Voilà peut-être la petite auto la plus bizarre que j’ai eue à conduire. Pourtant la Cube, c’est une voiture de production et elle est déjà disponible chez votre concessionnaire Nissan local! Et son prix de base n’est que de 16 998$!
Du premier coup d’œil, on a peine à croire qu’un constructeur sérieux ait mis une telle voiture sur le marché. On dirait à la fois une caricature et un de ces prototypes fantaisistes que l’on voit dans les grands Salons de l’automobile. Nissan espère ainsi avoir un véhicule concurrent à la Kia Soul et à la Scion xB (à venir au Canada). Ce serait aussi une voiture destinée à une jeune clientèle quoique les remarques les plus positives que j’ai entendues provenaient de…gens âgés. Il y a même une dame d’âge vénérable que j’ai entendu dire à son compagnon : «Regarde! C’est ça la nouvelle mode chez les petites autos!». Notons que c’est le même effet que les Scion xB ont eu au départ en Californie.
Décidemment, la Nissan Cube affiche un design unique (photo Guillaume Descarries)
Du côté mécanique, la (ou devrais-je dire «le») Cube est mue par le même moteur à quatre cylindres de 1,8 litre de la Nissan Versa. Il fait 122 chevaux et 127 livres-pied de couple. Ma voiture d’essai était munie de la boîte automatique à variation continue (Xtronic CVT) qui, selon Nissan, devrait me permettre d’obtenir une meilleure cote de consommation. Évidemment, la Cube est à traction avant. Question conduite, il n’y a pas grand différence entre une Versa et cette (ou ce) Cube. Des accélérations intéressantes, des reprises un peu bruyantes (grâce au régime élevé imposé par la boîte CVT au moteur), un confort moyen mais agréable et une bonne visibilité. J’insiste sur la bonne visibilité car le pare-brise presque vertical et légèrement courbé à ses extrémités de la Nissan Cube permet justement cette bonne visibilité. Les glaces de portières sont aussi très grandes malgré leurs coins arrondis. Regardez bien la glace arrière. De l’extérieure, elle paraît asymétrique mais de l’intérieur, elle est bien symétrique. De plus, ce que j’ai bien aimé, c’est le dégagement pour la tête que procure le vaste espace intérieur. C’est exactement le même dégagement que je retrouve dans ma Jeep TJ. Et, ne vous inquiétez pas, je n’y ai pas entendu de bruits aérodynamiques. Mais j’ai vu plusieurs gens sur la route me pointer du doigt… et même rigoler!
De l’arrière, c’est sa lunette asymétrique qui nous frappe (photo Guillaume Descarries)
Ce quatre cylindres Nissan suffit largement à la Cube (photo Guillaume Descarries)
La Nissan Cube est très à l’aise sur l’autoroute. Mais elle est aussi très pratique en ville. L’aménagement intérieur est un peu «flyé» mais il demeure dans les limites du raisonnable. Le tableau de bord affiche un design très moderne avec une instrumentation élaborée qui demeure, toutefois, un peu difficile à lire. La voûte est moulée comme les cercles de l’eau dans laquelle on a jeté une pierre. Les deux places avant sont confortables et il y a trois places arrière, selon le constructeur. Disons deux pour plus de confort. La portière arrière s’ouvre vers la gauche (il y a de massives charnières qui ont exigé que le constructeur fasse un bosse dans la portière pour en dégager une!). Mais en ce qui a trait à l’espace de chargement, il est plutôt faible On peut toujours l’agrandir en repliant les dossiers de la banquette arrière mais le siège ne bascule pas! Oh, j’oubliais. Mon véhicule d’essai était équipé d’une chaîne stéréo avec haut-parleurs Rockford Fosgate et une panoplie d’équipements technologiques comme la radio satellite et ainsi de suite.
Le tableau de bord est élaboré mais simple en même temps (photo Guillaume Descarries)
L’espace de chargement est plutôt limité (photo Guillaume Descarries)
Mon essai d’une semaine, surtout en situation urbaine, m’a donné une consommation de 9,0 litres au 100 km. Je dois avouer que j’ai bien apprécié cette semaine au volant de la Nissan Cube. Était-ce dû au fait que la voiture était toute nouvelle et surtout inusitée? Peut-être. Car le danger de succomber pour un design tout aussi original, c’est qu’au bout de deux ou trois ans, le charme de la nouveauté et de l’originalité se soit dissipé.
Premier tours de roue au volant des Subaru Legacy et Outback 2010
J’ai aussi eu l’opportunité de m’envoler vers Terre-Neuve pendant trois jours la semaine dernière pour la présentation à la presse spécialisée de la toute nouvelle Subaru Legacy et de sa version VUS multisegment Outback.
