Éric Descarries

Archive, septembre 2009

Mercredi 30 septembre 2009 | Mise en ligne à 0h45 | Commenter Commentaires (35)

Toyota Prius et autre


 

Depuis le temps que je l’attendais, cette fameuse Toyota Prius 2010, je l’ai enfin eue pendant toute une semaine. Et vu que l’on en vante tellement les mérites d’économie de carburant, je me suis presque fait un devoir de ne la conduire qu’en situation urbaine.

 

Dès le départ, je n’ai pas eu à m’inquiéter de la technologie ou de la construction mécanique de l’auto. Elle a tellement été vantée depuis les derniers mois que je partais déjà avec plus d’information que j’en avais besoin. Pour ceux qui ne connaissent pas les fins détails de la «mécanique» de la Prius, spécifions que cette auto considérée comme une intermédiaire, est mue par un quatre cylindres de 1,8 litre à 16 soupapes et calage variable des soupapes utilisant le cycle Atkinson qui tient la soupape d’admission ouverte plus longtemps pour permettre l’éjection du mélange précédemment admis (voir Wikipedia pour plus de détails…c’est facile à comprendre). Il fait 134 chevaux et 105 li-pi de couple. Naturellement, il est combiné à un moteur électrique synchrone qui développe 60 kW. Évidemment, il vient combiné à une boîte de vitesses CVT et à la traction avant.

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Elle est facilement reconnaissable la nouvelle Prius (photo Éric Descarries)

 

Pour le commun des mortels, la conduite d’une Prius sera très semblable à celle de toute autre automobile. Le point le plus remarquable sera la transparence du changement du moteur électrique au moteur à essence à l’accélération. Décidemment, c’est d’une douceur remarquable, fort possiblement ce qui se fait de mieux. Le conducteur a le choix entre trois modes, EV qui «étire» la fonction électrique (en autant que la route soit de niveau…et qu’il ne fasse pas froid!), le mode Eco (qui a semblé ralentir les accélérations déjà très faibles) et le mode Power…qui ne m’a semblé rien changer. Malgré tout, le système fonctionne à merveille. On peut rouler avec le moteur électrique sur de longues distances mais à basse vitesse avant que le moteur thermique entre en jeu.

 

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Tout le secret de la Prius réside sous le capot (photo Éric Descarries)

 

Parlons automobile

 

Bon! Débarquons de l’idéologie «écono», «écolo» et «grano» et parlons automobile. Je reconnais tous les mérites du respect environnemental de la Prius. Et je n’hésite pas à vanter les mérites de Toyota à ce chapitre. Mais question conduite automobile…il faudra repasser. Non pas que je recherche la performance…mais elle manque cruellement à l’auto. Les premiers tours de roue à l’accélération se font attendre. Il faut peser un peu plus sur l’accélérateur pour obtenir une «réponse». Par contre, si c’est ce que l’on fait, on obtient des accélérations…«correctes». Il en va de même pour les reprises. Quant au freinage, on peut utiliser la friction des éléments mécaniques qui servent à recharger la batterie puis freiner avec la pédale. Il ne s’agit que d’adopter une nouvelle méthode de conduite. C’est une question d’habitude…mais la joie de conduire n’y est pas. La tenue de route m’a semblé rassurante mais les pneus Bridgestone Ecopia ne sont pas exactement ce que l’on peut considérer des pneus de performance aidant au comportement routier de l’auto. Ils sont conçus pour minimiser la résistance au roulement et, par expérience, ils ne donnent pas le même rendement en freinage, sur le mouillé ou dans les courbes. Par conséquent, il faut se rendre compte que la Prius est d’abord conçue pour l’économie de carburant et non pour la performance ou l’agrément de conduite. Je suis persuadé que vous mourrez d’impatience de savoir quelle consommation j’ai réussi? Que diriez-vous de 6,2 L/100 km?. Soit environ 45 milles au gallon. C’est remarquable, je l’avoue. Mais avec sa concurrente directe, la Honda Insight, j’avais obtenu 5,5 L/100 km (même si j’étais monté à Tremblant avec l’auto). Hmmmm!

 

Passons maintenant au facteur automobile. La ligne de la Prius peut plaire à plusieurs, surtout ceux qui y reconnaissent l’icône de la voiture hybride, elle n’est pas aussi plaisante à d’autres. Quant à moi, sauf pour son image iconique, elle ne m’impressionne pas outre mesure. D’ailleurs, vous ne trouvez pas que l’Insight en est une copie presque identique? Question visibilité, j’ai peine à croire que dans d’autres analyses, le chroniqueur ait écrit que celle-ci était bonne. Il n’a pas du regarder en vue trois-quarts arrière ou tout simplement par la lunette divisée arrière. Et quand il pleut, l’essuie-glace ne balaie qu’une petite partie de la lunette et ce n’est pas très efficace. Et le pare-brise très plongeant facilite les reflets du tableau de bord en plein soleil.

