Éric Descarries

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    Chroniqueur automobile depuis près de 20 ans, Éric Descarries a été adjoint à la rédaction de L'Almanach de l'auto de 1985 à 1999...
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    Mercredi 21 octobre 2009 | Mise en ligne à 8h30 | Commenter Commentaires (15)

    Chrysler, Cobra et compagnie


     

    Je viens de terminer le visionnement d’une émission de télévision sur la Grande Dépression de 1929 à la télé de Radio-Canada (RDI). WOW! C’est fou les ressemblances de cet évènement historique avec ce que l’on vit actuellement. Ironiquement, selon ce que l’on disait dans l’émission, ce sont les constructeurs d’automobile qui ont, les premiers, déclenché le retrait des parts et actions de la bourse de New York, General Motors en tête. À cette époque, Chrysler n’était qu’un «géant» naissant. Pourtant, le constructeur a réussi à passer au travers la tempête. Vous allez me dire que c’était comme cela «dans le temps». Mais il y a réussi. Il a aussi réussi à se redresser au début des années soixante grâce à l’aide du designer Virgil Exner. Puis, ce fut le redressement du début des années quatre-vingt avec l’aide de Lee Iacocca (curieusement, Exner et Iacocca venaient tous deux de Ford). À la fin des années quatre vingt, Chrysler se remettait d’une sorte d’échec d’union avec Renault (American Motors). Pourtant, le constructeur en sortait gagnant avec l’acquisition de Jeep (alors la propriété d’American Motors/Renault).

     

    Puis vînt l’union avec Daimler-Benz. J’étais à ce fameux «party» du début janvier de 1998 à Detroit alors que le constructeur allemand célébrait son entente avec Chrysler (qui allait éventuellement être considérée comme une prise de pouvoir tel que décrite dans le livre «Taken for a Ride» (On s’est fait embarqué!)). Il en avait coûté des millions pour transformer un vieil entrepôt de Detroit en salle de réception extraordinaire. Plus de trois mille personnes avaient été invitées à ce «party»…il y a eu une tempête de neige au dessus de Detroit, ce qui a paralysé l’aéroport. Je m’y étais rendu en…train jusqu’à Windsor, Ontario, de l’autre côté de la rivière Detroit. Il y est venu moins de 2000 invités…un présage du fiasco à venir! Et j’avais alors prédit à mon grand ami d’alors Jacques Rainville (aujourd’hui décédé), que ce serait un échec !

     

    Sans vouloir m’attirer quelque gloire que ce soit, j’ai eu raison! Chrysler a d’abord échoué avec Peugeot (alors qu’il tentait d’en vendre les produits en Amérique), avec Renault puis avec Daimler-Benz. Cette fois, il s’aligne avec un autre constructeur européen, Fiat. Réussira-t-il cette fois?

     

    J’ai pris livraison d’une Jeep Wrangler Unlimited d’essai la semaine dernière. Ce n’est pas la première fois que je conduis une Jeep de la dernière génération et je ne vais pas élaborer sur ce modèle encore une fois. En recherchant un peu dans les archives de ce blogue, vous y trouverez deux ou trois impressions de conduite de la Jeep Wrangler, au besoin. 

     

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    La toute récente Jeep Wrangler Unlimited est une valeur sûre (photo Éric Descarries)

     

    Des valeurs sûres

     

    En fait, c’est au volant de ce véhicule que je me suis demandé comment une compagnie offrant des véhicules aussi «solides» que la Jeep ait pu en arriver là ? Jeep est une marque légendaire que tout constructeur aimerait avoir dans sa lignée. Mais encore faut-il savoir en profiter! Daimler-Benz était plus intéressé à promouvoir ses  propres tous-terrains. Pas besoin de Jeep ici! Mais Fiat, le nouveau partenaire (euh…propriétaire?) de Chrysler a besoin de Jeep. Il n’a pas de tel véhicule dans sa gamme. Il n’a pas de fourgonnette aussi légendaire que la Grand Caravan non plus. Et il n’a pas de remplaçante à sa grande berline Lancia (dont le succès est, avouons-le, mitigé en Europe) ce que la nouvelle génération de 300 pourrait créer! Fiat n’a pas de camionnette pick-up pour l’Amérique du Sud (là où le constructeur italien connaît quand même un certain succès)…ni de Jeep.

