Éric Descarries

Archive, novembre 2008

Mardi 25 novembre 2008 | Mise en ligne à 10h24 | Commenter Commentaires (48)

GM, Maxima et le Grand Prix


 

C’est fou comme j’aime ce blogue. En fait, non seulement est-il amusant à écrire mais aussi l’est-il à lire. Évidemment, je parle de vos commentaires! Incidemment, je veux bien vous répéter que je le fais BÉNÉVOLEMENT ce qui me permet d’être à l’aise dans mes commentaires! Mais là encore, je me retiens…

 

Je note donc que la consommation d’essence et le souci d’antipollution continuent d’alimenter ce blogue. Curieusement, je ne lis pas d’inquiétude concernant l’industrie automobile. Les ventes sont en chute libre aux États-Unis mais pas encore au Canada. Notre tour viendra-t-il? J’ai bien peur que oui! Mais avec un peu de chance, le problème sera moins virulent au Canada.

 

Ce qui m’amène à parler de GM. C’est très inquiétant ce qui arrive à ce grand constructeur. Encore une fois, je risque de me faire accuser d’attiser la «chicane» US vs les autres. Mais il a tellement de gens qui me disent : «Je ne pleurerai pas pour les Américains!». Ce qui est terrible avec une telle attitude, c’est que ces même gens ne se rendent pas compte de l’effet «boule de neige» qui se produirait si GM piquait du nez. Cette faillite entraînerait toute l’industrie automobile du monde entier. En fait, ce n’est pas l’industrie automobile qui a fait si cruellement défaut chez nos voisins du sud. C’est celle de l’immobilier et du monde financier. Celle de l’automobile n’en subit que les conséquences ! Que l’on critique les Américains d’avoir produit de grosses autos ou de grosses camionnettes n’a rien à voir avec leur état économique. Oui, je suis conscient qu’ils ont créé des véhicules énergivores mais ils ne sont pas les seuls. On n’a qu’à voir toutes ces grosses autos et camionnettes étrangères (surtout européennes) qui se vendent surtout aux États-Unis pour comprendre que c’est toute l’industrie automobile qui a voulu profiter de l’engouement des Américains pour ces gros véhicules.

 

Revenons-en à GM. C’était intéressant de voir comment Toyota rejoignait GM au niveau des ventes et de la production. Mais lisez bien les nouvelles. Toyota doit aussi diminuer sa production. Honda vient également d’annoncer le ralentissement de la production de ses véhicules. Même Volkswagen qui avait Toyota dans la mire afin de dépasser le Japonais doit réviser ses objectifs.

 

Les ventes américaines passeront de 17 millions d’unités à moins de 14 millions d’unités par année. Souvenez-vous qu’en 1992, on considérait déjà quelque 12 millions d’unités un record de tous les temps!  Et dire que les voitures bien entretenues peuvent durer des dizaines d’années. Mais avec 17 millions de véhicules par année, où les consommateurs allaient-ils mettre toutes ces autos? De deux par entrée de garage, on passait à quatre, voire même cinq. Se peut-il que nous en vivions un résultat prévisible? Diminuons les ventes…mais ramenons la passion!

 

Petite semaine en Maxima

 

Je viens de passer une semaine au volant de la nouvelle Nissan Maxima. La Maxima a toujours été une berline à succès pour Nissan (vous souvenez-vous des premières Maxima à propulsion?). Mais on dirait que les derniers modèles avaient perdu un peu de leur charme. J’ai l’impression que Nissan leur avait donné un air trop sportif.

 

Regardez bien la nouvelle Maxima. Si la silhouette de sa caisse demeure la même, le nouvel avant redessiné redonne à la voiture des airs plus nobles qui correspondent plus à la vocation de l’auto. La Maxima est une voiture de luxe relativement abordable. Le devant redessiné avec une calandre plus proéminente correspond alors mieux à cette vocation. Les petits ajouts de chrome aussi. Et maintenant, les amateurs de belles voitures  semblent reconnaître plus facilement la Maxima.