 

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La lunette arrière inclinée et la barre transversale n’aident pas à la visibilité (photo Éric Descarries)

 

Là où je ne suis pas impressionné, c’est par la finition intérieure. Le plastique y règne en maître et mon véhicule d’essai accusait des bruits de finition. Le tableau de bord est réduit à sa plus simple expression : un petit affichage vidéo en plein centre du tableau de bord (et dire que l’on critiquait cette configuration dans les anciennes Saturn Ion) qui donne la vitesse et le niveau de l’essence et un «jeu vidéo» qui nous donne les fonctions de la configuration mécanique. L’espace de chargement est un peu juste…Non, vraiment, rien digne d’une voiture de 28 920$ (vous avez bien lu, près de 29 000 $). L’Insight d’essai affichait un prix de 24 000$ Au moins, la batterie du moteur électrique est bien intégrée et elle ne vole pas trop d’espace intérieur.

 

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Le tableau de bord est très simple…trop, peut-être? (photo Éric Descarries)

 

Loin de moi l’idée de critiquer l’excellent travail de Toyota en matière de configuration hybride mais à ce prix et avec une conscience écologique avancée, j’irais plutôt du côté de la Camry Hybride (d’ailleurs, la Camry Hybride se vend plus que la Prius au Canada selon M. Stephen Beatty, le directeur général de Toyota au Canada). Peut-être que la Prius sera plus appréciée pour son faible encombrement en situation urbaine mais quant à moi, la Camry Hybrid lui est nettement supérieure au point de vue look et utilisation de tous les jours! À ce prix, je m’imagine mal le propriétaire de Prius à retrouver son investissement avec l’économie de carburant

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L’accès au coffre arrière est facile mais le volume en est un peu restreint (photo Éric Descarries)

 

Avez-vous pensé à vos pneus d’hiver?

 

Vous ne m’aimerez pas mais je compte vous rappeler qu’il est grand temps de penser à vos pneus d’hiver, surtout si vous avez acheté une auto neuve au cours des derniers mois. Dans ce cas, si c’est une voiture populaire, vaut mieux voir à des pneus d’hiver tout de suite (pas obligé de les monter tout de suite quoique vous ne les userez pas outre mesure en automne) avant qu’il n’en reste plus. Car, sachez que les manufacturiers de pneus ne font plus de pneus d’hiver en ces temps-ci. Ils en sont déjà rendus aux pneus d’été et de performance du printemps prochain. Il y a plusieurs nouveaux modèles intéressants et performants sur le marché cet automne. Je vous invite à consulter Pneu Mag, un magazine spécialisé québécois que l’on peut lire (gratuitement) chez tout bon concessionnaire ou que l’on peut consulter au complet sur autosphere.ca (cliquez sur la mention «magazine» à gauche…).

 

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Êtes-vous prêt pour l’hiver? (photo Éric Descarries)

 

À mark_derail

 

Merci de votre «feedback» sur votre Prius. Instructif  

 

 À mephistau

 

Il y a eu plusieurs livres sur GM et sur les compagnies d’automobiles, qu’elles fussent américaines ou autres. Mais mon plus ancien livre sur GM est «On a clear Day, you can see General Motors» de Patrick Wright (il y raconte certaine opérations prétentieuses des années soixante à quatre-vingt). Sinon, il y a «The End of Detroit», un livre assez récent de Micheline Maynard et Rude Awakening  (The Rise, Fall, and Struggle for Recovery of General Motors) de Maryann Keller (1989). D’autre part, j’ai aussi dans ma bibliothèque (de quelques centaines de livres sur l’auto et son industrie), Taken for a Ride qui raconte comment Daimler-Benz a agit dans son aventure avec Chrysler, The Reckoning, de David Halberstram qui raconte l’ascension glorieuse de Nissan face à la descente aux enfers de Ford durant les années quatre-vingt…juste avant que Nissan se plante et soit sauvé par Renault (donc le gouvernement français) et que Ford se relève…avant de planter et de se relever encore une fois. Comme quoi rien n’est coulé dans le ciment…comme le fait que Toyota risque de se faire «planter» par Volkswagen d’ici un an ou deux!  (Attention, il ne s’agit pas de «Toyota bashing» ici…que de simples observations, croyez-moi!)

