Éric Descarries

Archive, juin 2009

Lundi 29 juin 2009 | Mise en ligne à 17h08 | Commenter Commentaires (19)

Suzuki Grand Vitara à quatre cylindres


 

Il y a un peu plus d’une dizaine d’années, j’avais un grand ami dans ce monde de la chronique automobile (je ne me suis jamais considéré comme «journaliste» automobile mais plutôt comme «chroniqueur»…) que je considérais comme un homme assez neutre dans le domaine. Il s’appelait Jacques Rainville et avec lui, j’ai participé à la rédaction de plusieurs guides d’achat que nous appelions à l’époque «L’Almanach de l’auto». Ensemble, nous avions aussi lancé la version française de Car Guide. Les deux titres sont disparus avec le temps et Jacques est disparu lui aussi, il y a quelques années de cela. L’Almanach de l’auto fut, pendant un temps, une excellente référence car nous écrivions plus sur les voitures que nous les photographions. Quant est venue l’ère des images en couleur et d’une présentation plus artistique des sujets (l’Almanach était en noir et blanc), nous avons perdu des plumes. J’en aurais tellement à raconter à ce sujet….Mais là où je veux en venir, c’est que mon ami Jacques avait prédit, au milieu des année quatre-vingt dix, que les VUS compacts allaient prendre le marché, reléguant aux oubliettes les «gros» VUS. Si Jacques était encore de ce monde, il me dirait bien amicalement : «Tu vois, je te l’avais dit..». Il avait raison. Ce que je me souviens le plus, c’est que Jacques avait un léger penchant pour les petits VUS Suzuki. C’est donc à lui que j’ai pensé lorsque j’ai pris livraison d’un Suzuki Grand Vitara 2009.

 

Ce véhicule n’est pas nouveau sur le marché. Mais lorsqu’il est apparu dans sa dernière livrée, il n’y avait qu’un V6 de disponible sous le capot. Dans le passé, les plus petits VUS n’étaient disponibles qu’avec un quatre cylindres. Puis sont venus les incontournables V6. Mais ceux-ci se sont avérés un peu plus «gourmands» que prévu et tout dernièrement, les consommateurs sont revenus aux VUS à quatre cylindres. 

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Le Suzuki Grand Vitara 2009 est disponible avec un moteur à quatre cylindres (Photo Guillaume Descarries)

 

Depuis les derniers mois, vous vous êtes certainement rendu compte que je m’arrête très souvent aux VUS compacts à quatre cylindres. Je vous ai donc donné mon opinion, entre autre, sur le Ford Escape Sport à quatre cylindres et boîte automatique à six rapports et sur le Volkswagen Tiguan. Cette fois-ci, j’ai demandé à Suzuki Canada de me prêter un Grand Vitara à moteur à quatre cylindres, ce qui est nouveau pour 2009. Je n’avais pas essayé la camionnette que déjà, j’entendais des commentaires peu élogieux à son égard du style «ça manque de puissance» ou «ça marche au gaz» (en voulant dire que ça consomme). C’est ce que je voulais constater de moi-même…

 

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Ce n’est pas hayon à l’arrière mais une portière sur charnières qui ouvre vers la droite. (Photo Guillaume Descarries)

 

Un autre son de cloche

 

Même si c’est plus glorieux de couvrir les Porsche Panamera, les Maserati, les Lotus et les Ford GT, je considère que d’essayer des «autos plus ordinaires» fait aussi partie de ma tâche. En effet, je dois me rendre à RDS tous les week-ends ce qui me fais traverser la ville dans la circulation et je m’aperçois bien qu’il y a des amateurs d’autos qui me lisent et qui s’identifient à ce genre de conduite. C’est là qu’un essai de Grand Vitara à quatre cylindres prend toute son importance!