 

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La calandre de la Nissan Maxima 2009 est plus distinctive que dans le passé (photo Éric Descarries)

 

Sous le capot de l’auto, on retrouve un V6 de 3,5 litres qui développe 290 chevaux. Celui-ci suffit largement à déplacer la voiture (qui est maintenant à traction avant) mais je dois avouer qu’à un certain régime, il est un peu «grognon». Je crois que l’on pourrait expliquer cela par l’utilisation de la boîte automatique CVT à variation continue qui ne  donne pas le même résultat qu’une boîte automatique conventionnelle. Le moteur ne change donc pas de régime au passage des vitesses (en fait, il n’y en a pas de passage…)  ce qui fait qu’il «tombe» alors sur son couple à bas régime. C’est là qu’il devient «grognon». Mais la boîte CVT fonctionne à merveille. Nissan lui a même ajouté des «vitesses» que l’on peut manipuler avec le levier ou avec les commandes au volant. Quoique ce soit amusant au début, on se «tanne» vite de ce petit jeu. Allô! Nissan? La Maxima, malgré ses belles qualités routières, n’est pas destinée à être une sportive! Enfin…c’est ce que je pense!

 

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De l’arrière, la Nissan Maxima 2009 ressemble de près à la version de l’année dernière (photo Éric Descarries)

 

L’intérieur est agréable et accueillant. Le tableau de bord est bien disposé, les sièges confortables et les places arrière procurent suffisamment d’espace pour les jambes des passagers. Mais la visibilité n’est pas si facile vers l’arrière! Heureusement, l’écran du système de navigation se transforme en caméra de recul très utile! En passant, que le rayon de braquage de la direction est grand, l’apanage des grandes berlines à traction avant. Quant au coffre, il est relativement grand mais encore une fois, ces toits fuyants limitent l’ouverture qui m’a semblé étroite et basse.  

 

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Le tableau de bord de la Nissan Maxima 2009 est élaboré mais pas désagréable à regarder (photo Éric Descarries)

 

Heureusement, Nissan n’exagère pas au niveau de prix de la Maxima. Évidemment, elle n’est pas donnée! Mais son prix de base étant de 37 900$, la version Premium qui nous a été prêtée était de 43 150$ et cela inclut le système de navigation. Utilisée surtout en situation urbaine, la Nissan Maxima nous a donné une consommation d’essence de près de 17 litres au 100 km. J’aurais espéré mieux!

 

Encore le Grand Prix!

 

Permettez-moi de revenir sur le Grand Prix du Canada même si tout semble indiquer que nous l’avons perdu pour toujours. En fait, si l’on suit l’actualité, on s’aperçoit que d’autres pays sont à perdre leur Grand Prix aussi. C’est bien simple, la passion n’y est plus! Elle a fait place à l’argent et à l’avarice. Néanmoins, il y a encore des gens qui croient que l’on devrait continuer de se battre pour le Grand Prix. Parmi ceux-là, il y a Jacques Villeneuve, le fils, celui-là même qui a déjà été champion du monde en F-1. Je l’ai rencontré à son restaurant Newtown la semaine dernière lors du Banquet bénéfice pour le musée Gilles-Villeneuve. Jacques ne comprend pas pourquoi nos dirigeants politiques ne se sont pas battus plus que cela pour rapatrier le Grand Prix chez nous. Il a constaté que ces mêmes politiciens sont capables de dépenser des millions pour toutes sortes d’aménagements esthétiques et…écologiques mais qu’ils ont été incapables d’avancer certains fonds (même si Tonton Bernie est un peu gourmand) afin de conserver notre «économie» automobile. Évidemment, Jacques est aussi un des commerçants de la rue Crescent qui perdra beaucoup d’argent avec la fin du Grand Prix. Mais je me demande pourquoi on ne l’a pas consulté lors de la crise du Grand Prix ?