 

À omni_tag

 

J’ai de la difficulté à comprendre pourquoi vous insistez à lire ce blogue et même monvolant.ca. Vous avez une idée bien arrêtée et nous n’y changerons rien. Alors, pourquoi vous obstiner? Les chroniqueurs de ce site savent reconnaître ce qui est bon et ce qui est moins bon. L’un vante la Buick, l’autre la Mustang…et ils ont tous les deux raison! Ces gens, tout comme moi, conduisent une centaine d’autos et camionnettes par année et prennent des notes ! En général, leurs opinions sont fondées (même si je ne les partage pas toujours à 100%!). Arrêtez de vous acharner sur la Volt, vous n’en connaissez encore rien (si nous n’en savons pas beaucoup nous mêmes, comment pouvez-vous avancer de telles affirmations). Et même si GM trébuchait…Au moins, ce constructeur américain (que dis-je…international) aura essayé. Les autres attendent sans mot dire! Pour nous, il n’y pas que les autos Japonaises de bonnes (d’ailleurs, on ne le répètera pas encore assez souvent, on connaît plusieurs échecs et rappels de la part des constructeurs japonais dont certains ne sont pas glorieux, avouons-le…et il n’est surtout pas question de les discréditer ici!). Il faut du discernement pour être chroniqueur dans ce domaine…Pas des jugements gratuits sans fondement…à moins d’être un vendeur enragé d’une marque…En fait, je n’apprécie pas que l’on discrédite quelque compagnie que ce soit. L’histoire nous a prouvé que les échecs peuvent survenir à tout moment. GM a été «sauvée» par les deniers publics? Cherchez un peu. Vous verrez qu’il y en des compagnies qui ont été «sauvées» par les gouvernements tant au Québec qu’en Europe ou en Asie. La question est de sauver des emplois d’abord…au lieu de payer de l’assurance chômage…Alors, c’est à vous de changer de disque…ou de site Internet…

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Jeudi 24 septembre 2009 | Mise en ligne à 0h44 | Commenter Commentaires (23)

Subaru Legacy, Buick LaCrosse et Lotus Elise


 

La semaine dernière, je vous faisais part de mes impressions de conduite au volant de la grande Subaru Outback lors d’un petit voyage éclair à Watkins Glen, dans l’état du New York. Cette semaine, j’ai eu l’opportunité de rouler au volant de la berline Subary Legacy 2.5 PZEV.

 

Si la voiture vous parait beaucoup plus grosse que la version précédente, c’est surtout à cause de l’habitacle qui est plus grand. En effet, Subaru a poussé l’enveloppe intérieure vers l’extérieur. Quant à celui-ci, il n’est pas nécessairement plus gros! En fait, dans le cas de notre Outback de la semaine dernière, il est même légèrement plus court que celui de la génération précédente ! Il en va de même pour la Legacy qui est 20 mm plus courte mais 90 mm plus large et 80 mm plus haute que la version 2009! Le volume intérieur passe de 2648 litres à 2917 litres alors que pour le coffre, on passe encore une fois de 323 à 416 litres! Voilà du bon travail de «packaging» si vous me permettez l’expression anglaise!

 

Question de motorisation, au lieu du six cylindres à plat et de la boîte automatique de l’Outback de la semaine dernière, j’ai eu droit au quatre cylindres de base de 2,5 litres et 170 chevaux combiné à la nouvelle boîte de vitesses à variation continue (CVT) linéaire de Subaru et, bien évidemment, à la traction intégrale du constructeur (un élément qui sera plus évident en hiver!). L’adoption de la boîte CVT devrait, selon le constructeur, aider à diminuer la consommation de carburant notoire des Subaru d’antan ! Tiens, aussi bien en parler tout de suite. J’ai obtenu une consommation de 9,64 L/100km durant ma semaine d’essai qui s’est déroulé 50/50 en ville et sur autoroute. Avec la CVT, Subaru prévoyait une consommation de 9,2 L en ville (contre 10,5 pour la version 2009) et 6,5 sur route (contre 7,6 pour la version 2009) pour ses version 2010. Malgré la différence, je suis satisfait du 9,64! Incidemment, il existe une version turbo de 265 chevaux de ce moteur pour la Legacy GT mais il ne vient qu’avec la boîte mécanique à six vitesses.