     

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    La Jeep Wrangler Unlimited au Mont Tremblant (photo Éric Descarries)

     

    D’autre part, Chrysler n’a pas de petite voiture pour attaquer le marché mondial (quoiqu’il n’en ait pas tant de besoin en Amérique). Et Fiat, qui voudrait revenir dans le marché automobile le plus lucratif au monde, l’Amérique, n’y a pas de concessionnaire. Par conséquent, voilà un mariage, comme le disent nos amis américains, «made in heaven»! Cette fois, la recette sera-t-elle un succès? C’est à espérer. Les chances semblent meilleures puisque le président de Fiat, Sergio Marchionne, a travaillé longtemps en Amérique du Nord (surtout à Toronto). Il connaît bien le marché nord-américain.

     

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    Méfiez-vous des beaux chevreuils à Tremblant…ils traversent la route sans crier gare! (photo Éric Descarries)

     

    Quant à moi, quand je conduis un véhicule comme la Jeep Wrangler Unlimited, je ne peux m’empêcher de penser comment le constructeur a réussi à combiner à la fois l’utilité sportive d’un tel véhicule tout-terrain avec son aspect «civilisé» qui nous permet de parcourir à la fois les autoroutes nord-américaines et les sentiers les plus exigeants du monde! Et tout cela à n prix abordable! Rien à voir avec les Land Rover…!

     

    Au cours des semaines à venir, je vais garder un œil plus attentif à l’évolution de Chrysler. On devrait en apprendre des nouvelles. Mais je vais aussi conserver le respect que je porte envers le constructeur qui nous propose des véhicules aussi utiles et importants que les Jeep, les Grand Cherokee, les Ram et les berlines Chrysler et même Dodge!

     

    Hommage à un petit constructeur québécois

     

    Tiens, pourquoi ne pas en profiter pour souligner l’excellent travail d’un de nos petits constructeurs d’automobiles, Michel Pigeon? Michel n’est pas Henry Ford. Sa production se limite à quelques autos par année. Il construit, à partir de son atelier de Sainte-Julienne au nord-est de Montréal, de superbes répliques de Cobra et de Ford GT des années soixante. Ses autos excitent encore les sens de «vrais» mordus de l’automobile, des gens qui aiment encore plus «conduire » une auto que se faire conduire. Ou est-ce le contraire? Si sa gloire est de faire des répliques presque parfaites de Ford GT40, ce sont ses Cobra qui lui attirent le plus de clients.

     

    Pour ceux qui n’y étaient pas dans les années soixante, les Cobra étaient des voitures à deux places, des roadsters, de fabrication anglaise mais mues par un moteur Ford V8 de 4,9 ou 7,0 litres. Les Cobra des années 63 à 66 se sont méritées la réputation de voitures les plus rapides au monde. C’est le pilote américain Carroll Shelby qui a eu la brillante idée de glisser des Ford V8 dans les châssis de voitures AC et créer ainsi une véritable légende du monde automobile, la Cobra. Il y a eu environ 960 véritables Cobra sur le marché. Mais aujourd’hui, on ne compte plus le nombre de «répliques» de Cobra dans le monde, surtout des «kit cars»!

