Éric Descarries

Archive, janvier 2009

Mardi 27 janvier 2009 | Mise en ligne à 1h27 | Commenter Commentaires (23)

Traverse, Bombardier et mise au point


 

Il y a un peu moins d’un an, j’assistais au dévoilement du VUS multisegment Traverse de Chevrolet au Salon de Chicago en me disant : «Mais quand GM va-t-elle arrêter de faire des clones?» En effet, pourquoi avoir créé une quatrième version de ce VUS après le superbe Buick Enclave et les plus modestes Saturn Outlook et GMC Acadia?  Aujourd’hui, il y a une rumeur voulant que Saturn disparaisse (ce ne sera pas si facile à faire, GM devra compenser les pertes de bien des concessionnaires) et que GMC ne devienne qu’une lignée de camions plus robustes. À ce moment-là, il ne restera plus que la Buick Enclave et le Chevrolet Traverse avec cette caisse. GM a-t-elle vu venir le coup?

 

Au risque de me répéter (j’ai déjà couvert l’Enclave, l’Outlook et l’Acadia dans ce blogue), j’ai pris livraison d’un Traverse la semaine dernière en me disant que peut-être je perdais mon temps. Mais je dois avouer que ce ne fut pas le cas. Le véhicule qui me fut prêté était un modèle LT à traction avant, un véhicule relativement modeste mais aussi efficace. Au départ, je me disais que le Traverse était un peu gros pour rencontrer les plus récentes exigences du public. Mais à rouler avec ce VUS, je me suis rendu compte que l’Enclave-Outlook-Acadia est un véritable succès. J’en ai vu des dizaines autour de moi.

 

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Le Chevrolet Traverse est le quatrième larron d’un quatuor qui est déjà composé des Buick Enclave, Saturn Outlook et GMC Acadia (Photo Éric Descarries)

 

Tous ces GM sont mus par un moteur V6 assez moderne de 3,6 litres qui développe 281 chevaux, 288 avec les échappements doubles. Ils sont tous combinés à une boîte automatique à six rapports qui peut se manipuler manuellement en passant à la position L et en «jouant» avec la commande «+ et -» sur le pommeau du levier. Ce V6 affiche une puissance assez intéressante malgré le poids (très) élevé de 4 720 livres (à vide!) ou 2 141 kilos. Avec la traction intégrale, le Traverse passe à 4 925 livres (toujours à vide selon les spécifications du constructeur) ou 2 234 kilos ! Faisons une petite parenthèse ici. Comment cela se fait-il que les autos de tout calibre deviennent de plus en plus lourdes? Quelque chose a-t-il changé depuis les années cinquante? Par exemple, je fouillais dans Hemmings Classic Car et j’ai découvert qu’une DeSoto Firesweep 1958 (une grande berline jumelle de l’immense Chrysler d’une longueur de 216,5 pouces incluant de grandes ailes d’avion) et mue par un V8 B-Block de 350 pouces cubes (5,7 litres) de 280 chevaux ne pesait «que» 3 660 livres (1660 kilos)! Une Packard Model 120 1940 en pesait 3,800 livres (1723 kilos), une Plymouth 1950 de base, 2946 livres (1336 kilos)!  La Plymouth faisait 4737 mm de long, une Honda Civic 2009 en fait 4400 et pèse…1307 kilos! Oui quelque chose a changé. On utilise plus de plastique, on conçoit des véhicules monocoques et on fait appel à des matériaux plus «légers» incluant de petits moteurs en aluminium…pourtant, les véhicules sont plus lourds…beaucoup plus lourds!  