 

En attendant, je suis d’accord avec tous ceux qui se demandent également pourquoi les constructeurs comme BMW, Toyota, Honda, Renault et même Ferrari ne s’impliquent pas plus? Imaginez ! Pas de Grands Prix en Amérique du Nord, le plus grand et plus riche marché automobile du monde! Même Ferrari y vend presque les trois quarts de sa production. Quant à Toyota et Honda…. Mais qu’attendent-ils?

 

Une course de 24 heures à Montréal? Au début, j’y étais plutôt enthousiaste. Mais avec le temps, ça ne m’inspire plus! On voudrait imiter les 24 Heures du Mans qu’on n’y parviendrait pas parce que l’évènement français a presque 100 ans et que, de toutes façons, en Amérique du Nord, même si l’on aime les courses d’endurance, les 24 heures et les 12 heures n’attirent pas tant d’amateurs que cela. Imaginez cela, les 24 Heures de Daytona attirent à peine 60 000 spectateurs! Et l’on parle de Daytona ici! La Mecque de la course automobile en Amérique dont l’évènement des 24 heures existe depuis près de 50 ans! Les 24 Heures de Montréal…pas sûr!

 

Enfin, la course des voitures électriques? Non mais vraiment! Avez-vous une idée? La course automobile, c’est haut en son et couleurs. Pas de son? Au Newtown, j’ai aussi rencontré Philippe Gratton, le fils de Jean Gratton (des albums de bandes dessinées Michel Vaillant) qui dit adorer Montréal. Puis j’ai imaginé une planche de ses bandes dessinées où l’on voit souvent des autos de course en action avec VROUM ou VRAAP écrit en caractère gras qui serait remplacé par un FFFFT? Si je me souviens bien, on avait déjà organisé une course de voitures électriques à Sanair il y a une quinzaine d’années. Sauf pour les familles des participants…personne n’est venu…

 

OÙ EST LA PASSION?   

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Mardi 18 novembre 2008 | Mise en ligne à 0h21 | Commenter Commentaires (30)

Mazda6, Versailles et Grand Prix


Petit lundi, grosse semaine dit-on? Qu’importe, les sujets abondent de ces temps-ci dans le monde de l’automobile. Si l’on met de côté tous les problèmes qui affligent les constructeurs (et pas que GM, comme on veut trop nous le faire croire), il y a quand même des choses amusantes et intéressantes à vivre dans le domaine.

 

Prenons par exemple, la nouvelle Mazda6. Pendant des années, le constructeur japonais Mazda nous a proposé de superbes berlines Mazda 626 et, il y a quelques années, sa remplaçante la Mazda6. Malheureusement, la marque n’a jamais réussi à supplanter ses concurrentes directes, les Honda Accord, Toyota Camry et autres. Je ne crois pas que c’était au point de vue mécanique mais plutôt au point de vue design malgré le fait que la dernière Mazda6 fut disponible en versions berline, familiale et hatchback.

 

La nouvelle version de la Mazda6 nous arrive avec un design nettement plus osé qui ne sera pas sans plaire aux amateurs de belles voitures. Et pour une fois, la Mazda6 fait aussi tourner la tête d’amateurs plus jeunes. Cependant, il n’y aura sur notre marché que des berlines. Fini les hatchback et les familiales. Grâce à Mazda Canada, j’ai pu mettre la main sur deux modèles de Mazda6, la première étant une GS à moteur V6 et boîte automatique à six rapports alors que la deuxième était une version GT, cette fois avec moteur à quatre cylindres combiné, lui, à une boîte automatique à cinq rapports.

