Désolé encore une fois d’être un peu en retard mais les semaines passent terriblement vite et il y a tant à faire et à dire…
D’abord, quelques mots sur les nouveaux VUS multisegment de luxe RX de Lexus. J’ai passé les deux dernières semaines à conduire d’abord la version « régulière » RX 350 puis la version hybride électrique RX 450h. Si vous comparez la photo des RX de 2010 avec celle de 2009, vous noterez que le véhicule a été complètement retouché. Il est même légèrement plus bas que la version précédente. Selon un des représentants de Toyota (le constructeur de produits Lexus), les concepteurs de la marque lui ont même donné un petit air légèrement plus « viril » (faites-en ce que vous voulez).
Le Lexus RX 350 a été révisé pour 2010 (photo Éric Descarries)
J’ai donc roulé toute une semaine au volant du RX350, celui-ci étant mû par un V6 conventionnel de 275 chevaux avec traction intégrale qui, cette fois, donne plus d’importance à la traction avant. La propulsion arrière n’arrive que sur demande « électronique ». Ce VUS intermédiaire se fie à une boîte de vitesses à six rapports qui m’a semblé très douce, probablement trop douce pour les conducteurs qui aiment « sentir » leur mécanique. Cependant, je vous avoue dès le départ que j’ai senti que ce RX était aussi très doux à conduire. En fait, je dirais même qu’il frisait la perfection! Peut-être un peu trop…Autre remarque d’importance, il n’y avait absolument aucun bruit « suspect » qui émanait de ce RX 350 qui est, soit dit en passant, construit au Canada. Curieusement, je ne peux en dire autant du RX 450h construit au Japon qui accusait deux bruits de caisse à l’intérieur, un au niveau du tableau de bord, l’autre vers l’arrière. Qui plus est, en roulant avec la glace du conducteur ouverte, j’entendais même un léger bruit de suspension ou de frein ou d’enjoliveur, je ne sais trop! Vive le « Made in Canada »!
Même l’arrière du RX350 a été revu (photo Éric Descarries)
Question comportement routier, je n’ai rien à reprocher ni au 350, ni au 450h en autant que l’on reconnaisse qu’il s’agisse ici d’un VUS. Le freinage était rassurant, la direction précise. Évidemment, la mécanique du RX 450h différait de celle du RX 350 par le fait que son moteur V6 fait vingt chevaux de plus mais aussi que les roues arrière profitent de la puissance de deux moteurs électriques qui viennent en aide au V6 lors des accélérations et des reprises ou qui fonctionnent par eux-mêmes à basse vitesse en situation urbaine (remarquez qu’en hiver, la situation pourrait varier vu la demande électrique du véhicule sur l’alternateur). Ah oui! Dans le cas du RX 450h, la boîte automatique est du type CVT (constamment variable) mais on peut toujours l’utiliser manuellement (par contre, en rétrogradant, je n’ai pas vraiment pu apprécier une forme de frein-moteur). Cependant, c’est la consommation qui dit tout. Avec le RX350, j’ai obtenu une consommation moyenne de 10,98 L/100km alors qu’avec le RX 450h, j’ai obtenu un résultat de 8,75 L/100 km. En vérité, la dépense supplémentaire pour la version hybride ne sera couverte qu’après beaucoup de kilométrage, ce que la plupart des utilisateurs de RX n’atteindront jamais. Incidemment, les deux versions de RX ont eu des itinéraires semblables, mi-ville, mi-route alors que je me suis rendu deux fois de Laval à St-Donat avec chacun des VUS. Si ça vous intéresse, les deux versions du RX affichent une capacité de remorquage de 3500 livres.
Le tableau de bord semble très stylisé, il est quand même très lisible (photo Éric Descarries0
L’intérieur des RX est très accueillant mais, même si le véhicule repose sur une plateforme semblable à celle d’un Toyota Highlander, il n’accepte que cinq personnes à son bord (le Highlander peut aller jusqu’à sept!). Le tableau de bord révisé inclut, selon les options, un écran pour le système de navigation très lisible qui sert aussi à la caméra de recul (que j’apprécie toujours beaucoup). Notons que Lexus a abandonné le système à roulette pour revenir à des commandes régulières plus conviviales pour ce système de navigation. Et j’ai bien aimé le fait que le RX 450h referme ses rétroviseurs extérieurs lorsqu’on coupait le contact, question de protéger les miroirs. L’espace de chargement est bon mais il est préférable de presser la télécommande pour ouvrir le hayon arrière. Moins forçant! J’ai aussi apprécié l’affichage de la vitesse en reflet dans le pare-brise sur le RX 450h.
L’espace cargo y est suffisant (photo Éric Descarries)
En fait, il est difficile de ne pas conseiller le RX, surtout le 350 qui, malgré un prix de base de 46 900 $ (54 900 $ pour le modèle d’essai), demeure un excellent achat à plusieurs points de vue. Oui, la consommation est peut-être un peu plus que prévu mais il demeure bien construit et fiable. Le RX 450h est plus cher et je reviens sur la pertinence de payer plus pour le système hybride. Celui-ci vaut, de base, 58 900$ alors que mon véhicule d’essai affichait un prix de 71 400 $. De base, c’est 12 000 $ de plus, cela! Autre ombre majeure au tableau, la conduite en est, on ne peut s’en cacher, un peu…ennuyante. Trop parfait?