 

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Malgré un «redesign» réussi, la Subaru Legacy a perdu un peu de son look original… (photo Éric Descarries)

 

Sur la route, la nouvelle Legacy est douce, confortable et maniable. C’est exactement ce que tout bon consommateur recherche. L’intérieur est vaste et accueillant et les sièges sont relativement confortables. La Subary Legacy 2010 ne sera jamais une voiture «remarquable» pour ses performances mais ses accélérations et reprises demeurent dans la bonne norme.  La visibilité y est aussi très bonne et l’instrumentation très lisible. Le tableau de bord et son instrumentation sont presque identiques à ceux de l’Outback conduite la semaine dernière.

 

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L’arrière de la nouvelle berline Legacy est plus agréable que jamais à l’œil (Photo Éric Descarries)

 

Pour tout dire, la Legacy 2.5 PZEV (moins polluante, il va sans dire) fut des plus plaisantes à essayer. Malheureusement,, j’ai bien peur que les designers de la marque lui ait enlevé un peu de sa personnalité en lui dessinant une carrosserie trop en ligne avec la mode courante. Aurions-nous perdu la personnalité propre aux Subaru? Heureusement, il reste le son caractéristique des moteurs à plat de Subaru. Incidemment, les Subaru sont désormais plus abordables affichant un prix de base de 23 995$ (souvenez-vous qu’elles sont en concurrence directe avec les Honda Accord, Toyota Camry, Mazda6, Ford Fusion, Chevrolet Malibu et autres mais avec la traction intégrale en équipement de série!).  Ma PZEV d’essai valait 26 395$.

 

Buick LaCrosse

 

Cette semaine, j’ai été invité par GM du Canada afin de conduire les premières versions de la belle berline LaCrosse de Buick. Évidemment, il faut ignorer le fait que l’Allure ait changé de nom pour LaCrosse. C’est évidemment un nom qui porte les Québécois à en faire des farces. Mais ce ne sera pas la première fois que nous aurons un nom «drôle» sur notre marché Dans le passé, nous avons eu des Aspire, des Avalon, des STI et si la tendance se maintient, pourquoi n’aurions-nous pas l’Audi E-Tron un jour sur notre marché? (Pour ceux qui liraient ce texte et qui ne seraient pas d’origine québécoise, sachez que La Crosse voudrait dire en langage commun local une masturbation ou, en langage vulgaire, une arnaque!).

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La nouvelle Buick LaCrosse 2010 à côté d’une Buick Super 1946…64 ans de différence! (photo Éric Descarries)

 

Autrement, je crois que les dessinateurs américains, asiatiques et européens de GM ont fait un excellent travail de ramener la Buick la plus traditionnelle du marché à un niveau de design plus international. Spectaculaire? Non! Mais nettement plus évolué! Quant à l’auto, j’attendrai un essai d’une semaine au moins avant de donner mes impressions de conduite. Cependant, sachez déjà que la version à moteur de 3,6 litres (280 chevaux) est nettement plus performante que celle à 3,0 litres (259 chevaux). Cependant, ce 3,0 litres est disponible avec la traction intégrale, les autres étant à traction avant. Il y aura un quatre cylindres de 2,4 litres qui nous arrivera à la fin de 2009. D’autre part, attendez-vous à un changement radical de Buick dans ce domaine. La LaCrosse devrait connaître un certain succès. Prix de base de la CX : 32 795$. Celui de la CXL : 34 795$. Enfin, la CXS à moteur de 3,6 litres : 40 745$. On y reviendra sous peu!

 

Petite balade (rapide) en Lotus Elise

 

Elle est apparue en 1995 mais je n’ai jamais eu l’opportunité de la conduire, la petite Lotus Elise. Bernard Durand de John Scotti Classic Cars m’a invité la semaine dernière pour voir la toute nouvelle Lotus Evora, un modèle unique au Canada, pour le moment mais que nous ne pouvions conduire. Belle auto qui ne sera disponible qu’au printemps prochain au prix de 80 000 à 85 000 $. Mais lorsque je lui ai fait mention que je n’avais jamais conduit l’Elise, Bernard en a profité pour battre le fer pendant qu’il était chaud. Représentant de la marque Lotus pour Scotti, il n’a pas hésité une seconde pour faire installer une plaque sur une Lotus Elise Supercharged toute neuve afin de me la faire essayer…en pleine circulation du vendredi après-midi !

 

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Le nouvelle Lotus Evora pourrait être au prochain Salon de l’auto de Montréal (photo Éric Descarries)

 

Il n’a pas froid aux yeux, l’ami Bernard. Dans une première étape, il a insisté pour conduire et me montrer de quoi le petit bolide était capable. D’une main de maître, il a piloté la minuscule voiture de sport au travers la circulation puis, il a trouvé une portion de chemin complètement «vide» où il m’a démontré l’incroyable tenue de route de l’Elise dans les courbes. Je crois que l’on peut mentionner le poids léger de l’auto combiné à une configuration de suspension unique et à des pneus Yokohama Advan Neova extraordinaires qui donnent une telle assurance sur la route. Rappelons que l’Elise est une petite auto à deux places avec moteur central à quatre cylindres Toyota suralimenté de 1,8 litres de 240 chevaux combiné à une boîte manuelle à six rapports.