 

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Décidemment, elle est superbe, la nouvelle Mazda6 (Photo Éric Descarries)

 

Mettons de côté le style, il ne sert à rien à discuter sur les lignes de l’auto, nous sommes tous d’accord (ou presque) sur son look du tonnerre. Vous noterez que les Mazda6 à moteur V6 ont des échappements dans le pare-chocs…comme les Américaines des années cinquante! La version à quatre cylindres a un échappement double régulier. Cependant, on peut s’attarder à l’intérieur qui est fort bien aménagé et surtout confortable. La GS avait la clé de contact régulière alors que la GT jouissait du bouton de contact réagissant au déverrouillage dit «intelligent», c’est-à-dire que l’on approche de l’auto avec l’émetteur en poche qui déverrouille la porte à distance (sans que l’on y touche), on se glisse derrière le volant sans toujours sortir l’émetteur et l’on met en marche en pressant sur le bouton. On aime ou on n’aime pas mais il faut s’habituer au système…sans oublier qu’il faudra faire vérifier la pile à un moment donné. Côté confort et ergonomie, rien à reprocher à la Mazda6. Mais si l’on s’asseoit à l’arrière, il faut endurer le son des pneus (qui est encore plus élevé si ce sont des pneus d’hiver comme le Toyo Observe qui équipait notre GT!). Un manque d’isolation des bruits de la route? La visibilité n’y était pas plus difficile qu’il ne le faut sauf qu’en regardant vers l’arrière, on doit composer avec la ligne de l’auto qui y remonte. Enfin, du côté du coffre, c’est relativement logeable mais l’ouverture n’y est pas si grande.

 

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Même vu de l’arrière, elle a de la gueule, cette nouvelle Mazda6 (photo Éric Descarries)

 

En ce qui a trait aux moteurs, on fait affaire à deux bêtes différentes. Ma GS d’essai avait ce V6 de 3,7 litres de 272 chevaux et 269 livres-pied de couple et qui me procurait des performances intéressantes. Plus silencieux que le quatre cylindres de la GT, ce V6 était aussi très docile en ville. Mais en ce qui a trait à la consommation…on y repassera! En effet, j’ai obtenu une lecture de quelque 16 litres au 100 (environ 18 milles au gallon, témoin à l’appui car le calcul a été fait à la station du coin!) en situation urbaine ce qui est loin d’être un exploit! Le quatre cylindres de la GT était ce nouveau moteur de 2,5 litres de Mazda qui développe 170 chevaux et 167 livres-pied de couple. Celui-ci m’a donné une consommation combinée de 12,5 litres au 100 km (soit environ 22 milles au gallon) obtenue surtout en condition urbaine. Surprenant, n’est-ce pas?  Question performance, je dirais que le quatre cylindres est à la hauteur de la situation sans toutefois faire beaucoup mieux que la concurrence. Cependant, à la défense de Mazda, je dois avouer que les changements de rapports de la boîte automatique se faisaient avec précision et ce que j’ai surtout aimé, c’est qu’en reprise, la transmission rétrograde presque aussitôt sans ce temps de réponse que je déplore sur tant de voitures même plus chères.

 

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Le tableau de bord de la Mazda6 est d’un dessin moderne (photo Éric Descarries)

 

Je sais que mes remarques sur la consommation de cette belle auto ne plairont pas à tout le monde. Tout ce que je peux dire, c’est que c’est ce que j’ai obtenu. Trop souvent, on affiche ou on s’attend à des consommations trop belles pour être vraies. Il faut dire que certains calculs sont faits dans des conditions idéales. Les miens sont faits selon une conduite régulière et aussi normale qu’elle puisse l’être. La Mazda6 a été choisie la Meilleure voiture familiale de sa catégorie par l’Association des Journalistes Automobile du Canada (AJAC) et pourrait même être nommée Voiture de l’année. Je ne m’y objecterai certes pas mais la consommation me laisse perplexe. La GS V6 d’essai valait 29 120 $ alors que la GT à moteur à quatre cylindres avec intérieur en cuir et tout le tralala (sauf la navigation) en valait 30 3354. Ajoutez 1 395$ de frais de transport et de préparation.