     

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    Une Cobra de Pigeon Performance peut ressembler de près à la version originale (Photo Éric Descarries)

     

     

    Michel Pigeon ne se considère pas comme un assembleur de «kit car». La plupart de ses répliques de Cobra quittent ses petits ateliers comme des voitures complètes, prêtes à rouler. Pigeon commence par des tubes métalliques qu’il soude pour reproduire un châssis de Cobra 427. Il lui ajoute ensuite des pièces mécaniques, surtout des moteurs Ford «347 Stroker», des boîtes de vitesses T-5 à cinq rapports et des éléments de suspension de Mustang ou de Corvette C4 selon les désirs de ses clients. La carrosserie de fibre de verre est reproduite au Québec et l’auto est finie avec le plus de pièces québécoises que possible! Enfin, on pourrait dire qu’il s’agit ici d’une véritable auto québécoise!

     

    À l’essai

     

    J’ai pu faire l’essai d’une Cobra de Pigeon Performance sur une période de temps appréciable. Cet exemplaire était mû par un Ford V8 de 5,0 litres avec un carburateur Holley 550 CFM sur tubulures d’admission Edelbrock comme seules modifications. On en obtenait alors environ 260 à 275 chevaux. La boîte mécanique était une T-5 à cinq rapports et le pont arrière, une configuration rare chez Pigeon, était celui de la Mustang, un essieu rigide conventionnel monté sur une suspension de construction artisanale Pigeon (il préfère l’installation d’un pont arrière à suspension indépendante reconstruit de Corvette C4). Outre cela, cette Cobra n’était équipée que d’une direction à crémaillère régulière (sans servo) et de freins sans assistance.

     

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    Le «petit» V8 Ford de 5,0 litres suffit amplement à la Cobra reproduite par Pigeon Performance (Photo Éric Descarries)

     

    Il en est résulté une voiture brute, un véritable monstre à conduire! Les échappements latéraux n’avaient rien de silencieux (surtout qu’il n’y avait ni toit, ni glace latérale) mais dont le son était une véritable musique à l’oreille du conducteur. Curieusement, sur l’autoroute,  la conversation avec le passager y était très raisonnable. Mais la puissance…!

     

    Alors, là, il faut parler de puissance. Oubliez vos principes d’économie de carburant et d’antipollution, il est d’abord question de puissance. Imaginez! Plus de 250 chevaux d’un V8 et à peine 900 kilos ! Les accélérations sont époustouflantes et les reprises…pas besoin d’en parler! Mais il faut tenir le volant! Les réactions de la route sont plus que perceptibles! Pour le freinage, il ne faut pas avoir peur de presser du pied! Mais la griserie de rouler à plus de 120 km/h sans restriction (autre que les Crown Vic et Impala blanche et brunes!) à ciel ouvert…ça n’a pas de prix!

     

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    Même de l’arrière, cette réplique de Cobra conserve l’allure originale de l’auto (photo Éric Descarries)

     

    Question prix, on ne parle pas de la consommation (la plupart des proprios de Cobra ne font pas plus de 3000 à 4000 km par an). Mais si on veut se payer une telle auto, il faut considérer débourser de 50 000 à 60 000 $ pour un véhicule prêt à rouler (ajoutez-y de 5 000 à 6 000 $ pour des détails de finition, incluant les roues Halibrand que le propriétaire de notre auto d’essai attend avec impatience!). Heureusement, la valeur de revente d’une réplique de Cobra est très bonne. Non, ça n’a rien à voir avec les 500 000 $ et plus des Cobra «originales» des années soixante (et cela implique une auto qui n’est pas parfaite). Mais, avec un peu de patience, on retrouve facilement son investissement original, sinon plus!

     

    Oubliez le confort. Oubliez le chauffage (sauf pour celui du moteur qui envahit la cabine par les puits des pieds). Oubliez la radio (même si certains propriétaires en installent une dans le tableau de bord). Oubliez les glaces électriques, l’antipatinage, l’ABS et toutes les commodités des autos modernes. Une Cobra de chez Pigeon Performance est un monstre à conduire. Mais un monstre agréable… D’ailleurs, les propriétaires de Cobra «originales» nous ont affirmé qu’il vaut mieux posséder une «réplique»…de construction plus récente, plus fiable et plus facile à conduire!