 

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Les feux arrière du Traverse ressemblent à ceux de la Camaro à venir (Photo Éric Descarries)

 

Revenons-en au Traverse. Pour une fois, j’ai peu de reproches à faire à un produit GM. Bien construit, très silencieux (et c’est là sa qualité principale) et relativement pratique, le Traverse peut accueillir huit personnes à son bord. Le tableau de bord est moins flamboyant que celui de l’Enclave mais il est pratique. J’ai bien aimé la petite caméra de marche arrière qui projette une image claire dans le rétroviseur (en autant que la lentille dans le hayon est propre!). On se sent bien à l’aise à bord de ce véhicule surtout que la position de conduite élevée nous donne une belle sensation de commande de la route. Le compartiment arrière est confortable et spacieux pour les passagers du centre mais moins invitant pour ceux de la dernière banquette. Mais cette dernière sera fort possiblement rabattue la majeure partie du temps ce qui procure un espace de chargement généreux. La traction avant «seulement» ne m’a pas causé de problème (peut-être que l’intégrale aura une meilleure valeur de revente plus tard) et les (très) gros pneus d’hiver Toyo Observe G02 Plus ont très bien fait leur travail. Ils n’ont pas été plus bruyants qu’il ne le faut mais ils ont été efficaces. Ce qui m’amène à un autre point. En adoptant de grosses roues de 18 pouces, les équiper de pneus d’hiver de qualité coûte assez cher, merci!

 

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Le tableau de bord du Traverse est plus discret que celui de l’Enclave mais il demeure bien exécuté (photo Éric Descarries)

 

Il a fait très froid durant mon essai mais le Traverse a toujours bien démarré. J’ai obtenu une consommation de 15,7 L/100 km (18 m/g) avec une utilisation surtout urbaine (GM annonce 12,7 L/100 km en ville en conditions idéales). Je considère cette consommation relativement raisonnable pour un véhicule de ce poids en période de grand froid. Le prix de base d’un Traverse est de 37 860$, mon véhicule d’essai affichait un prix total (avec 1300$ de frais d’expédition) de 39 775$.

 

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Les pneus d’hiver Toyo Observe G02 Plus se sont avérés efficaces (photo Éric Descarries)

 

En vérité, malgré que l’on qualifie ce genre de véhicule de «VUS multisegment», une traduction libre de l’américain «crossover», je trouve que ces camionnettes demeurent de grands VUS. On utilise aussi le terme «multisegment» pour certains véhicules qui ressemblent plutôt à des familiales, des «station wagon»..quoi?…a-t-on maintenant peur de ce qualificatif?

 

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Les dossiers de banquette du Traverse se replient pour offrir un bon espace de chargement…comme dans une «station wagon»…

 

Merci Denis!

 

Un gros merci à Denis Paquette, un Lavalois avec lequel j’ai refait connaissance dimanche dernier lors d’une rencontre de propriétaires d’autoneiges Bombardier au Club de Motoneiges de Laval. Ceux-ci, incluant le légendaire collectionneur Gilles Samson, donnaient des ballades aux visiteurs qui le voulaient bien. Quant à Denis, il a tenu à ce que je conduise son B-12 de 1957, un gros véhicule à chenilles mû par un moteur Chrysler Industrial à six cylindres en ligne avec soupapes latérales (tête plate en bon Québécois) et boîte de vitesses à trois rapports avec levier à la colonne de direction. Denis a «corrigé» l’invention du légendaire Joseph-Armand Bombardier en remplaçant les roues du centre par des glissières en érable qui donnent au véhicule plus de stabilité dans la neige folle. Je le sais, je l’ai conduit. Disons que ça prend des bras pour tourner le volant. Mais le moteur Chrysler a un couple incroyable déplaçant même le véhicule à bas régime en troisième!  Ballade intéressante pour un mordu de vieilles voitures, croyez-moi.

 

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Denis m’a permis de conduire cet impressionnant Bombardier B12 1957. Remarquez les glissières de bois qui remplacent les roues du centre du pont.  (Photo Denis Paquette)

 

Pourquoi?

 

Jeudi soir, j’avais une réunion avec d’autres collaborateurs d’un magazine de camions. Je suis parti de Laval pour la réunion à Boisbriand. À Laval, l’essence se vendait tout près de 0,90 $ le litre. À Boisbriand, «juss l’aut’bord de la rivière», on y affichait un prix de…0,78$ le litre. Elle est où la «pogne»? Je vous le demande!

