurs d’entre vous ont lu, soit dans La Presse ou soit dans monvolant.ca mon dossier sur les gros pick-up 2009 qui reprennent les commandes des ventes tant au Canada qu’aux États-Unis. J’en ai lu les diverses réactions. En fait, je ne sais toujours pas pourquoi tant de gens pensent que ceux qui achètent des pick-up ne le font que par caprice. À quelques exceptions près, tous ceux que je connais qui ont des pick-up les utilisent pour des fins de travail. Il existe auprès de trop de gens (je crois que je pourrais dire de « citadins ») une hantise des pick-up et une haine envers ceux qui les utilisent. Non, le phénomène du pick-up n’est pas strictement américain (ils ont le dos large, les Américains). Même au Québec, les pick-up sont très appréciés. Si l’on sort d’un centre urbain, il est facile de constater que le pick-up est, pour bien des gens, leur premier véhicule. D’ailleurs, faites un rapide calcul de la population en Amérique du Nord (environ 320 millions d’Américains plus environ 30 millions de Canadiens pour un total approximatif de 350 millions de Nord-Américains) et soustrayez-y les gens qui vivent en milieu urbain (j’y ai identifié les véritables grands centres, soit, dans notre cas, Montréal avec 3 millions d’habitants, Toronto avec 5 millions, Vancouver avec un million, Boston, deux millions, New-York, 10 millions, Washington, deux millions, Miami, un ou deux millions, Detroit , trois millions, Chicago, six millions, Houston, trois millions, Los Angeles, environ 15 millions et San Franciso environ trois millions et disons une dizaine de millions de plus du total de plusieurs villes nord-américaines et canadiennes), il nous reste encore plus de 250 millions de nord-américains qui vivent en dehors des grands centres urbains, surtout en campagne. Pas surprenant de constater que les pick-up puissent les attirer plus qu’une petite auto économique. Que feraient-ils avec une Hyundai Accent ou un Ford Fiesta? Venez faire un petit tour à Regina (environ 300 000 habitants) et vous verrez comment les pick-ups sont chargés ici. Et c’est pareil presque partout en Amérique du Nord.
À lopus
En effet, je crois moi aussi que Ford «modifiera» l’intérieur d’une Taurus de police. La console disparaîtra certainement. Mais déjà, des amis policiers me disent que la Crown Vic sera dure à battre…sauf dans la neige! Incidemment, l’un d’eux m’a appris que les Explorer 2RM que la Police de Montréal a déjà eue durant les années quatre-vingt dix avaient été fortement appréciées pour leur grand espace intérieur (avez-vous vu l’équipement que ces gars et filles doivent transporter sur eux?). Malheureusement, il semble qu’un échevin (je ne sais pas lequel) en avait fait tout un plat en avançant que les citoyens se seraient dits que les policiers étaient «gâtés avec des VUS»! C’est pourquoi les Explorer ont disparu!
À blueprint
Vous êtes certains des transmissions Torqueflyte de Chrysler dans les Jaguars? Parce que mes frères ont converti une bonne douzaine de Jags des années soixante-dix avec des moteurs Chevrolet tout simplement parce que la transmission était un produit GM (Turbo 400, si je ne m’abuse). D’ailleurs, un de mes frères a toujours une superbe XJS TWR 1976 avec un Chevrolet 350 Mr Goodwrench…
À mark de_rail
On a pensé à une usagée (et à vendre la BM par après) mais vu que mon fils a décidé de garder l’auto, nous avons opté pour un travail plus sérieux. Quant à Fix Auto, c’est drôle que vous en parliez car on en souligne souvent le nom à nos émissions de NASCAR à RDS (ils ont déjà été un de nos commanditaires…)
À benlevolo
Oui, elle sera très coûteuse la Volt. Et je me demande, si le prix de l’essence demeure aussi bas pendant quelques années, si ce ne sera pas un échec…comme tant d’autres expériences du genre…
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