     

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    L’intérieur d’une réplique de Cobra peut être très simple! (photo Éric Descarries)

     

    Rappel important!

     

    Je veux rappeler aux correspondants qui participent à ce blogue (et dont nous apprécions tous la contribution…) que je tiens à un certain respect des autres correspondants et même de la langue française! J’ai dû, récemment, «censurer» certains commentaires qui étaient offensants. Que l’on me traite d’idiot ou de démagogue ne me dérange pas, je suis capable de me défendre. Mais que l’on insulte ainsi les autres collaborateurs de ce site ou les autres intervenants, ça, je ne peux l’accepter. Que vous ne soyez pas d’accord avec mes opinions (ou celles des autres intervenants), je m’attends à ce que vous les exprimiez. Mais, de grâce, pour le respect des lecteurs de ce blogue, faites-le dans un minimum de décence. Je n’accepterai pas les insultes envers les amateurs d’automobiles de tout genre. Et certains intervenants ont certainement remarqué que j’ai modifié leur intervention au niveau du langage. J’accepte les opinions mais le niveau du langage doit demeurer respectueux du site qui héberge ce blogue. Il s’agit de La Presse, tout de même !

     

    À louisedumoulin

     

    Chaque année, les magazines Motor Home et Trailer Life publient un guide annuel d’achat de tels véhicules. Surveillez leur parution. D’autre part, je vous conseille de contacter la Fédération de Camping et Caravaning du Québec. Ces gens pourraient très bien vous aider. Surveillez aussi le Salon du VR qui se tiendra à Montréal en mars et à Québec un peu plus tard.

     

    À mark_derail

     

    J’apprécie vos commentaires sur votre Prius. Si j’ai bien compris, elle vous sert bien mais elle a aussi ses propres petits défauts…comme toute autre auto, n’est-ce pas? J’ai hâte de mettre la main sur les autres véhicules hybrides que Toyota vient de produire…Je ne suis pas fou…je sais que la configuration hybride est la voie d’un avenir immédiat pour certains modèles. C’est l’exécution qui m’inquiète…

     

    À louisphilippep

     

    Wow! Tout un contrat. Il me manque trop de données! Oui, le F-150 est un bon choix mais qu’en est-il des autres exigences? Peut-être qu’un Expedition ou un Tahoe Hybride ferait l’affaire? Dans le cas qui m’est souligné ici, ce n’est pas la consommation qui prime, ce sont l’utilité et la fiabilité. J’aimerais plus de données avant de me prononcer…

     

    À Babinou

     

    Je comprends….

     

    À simon_c

     

    De la mécanique Fiat sous la Caravan? Pas certain! Il ne faut surtout pas sous estimer la grande fiabilité de la mécanique américaine!

     

    À raoul914

     

    Mustang contre Camaro contre Challenger en Grand Am ou en Koni…n’y comptez pas trop…quoique les Mustang se débrouillent très bien en Koni et ailleurs…NASCAR et F-1? L’ALMS demeure aussi très intéressante, je l’admets… et je la suis…

     

    À felix_c

     

    La différence? Je ne parle plus de «stock-car». Je préfère utiliser le terme «NASCAR» qui n’a plus rien à voir avec les «stock-car» des années soixante ou soixante-dix…Les autos de NASCAR sont de pures autos de course fabriquées de toutes pièces…rien à voir avec les «stock-cars» du passé!

     

    À  benlevolo

     

    Prompt rétablissement…peu importe ce qui vous est arrivé…Acheter des pneus aux États-Unis ? Peut-être une certaine économie…mais s’il faut faire une réclamation…good luck! Pas  à conseiller pour quelques dollars économisés…

     

    À belisaire

     

    Sujet «imposé» des rétros? Non! Aucun sujet n’a été imposé sur ce blogue!  En fait, vous êtes libres de vous exprimer sur n’importe lequel sujet…en autant que le respect y soit !  

     

    À blueprint

     

    Merci pour cet intéressant compte rendu. Il est utile à nous tous !