 

Donc, je le répète, le quatre cylindres est tout nouveau dans le Grand Vitara 2009. Ce moteur de 2,4 litres fait 166 chevaux et, dans le cas de mon véhicule d’essai, il était combiné à une boîte automatique à quatre rapports, ce qui peut paraître un peu dépassé mais ce qui a quand même bien répondu à mes attentes. En effet, malgré son aspect un peu «vétuste», cette boîte automatique s’est très bien acquitté de sa tâche et j’ai aimé le levier de vitesses au plancher qui me permettait de rétrograder de 4 en 3 puis en deuxième et en première avec beaucoup de facilité suite à une courte période d’acclimatation. Notons ici que le Grand Vitara est un petit VUS à quatre roues motrices permanentes (il n’est pas possible de rouler en deux roues motrices seulement!) mais, grâce à son commutateur au tableau de bord, on peut passer de la 4RM automatique à la 4RM verrouillée ou à la 4RM surmultipliée (Lo 4×4) pour les situations les plus exigeantes. Mieux encore, il y a la fonction N (neutre) pour ceux qui voudraient tirer la Grand Vitara derrière leur gros VR!

 

Le quatre cylindres, lui? Il s’est avéré à la hauteur de la situation, tout simplement. En effet, ses accélérations ne sont pas foudroyantes mais elles sont bien honnêtes. Sa puissance lors des dépassements m’a tout simplement étonné. Non, ce n’est pas un «foudre de guerre» pour reprendre l’expression préférée d’un de mes confrères. Mais il s’acquitte bien de sa tâche. Quant à sa consommation, 10,44 L/100 km, combinée ville et route (alors que l’ordinateur de bord indiquait 10,6…), je ne peux pas dire que je m’en suis plaint! Il se peut qu’en hiver, la situation soit différente. Et je dois souligner que le moteur n’était surtout pas bruyant sur la grand-route.

 

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Le quatre cylindres est bien à l’aise dans la caisse du Grand Vitara (Photo Éric Descarries)

 

Un intérieur pratique

 

Parfois, je crois qu’on est obnubilé par les plus récentes nouveautés. Dans le cas du Grand Vitara, on ne peut pas dire qu’il possède un intérieur des plus flamboyants, comme ces nouveautés. Il est même très traditionnel. Mais il est aussi très «rassurant». En effet, tout y est facile d’accès et on n’y vit aucune surprise. L’instrumentation est on ne peut plus facile à lire. Toutes les commandes sont à la portée de la main y compris celles de la radio. La position de conduite permet une excellente visibilité et les sièges sont relativement confortables. Les places arrière sont un peu à l’étroit mais pas serrées.

 

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Le tableau de bord n’est pas spectaculaire mais il est bien aménagé. (photo Éric Descarries)

 

J’ai utilisé l’espace de chargement pour transporter des pneus et j’ai apprécié le fait que les sièges d’arrières se replient sur eux-mêmes sans même que l’on en retire les appuie-tête. Si l’on ne doit charger que des valises, c’est parfait, même avec les dossiers en place. Pour les plus gros objets, par contre, il manque un peu d’espace. Et cette porte arrière qui s’ouvre vers la droite…je préférerais un hayon relevable. Avec des objets un peu volumineux, il faut contourner cette portière…Et puis, quand il pleut, un hayon relevable offre une certaine protection. Ah oui! Le pneu de secours extérieur. Pratique et facilement atteignable, comme sur ma Jeep. Mais vulnérable en cas de collision mineure de l’arrière.

 

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Le compartiment à cargo s’atteint par une portière sur charnière… (photo Éric Descarries)

 

En conclusion

 

Évidemment, le Suzuki Grand Vitara n’a pas la tenue de route d’une voiture de sport, mais je n’ai jamais senti que la camionnette avait un comportement routier erratique. Le freinage est un peu juste mais la direction est relativement précise. En d’autres mots, je considère que le Grand Vitara à moteur à quatre cylindres est un bon achat, surtout que mon véhicule d’essai avec glaces électriques, régulateur de vitesses, climatisation et radio satellite se vend moins de 28 000 $. Je n’ai pas essayé le véhicule hors-route car je ne croyais pas que c’était un tout-terrain. Cependant, je crois qu’en hiver, avec des pneus appropriés, ce Grand Vitara pourra s’avérer plus qu’efficace.  