La nouvelle berline Subaru Legacy propose un intérieur plus accueillant (photo Éric Descarries)
J’aurai certainement la chance d’en faire un plus long essai (j’aime bien utiliser ces Subaru pour de courts voyages) mais pour le moment, j’ai pu prendre note de certains commentaires préliminaires. Notez que Subaru a complètement modifié la Legacy en lui donnant un empattement plus long ce qui permet un habitacle beaucoup plus spacieux. En même temps, le toit a été légèrement remonté pour un meilleur dégagement pour la tête. Le moteur «boxer» (quatre cylindres) à plat de 2,5 litres a été révisé (tant dans sa version atmosphérique que turbocompressée) alors que la boîte automatique en est de la configuration CVT (variation continue). Le six cylindres à plat de 3,6 litres est plus puissant que le quatre de base mais il vient, lui, avec une boîte automatique régulière à cinq rapports. Inutile de vous dire que toutes les Subaru sont à traction intégrale.
Les Legacy sont des berlines, les Outback des familiales (photo Éric Descarries)
Les Legacy sont toutes des berlines. Les Outback, elles, sont toutes des familiales. Équipées d’une motorisation très semblable à celle des Legacy, les Outback, considérées comme des VUS multisegment, sont un peu plus intéressantes à conduire ne serait-ce que par leur suspension légèrement plus rigide. Enfin, je préfère garder mes impressions de conduite pour des essais à plus long terme dans notre région. On y reviendra cet automne…
À Blueprint
En effet, on peut dire adieu à la XL-7 de Suzuki. Cette compagnie a subi tout un coup récemment aux États-Unis. Vivement sa nouvelle berline intermédiaire. En passant, faites attention de ne pas trop déblatérer sur Toyota. Vous risquez de vous faire traiter de «Toyota basher» vous aussi…même si les dirigeants de la compagnie s’inquiètent eux aussi de la réputation fade de leurs produits. Toyota fait de bonnes voitures mais une grande partie de la concurrence l’a rattrapée depuis longtemps, même du côté coréen! Les autres s’en viennent aussi. Et il y a des produits captivants dans leurs gammes.
À Daniel_l
Qu’est-ce qu’elles ont mes photos? Sans blague, j’utilise des appareils d’excellente qualité. Seulement, je dois publier ces photos de plus de 3000 pixels à 420 ce qui en diminue fortement la qualité (et ce qui empêche d’autres gens de les copier et de les agrandir)…
À Simon_c
En effet, on peut reconnaître qu’il y a d’autres constructeurs que toujours les mêmes qui sont «vantés» qui peuvent nous donner d’excellents produits, toujours selon les applications nécessaires.
À Bomonique
Ils ont du réparer leur erreur suite à votre remarque. On le voit plus cette erreur…
À omni_tag
En effet, je mettrai sous peu la main sur la toute nouvelle Prius 2010 (de quatrième génération, je crois). Cependant, ne vous attendez pas à ce que j’essaie de battre des records d’économie de carburant. Je la conduirai comme je conduis mes propres bagnoles (et vous ne voulez pas savoir ce que je possède). D’autre part, je commence à me demander si c’est vraiment bon d’inclure tous ces «jeux vidéo» dans les tableaux de bord des voitures hybrides. Ils deviennent distrayants et, ma foi, je crois qu’ils deviendront tout aussi dangereux que les téléphones cellulaires. J’ai vu en ville (et en banlieue) des conducteurs de voitures hybrides (surtout des Prius) rouler à pas de tortue voulant économiser la moindre goutte de carburant, les yeux rivés sur l’écran dans la planche de bord pour y voir les mouvements. On en est rendu au point que les arguments de puissance du passé (les fameux «horsepower de taverne») ont fait place à un véritable concours d’économie de carburant. (Ça existait dans le passé, vous savez. On appelait cela les «Mobil Economy Run».) Malheureusement, je ne veux pas que ce blogue tourne strictement à la discussion d’économie de carburant. Il reste encore de la passion pour les autos. Et, à moins que vous ne soyez un vendeur de la marque dont vous faites une promotion poussée (c’est vraiment l’impressions que vous laissez de plus en plus!) , je vous suggère de prendre le bus ou votre vélo si vous ne voulez vraiment pas polluer ou brûler du carburant. On est tous conscient que la Prius est une petite merveille technologique. Mais elle ne répond pas aux besoins de tout le monde. Revenons-en à l’amour de l’automobile en général et pas qu’à l’amour de SON automobile…
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