     

     

     

     


    • Merci mr Descarries,

      Il semble qu’on se dirige vers un Ford Escape plutôt qu’un camion dans le style pick up. Puisque mon frère devra aussi s’acheter une maison, les paiements reliés au F150, Sierra ou Tacoma sont de beaucoup plus élevés que sur le Escape. Son revenu annuel sera d’environ 60000$ et avec une mise de fonds de 5000$ sur le véhicule, il l’obtient très bien équipé et avec V6 pour 30000$. J’espère qu’on ne se fait pas rouler !

    • Super beau bolide que la Cobra. Je rajouterais juste une chose : deux arceaux de sécurité et une ceinture 4 points… au cas où la randonnée tournerait mal :-(

    • @ M. Descarries
      Merçi pour vos bons mots me concernant. Disons simplement que je suis passé d’urgence sous le bistouri suite à des adhérences sur l’intestin grêle; ça les a bloqués. J’avais eu une iléostomie en 2008 et je suis «tombé» dans le 5% des cas qui en développent. Non, ce n’était pas une culbute à vélo !! Je récupère très vite et je dois vous dire qu’être en forme aide beaucoup pour s’en remettre, alors les amis, gardez la forme, on ne sais jamais…

      Tout comme lire ce blogue d’ailleurs !!

      Pour l’achat de pneus aux USA, entre autre, je suis d’accord avec vous mais ça demeure très intéressant. Sur des Michelin x-ice 2 205/55/16 et des jantes en alu. de 16″ je pourrais économiser plus de $350, voire $400 mais il faut passer la douane et s’acquitter des frais, TPS/TVQ. Mais si vous passer +48 hres là-bas et que vous êtes en couple, l’affaire est dans le sac.
      En conclusion, les meilleurs “deals” demeurent les Michelin; pourtant, ils en produisent ici en Nouvelle-Écosse, c’est quoi le « gag » ?

      Wow ! Ça c’est une belle voiture cette Cobra. La comparaison me semble boîteuse, mais est-ce-qu’une Lotus Élise/ Exige S pourrait nous, vous procurer un plaisir de conduite similaire, nonobstant la puissance brute de cette Cobra de Pigeon ?

    • Je me disais la même chose que Python à propos de la sécurité de cette Cobra. Pas d’arceaux? Est-ce le statut de “kit car” qui permet à ces voitures d’échapper à la réglementation?

      @louisphilippep. Je vois le F150 annoncé à $28000 de ce temps-là. J’imagine qu’il est vraiment tout nu à ce prix. J’ai un Escape XLT V6. Avec nos belles rues à Montréal, le confort est vraiment relatif. Le court empattement et la dureté de la suspension font que ça brasse pas mal. Heureusement les sièges sont confortables. Sur la grand route, la direction est d’une précision étonnante. A moins que vous aimiez faire du hors route assurez-vous que les pneus fournis ont une bonne cote de bruit. Mes Contitrac sont horribles! C’est sûr que les prochains pneus vont être autre chose.

      Je suis surpris qu’on ne parle pas plus des nouvelles batteries annoncées par Hydro. Avec leur résistance interne quasi-nulle, ce sont des batteries parfaites. Elles se chargent très rapidement, et peuvent fournir des pointes de puissance incroyables tout ça dans une large plage de température et avec une durée de vie de dix fois celle des lithium actuelles. L’auto entièrement électrique se rapproche plus de la réalité.
      Ou n’était-ce qu’un canular?

    • Benlevelo…
      Si vous me permettez de répondre à une partie de votre question, je suis un adepte de Michelin également. Comme vous, je me suis demandé pourquoi la différence de prix USA-CAN est plus grande chez Michelin que les autres marques et j’ai obtenu une réponse de la part d’un directeur des ventes d’un détaillant de pneus.