 

De retour à la Mustang

 

C’est drôle, chaque fois que j’écris sur la Mustang, j’obtiens plusieurs réactions, la plupart du temps positives. C’est donc dire qu’il y a encore des autos américaines qui soulèvent des passions…

 

À belseb

 

Permettez-moi de me questionner. Vous dites avoir vu des polices locales avec des Daimler dans le passé? Je crois qu’il y a une erreur. Voici une photo de la Daimler SP250. Croyez-vous qu’il s’agit de la même auto?

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(photo Éric Descarries)

 

À benlevolo

 

Si j’ai besoin de lunettes? Drôle de remarque. Je vous signale que lorsque je conduis une auto d’essai, je ne fais pas des efforts spéciaux pour en tirer la meilleure consommation possible. Il ne s’agit pas d’un concours ici mais d’impressions de conduite! En hiver, il me serait impossible d’atteindre les chiffres de consommation «miracles» que je lis trop souvent. Je vous rappelle que mes chiffres de consommations sont ceux d’une conduite «régulière» qui inclut quelques petits «écarts» comme de petites pointes de vitesse et surtout des reprises et des accélérations…Et je n’utilise surtout pas ceux d’Énergie Canada!

 

À simon_c

 

Comme ça, votre Impala consomme «autant» (vouliez-vous dire…«pas plus») qu’une Mazda5? Je n’en serais pas surpris. Du moment où l’on met de côté ses préférences personnelles, on s’aperçoit que certains véhicules que l’on aimait bien bouder ou critiquer dans le passé, surtout ces bonnes vieilles Américaines que l’on critique bien souvent aveuglément, ne sont pas si mal, après tout! Comme je me tue à le répéter, il y a du bon et du mauvais, du spectaculaire et du médiocre chez tous les constructeurs, que ce soient des Européens, des Asiatiques ou des Américains…ce n’est qu’une question de discernement! Les Américains peuvent faire d’extraordinaires pick-up, d’incroyables «pony cars», de très fiables intermédiaires mais aussi de véritables «poubelles» de tout genre. Les Européens ne sont pas sans reste car depuis la nuit des temps, ils nous proposent des exotiques remarquables, des lignes fantastiques et des diesel plus qu’efficaces mais ils nous ont aussi donné des «citrons» légendaires et de véritables gloutons en essence. Quant au Asiatiques, on leur accorde une certaine fiabilité mais aussi des voitures d’une platitude ennuyante et des camionnettes exécrables. Il y en a donc pour tous les goûts….

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Lundi 22 juin 2009 | Mise en ligne à 17h03 | Commenter Commentaires (17)

Ford Mustang et Taurus SHO


 

«Encore des Ford ?»,  allez-vous dire? En fait, la Mustang faisait partie de la «talle» de Ford dont je vous ai parlée il y a environ un mois. J’ai retardé l’essai de ce cabriolet pour en profiter sous le soleil car, c’est vraiment la saison des cabriolets, n’est-ce pas? Mais en ce qui a trait à la Taurus et à sa version SHO, voilà toute une surprise car cette auto n’était pas due avant 2011. En effet, Ford a décidé de lancer cette grande berline une année plus tôt car ses analystes croyaient que le «timing» était bon! Il faut dire que Ford est très agressif sur le marché. C’est d’ailleurs le seul constructeur nord-américain qui a relativement réussi à passer au travers la tempête et à nous proposer de nouveaux modèles à répétition. Bientôt, ça devrait être au tour de GM de nous présenter de nouvelles autos et camionnettes. Mais il nous faudra attendre encore un peu! Incidemment, alors que je rencontrais d’autres journalistes canadiens lors du lancement de la Taurus en Caroline du Nord, il était justement question de Ford et de ses multiples présentations. Plusieurs d’entre eux avouaient justement que depuis les derniers mois, ils écrivaient beaucoup plus sur Ford et ses nouveaux produits que sur d’autres sujets! Et si vous croyez qu’il y a un répit à l’horizon, laissez-moi vous rappeler que durant les prochains mois, Ford mettra aussi en vedette sa nouvelle Lincoln MKT, la Flex avec le nouveau moteur EcoBoost (que nous avons essayé dans la nouvelle Taurus SHO), la camionnette Transit Connect, une nouvelle génération de pick-up F Super Duty, probablement la Fiesta et une nouvelle Focus et un nouveau VUS Explorer sans parler du remplacement éventuel de l’Escape et j’en passe. Connaissez-vous un constructeur qui nous en promet autant?