 

Mise au point

 

D’abord, à Belseb, s’il-vous-plaît, ne changez rien à vos arguments, ils ont beaucoup de valeur à mes yeux. Je vous lis avec intérêt (tout comme les autres intervenants, d’ailleurs). Mais j’avais hâte de vous répondre ainsi qu’à omni-tag et d’autres intervenants. Si, à vos yeux, je fais du «Toyota bashing», ne soyez pas offusqués, c’est de bonne guerre. D’ailleurs, mes remarques ne sont pas à demi teintées. Elles le sont COMPLÈTEMENT. Je m’explique. J’ai autant de respect pour Toyota que j’en ai pour Ford, pour GM, pour Mercedes-Benz et ainsi de suite. Mais je suis aussi capable de distinguer les faiblesses de tout constructeur. Pour moi, le succès de Toyota repose beaucoup sur ses Camry, ses Corolla, voire même ses Prius en Amérique du Nord et sur ses camionnettes Land Cruiser dans le reste du monde. Mais ce ne sont pas tous les produits Toyota qui sont des succès. Et je suis aussi sûr que vous que Toyota va demeurer en tête des constructeurs en ce qui a trait à ses ventes pendant de nombreuses années. Malheureusement, tout comme GM l’a fait dans le passé et Ford avant lui, le succès et la diversification un peu à l’aveuglette des produits peut conduire à des erreurs. Puis, lorsqu’on construit un million de véhicules, on risque de faire quelques erreurs et connaître quelques véhicules défectueux. Lorsqu’on en fait huit millions et plus, comme c’en est le cas aujourd’hui pour Toyota, on risque alors de faire plus de gaffes! Tiens, en passant, vous avez vu le rappel de milliers de Lexus la semaine dernière…une canalisation d’essence qui risque de céder et mettre le feu…ça arrive à presque tous les constructeurs, non? Pour moi, le «mythe japonais» est terminé. Il a eu son temps lorsque les Américains et les Européens nous offraient des véhicules plus ou moins fiables ou bien assemblés. Les japonais n’ont pas diminué de qualité. Ce sont les autres qui les ont rattrapé. Si le Tundra n’est pas un succès, ce n’est pas parce que les consommateurs nord-américains sont «patriotiques». C’est tout simplement parce que Toyota na pas fait le véhicule que les consommateurs voulaient (habituellement, c’est ce que l’on reproche à GM!). Si Toyota corrige son tir, alors, il faudra le reconnaître! Tiens, en parlant de Japonais, que dire de Nissan qui a connu ses heures de gloires mais qui a «dérapé» et qui est maintenant sous l’égide Renault. Pourtant, il y avait même des livres américains qui décrivaient le «miracle Nissan» et qui le comparaient à la «déchéance de Ford». Heureusement, Ford a su se relever. Notez que Nissan a connu un important échec avec son Titan (qui sera construit par Chrysler l’an prochain) et sa Quest dont la qualité fait cruellement défaut! Du «bashing»? Non, tout simplement des faits!

 

À omni_tag

 

La phrase «demandez à quelqu’un qui en possède une» est-elle vraiment utilisée dans une pub américaine de voitures japonaises? Je ne l’ai pas vue. Mais si c’est vrai, c’est donc du plagiat des commerciaux de Packard des années quarante et cinquante dont la pub était : «Ask a man who owns one» (Demandez à un homme qui en possède une). Hmmm! En passant, vous avez raison, les constructeurs japonais font travailler les Nord-Américains…

 

À Python-1

 

Oui, vous avez raison. Il y a les utilisateurs et les passionnés. Mais l’opinion de chacun des groupes m’intéresse vivement. Car en plus d’être un passionné, je suis aussi un utilisateur…

 

À felix_c

 

En effet, les deux prochaines années risquent d’être nettement plus intéressantes que les cinq dernières. Fiat associé à Chrysler…qui l’eut cru?