      Selon lui, Michelin a le pire plan de marketing de l’industrie. Excellent produit mais mauvaise mise en marché (typiquement français non ? :-) … juste une blague) La réalité, c’est que Michelin a signé des ententes avec des grandes surfaces (Sears, Canadian Tire et Costco) et ça a choqué plusieurs détaillants spécialisés qui ont décidé de pousser d’autres marques. Toyo et Pirelli sont très agressifs au Québec dans leur politique de prix et pour la plupart des gens, un pneu est un pneu, alors ils représentent un meilleur rapport qualité-prix. Pendant de nombreuses années, Michelin a toujours eu la garantie de remplacement la moins avantageuse. Avec nos belles routes, fendre un pneu sur un nid de poule est courant au Québec. Les Michelin ont généralement des flancs assez tendres, pas tellement pratique au printemps à Montréal. Tout ça se résume à une chose : faible volume de vente donc prix élevés. Aux États-Unis, c’est différent. Michelin est représenté majoritairement par Sears ce qui est un gage de confiance pour les Américains. Le produit a une bonne cote et se vend très bien.

      Je sais que M. Descarries nous recommanderait d’acheter chez un atelier de pneus spécialisé mais laissez-moi vous donner un conseil de consommateur. Costco offre actuellement les meilleurs prix au Canada sur les Michelin, légèrement plus cher qu’aux États-Unis mais ça ne vaut pas le voyage (et attention à la douane si vous ramenez un produit hors ALENA). Tous leurs pneus ont des certifications canadiennes ce qui n’est pas le cas chez TireRack d’où parfois la différence de prix. La pose + nouvelle valve + équilibrage + gonflage à l’azote coute 11$ par pneu, jantes en alliage y compris, c’est très raisonnable (23$ chez Unipneu). La garantie couvre la permutation, l’équilibrage (toujours à refaire après 2 hivers) et la réparation de crevaison pendant toute la durée du pneu, sans frais.

      Certains vont croire que j’ai des actions dans la compagnie ou que je suis un vendeur. Et bien non, je suis juste fidèle à la marque et si je vous dis que 2 de mes cousins sont ingénieurs à Clermont-Ferrand, vous comprenez pourquoi. À la maison, on roule sur du Michelin LT/Artic Ice (235/75-15), du Pilot Sport SP2 (275/30-18) et du Winter Alpin (185/70-14 la 1re génération que tout le monde détestait).

      Je ne connais pas les récentes versions du « Ice ». Mon expérience avec Michelin, c’est la qualité de son caoutchouc été comme hiver, un pneu qui supporte la conduite sportive par temps froid et la douceur de roulement. Ses défauts, des flancs trop tendres et une gomme fragile si on se paye tous les trous dans les rues. Pour l’hiver, Michelin a décidé (tout comme Bridgestone avec ses Blizzak) qu’en ville, on roule rarement dans 5cm de neige mais la plupart du temps sur un asphalte gelé rendu glissant par le calcium séché ou une fine couche de neige brunâtre et graisseuse. C’est là que ses qualités deviennent évidentes. Si vous cherchez un pneu pour gravir la cote enneigé de votre chalet préféré, mieux vaut choisir une autre marque, quoique qu’avec l’intégrale de Subaru, vous y arriverez quand même.

    • Cobra :
      Les Cobra et GT40 (avez-vous des détails sur cette dernière) sont très différentes, mais ce sont deux bolides fascinants qui ont marqué l’histoire.

      J’ai eu la chance de conduire les 2… Bon ok, c’était sur une console de jeu, mais les deux sont très performantes mais difficiles à manœuvrer. Surtout en sortie de virage… Assez réaliste tout de même ce jeu (Forza GT).

      Des bolides sans compromis, un peu comme les Lotus Elise, Campagna T-Rex et même Tesla de ce monde. De très beaux jouets!

      Pour ce qui est des normes de sécurité, je crois qu’elles sont considérées comme des vieilles voitures. Parce que ce sont des répliques… de vieilles voitures. À ce sujet, vous avez vu les pare-chocs?