 

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La Ford Mustang GT affiche un air plus agressif en 2010 (photo Éric Descarries)

 

D’abord la Mustang

 

Donc, mon auto d’essai de la semaine dernière était le cabriolet Mustang GT 2010. Je ne comptais pas m’éterniser sur le sujet mais encore une fois, je me suis prendre au jeu. D’abord, notons que Ford a révisé le design de son iconique Mustang car la concurrence (Dodge Challenger et Chevrolet Camaro) est de retour. Malgré tout, Ford a conservé cette image légendaire à la Mustang et malgré le fait que l’auto ne semble pas très aérodynamique, elle retient cette allure si reconnaissable. Ce qui est drôle, c’est qu’il n’y a aucune ornementation extérieure qui épelle le mot M-U-S-T-A-N-G. Seule une illumination au seuil lorsqu’on ouvre les portières nous rappelle la marque de l’auto. Côté design, il n’y a que les feux arrière qui ne font pas l’unanimité auprès des amateurs de belles autos. On aime ou on n’aime pas.

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Les feux arrière de la nouvelle Mustang ne font pas l’unanimité. Qu’en pensez-vous? (photo Éric Descarries)

 

Étant un cabriolet, on pourrait s’attendre à ce que la structure de l’auto soit un peu faible. Pourtant, elle m’a paru très rigide. Et lorsque la capote est refermée, la doublure intérieure sert d’isolant aux bruits extérieurs (surtout la musique que certains «automobilistes» aiment faire «blaster» de leur radio…n’entendent-ils pas l’incroyable distorsion qui en résulte?). Le toit rabattu, on perd un peu de l’espace du coffre qui n’est pas grand au départ…surtout que mon modèle d’essai était équipé d’un de ces gros haut-parleurs optionnels installé dans le coffre.  

 

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Pas si grand le coffre de la Mustang, surtout qu’il y avait tout un haut-parleur au plancher ! (photo Éric Descarries)

 

Sous le capot de la GT, Ford nous ramène le puissant V8 de 4,6 litres qui fait maintenant 315 chevaux. Sur ma voiture d’essai, il était combiné à une boîte manuelle à cinq rapports et à un pont arrière rigide qui, lui non plus, ne fait pas toujours l’unanimité. La concurrence (Challenger-Camaro) utilise un pont arrière à suspension indépendante. Mais c’est ce qui ajoute tant de poids à ces autos. Les ingénieurs de Ford ont fait un excellent travail avec ce pont rigide mais lorsque la route est bosselée (comme la voie de service de la 440 et la courbe qui mène au pont Pie-IX, par exemple), l’arrière sautille allègrement. Mais alors, la Challenger en faisait autant, l’automne passé!

 

Le V8 de 4,6 litres est puissant à souhait (je me demande quel effet le V8 de plus de 700 chevaux de la Shelby Super Snake peut faire dans une Mustang ?) et Ford a réussi à lui faire reproduire le son de la Bullit d’origine dans les échappements. Mais que ce V8 est physiquement gros! Pourtant, 4,6 litres se traduisent par 287 pouces cubes. Ceux qui se souviennent des V8 289 de Ford se rappellent certainement que ce moteur était suffisamment compact pour glisser dans le châssis de petites autos de sport (Sunbeam Tiger, AC Cobra et autres…) tout en développant autour de 300 chevaux! GM a quand même relativement retenu les dimensions extérieures de son petit bloc V8 Chevrolet… Et pourquoi pas de «petits» V8 de 2,0 ou 2,5 litres? En 1961, le constructeur britannique Daimler produisait un V8 HEMI de 2,5 litres dont les dimensions seraient très acceptables aujourd’hui….