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Mardi 20 janvier 2009 | Mise en ligne à 23h40 | Commenter Commentaires (29)

De retour..en Jeep Patriot


 

Enfin de retour après deux salons. Merci de vos commentaires, ils étaient intéressants à lire et j’ose espérer que les quelques photos que je vous ai proposées vous auront plu. En me relisant, je me suis aperçu que j’avais fait quelques petites «coquilles». J’espère que vous me les pardonnerez.

 

Merci aussi pour vos commentaires sur les pneus d’hiver. Faut dire que l’on a l’opportunité de les essayer à fond cette année. J’en aurai d’autres à tester au cours des prochains mois. On s’en reparle.

 

Ce qui m’amène à Chrysler. Depuis les dernières semaines, on a tapé à grands coups sur GM. Avec un certain recul, j’admets que GM a besoin d’une véritable petite cure d’amaigrissement d’abord. En effet, il y a trop de modèles redondants comme les Buick Enclave, GMC Acadia, Saturn Outlook et Chevrolet Traverse. GM a toujours créé des dédoublements. Mais c’était surtout pour satisfaire les concessionnaires américains individuels (en effet, il existait, à venir jusqu’à tout dernièrement, des agences strictement Chevrolet ou strictement Pontiac et ainsi de suite…). Mais tout cela change lentement…enfin, on verra!

 

Pendant que l’on tirait à feu nourri sur GM, Chrysler aussi se débattait comme un diable dans l’eau bénite (le cas de Ford semble moins grave pour le moment…son stand à Detroit était certes le plus vivant de tous). Ce n’est pas la première fois que Chrysler est au bout du rouleau. Cette compagnie a souvent été acculée au pied du mur. Durant les années cinquante, elle a eu recours à un dessinateur exubérant pour créer des carrosseries aux ailes incroyables, puis, suite à un design discutable de ses produits du début des années soixante, elle a su leurrer un designer de Ford pour retrouver sa clientèle. Plus tard, à la fin des années soixante-dix, Chrysler a su leurrer cette fois Lee Iacocca (qui venait de se faire mettre à la porte de Ford par Henry Ford II) qui, lui, a réussi un tour de force incroyable, sortant la compagnie du trou avec des autos, ma foi, pas si belles : les Plymouth Reliant et Dodge Aries. Mais étirant la sauce pour créer les «Autobeaucoup» (fourgonnettes) Caravan et Voyager, il a sauvé Chrysler de la noyade.

 

Chrysler a failli se retrouver en mauvaise posture au milieu des années quatre-vingt dix mais les autos LH (Intrepid et compagnie) ont encore sauvé la compagnie. Cette fois, c’est plus sérieux. Chrysler est vraiment en difficulté. Et il n’y a pas de marché, pas de consommateurs qui attendent son prochain coup d’éclat…Pour s’aider, Chrysler a été chercher le héro américain de Toyota, Jim Press. L’idée était bonne. Mais Toyota aussi commence à vivre ses propres difficultés de ces temps-ci. Qui l’eut cru?

 

Chrysler est-elle vraiment perdue? Je ne le crois pas. Du moins, pas pour le moment. Le constructeur a d’intéressants véhicules à proposer, autant la 300 que ses Jeep ou encore ses Journey ou ses Ram ou Challenger…Mais il n’a pas les petites autos tant vantées par tous les groupes environnementaux. C’est ce qui lui manque cruellement au moment où l’on se parle (ça et des consommateurs plus friands d’automobiles…la passion se perd…). De plus, Chrysler n’a pas le flair «international» comme Ford, par exemple. Ses produits sont très locaux. Trop locaux. Vous avez déjà appris la nouvelle de l’arrivée de Fiat dans le portrait. Une bonne idée? Le prochain «sauveteur» ?