 

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La petite Lotus Elise que j’ai eu la chance de conduire (photo Éric Descarries)

 

L’intérieur y est plutôt nu mais très efficace. L’accès demande un peu d’acrobatie (je ne suis plus un petit jeune!) mais les sièges, qui semblent trop fermes à prime abord, se sont avérés très moulants et peut-être plus confortables que prévu. Ils supportent le dos et surtout le bas du dos d’une façon extraordinaire! J’ai pris le volant pour quelques kilomètres et j’ai pu vivre enfin mes minutes de gloire au volant de l’Elise. La direction en est précise, le freinage puissant (surtout qu’elle pèse moins de 2 000 livres!) mais la visibilité y est un peu serrée, tout comme l’habitacle (nos épaules se touchaient et Bernard et moi ne sommes pas gros…surtout Bernard!). La voiture est rapide et agile. On en voudrait plus. Si je réussis à me libérer pour accepter une invitation de Bernard…j’en saurai plus… Ah oui! Le prix de base de la Lotus Elise SC est de 69 900 $ (L’Elise de base sans compresseur débute à 60 750$). Bernard nous a appris que Lotus en a livré 180 unités jusqu’ici dans l’est du pays!

 

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Ce que l’habitacle de l’Elise est étroit. Mais il est fonctionnel! (photo Éric Descarries)

 

La Pléthore n’a pas fait Francfort

 

Triste, cette histoire des concepteurs de la Pléthore qui n’ont pu se rendre à Francfort à cause d’une sorte de fraude….

 

 

 

Bons commentaires

 

Ce que je trouve la plupart de vos interventions intelligentes et bien écrites. Attention, cependant, à vos écarts de langage. Je suis obligé de les intercepter et de les «corriger»! Mais, ne lâchez pas, j’adore lire vos arguments intelligents!

 

À python_1

 

Vous avez raison. Les constructeurs font des voitures pour le monde entier. Et la plupart des consommateurs aiment mieux une auto légèrement plus grande, partout dans le monde…

 

À benlevolo

 

Les autos patrouille plus petites? Assez difficile à faire en Amérique. Même dans d’autres pays du monde, l’ajout d’accessoires demande des voitures plus grandes. Puis, mettez-vous à la place des policiers. Ils doivent «travailler» dans cet environnement durant des heures, il leur faut un peu d’espace! Un policier de Montréal me disait que le véhicule le plus confortable dans lequel il a travaillé était un Ford Explorer des années quatre-vingt dix (à deux roues motrices!). Il pouvait y respirer et travailler à l’aise. Malheureusement, l’opinion des citoyens (qui ne peuvent jamais se mettre à la place des autres et dont seulement leur petite opinion fermée ne compte…) a forcé les dirigeants de la police à se débarrasser des Explorer. En cas d’urgence, je préférerais des policiers en pleine forme, pas courbaturés et capables de sortir rapidement de leur véhicule pour ma protection! En passant, les Ford Crown Victoria sont des outils de travail qui ne coûtent vraiment pas cher en entretien et qui se sont avérés très fiables. Ce ne sont pas des exemples de technologie avancée…ce sont des outils de travail!

 

À raoul 914

 

Attention de ne pas toujours juger les «gros» Américains. Nos compatriotes n’en ont pas à revendre non plus! Puis, pourquoi toujours critiquer les États-Unis? N’y allons nous pas nous-mêmes parce que le pays est extraordinaire (New York, la Floride, le Grand Canyon, la Californie, le Nevada incluant Las Vegas, le Texas, le Maine (surtout) et j’en passe) et que le peuple est généralement très accueillant?  Attention de ne pas trop mordre la main qui nous nourrit. Comme c’est écrit dans l’Évangile de Luc : «Pourquoi vois-tu la paille dans l’œil de ton frère et n’aperçois-tu pas la poutre dans ton œil à toi?». Si les Nord-Américains ont de gros véhicules (et cela inclut les Canadiens de l’ouest de notre pays), c’est parce que notre continent est vaste et dégagé. Nos routes sont longues et larges (et lentes car si l’on y roulait aussi vite qu’en Europe, ça nous coûterait une beurrée en essence et en usure de la mécanique. En Europe, les routes sont rapides…mais de courte durée). Puis, nous voyageons loin et longtemps…et avec beaucoup de bagages et de jouets C’est une question de perspective.