 

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Me semble qu’il est massif, ce V8 de 4,6 litres! (Photo Éric Descarries)

 

Ford a également retouché l’intérieur de la Mustang 2010 mais encore une fois, le constructeur lui a conservé les lignes originales. Évidemment, la Mustang est plus appropriée pour deux occupants mais les deux petites places arrière sont suffisantes pour des enfants ou pour des adultes de petit gabarit sur une courte distance. Notons que si l’auto est bruyante à l’accélération, elle est silencieuse en vitesse de croisière. Les accélérations peuvent être brutales comme elles peuvent être «civilisées». C’est la responsabilité du conducteur. Quant au freinage et à la direction, on ne peut s’en plaindre.

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Il est quand même agréable, cet intérieur… (Photo Éric Descarries)

 

Évidemment, une Mustang GT cabriolet relativement équipée n’est pas donnée. Mon modèle d’essai affichait un prix final de près de 45 000$. Question consommation, j’ai obtenu un chiffre de 16,9 L/100 km (environ 17 milles au gallon), mais je n’ai fait presque que de la ville. Notez, cependant, que le réservoir est très petit pour une auto de cette puissance. Il existe une version V6 de la même auto et celle-ci est suffisamment puissante pour les besoins des automobilistes réguliers. Mais, quant à moi, j’aurais de la difficulté à voir une Mustang GT avec un moteur autre qu’un V8. Espérons que Ford travaille sur une version V8 de son principe EcoBoost !

 

La nouvelle Taurus et sa version SHO

 

C’est un peu par surprise que Ford nous a invité il y a quelques semaines au lancement de la nouvelle Taurus et surtout de sa version SHO. En effet, nous n’attendions pas cette grande berline avant 2011. Pourtant, elle sera sur notre marché d’ici à la fin de l’été.

 

Évidemment, je n’ai pas fait un essai allongé de cette nouvelle auto. Ford nous a donc transporté la semaine dernière à Knoxville au Tennessee où nous avons d’abord mis la main sur la version régulière de la Taurus qui sera proposée en trois finitions toutes mues par le V6 de 3,5 litres de 263 chevaux avec une boîte automatique à six rapports (avec commandes par palettes au volant pour tous les modèles sauf celui de base) : SE à traction avant, SEL à traction avant ou intégrale et Limited à traction intégrale. La version sportive SHO (Super High Output) sera livrée avec le nouveau moteur EcoBoost bi-turbo à injection directe de 365 chevaux et traction intégrale. Évidemment, la nouvelle Taurus aux lignes complètement refaites repose sur la plate-forme de l’actuelle Taurus mais fortement révisée. 

 

Nous avons conduit la SEL entre Knoxville et Asheville en Caroline du Nord sur des routes sinueuses où nous avons pu en apprécier la tenue de route et le confort (incluant des sièges avant qui vous massent les fesses et le dos pour lutter contre l’inconfort d’un long trajet!). Ces routes étaient celles des «moonshiners», ces pilotes illégaux qui transportaient du whisky de montagne illégal vers leurs points de vente durant les années quarante et cinquante. On disait «moonshine» parce qu’ils conduisaient sans leurs phares les nuits de pleine lune. Ce n’était pas l’époque de la prohibition mais plutôt le besoin d’éviter les agents fédéraux (IRS ou Internal Revenue Service) qui voulaient les empêcher de produire un alcool où ils ne pouvaient  percevoir des taxes. C’est d’ailleurs à partir de cette région que sont nés les premiers grands pilotes de NASCAR.