 

D’un côté, je suis sceptique. Fiat, ce n’est pas la référence en matière de qualité et de fiabilité quoique, dernièrement, j’ai pu lire dans les rapports européens que la situation s’est grandement améliorée. Mais Fiat a besoin d’un «parrain» pour pouvoir revenir en Amérique du Nord en force. Et Chrysler a besoin de petits véhicules pour satisfaire une clientèle de plus en plus exigeante. Mais que fera Fiat au milieu des Challenger, des Ram et des 300. Les Jeep? Ça, je comprends. Fiat fabrique de petits moteurs diesel, Chrysler expérimente avec la configuration hybride électrique…Ah oui! Encore une fois, Chrysler a un beau réseau de concessionnaires pour aider Fiat (et pourquoi pas Alfa Romeo à revenir en Amérique du Nord).

 

Il n’y a pas longtemps, GM a aussi tenté un rapprochement avec Fiat. Ça n’a pas marché. Nissan a tenté un rapprochement avec Chrysler…ça, j’aurais approuvé! Imaginez, Nissan qui est la propriété de Renault aurait eu les pieds sur trois continents d’importance. D’ailleurs, Nissan devrait faire affaire avec Chrysler (Dodge) pour ses grands pick-up…J’ai hâte de voir ce qui va en résulter…En passant, si ça peut rassurer ceux qui considéraient un produit Chrysler mais qui ont eu peur que la compagnie fasse faillite et que l’on ne puisse honorer la garantie et surtout obtenir des pièces de remplacement, ça n’arrivera pas! Des pièces de remplacement, il y en aura pendant des décennies (je le répète, on peut encore obtenir des pièces de Packard et de Studebaker, des compagnies disparues durant les années cinquante). Et si la compagnie fermait ses portes, il est certain qu’un autre constructeur prendrait les garanties en main…

 

Jeep Patriot 2009

 

Ce qui m’amène à la Jeep Patriot 2009, mon troisième essai en ligne de produits Chrysler. En fait, j’ai accepté cette Patriot tout simplement pour la comparer avec celle de ma fille, une infirmière de 23 ans qui roule dans une voiture identique (sauf qu’elle est à traction seulement) depuis plus d’un an et demi. C’était ironique. Deux autos pareilles et de même couleur. Sauf pour la traction avant de notre Jeep comparativement à la traction intégrale de mon véhicule d’essai, les deux autos étaient identiques sauf pour le tableau de bord. Semble-t-il qu’il a été redessiné en 2009 parce que la clientèle n’aimait pas les lignes plutôt carrées du tableau de bord de la 2008.

 

 

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Au moins, la Jeep Patriot a une ligne reconnaissable ! (photo Éric Descarries)

 

J’admets qu’il y a eu amélioration. Mais, moi, je n’y voyais pas un réel problème. Surtout que la Patriot est un grand succès pour Jeep. Le véhicule affiche des dimensions raisonnables, il est agréable à l’œil…il est surtout différent des autres autos «tristes à pleurer» comme le disait le lecteur «fredthin». La Patriot est plaisante à conduire malgré des montants de pare-brise un peu larges qui enlève un peu de visibilité (la visibilité trois-quarts arrière est un peu difficile aussi). Chrysler a revu à la hausse la qualité de construction de ce petit VUS. Mais, curieusement, alors qu’aucun bruit de caisse ne se fait entendre de la Patriot de ma fille (à traction avant, je le répète), celle qui m’a été prêtée produisait un bruit de suspension arrière à droite sur les routes enneigées. Au moins Chrysler a corrigé la baguette de finition qui se détachait facilement à la base du pare-brise.