      Chrysler :
      Tout un défit, mais sûrement la meilleure association à date! À suivre…

      Pneus :
      Eh bien! Je viens de faire le premier essai (déjà) de mes pneus d’hiver dans un beau 10-15cm de neige mouillée. Finalement j’ai opté pour des Gislaved NordFrost 5, et franchement, je crois que je vais passer un bel hiver. C’est un seul essai à date, mais ils sont clairement plus performants que mes Yokohama dans la neige. Reste la glace à tester remarquez que ça presse pas…).

    • @python-1
      Merçi beaucoup pour vos conseils, votre opinion me sera très utile dans ma décision.J e crois que je vais vous faire plaisir car je penche de + en + pour lesMichelin X-Ice 2. Pour avoir lu plusieurs bancs d’essais, ils se classent soit 1er ou 2è mais je me dis que la concurrance va nous sortir de nouveaux modèles, mais actuellement, Michelin est au top avec ce pneu là.
      Tiens-tiens, vous avez de la parenté en France, justement, je vais y aller l’été prochain, car le Tour De France fait étape à Tournus, où des amis y demeurent et c’est un vieux rêve que je caresse depuis fort longtemps de voir cette course ” live “.
      Quelqu’un m’a suggéré (!!!) d’aller dans une cour à scrap (genre Kenny à Laval) pour poser 4 pneus rechapés/usagés/jantes en acier et de tout simplement m’en débarasser aux States, ouin… Mon gros bogue est mon foutu passeport, qui est échu… Je vais plutôt encourager l’économie locale !
      @M. Descarries
      Eh! Bien, non, pas encore mon genre de véhicule ce Jeep Wrangler, quoique si vous vous voulez me payer une ” ride ” juste pour voir et constater ses qualités, je suis preneur pour me faire brasser la cage en votre compagnie; tenez-le pour dit !
      Votre analyse de la situation de Chrysler et de l’alliance avec Fiat est excellente mais sera-t-elle la bouée de sauvetage ?
      Autre rumeur, Ford pourrait remplacer son populaire modèle Escape par un modèle européen, un autre, le KUGA. Modèle qui ressemble aux Rav-4/CRV/Forester de ce monde, on verra bien…

    • L’azote… hehe. Pas pour moi merci, pas tant qu’ils me diront qu’ils peuvent récupérer l’azote au prochain changement pour le remettre (tu parles d’une quantité incroyable gaspillée). S’ils se forçaient le moindrement ça serait possible mais la il devrait la vendre plus cher. C’est ce dont ils avaient besoin pour faire un peu plus d’argent. On a toujours vécu sans ça avant avec des pneus pas mal moins de qualité qu’aujourd’hui alors pour le sapin, non merci.

    • Je viens d’équiper la Civic 2006 de ma copine de Toyo Observe G02+. C’est ce que j’ai installé sur notre Caravan voilà 2-3 ans et j’aime bien donc je continu dans le même sens. De ce que j’ai lu il obtient lui aussi de très bonnes notes.

      P.S. J’aimerais éditer mon dernier commentaire pour corriger une faute mais impossible. Je dis ‘ils’ puis la phrase suivante ‘il’ puis je reviens avec ‘ils’. Entéka!

    • daniel_l.

      L’azote est un gaz inerte qui compose 75% de l’air ambiant, il n’y aucune raison de le recycler. Il comporte de nombreux avantages surtout sur les voitures récentes qui ont un TPMS (capteur de pression). En gonflant un pneu sans oxygène, vous éliminez les valves qui rouillent, les micro-fuites autour du col de la jante en plus de régulariser les écarts de pression lorsque le pneu s’échauffe. Le milieu du sport automobile et de l’aviation s’en sert depuis très longtemps, c’est juste une autre technologie qui s’applique dans l’automobile de tous les jours. Remplir vos pneus à l’azote vous évite de faire un gonflage d’appoint à tous les mois.