 

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J’ai eu la chance de photographier la nouvelle Taurus devant le château des Vanderbilt, le Biltmore à Asheville en Caroline du Nord . Construit au début du 20e siècle, ce château vaut vraiment la peine d’être visité… (photo Éric Descarries)

 

Le lendemain, à Asheville, Ford nous a permis de conduire (agressivement) les nouvelles SHO sur les très sinueuses routes SR63 et SR 209 (des routes superbes que j’ai déjà faites dans le passé avec GM, Goodyear et Mazda RX7! À conseiller si vous faites de la moto ou si vous possédez un beau roadster!) et sur une partie du Blue Ridge Parkway (où nous avons conduit beaucoup plus lentement…). Je me réserve un essai plus long de ces voitures dans un avenir plus ou moins rapproché. Cependant, je peux vous dire tout de suite que la SHO est un incroyable bolide avec une tenue de route superbe (grâce aux pneus Michelin Primacy). Le maniement manuel de la boîte automatique aide à la conduite sportive. Ma première note négative concerne la mollesse de la pédale de freins.  On y reviendra…

 

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En me rendant vers la SR63, j’ai noté cette Taurus SHO de la première génération (1986) photographiée derrière la nouvelle SHO! Quelle différence! (photo Éric Descarries)

 

La Taurus SE à traction avant se vendra 29 999 $ au Canada alors que la SEL débutera à 32 299 $, la Limited à 40 699 $ et la SHO à 48 199 $ plus la livraison de 1 350 $! On s’en reparle!  

 

À tous

 

Si vous aimez les autos miniatures mais que vous n’avez pas toujours les moyens de vous acheter des modèles de plastique (parfois trop chers!) et que vous avez un peu de patience et d’ingéniosité, je vous recommande de faire des recherches dans Internet. J’y ai découvert (grâce à Auto Week) des sites d’images de voitures miniatures à imprimer, à découper, à plier et à coller. C’est à partir de www.papertoys.com que j’ai découvert d’autres sites qui incluent des autos de course, des voitures classiques et même des autos de NASCAR. Tout cela, gratuitement! Et pourquoi pas?

 

À simon_c

 

Si mes informations sont bonnes, pour le moment, le nouveau Touareg à moteur V6 diesel requiert de l’urée. Je me doute que d’autres moteurs du genre sont à venir chez Volks. Pas si mal cette «bonne vieille Américaine» Impala, n’est-ce pas? On a parfois des idées préconçues…

 

À blueprint

 

Bon œil, j’ai corrigé. Parfois, dans l’engouement du moment…

 

À madMAF

 

En effet, l’espace arrière de la Jetta familiale peut être serré si l’on recule les sièges avant au maximum. Mais en général, ce sont des enfants qui sont assis à l’arrière et ils ont suffisamment de place.

 

À tous

 

C’est à la station Shell près du concessionnaire Volks de Laval (Arbour) que j’ai rempli la Jetta. Et il y a deux pompes de diesel, le régulier et celui à basse teneur en soufre.

 

À mephistau

 

Dans tous mes essais, je roule comme si l’auto m’appartenait. Je n’essaie pas de briser des records d’économie. De plus, je ne me fie plus aux indices d’Energie Canada. Ils me semblent trop «labo» et pas assez réels. Lisez tous mes rapports précédents et vous verrez que je n’ai de préférence pour aucune marque. Si la consommation me semble bonne, je le note. Si ma consommation ne correspond pas du tout avec celle affichée par le constructeur ou par Énergie Canada, je le souligne.

 

À gingmar

 

Subaru Canada organise pour les journalistes automobile une présentation anticipée de l’Outback 2010 en juillet à Terre Neuve. J’y suis invité, alors, je vous tiendrai au courant. Quant à la Venza, elle est sur ma liste des «must drive»…

 

À woeij

 

Je suis d’accord avec vous, la fiabilité des Volkswagen est en nette progression et on entend de moins en moins parler d’insatisfaction…

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Mardi 16 juin 2009 | Mise en ligne à 15h21 | Commenter Commentaires (34)

Volkswagen Jetta familiale TDI

 

