Avant de vous parler de la Nissan Altima Hybrid que j’ai conduite cette semaine, j’aimerais apporter une petite précision sur les consommations dont il est question dans mes essais. Plusieurs semblaient surpris par la consommation de la Mercedes-Benz B200. Voici comment je procède et ce n’est surtout pas sorcier. Lorsque j’obtiens la voiture, je m’assure que le réservoir est plein. Parfois, je dois aller en ajouter quelques litres (les journalistes me précédant auraient dû l’avoir rempli…je me demande comment ils calculent LEUR consommation?). Évidemment, je place le compteur journalier à zéro. À la fin de mon essai, je remplis la voiture assez près de mon point de chute et je note à la fois le kilométrage que je compare à la quantité de carburant que j’ai payé à la pompe. Le calcul en est simple mais, la plupart de temps, il ne correspond pas du tout à ce que l’ordinateur de bord indique, si le véhicule affiche cette fonction. Non, je ne fie surtout pas au petit livre de Ressources naturelles Canada (Guide de consommation de carburant 2009) et encore moins aux données du constructeur. Ces données sont habituellement prises dans des conditions «idéales». Je me rappelle d’une situation où je n’avais obtenu qu’environ 10 L/100 km avec une Smart alors qu’un de mes confrères avait publié des chiffres beaucoup plus «optimistes». Lorsque je l’ai confronté, il m’a avoué avoir pris les chiffres de Ressources naturelles Canada. Puis, lorsqu’un journaliste conduit deux ou trois voitures durant la même semaine, je me demande comment il pourrait prendre de bonnes notes de consommation car il ne peut couvrir tant de kilométrage en si peu de temps! Curieusement, je partage souvent mes notes avec un autre journaliste qui procède de la même façon que moi avec des véhicules qu’il obtient sensiblement dans la même période de temps que moi. Vous aurez deviné qu’on obtient tous les deux des résultats semblables…
Nissan Altima Hybrid
Lorsque j’ai pris livraison d’une Nissan Altima Hybrid toute nouvelle, je m’attendais à conduire une auto hybride comme les autres, sans plus. Hélas, ce n’est pas ce qui m’est arrivé. Pourquoi est-ce que je dis «Hélas» ? Parce que je j’ai été un peu déçu.
Évidemment, je n’ai pas été déçu par l’allure de l’Altima. C’est décidemment une très belle auto qui affiche une ligne que je considérerais comme facilement reconnaissable. Mais ce qu’elle a pris de l’ampleur depuis le lancement de la version originale de 1993 (qui remplaçait la peu glorieuse Stanza…). Incidemment, notre Altima nord-américaine est construite aux États-Unis.
L’Altima affiche quand même une belle ligne (Photo Éric Descarries)
L’intérieur de l’auto aussi est agréablement aménagé. Le tableau de bord est bien dessiné mais l’instrumentation aurait pu inclure un compte-tours plutôt qu’une sorte d’ampèremètre du moteur électrique qui ne m’informe pas du tout. Les sièges sont confortables mais la visibilité arrière est un peu difficile vu l’angle du toit. Si deux adultes peuvent être à l’aise sur la banquette arrière (qui ne se replie pas «because» la batterie), trois y seront trop à l’étroit. Nous l’avons testé avec de jeunes adultes de stature régulière. Là où la version Hybrid perd beaucoup, c’est au niveau de la malle arrière. En effet, celle-ci n’est pas aussi profonde que celle de l’Altima régulière car il a fallu faire de la place pour la batterie (en passant, lors du Grand Forum de l’AIA qui s’est tenu à St-Hyacinthe il y a deux semaines, j’ai appris qu’une batterie de remplacement pour un véhicule hybride comme le Ford Escape valait entre 7 000$ et 8 000 $ !). Question assemblage, il y avait quand même quelques petits bruits de caisse à l’intérieur.
Le tableau de bord de l’Altima n’est pas si mal non plus (photo Éric Descarries)
Un peu de raffinement, s’il-vous-plaît
Nissan a adopté la technologie hybride électrique de Toyota pour son Altima Hybrid. Le moteur de l’Altima est le quatre cylindres de 158 chevaux de la marque combiné à un moteur électrique de 40 chevaux (dont pour un total de 198 chevaux) et à une boîte CVT à contrôle électronique (qu’on ne peut donc pas manipuler manuellement !). Le tout est, évidemment, rattaché à la traction avant. On établit le contact en pressant sur le bouton de démarrage au tableau de bord (le porte-clé sert de contact électronique et on n’a pas à l’insérer dans une fente). Mais, ce faisant, le moteur n’est pas lancé. C’est le silence total. Seule, une petite lampe témoin dans le cadran de gauche indique «READY». On passe en vitesse et le quatre cylindres s’anime. C’est ici que j’ai été déçu. Le moteur est plutôt bruyant. Il vibre aussi. Dès mes premiers tours de roue, lorsque je me suis arrêté à un feu rouge, le moteur s’est éteint…puis il est reparti comme par surprise produisant une vibration très notable. Non, le système n’est pas aussi transparent que pour la plupart des concurrentes de l’Altima Hybrid. Même lorsqu’on démarre avec le moteur électrique, lorsque le quatre cylindres entre en action à environ 40 km/h, il se fait vraiment sentir! Par contre, lorsqu’on pousse l’accélérateur à fond au départ, on sent que l’ensemble électro-mécanique est à la hauteur de la situation. Il l’est aussi lors des reprises! Autre déception, lorsqu’on décélère en ville, le système de régénération de la batterie est aussi bruyant. On dirait les sirènes d’un véhicule d’urgence! J’ai utilisé l’auto sur une distance d’environ 700 km (incluant un petit voyage de Laval à St-Augustin-de-Desmaures près de Québec). Presque la moitié de mon essai s’est alors déroulé en situation urbaine et j’ai obtenu alors une consommation quand même remarquable de 7,4L/100 km!