La version Hybrid du Lexus RX est très semblable celle de base (photo Éric Descarries)
On reconnaîtra le Lexus RX450h à ses inscriptions HYBRID aux bas de caisse (Photo Éric Descarries)
Bonne chance Luc
J’en profite pour souhaiter bonne chance à Luc Chartrand, ce petit concepteur-constructeur de St-Eustache qui a présenté cette semaine à la presse spécialisée le projet sur lequel il travaille depuis près de 15 ans, le prototype d’un supercar qu’il a baptisé Pléthore (pour une «pléthore» de caractéristiques extraordinaires). D’ailleurs, au moment d’écrire ces lignes, l’auto sera en route pour le Salon de l’auto de Frankfort en Allemagne. Semble-t-il que l’on y attend l’auto avec impatience. Malgré le fait que le proto n’était pas parfaitement au point lors de la présentation de mardi dernier, j’ose espérer que la Pléthore saura impressionner les visiteurs de Frankfort. Bonne chance, Luc !
Le prototype Pléthore de Luc Chartrand sera présenté à Frankfort (photo Éric Descarries)
Même de l’arrière, la Pléthore impressionne (photo Éric Descarries)
Premier tours de roue au volant de la Ford Fiesta
Ne courrez pas tout de suite chez votre concessionnaire Ford, la petit Fiesta n’y arrivera pas encore avant un bon moment (printemps 2010?). Cependant, Ford du Canada nous a donné l’opportunité d’en essayer la version européenne cette semaine dans la région de Toronto. En effet, il y a une centaine de ces autos en Amérique du Nord présentement pour une première évaluation.
La dizaine de Fiesta mise à la disposition des journalistes canadiens était toutes des versions pareilles, des hatchback à traction avant mues par le moteur à quatre cylindres de 1,6 litres de 115 chevaux (non, ce n’était pas l’EcoBoost) combiné à une boîte manuelle à cinq vitesses. Certaines de ces autos construites en Hollande étaient équipées de pneus Continental, d’autres de pneus Pirelli.
Elle est vraiment belle à regarder la «future» Ford Fiesta (Photo Éric Descarries)
Inutile de vous décrire l’auto, les photos parlent d’elles mêmes. Ford nous avait également fourni des véhicules concurrentiels comme les Toyota Yariz, Nissan Versa et Honda Fit. Dès notre premier essai sur un petit circuit de performance dans un stationnement, la Fiesta s’est avérée nettement supérieure aux autres autos sauf, peut-être, à la Fit. Cependant, au point de vue apparence, la Fiesta y est nettement plus belle.
Même de l’arrière, elle impressionne la nouvelle Fiesta (Photo Éric Descarries)
Ford nous avait prévu un circuit d’abord urbain autour de Toronto puis un circuit un peu plus rapide autour de la 401. Évidemment, mes premières impressions sont très favorables à cette auto. Je suis certain que les concessionnaires Ford n’auront aucune difficulté à vendre des Fiesta aux Québécois (quoique l’on ne sache pas encore combien elle sera vendue). Par contre, je vais réserver mes observations finales que lorsque j’aurai conduit la voiture dans la région montréalaise pendant au moins une semaine. Notez que Ford proposera également une version berline de cette auto (comme celle qui est actuellement vendue en Chine) et la boîte automatique.
Le tableau de bord de la Fiesta est très moderne et pourtant facile à conseiller (photo Éric Descarries)
J’ai bien aimé mon premier contact avec la Fiesta. Belle, silencieuse, relativement rapide mais surtout confortable et bien adaptée à notre marché, elle fera certes un malheur chez nous. Elle nous arrivera en 2010 en tant que modèle 2011. On y reviendra…
Un peu de respect, s.v.p.
J’adore lire les commentaires des divers intervenants de ce blogue. Ils deviennent de plus en plus intelligents et élaborés. Cependant, dernièrement, j’ai du « censurer » certaines remarques que je considérais désobligeantes envers quelques intervenants. La passion nous fait parfois dire des mots un peu durs. Peu importe vos convictions, je vous demande de respecter l’opinion des autres. Je déteste beaucoup servir de « censure ». Ça ne devrait pas être mon rôle…
À lopus
Oui, la vue ¾ arrière de la CTS Sport Wagon souffre beaucoup. Je vous en reparle plus tard!
À raoul914
Les jaunes trop longs en NASCAR à Montréal? Je pense qu’il faudra revoir «l’exposure» des dépanneuses à la télé!
À lopus
Merci de vos bons mots pour l’équipe de RDS!
À benlovolo
Merci de votre «feedback» sur votre Impreza, c’est apprécié. Les innovations européennes? Oui certainement! Mais il faut remercier les Américains d’avoir inventé l’ordinateur (ENIAC en 1945) et les transistors et leurs suites pour mettre toutes ces innovations en application. En passant, pourquoi rabaisse-t-on toujours les constructeurs américains? Ne nous ont-ils pas apporté la boîte automatique (Oldsmobile 1937 ou 1938?), la servo-direction, les servo-freins et j’en passe?
À blueprint
Je crois être comme vous. Je crois que le moteur à essence «is here to stay». Il y aura une percée de voitures hybrides à la Prius (qui, incidemment, a terminé sixième sur six véhicules testés par les membres du Guide de l’Auto 2010 bien loin derrière la gagnante Ford Fusion et la deuxième, la Volks turbodiesel….) mais les moteurs à essence demeureront les plus populaires. On s’en reparle (moteur à essence à injection directe avec suralimentation dans des grandes caisses)…
(Me semble que j’en rajoute toujours à ce blogue…est-il trop long?)
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