Vous vous doutez certainement que j’écris ces quelques mots dans un moment de répit durant cette mouvementée semaine de la course NASCAR à Montréal. Inutile de vous dire que j’ai accroché un chapelet sur la corde à linge car je ne tiens pas à revivre mon expérience de l’année dernière alors que je faisais les reportages dans les puits sous la pluie battante pour RDS. C’était la première fois que NASCAR courait sous la pluie (du moins dans une de ses séries supérieures) et nous, de Montréal, avons écrit une page de l’histoire de NASCAR. J’ose espérer que cela ne se reproduira pas…
En attendant, je voudrais vous donner un petit compte rendu d’un essai hebdomadaire de voiture neuve, cette fois la Volvo XC60, une sorte de mélange entre un VUS et un multisegment (un terme que je trouve très galvaudé de ces temps-ci…on dirait que presque toutes les voitures sont des «multisegments»…).
Volvo a créé son XC60 pour faire concurrence à de populaires VUS intermédiaires de luxe comme le BMW X3, le Mercedes-Benz GLK, l’Audi Q5, l’Acura MDX et j’en passe. Pour ce faire, le constructeur suédois (qui est toujours dans le giron de Ford, en passant), a utilisé la plateforme de la grande S80 qu’il a raccourci. Le XC60 est presque identique au prototype sur lequel il est basé. Moins carré que le XC70, il conserve quand même une allure typiquement Volvo facilement reconnaissable. Moi, je trouve le XC60 relativement agréable à regarder.
On reconnaît facilement les airs de famille Volvo dans le XC60 (photo Éric Descarries)
Beaucoup d’éléments de sécurité
L’intérieur de cette auto (euh…camionnette…?) est aussi très bien dessiné alors que le tableau de bord reprend plusieurs éléments que l’on retrouve déjà dans plusieurs autres produits de la marque. Le tableau de bord est simple à consulter et, au bout de quelques minutes, on réussit à comprendre les commandes de la ventilation et du chauffage. Encore une fois, l’écran qui sert au système de navigation sert aussi à la caméra de recul, un élément de sécurité que j’apprécie tout particulièrement. En passant, ce système de navigation n’est pas facile d’opération. Il fonctionne avec des commandes derrière le volant ou avec une télécommande. Celle-là., je ne la comprends pas, une télécommande dans une auto…Le XC60 n’accueille que cinq personnes à son bord et l’aménagement intérieur est de bon goût. Par contre, on ne peut pas dire qu’il y a beaucoup d’espace pour les jambes des passagers d’arrière! L’espace de chargement est vaste à souhait. La visibilité trois-quarts arrière présente un peu de difficulté. Si l’on revient à l’aspect sécuritaire, mon Volvo XC60 d’essai avait probablement tout ce qui peut se retrouver dans le catalogue du constructeur incluant le système BLIS de détection d’autres autos circulant tout près de la voiture, la répartition électronique du freinage, les phares directionnels, le système de protection anti-contrecoups (WHIPS), le régulateur de vitesse adaptatif, le contrôle de concentration du conducteur, l’avertisseur de changement de voie…pensez-vous qu’un conducteur peut se concentrer sur sa conduite avec tous ces avertisseurs?
L’arrière du XC60 est aussi reconnaissable. En passant, l’espace cargo y est utile (photo Éric Descarries)
Ajoutez à cela le nouveau système «City Safety» créé pour éviter ou atténuer les collisions à vitesse réduite. Il nous signale la proximité des véhicules devant soi en activant un feu rouge au tableau de bord et il peut même appliquer les freins si l’attention du conducteur est retenue ailleurs…Faut le faire! Décidemment, il y a-t-il quelqu’un qui pourrait montrer à conduire de nos jours plutôt que d’essayer de protéger tout le monde au lieu de les conscientiser?
Le tableau de bord est moderne et bien aménagé (photo Éric Descarries)
Une belle mécanique mais un peu gourmande
Le moteur qui équipait mon XC60 d’essai comprenait le six cylindres en ligne turbocompressé de 3,0 litres faisant 281 chevaux combiné à une boîte automatique à six rapports avec traction intégrale qui met plutôt l’accent à l’avant en conduite régulière. Évidemment, un tel système est plus facile à vérifier en hiver. Mais une bonne ballade dans les Laurentides m’a permis de constater que le XC60 est un véhicule intéressant à conduire. Ce n’est pas une voiture de sport mais c’est un véhicule relativement bien équilibré. Par contre, je ne peux pas dire que j’ai été impressionné par les performances du moteur. Il se débrouille bien d’affaire mais on n’y sent pas les 281 chevaux annoncés. Ce sont surtout les plus de 4 000 livres du véhicule qui donnent cette impression. La tenue de route de ce Volvo mérite d’être mentionnée même si, au début, je trouvais le véhicule un peu «mou». Notez que le conducteur peut choisir entre trois degrés de fermeté, le plus doux donnant cette impression de mollesse au départ. Mais dès que l’on passe à un autre stade de fermeté, le XC60 procure une tenue de route intéressante. Par contre, le freinage est rassurant.
C’est un six cylindres en ligne placé transversalement qui anime le Volvo XC60 (Photo Éric Descarries)
Là où le XC60 m’a un peu déçu, c’est au point de vue de la consommation. Ce n’est peut-être pas dramatique pour un véhicule de cette catégorie mais 12,77 L/100 km, me semble que… Enfin, le prix de base d’un Volvo XC60 est de 49, 995$. Celui de mon véhicule d’essai était de 59 685$.
À benlevolo
Non, je ne me suis pas engagé dans un «guide» quelconque cet été. Par contre, je suis pas mal d’accord avec vous concernant le programme Cash for Clunkers. On aura détruit des autos pour rien et peut-être même des véhicules qui auraient été «historiques» ou récupérables par les «hot-rodders» plus tard…
À gingmar
Ce n’est plus le Garit HT mais désormais, le Garit KX et merci pour vos premières impressions.
À simon_c
Je compte faire l’essai et de la berline et du coupé Forte sous peu
À lopus
Petit cadeau, voici la photo de la Lamborghini Espada 1970 qui était au Concours d’élégance
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