    • @PYTHON-1
      Récemment, je demandais si quelqu’un pouvait me dire pourquoi les Michelin était bien coté, alors que plusieurs personnes de mon entourage me disaient les avoir détesté (sauf un).

      Vous venez de très bien répondre à la question. Parce que ceux qui n’ont pas aimé, ont à les utiliser « dans grosse neige ». Ils ont simplement été mal conseillé finalement. Car par ici, ça prend des quasiment des pneus de tracteur… à clous…

      Merci! Ça m’aide à comprendre!

      @benlevelo
      Effectivement, j’ai aussi entendu parler du prochain Escape qui serait basé sur le Kuga. J’espère seulement qu’il ne sera pas importé tel quel, il ressemble trop à tous les autres.

    • Pour ceux que ça intéresserait, il y a un excellent article, dans Motortrend du 26/10, concernant le dilemme de Ford pour « imposer » ses véhicules européens aux USA. Oui, les américains veulent des autos économiques à la pompe, mais pas avec les petits modèles.
      Mercredi dernier, j’ai eu le ” bonheur ” de voir me dépasser (!!) deux belles autos: une Audi A5 S et une … Maserati Quattroporte; pas pire, pas pire comme bagnoles !
      Depuis le 3 sept., j’ai à peine accumulé 950 km avec la Subaru Impreza ! À ce rythme là, je vais pouvoir, un jour, faire un long voyage en auto pour m’approcher des 96000 km alloués pour cette location de 4 ans ! Elle sent encore le neuf…
      @ tous
      Essence avec 10% d’éthanol en hiver: on m’a affirmé que l’éthanol empêcherait la ligne de gaz de geler l’hiver, en plus de fournir un petit boost au moteur. Est-ce véridique ? Je sais que ma consommation/moyenne augmenterait de 3-4% aussi, mais au bout du compte serais-je « gagnant». Le facteur écolo. m’embête un peu, à savoir toute la contreverse soulevée depuis quelques années, mais bon, j’imagine qu’il y a moins d’émanations nocives… merçi.

    • Ford Kuga : avec la “mondialisation” de la gamme Ford promise par Mullaly, c’est chose certaine qu’il s’agit du prochain Escape. La dernière nouvelle est qu’il sera assemblé aux USA pour se protéger de la baisse de la devise américaine.

      La seule incertitude : le nom. Va t-on ramener “Escape”, ou adopter le “Kuga” ? En passant, pensez en anglais : “Kuga” se prononce “Koo-gah” qui sonne drôlement comme “Koo-gar” ou … “Cougar”. Tant qu’a verser dans les noms : en Europe, le Escape se nomme … Maverick. Ceux qui ont connus les années ‘70 vont sourire…

      Intrigue journalistique aux USA : Ford fait des “cliniques de consommateurs” avec une Mondeo camouflée. Ils la présente avec une Lexus ES et une BMW série 5, toutes deux camouflées de façon similaire et sans étiquettes, question de jauger les impressions. Ça donne une idée d’où Ford voit la Mondeo avec les Fusion et Taurus : au-dessus !

    • @python

      ce sont des Contiprocontact de 15 pouces. Quoi dire sur ce modèle?

    • ce sont des Contiprocontact de 15 pouces. Quoi dire sur ce modèle ?

      Belisaire, je ne peux que vous renvoyer à mon commentaire précédant. La cote UTQG du ContiproContact est entre 400 et 600 ce qui est la norme pour un pneu touring et les vôtres semble montrer une usure raisonnable.

      Continental offrent certains des pneus haute performance qui affiche un indice de “threadwear” beaucoup plus bas (comme le ContiSportContact 3 avec une cote de 280) donc on peut s’attendre à ce que ce pneu s’use plus vite.

      Il faut juste se rappeler que l’usure d’un pneu n’est l’affaire d’une marque en particulier (comme c’était votre question) mais plutôt certains types de pneu qui préconisent l’adhérence plutôt que la longévité.

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