 

Ma vieille s’est fait une beauté

 

Depuis le temps que j’en parle, la voici donc cette vieille Lincoln Versailles récemment repeinte par les Ateliers de Carrosserie East End de Montréal. Si je nomme l’atelier qui l’a repeinte, ce n’est pas par «plogue» mais bien pour en mentionner le grand professionnalisme. La Lincoln a été confiée à une équipe consciencieuse qui a pris le temps qu’il fallait pour la refaire. D’ailleurs, un d’eux, le jeune Christian, a été plus que motivé à la réparer portant attention à certains détails plus poussés. Il était même très fier de son ouvrage.

 

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C’est à Christian que la Lincoln a surtout été confiée. (Photo Éric Descarries)

 

Curieusement, afin de reproduire les lignes de finition d’origine et certains détails de l’auto, Gilles Lafond, propriétaire de l’entreprise (et l’expert qui a appliqué les petites lignes rouges telles que sur la version originale), a été voir sur Internet pour trouver une Lincoln semblable. Ironiquement, il est tombé sur des photos de…la même voiture, la mienne, des photos que mon fils avait publié il y a deux ans sur un site spécialisé! La Versailles vaut-elle vraiment tout l’argent et tout le temps qui y a été consacré? En valeur monétaire, non! Mais c’est nettement mieux que de laisser cette auto pourrir et se retrouver à la «scrap» où elle polluera l’environnement.   

 

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La vieille Versailles est prête à vivre une deuxième carrière. (Photo Éric Descarries)

 

Bye-bye le Grand Prix…

 

Que pensez-vous de la perte du Grand Prix? Étant un grand amateur de course automobile, je suis, bien sûr, très déçu. Mais de là à plier aux moindres désirs financiers de l’avaricieux Bernie Ecclestone, il y a une limite. Cependant, il faut trouver une solution de remplacement car, semble-t-il, la course de NASCAR ne sera pas suffisante…

 

 À Maubar

 

Tiens, tiens ? Vous allez vous faire des ennemis de parler en mal de votre Honda 2008 (cependant, vous ne m’avez pas spécifié de quel modèle il s’agit!). Quant à être payé par Honda pour ne dire que du bien de leurs véhicules, vous cognez à la mauvaise porte (et si vous lisez ce que je viens d’écrire sur la consommation de la belle Mazda6, vous comprendrez que je ne me ferai pas d’amis chez Mazda…). En attendant, revenez-moi avec votre modèle de Honda. Ces phares faibles m’intriguent. Il y a tellement de véhicules qui ont de phares superbement stylisés mais très faibles! Et si vous montiez des phares de conduite à l’avant?

 

À tous les correspondants

 

Je crois qu’il vous faudra «modérer» vos transports concernant cette chicane sur les voitures américaines et japonaises. Sachez que des deux côtés, je constate des succès et des échecs. Pour les succès des Toyota Camry (made in USA) et Honda Accord (aussi made in USA), on constate des échecs comme les Toyota Tundra, les châssis «pourrisseux» des Tacoma, le peu de demande pour les Acura RL, les déboires de plusieurs Mitsubishi mais aussi les succès des Mustang, des Corvette, des Jeep contre des échecs des Sebring, des Hummer et autres. Le tout devrait s’équilibrer. De plus, le Japon compte beaucoup sur les États-Unis pour survivre car leurs produits se vendent mieux chez l’Oncle Sam que partout ailleurs au monde. Enfin, si vous voulez en savoir plus sur l’industrie automobile japonaise et d’où elle vient (surtout de qui elle a appris) cherchez des livres qui parlent d’Edward Deming, cet Américain qui a été montrer aux Japonais comment gérer leurs entreprises en ajoutant de la qualité à leurs produits puis qui est retourné chez Ford à la fin des années quatre-vingt pour corriger une situation semblable chez ce constructeur. Incidemment, tout comme les États-Unis, le Japon est aussi en récession en ce moment. Et puis, si l’on revenait à parler d’autos…de la passion pour les autos?    