 

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La Jeep Patriot a un bon habitacle pratique (photo Éric Descarries)

 

Le moteur à quatre cylindres de 2,4 litres pourrait être un peu plus puissant. Mais selon ma conductrice de fille (qui ne se qualifie surtout pas d’automobiliste patiente), je lui aurais dit que ce n’était pas une voiture de performance mais une Jeep et de la traiter ainsi. Alors, on compose avec cette puissance un peu juste. Heureusement, la boîte manuelle peut aider. Ma Patriot d’essai était à traction intégrale verrouillable en 4 x 4, une fonction qui peut s’avérer pratique si l’on veut sortir d’une alléee glacée. Incidemment, l’été dernier, j’ai été faire du tout-terrain avec une Patriot à la piste d’essai de Chrysler…et, dans des circonstances quand même un peu exigeantes, elle a suivi des Wrangler!

 

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Le tableau de bord (haut, photo Éric Descarries)) a été retouché pour 2009. Semble-t-il que celui de l’année dernière (bas, photo Chrysler) avait des lignes trop «carrées»

 

Mon essai s’est déroulé autant en ville que sur la route mais avec des grands froids, de la glace et de la neige. Ma fille a calculé une moyenne de 11 litres/100 km sur une utilisation de trois semaines en hiver (souvenez-vous qu’elle n’est pas patiente au volant!). J’ai obtenu 11,2. Cependant, en ce qui a trait aux pneus d’hiver Michelin X-Ice Xi-2, ils ont été satisfaisants mais pas spectaculaires. En fait, je dirais que les Dunlop Grandtrek SJ-6 de la Patriot de ma fille étaient tout aussi bons, sinon meilleurs dans certaines circonstances. Il fait dire que les conditions d’essai étaient extrêmes par moment. Cependant, comme le dit ma belle fille, si c’était à recommencer, elle choisirait la même Patriot mais à traction intégrale surtout qu’elle fait beaucoup de route tout l’hiver! Et la différence de consommation en est négligeable. Si Fiat s’associe à Chrysler, cette Patriot lui sera une belle acquisition!

 

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Les pneus Michelin X-Ice Xi2 m’ont un peu laissé sur mon appétit. (photo Éric Descarries)

 

Enfin, quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi l’essence a encore remonté alors que le prix du baril baisse tout le temps et que les automobilistes roulent de moins en moins? Et on devra encore accepter les annonces de profits record des pétrolières dans quelques mois? Mais que fait-on? Sommes-nous masochistes ?

 

À Daniel_l. Un diesel Subaru? Avec le prix du carburant diesel en Amérique du Nord…je crois que plusieurs constructeurs se ravisent. L’idée de l’hybride électrique semble plus viable (quoique je préférerais le diesel étant plus porté vers la mécanique que l’électricité…)

 

À gingmar

 

Je crois que vous avez déjà eu une bonne réponse. Si vous regardez dans les archives de ce blogue en novembre 2007, j’ai roulé une Impreza Sport 2,5 sur des routes de campagne pour me rendre au nord de Toronto. J’ai obtenu une moyenne de 9,5 litres au 100 km. Je me souviens que ce fut une auto agréable à conduire mais avec un léger manque de puissance lors des dépassements (avec l’automatique). Contrairement à l’ancienne Impreza 2,5 dont le moteur pouvait faire défaut, la toute récente Impreza 2,5 semble être un bon achat plus fiable.

 

À fredthin

 

Je suis d’accord avec vous. Il y a trop d’autos qui sont «tristes à mourir». C’est beau la fiabilité, la qualité et l’économie de carburant. Mais il y a encore certains d’entre nous qui avons toujours la passion de l’auto. Pas surprenant que les clubs d’autos anciennes gagnent en popularité…

 

À bali33

 

L’Urban Cruiser de Toyota? Je crois qu’il faudra attendre encore un peu. Toyota en a plein les bras avec une première baisse de ses profits en plus de 70 ans, avec des baisses de vente historiques, avec un désintérêt de la Prius, avec l’échec du Tundra, avec des rappels de châssis rouillés de Tacoma, avec des planchers rouillés d’Echo….

 

À simon_c

 

Bons commentaires mais on verra ce que Fiat fera avec Chrysler. Quant au Cube, ça pourrait être un feu de paille. Wait and see! 