Tout un titre, n’est-ce pas? J’ai particulièrement choisi cette troisième Volkswagen (je passerai à d’autres marques sous peu) parce qu’elle représentait trois volets de discussion distincts. Le premier, c’est qu’il s’agit d’une marque populaire (Volkswagen Jetta). Le deuxième, c’est qu’il est question d’une familiale, une «station-wagon», une configuration de carrosserie que les Québécois aiment bien et qui disparaît trop rapidement de notre monde automobile local (dire que Ford vendait un grand nombre de Focus familiales et, auparavant, d’Escort familiales au Québec avant d’abandonner cette configuration en Amérique…). Le troisième, c’est le fait que le véhicule était mû par un moteur diesel. Maintenant que le prix du carburant diesel est passé sous la barre de celui de l’essence régulière, je croyais en revoir un certain engouement. Mais je crois que les consommateurs y sont encore un peu frileux, surtout qu’il doivent maintenant choisir entre le carburant diesel régulier (0,96 $/litre) et le diesel sans soufre (0,99$/litre lundi matin).

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Réussie, cette Volkswagen Jetta familiale (Photo Éric Descarries)

 

Ai-je vraiment besoin de vous décrire la familiale Jetta? Ce véhicule considéré comme une auto compacte affiche une ligne moderne mais surtout distinctive. En effet, on reconnaît vraiment les Volkswagen alors que plusieurs concurrentes japonaises ont des lignes que l’on peut facilement confondre. En ce qui a trait à la Jetta familiale, on peut la reconnaître même de l’arrière. Cependant, malgré le fait que Volkswagen lui ait donné des accents distinctifs, j’ai bien peur que le design un peu plus fuyant du toit diminue la capacité de chargement de la familiale, une remarque que plus d’un observateur a eue.

 

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L’arrière plus profilé enlève un peu d’espace au volume de chargement (photo Éric Descarries)

 

Un diesel amusant

 

Sous le capot de cette traction avant se cachait un quatre cylindres turbodiesel (utilisant du carburant diesel à faible teneur en soufre ne nécessitant pas encore d’urée comme le moteur diesel que l’on retrouve dans le Touareg). Il ne fait «que» 140 chevaux mais il développe 236 livres-pied de couple à très bas régime, sous entre 1750 et 2500 tours/minute. Mon véhicule d’essai, un Trendline «de base» était muni d’une boîte manuelle à six rapports qui, je l’avoue, était à la fois précise et facile à manipuler.

 

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Le voilà ce merveilleux petit moteur diesel de Volkswagen (photo Éric Descarries)

 

Pour certains, cet ensemble mécanique procurera certaines performances d’inspiration sportive. Dans mon cas, j’ai été étonné par le couple initial du moteur. Mais en première vitesse, il faut rapidement passer à la deuxième car à 4500 tours, le moteur perd toutes ses forces et tombe à plat. Heureusement, le passage aux autres vitesses vient régler la question. Il est vrai que ce petit moteur fait un peu de bruit, surtout au départ. Mais, je ne suis pas contre un certain son de moteur qui nous fait «vivre» la mécanique. Par contre, sur la grand-route, ce même moteur est très silencieux. Et si l’on sait utiliser les plages de couple et la boîte de vitesses, on obtiendra des performances de reprises assez intéressantes. Curieusement, malgré mon expérience avec des boîtes manuelles (ma Jeep est manuelle et je «joue» régulièrement avec des voitures de plus de 400 chevaux à boîte manuelle…) j’ai calé le moteur plus d’un fois à l’accélération alors qu’il semblait pourtant bien lancé. C’était comme si je «tombais» sur un point faible de la plage de couple qui étouffait le moteur! (J’entends déjà les commentaires bienveillants du style : «y sait pas chauffer!» Évidemment, la première question qui nous vient à l’esprit est celle de la consommation de cette Volks diesel. Ne montez pas aux barricades si je vous dis que je n’ai obtenu une moyenne que de 8,6L/100 km avec la Passat familiale. Le guide canadien de consommation affiche des moyennes de 6,8 L/100 km en ville et 4,8 sur route. La consommation que j’ai obtenue est le résultat d’une conduite principalement urbaine (je dirais environ 70 % en ville, 30 % sur route). Je n’ai pas poussé la machine à tous les coins de rue mais je l’ai conduite comme si c’était la mienne. J’ai consulté d’autres chroniqueurs et ils m’ont dit que leur consommation n’était pas à la hauteur des réclames publicitaires non plus  (des données réussies en conditions idéales, il faut l’admettre). Néanmoins, je considère que je n’ai pas dépensé beaucoup de carburant pour une semaine d’essai.