 

À mephistau

 

Attention, je suis un boomer! Et vous détestez GM? N’ignorez pas ses belles réussites. Je suis certain qu’une balade dans une Corvette ZR-1 ou dans une Cadillac CTS-V vous convaincrait que ce constructeur américain est capable de faire des voitures aussi rapides et exclusives que les Européens (nos amis asiatiques sont un peu en retard de ce côté) à un prix nettement plus abordable! GM fait aussi de belles camionnettes fiables et surtout, le constructeur a innové plus souvent qu’à son tour en matière technologique…incluant la Volt!

 

À daniel-l

 

L’attitude de certains policiers? Faudrait s’en reparler…Surtout quand les patrons leur demandent de faire des opérations (des essais de nouveaux appareils) sur la rue Papineau menant au pont Jacques-Cartier durant l’heure de pointe ce qui a causé un bouchon de circulation jusqu’à Rosemont et…pour ceux qui ont l’environnement à cœur…plus de pollution que jamais! Et du retard pour ceux qui, comme moi, devaient se rendre en ville…

 

À mark_derail

 

Vous dites que votre hybride vous coûte cher? Je serai curieux d’en savoir plus…

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Jeudi 17 septembre 2009 | Mise en ligne à 1h01 | Commenter Commentaires (30)

Subaru Outback et autres


Subaru Outback et autres

 

Incroyable tous les commentaires qui arrivent dans ce blogue. Je les lis tous avec un grand intérêt et je me dis qu’il y a des lecteurs qui s’y connaissent vraiment au niveau des émissions et des statistiques. Franchement, si j’avais le temps de faire toutes ces recherches…je passerais pour un vrai génie. Merci de vos réponses et de vos commentaires. Ils sont des plus instructifs.

 

En attendant, moi, je m’amuse… En fait, je travaille..mais je m’amuse un peu en même temps. La semaine dernière, j’ai «pris livraison» de la toute nouvelle Subaru Outback. Mon ami Amyot Bachand, maintenant en charge des prêts d’automobiles et de plusieurs autres tâches chez Subaru Canada au Québec, m’a gentiment confié une version élaborée de cette auto qui, franchement, affiche plutôt les dimensions d’une camionnette, presque d’une fourgonnette. En effet, c’est la première impression que j’ai eue lorsque j’ai garé ce véhicule juste à côté de la Ford Freestar de ma femme. Décidémment, l’Outback a grandi…et elle a grossi!

 

Elle est définitivement grande, la nouvelle Subaru Outback (photo Éric Descarries à Watkins Glen)

 

Enfin… L’Outback qui m’a été confiée était une version de luxe 3.6R avec un nouveau moteur à six cylindres à plat de 3,6 litres qui fait 256 chevaux. Celui-ci vient avec une boîte automatique conventionnelle (et non CVT) à cinq rapports et, bien entendu la traction intégrale symétrique. Heureusement, en créant ce nouveau six cylindres, Subaru en a éliminé le besoin d’essence super! Pourquoi ai-je choisi le six et non le quatre PZEV? D’abord parce que le quatre PZEV me sera disponible la semaine suivante dans la berline Legacy. Puis, parce que je voulais rejoindre Amyot au Zippo U.S. Vintage Grand Prix à Watkins Glen dans l’état du New York où il y courait au volant de sa MG Midget 1963. Vous aurez deviné, je voulais essayer une grande Subaru de luxe sur un long trajet, un véritable petit «road trip».

 

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Cette Outback 3.6R m’a conduit à Watkins Glen (photos Éric Descarries)

 

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Ce n’est pas la première fois que je conduis une telle Outback. Je l’ai d’abord essayée en juillet dernier lors du lancement des nouvelles Subaru à Terre-Neuve. Je n’ai pas publié mes premières impressions à ce moment-là pour plusieurs raisons. D’abord, j’ai refusé cette étiquette que l’on m’affublait de «chroniqueur acheté par un beau voyage». Je n’en ai donc fait que la présentation. Deuxièmement, je préfère «vivre» avec le véhicule dans un environnement qui m’est familier avant d’en avoir une opinion. Dans le passé, nous avons déjà conduit de nouveaux véhicules dans des conditions qui ne leur appartenaient pas (comme de petites autos sous-compactes urbaines…sur les rapides routes du désert du Nevada ou de grandes fourgonnettes dans une campagne floridienne..). Je préfère dans mon environnement. C’est pourquoi je commence en disant que la nouvelle Outback me semble beaucoup plus grosse que jamais, une impression que je n’avais pas à Terre-Neuve. Cette impression est encore plus évidente en situation urbaine à Montréal.