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Mercredi 12 novembre 2008 | Mise en ligne à 15h13 | Commenter Commentaires (41)

Une bouffée d’air frais


 

Il suffit que je tourne le dos quelques minutes que déjà la chicane «repogne dans la cabane»? N’empêche que j’ai un plaisir fou à tous vous lire. Je constate que tous les arguments sont valables mais qu’il faut faire attention. L’industrie automobile américaine souffre beaucoup de l’actuelle situation économique du pays et ce n’est pas de sa faute! Rejetons plutôt le blâme sur les banques et la situation immobilière, pas l’industrie de l’auto. Peut-être que certaines autos américaines sont trop grosses à votre goût, surtout si vous vivez en ville. Mais si vous étiez en campagne et que aviez besoin d’un pick-up soit pour gagner votre vie (ce que la plupart des propriétaires de pick-up font au Québec) ou pour vous aider dans vos menus travaux, votre opinion serait peut-être différente (car pour les pick-up, il faut rendre à César ce qui lui appartient, les Zamericains, il l’ont l’affaire!). Je suis toujours étonné de lire que l’on blâme les constructeurs américains pour leurs gros V8 (qui sont de moins en moins «gaz guzzler» et de plus en plus doux, silencieux et performants) alors que nos amis Européens continuent de lancer des V8 encore plus gourmands, voire même des V10 et des V12.

 

À ceux qui semblent se réjouir du mauvais sort des constructeurs américains, je vous invite à lire les divers reportages qui nous arrivent d’Europe et qui nous signalent une importante baisse de production de leurs véhicules, même en Russie, terre qui semblait pourtant si prometteuse il n’y a pas longtemps. Quant aux Japonais, lisez à quelle vitesse Toyota voit ses ventes baisser (aux États-Unis, bien évidemment), comment les profits de Honda s’envolent et comment les autres constructeurs commencent à souffrir. Toyota vient de rouvrir sa (toute nouvelle) usine de camionnettes au Texas mais déjà l’on s’interroge sur la pertinence du Tundra sur le marché. Nissan doit même se fier à Dodge l’an prochain pour produire ses nouveaux Titan. Doit-on parler de l’échec des Frontier et de la garantie prolongée que Toyota offre aux propriétaires de Tacoma dont le châssis rouille et casse lamentablement après quelques années? Soyons honnêtes et analysons les faits avec discernement. Les Américains ne font pas que des «poubelles», les Japonais ne font pas que des «autos économiques» et les Européens ne font pas que des «bijoux d’ingénierie». Chacun a ses GROS défauts mais j’aime mieux parler des belles choses qu’ils produisent.

 

Enfin, ceux qui se réjouissent des malheurs de nos voisins du sud trouveront sous peu qu’ils en paieront le prix, eux aussi. On ne peut s’en sortir, les États-Unis demeurent toujours le pus important marché de l’auto et du camion au monde. Si les riches Américains ralentissent leurs achats de belles autos, qui pensez-vous en souffriront le plus? Vous avez deviné, surtout les constructeurs européens (certains voient près de 75% de leur production dirigée vers les États-Unis!) et certains Asiatiques. Oui, les U.S.A. sont toujours la «vache à lait» de l’automobile…

 

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Reconnaissez-vous la Mustang GT sous cette carrosserie fantaisiste ? (photo Éric Descarries)

 

Tiens, une petite bouffée de fraîcheur…!

 

Donc, j’ai passé la semaine dernière au SEMA à Las Vegas. SEMA, c’est la Specialty Equipment Market Association et son exposition annuelle à Las Vegas dépasse toute imagination. Avec ses milliers d’exposants, on peut y voir toutes les nouveautés en matière d’accessoires d’automobile du petit sapin «sent bon» au moteur complet de compétition de plus de 2000 chevaux. Pour un moment, il n’était pas question «d’économie d’essence» ou «d’antipollution» mais bien d’automobiles et de performance….De plus, on pouvait y voir plus de 2000 automobiles modifiées, certaines à l’extrême, d’autres plus modérées. Qui plus est, les Ford, GM, Chrysler, Toyota, Nissan, Honda, Hyundai, Kia, Mazda, Volkswagen et autres constructeurs intéressés à la performance et au «customizing» y présentaient leur plus récents modèles et parfois même des modèles à venir avant même qu’ils soient sur le marché. Cette année, le coupé Hyundai Genesis y était avant même qu’il soit produit et déjà il y en avait des exemplaires de course et modifiés.