 

Question comportement routier, j’ai tout aimé, de la direction précise au freinage relativement puissant et à la tenue de route rassurante. J’aurais aimé une visibilité arrière un peu plus dégagée. Mais, je le répète, sur autoroute, l’auto est confortable malgré une suspension un peu sèche. Et elle est surtout silencieuse, répétons-le.

 

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Le tableau de bord y est un peu traditionnel mais tout y est à la portée de la main (photo Éric Descarries)

 

L’intérieur de la Jetta familiale est sobre mais accueillant. Le tableau de bord est d’un dessin plutôt traditionnel mais il est fonctionnel à souhait. Tout y est à la portée de la main et facilement manipulable. Les sièges sont un peu fermes aussi mais suffisamment confortables pour de longs trajets. En ce qui a trait à l’espace de chargement, il n’est pas aussi vaste que celui des anciennes «station-wagon» du passé car la finition (impeccable en passant) y est un peu trop cossue et intrusive. De plus, la ligne plus profilée du toit vient «voler» un peu de cet espace de chargement pourtant si utile. Mais, au moins, il y a une toile cache-bagage sécuritaire.

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L’espace de chargement y est intéressant mais le profil du toit et les panneaux de finition viennent lui voler un peu de volume (photo Éric Descarries)

 

En fait, ce fut un essai intéressant. Il reste encore la question de la fiabilité encore une fois mise en doute par certains de nos intervenants. Évidemment, si vous vous tenez au courant de la situation, vous saurez que la fiabilité chez Volks est en grande progression. Cependant, je crois qu’il nous faudra attendre quelques années avant d’en avoir une «preuve concrète». Soyons donc patients. Oh! Oui! Le prix?  NotreVolkswagen Jetta TDI familiale Trendline (enfin, de base, quoi!) affichait un prix de 27 685 $ avant taxes…

 

À blueprint et masMAF

 

Merci de m’avoir rappel l’origine du nom Tiguan. Maintenant, je me souviens l’avoir lu…il y a un petit bout de temps.

 

À mattgilles

 

Comme je l’ai écrit plus haut, les produits Volkswagen connaissent une plus grande fiabilité que dans le passé. Avec un peu de chance, nous en saurons encore plus dans trois ou quatre ans. Souvenez-vous que Volkswagen s’est fixé comme objectif de dépasser Toyota tant au point de vue de la production que celle des ventes et…j’ose l’espérer, de la fiabilité!   

 

À felix_c

 

La Nissan Cube est sur ma liste de commande!

 

À volksdude

 

Merci pour l’information…AKI et RON!

 

À belseb

 

Je ne crois pas que Saab ait piqué du nez quand GM s’en est occupé car déjà le constructeur suédois était déjà en difficulté quand GM l’a cueilli manquant de fonds et autres ressources pour créer des nouveautés. Par contre, je me souviens très bien d’un ami à moi, un historien et enseignant, qui me disait à ce moment-là que «GM n’a pas besoin de ce canard boiteux» en parlant de Saab. Comme vous voyez, il n’y a pas grand-chose qui ait changé!

 

À mephistau et aux autres

 

Il faudra vous y faire. Maintenant que Toyota est passé en tête de la production automobile mondiale, ses produits passeront encore plus au peigne fin et, forcément, il y aura des critiques, tant des professionnels que des amateurs! Tout comme GM dans le passé…

 

À tous

 

S’il-vous-plaît, faites attention de ne pas vous insulter. Je déteste devoir «corriger» certains textes dont les messages se font insultants! Mais, conservez toujours cet esprit critique qui rend ce blogue vivant et intéressant à lire (et à vivre)!

 

À babinus

 

Merci de vos bons mots…en privé!

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