 

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Le tableau de bord de l’Outback est stylisé mais facilement consulté (photo Éric Descarries à Terre-Neuve)

 

Sur la route

 

Après avoir roulé en ville pendant quelques jours, j’ai pris la route (très tôt le samedi matin…trop tôt?) pour Watkins Glen. Cela voulait dire des heures sur le régulateur de vitesses sur la triste 401 pour bifurquer ensuite vers la 81 américaine sud puis le New York Thruway vers l’ouest et enfin quelque 45 minutes de route vers le sud sur la route 14 pour me retrouver à la piste de course de Watkins Glen International Speedway (et j’en ai eu pour mon argent…!). Le chemin du retour (le même jour) fut tout simplement l’inverse mais rendu au Canada vers les 20 heures le soir, la route 401 vers Montréal est devenue une vraie piste de course. Pas de farce! Malgré l’obscurité, on y roulait à 130-140 km/h en pleine circulation. Et dire que l’on a limité les poids lourds (qui y sont légion car la 401 est la plus importante artère commerciale au Canada) à 105 km/h!

 

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Nous avons vraiment essayé l’Outback en situation hors-route modérée à Terre-Neuve (photo Éric Descarries)

 

Mon verdict? L’Outback 3.6R est d’abord et avant tout une grande routière. Son grand gabarit lui donne une bonne assurance sur la route et jamais sa tenue de cap ou sa tenue de route ne m’a préoccupé malgré la pluie qui a tombé pendant un moment. Incidemment, ma voiture d’essai était munie de pneus Continental ContiProContact silencieux et efficaces sur la pluie mais qu’il faudra vraiment changer avant l’hiver. L’ensemble mécanique est silencieux et la boîte automatique conventionnelle permet des reprises franches et puissantes. Je ne dirais pas que le six cylindres est un «foudre de guerre» pour reprendre l’expression d’un de mes confrères mais il s’acquitte très bien de sa tâche. La position de conduite est confortable grâce, surtout, à la colonne de direction ajustable en quatre directions (avant- arrière, de haut en bas). Question consommation?  En conduisant 1356 kilomètres, j’ai obtenu une consommation de 9,28 L/100 km. Remarquez que plus de 80% du trajet était sur autoroute mais une portion était à des vitesses dépassant «légèrement» la limite permise.

 

L’aménagement intérieur de l’Outback est presque identique à celui de la Legacy. Le tableau de bord est assez élaboré mais l’instrumentation y est lisible. J’ai aimé le frein de stationnement électrique mais je me demande combien il en coûtera lorsqu’il fera défaut dans une dizaine d’années? Mon Outback d’essai n’avait pas le système de navigation intégré mais la radio XM satellite y était activée (et j’ai pu y suivre les activités de NASCAR, car il y a un poste de radio dédié à cette série…). Suivant une dizaine d’heures au volant de cette auto, je peux affirmer que les sièges sont confortables. Sur ma voiture d’essai, ils étaient chauffés ou…climatisés! Les places arrière sont suffisantes et accueillantes alors que l’espace de chargement est généreux. Le seuil arrière n’est pas trop haut pour le chargement d’objets lourds.

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L’espace de chargement est bon sur l’Outback (photo Éric Descarries à Terre-Neuve)

 

J’avais déjà conduit l’Outback dans un sentier légèrement exigeant à Terre-Neuve me prouvant que sa traction intégrale symétrique était efficace. Malheureusement (ou heureusement?) je n’ai pas conduit l’Outback dans la neige, là où elle devra être plus appréciée par mes concitoyens (avec les bons pneus d’hiver, naturellement). Mais je m’attends à le faire au cours des mois à venir…

 

En conclusion, j’ai bien aimé les qualités de grande routière de cette Subaru. Mais parfois, elle m’a semblé un peu trop silencieuse. J’aime toujours «sentir» un peu la voiture que je conduis. Incidemment, l’auto affiche une ligne intéressante mais pas spectaculaire. J’ai bien peur que Subaru soit à perdre son design qui distinguait ses produits de ceux de la concurrence. Le prix d’une Subaru Outback 3.6R débute à 35 695$, celui de mon véhicule d’essai était de 38 495$ .