Un petit coup d’œil sous le capot… (photo Éric Descarries)
Quant au reste de mes notes, il n’y a rien de bien spécial à signaler concernant l’Altima. L’auto est généralement confortable avec une suspension bien équilibrée. La direction ne présente pas de surprise, même s’il s’agit d’une configuration entièrement électrique, et le freinage nettement suffisant.
La plus grande déception? Un coffre qui cède de la place à la batterie (Photo Éric Descarries)
Cette Nissan Altima Hybrid affichait un prix de base de 32 998$ auquel il a fallu ajouter celui de 300$ pour une peinture à trois couches et 135$ pour la finition métallisée et nacrée. Ah oui! Il y a aussi les 1400 $ de frais de transport. Je me demande alors pourquoi les constructeurs n’appliquent pas cette nouvelle technologie à des versions moins «habillées» d’une telle auto? Car mon Altima Hybrid était un modèle de luxe. Peut-être, si c’étaient des autos plus bas de gamme, qu’elles seraient aussi plus utiles à des utilisateurs réguliers comme des voyageurs de commerce ou des autos officielles (police, etc…) ?
On reconnaît l’Altima Hybrid par cet ornement (photo Éric Descarries)
À propos des photo-radars
Si je reviens sur les photo-radars, ce n’est pas pour créer une polémique. C’est tout simplement pour signaler à nos «chers administrateurs» que, s’ils tiennent vraiment à la sécurité des automobilistes et non à en faire des «trappes à argent», je leur suggérerais de les placer sur les chantiers de construction. L’un d’entre eux est une vrai farce, celui où je circule souvent sur l’autoroute 25 nord à Laval, d’abord devant l’école Leblanc où l’on construit les approches du nouveau pont de la 25 et un peu plus loin entre Laval et Terrebonne où l’on travaille sur les approches de la sortie de la Montée Gascon. Automobilistes et travailleurs, soyez prudents car malgré la signalisation orange à 80 km/h, on y roule au moins à 110 (sauf lorsqu’il y a les bouchons de circulation). Je l’ai encore vécu la semaine dernière alors qu’un gros camion de livraison se faisait très pressant (et gros!) dans mon rétroviseur et qu’un camion-remorque d’une grande société de transport (que je pourrais facilement identifier ici) se frayait un chemin au travers la circulation à plus de 100 km/h! Les automobilistes autour de ces camions n’étaient pas plus prudents eux non plus! La police? Pas vu! Curieusement, la semaine précédente, sur l’autoroute 15 vers le sud, le dimanche après-midi le long d’un chantier de construction à 80 km/h, il y avait un policier de la SQ avec son «séchoir à chevaux»…alors qu’il n’y avait pas de constructeurs à l’ouvrage. Assumer notre sécurité? Serait-ce comme cette négation de la coalition des pétrolières qui augmentent le prix de l’essence si l’on annonce un beau week-end ou si l’on approche d’un jour férié? Des $$$$$ ?
(Juste avant de publier cet article, j’ai reçu d’autres témoignages sur la B200. Si cela vous intéresse, vous pouvez toujours les consulter en «cliquant» à la droite sur le sujet Mercedes-Benz B200…!)
À blueprint
Je voulais dire des données sur la FIABILITÉ! (au sujet du magazine et du cas de la B200)
À omni-tag et babanou
Ouaip! Big Brother est là et il se frotte les mains en pensant à nos $$$$!
À python
Merci de vos bons mots
À mark_derail
Euh!…il s’agissait ici de la Mercedes-Benz B200 et non d’une…BMW B200 comme vous l’avez écrit…mais je vous pardonne!
À felixc
J’ai essayé la Mazda5 à ses débuts il y a environ 5 ans. Depuis, elle a subi de petits changements mais je ne m’y suis pas arrêté. Peut-être devrais-je le faire. Mais je crains bien qu’elle subisse de plus importants changements avant longtemps.
À omni-tag
Lisez les premières lignes de ce blogue. Vous verrez que j’ai de la difficulté avec ces chiffres obtenus dans un environnement «artificiel».
À pneumaticologue
Bienvenue. Si vous lisez ce blogue régulièrement, vous y verrez que j’accord beaucoup d’importance aux pneus. En espérant vous lire de nouveau très bientôt…
À madMAF
Subaru en difficulté? Je ne peux vous le confirmer tout de suite mais je ne serais pas trop surpris. Il fut un temps où Subaru pouvait (et devait) profiter de certains investissements de GM, puis, après, de Toyota. Mais ces deux constructeurs serrent aussi leur ceinture de ces temps-ci. Peut-être que Subaru en souffre. Laissez-moi vérifier…
À lopus
En effet, seul à bord d’une auto à quatre cylindres de moindre puissance ou quatre à bord, il y a une énorme différence au point de vue performance. Aussi drôle que cela puisse paraître, ma vieille Lincoln Versailles 1977 qui est équipée d’un V8 351 (5,8 litres) qui ne fait «que» 135 chevaux (c’était l’époque d’un nouveau calcul de la puissance, ce moteur affichant 240 chevaux les années précédentes) mais 275 li-pi de couple peut, avec sa boîte auto à trois vitesses et son pont arrière de 2,50 :1, accélérer de 0 à 100 km/h en environ 11 secondes quand je suis seul à bord. Et si l’on y est quatre à bord? Devinez? Eh oui! Environ 11 secondes pour accélérer à 100 km/h. Le couple, que voulez-vous…
À woeij
Oui, PASSION et LOOK mais avec une consommation pas trop exagérée quand même !
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