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Il me semble que je ne serais pas honnête de vanter les beaux salons de l’auto d’ailleurs et d’ignorer notre propre Salon de l’auto de Montréal. Évidemment, vu que je reviens à peine de celui de Detroit, je pourrais être blasé du Salon de Montréal. Mais il me faut reconnaître que, pour les visiteurs locaux, le Salon de Montréal représente quand même une occasion de rêver et de voir des véhicules inusités. Si nous n’avons pas tous les prototypes de rêve de Detroit (et il y en avait que très peu cette année) ou même de grandes nouveautés internationales, au moins nous avons de belles nouveautés dont la Buick Allure qui vient à peine d’être dévoilée à Detroit sous le nom de Buick LaCrosse. L’ironie, c’est que le Salon de Montréal ouvre au public le vendredi 16 janvier et que celui de Detroit n’ouvre que le samedi 17 janvier (au public, bien entendu).

 

Question de vous inciter à y aller (ou encore pour donner une petite minute de rêve à ceux qui ne pourrons y aller), voici quelques images des plus importantes vedettes du SIAM. Seule note sombre, le stand de Chrysler y est dénudé même si l’on y trouve des véhicules intéressants. Selon M. Labre de Chrysler Canada, c’est une sorte d’indication du constructeur de ne pas afficher trop d’opulence au moment même où le constructeur jouit de l’aide gouvernementale…donc de l’argent de contribuables. Bien content de voir Chrysler au SIAM…mais je ne crois pas qu’il faut faire preuve de trop d’humilité. Ça fait trop triste! Quand même…!

 

Ne manquez pas de voir les Mini, cabriolet Jaguar XKR 2010, Lincoln MKZ 2010, Suzuki Equator, Nissan 370Z, Infiniti G37 cabriolet, Mercedes-Benz GLK, prototype Scion, Kia Soul, Mazda3, Lexus IS cabriolet et RX 350, Volks Tourareg 2 TDI, Subaru Forester PZEV , Saturn Vue hybride bimode et plus encore.

 

Le Salon de l’auto de Montréal, Palais des Congrès de Montréal du 16 au 25 janvier.

 

 

 Toutes les photos sont d’Éric Descarries

 

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Buick Allure : présentée en même temps à Detroit sous le nom de LaCrosse, cette nouvelle Buick est d’un modernisme impressionnant.

 

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Kia Koup : Kia a su exposer un prototype de ce qui sera son coupé sport. Pour le moment, on l’appelle le Koup.

 

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Mitsubishi Lancer Sportback : voici vraiment une grande première nord-américaine. En effet, cette Mitsubishi n’était pas au Salon de Detroit! Trois hourrahs pour Montréal!

 

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Toyota Venza : ce VUS multisegment (ou familiale selon votre goût) est déjà sur le marché mais il est aussi au Salon de Montréal

 

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Nissan Cube : le constructeur japonais Nissan n’a pu obtenir que des prototypes pour illustrer ce que sera son prochain succès, le Cube. Mais au moins, ils représentent vraiment les versions de production.

 

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Honda Insight : en première à Detroit, elle l’est aussi à Montréal, la Honda Insight hybride électrique.

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Salon des hybrides : il y a au Salon de Montréal tout une pièce dédiée aux voitures dites «vertes», soit plus «propres» que les autres. À voir!

 

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Volvo XC60 : voilà une intéressante première de ce constructeur suédois chez nous

 

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BMW Série 7 : la nouvelle grande berline de BMW est à Montréal où son designer, le Montréalais d’origine libanaise Karim Habib, en a fait le dévoilement.

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Audi Q5 : voici un VUS multisegment qui risque d’en intéresser plus d’un !

 

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Fiesta : au stand de Ford, vous y verrez la Fiesta européenne qui sera chez nous l’an prochain.

 

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Fusion : la nouvelle Fusion 2010 est arrivée, même dans sa version hybride électrique…ainsi que la Mustang 2010!

 

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