 

Les surprises de Watkins Glen

 

Mon court (trop court) séjour à Watkins Glen m’a fait découvrir encore une fois de superbes automobiles anciennes. Certaines étaient tout simplement spectaculaires, d’autres intéressantes. Il y avait environ 400 autos de course anciennes à la piste légendaire dont une bonne quantité de MG et Morgan anglaises, les marques qui y étaient mises en vedette. Cependant, je vous avoue humblement que je m’arrête plus aux Cobra des années soixante. N’est-ce pas fantastique de voir ces bolides qui ont écumé les pistes de course d’Amérique et d’Europe durant les années soixante (battant ainsi la domination des Ferrari) évoluer encore une fois à haute vitesse sur la piste? Imaginez une Cobra 1965 qui vaut maintenant plus d’un million de dollars (oui, oui, plus d’un million) rouler à tombeau ouvert avec ses échappements libres crachant le feu du V8 Ford au travers d’autres autos de course…En passant, je salue la bravoure d’Amyot Bachand qui participe aux épreuves de voitures anciennes avec sa MG Midget 1963 de compétition et celle d’Alain Raymond qui, lui, coure au volant d’une Fiat Abarth 1964! Ces deux compères partageaient le même espace dans les enclos de Watkins Glen.

 

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Amyot Bachand (MG No 63) en action à Watkins Glen (photo Éric Descarries)

 

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Bachand et Alain Raymond cassant la croute à Watkins Glen (Photo Éric Descarries)

 

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Le son incroyable de cette McLaren à moteur Chevrolet V8 qui a déjà couru au Circuit Mont Tremblant (Photo Éric Descarries)

 

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Croiriez-vous que cet homme demandait 1,75 million $ pour cette Cobra de compétition des années soixante. Il avait payé 700 000 $ il y a quelques années pour cette pièce de collection. Et il roulait sur piste avec cette rareté! (photo Éric Descarries)

 

Mon opinion sur les hybrides et les diesel

 

Tous vos commentaires me fascinent et m’impressionnent. Mais je me pose une question. L’industrie de l’auto veut-elle vraiment produire un véhicule 100% propre? En principe oui. En vérité, «on» ne lui donnera pas la chance de le faire. Vous n’êtes pas sans savoir que le moteur électrique serait la meilleure solution. La batterie idéale n’existe pas? Pas sûr! Imaginez un nombre supérieur de voitures à moteur électrique. Un moteur électrique n’a qu’une seule pièce en mouvement. Pas même besoin de boîte de vitesses. Un moteur conventionnel a plusieurs pièces en mouvement. Plus de moteurs conventionnels? Bye-bye les entreprises de pistons de segments, de vilebrequins, d’arbres de cames, de soupapes, de ressorts de soupapes, de paliers, de pompes à eau, d’injecteurs, d’échappements, de radiateurs, d’huiles, d’antigel, de joints d’étanchéité, de pétrolières, de transmissions, de station service, de camions pour livrer le carburant et j’en passe…peut-être que plus personne ou presque ne travaillerait ? Veut-on vraiment éliminer les moteurs à combustion interne? Pas certain, moi!

 

À gingmar

 

Merci de vos commentaires sur votre Outback. Ils viennent compléter les miens…ou est-ce moi qui vient compléter les vôtres…?

 

À omni_tag.

 

Faut savoir lire entre les lignes. J’aime bien entendre un son de moteur, sentir quelques vibrations en changeant moi-même les rapports, ressentir les imperfections de la route…j’aime conduire, quoi!

 

À mephistau

 

Le bruit strident des éléments électriques (recharge) n’était pas très audible avec la Lexus. Mais qu’ils l’étaient avec la Nissan Altima hybride! Quand aux trois compagnies auxquelles j’enverrai mon CV? EXCELLENTE question! Chrysler serait peut-être la première. J’aimerais participer à la résurrection de cette légendaire entreprise. Volkswagen? Peut-être! Le constructeur allemand a de grands projets. La troisième? Ford ? Non, ils n’ont pas besoin de moi, ça va très bien pour eux. GM? Non plus. J’ai bien peur que si l’on en chasse le naturel, il y reviendra au galop. Tata? Tiens, voilà une idée…Cependant, il faudra que ce soit de ma culture. Après avoir vécu toute ma vie en Amérique, j’aurais certes de la difficulté à m’adapter à une autre culture. C’est pour cela que je n’ai pas mentionné de constructeur japonais ou coréen !

 

À daniel_l

 

Je n’ai pas encore entendu de plainte concernant les rétroviseurs qui se replient lorsqu’on verrouille le véhicule (comme sur le RX 450h d’essai ou comme sur les Mercedes-Benz). Je m’imagine qu’ils ont été intensément testés. Quant aux photos, je dois les soumettre selon les exigences de Cyberpresse. Peut-être veut-on y protéger les droits de l’auteur ?

 

 

 

 

 

 

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