 

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À peine croyable que l’on fasse cela à une Rolls-Royce, non? (photo Éric Descarries)

 

Faut dire que tous ces constructeurs étrangers veulent aussi profiter de la culture américaine de l’auto incluant la course, le «hot-rodding», le «drift», le «drag» et autres (cependant, je peux vous certifier que le «tuning» est presque mort chez l’Oncle Sam…on n’y voyait plus de Civic modifiées comme avant…). Pourquoi pensez-vous  qu’il y a tant de divisions de style TRD et Honda Racing et autres? C’est parce qu’aux États-Unis, ça marche…nettement plus qu’ailleurs au monde! Et des autos électriques de course? Just wait and see! La récession? Mardi, SEMA était plutôt tranquille, jour d’élection oblige. Mais mercredi et jeudi, il y avait foule, plus de 100 000 personnes! Et dire que cette exposition n’est pas publique! C’est un «trade show»! Voici quelques photos pour votre plaisir (et le mien, bien sûr!)

 

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Des Ford Flex modifiées, il y en avait partout à SEMA (Photo Éric Descarries)

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Je craque pour d’aussi beaux hot-rods (photo Éric Descarries)

 

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Les familiales «Woody» de Ford ont un attrait irrésistible (photo Éric Descarries)

 

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Cette Corvette aux allures de 1962 est en vérité une récente C5 (photo Éric Descarries)

 

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Comment ne pas s’arrêter devant un aussi beau «rod»? (photo Éric Descarries)

 

Au secours!

 

Quelqu’un a-t-il une idée où l’on pourrait trouver des pièces de carrosserie de Renault R4 1968? Je suis impliqué dans un projet de restauration d’une telle auto, un des rares exemplaires cabriolet dit Plein Air. Pour le moment, je suis en contact avec des Français mais je me demandais si, ici au Québec, ce ne serait pas plus facile de trouver?

 

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La restauration de cette Renault 1968 représente un certain intérêt pour le patrimoine québécois (Photo Éric Descarries)

 

Réponses…réponses…réponses

 

À jeeperforever

 

Merci de vos renseignements. Je suis moi aussi heureux de savoir qu’il y a un peu de «petit Québec» dans la réalisation de cette auto, nous qui n’avons jamais eu d’industrie automobile proprement dite. Et je m’imagine, cher Jocelyn, que vous avez aussi des Jeep dans votre entourage?

 

À blueprint

 

Toujours content de voir que vous suivez toujours. Vos remarques sont toujours bien appréciées. Moi aussi, j’aimerais voir une Challenger avec le V6 à boîte manuelle…et pourquoi pas le V6 de 4,0 litres plus moderne ?

 

À belseb

 

Hummm! Peut-être avez-vous raison! En fait, je n’attise pas la guerre US-Japon-Europe. Je ne fais que modérer les remarques souvent déplacées. Mais encore une fois, comme vous le dites si bien, «Who cares», surtout si nous sommes entre véritables amateurs de voitures, peu importe leur race, leur couleur ou leur religion…Mais de là à m’accuser de vouloir mousser les interventions sur ce blogue? Non, pas vraiment! N’oubliez pas que je fais ce blogue par pur plaisir afin de partager ma petite folie de l’auto avec vous. Par exemple, si vous vous souvenez, l’été dernier, j’ai affiché des photos de Ford T et je n’ai eu que trois ou quatre interventions. Pas grave, le but n’était surtout pas de «provoquer» des interventions mais d’amuser un peu les lecteurs. Tout comme je ne m’attends pas à de vice réactions sur le blogue ci haut qui parle de SEMA!

 

À omni_tag

 

Certain que je sais que je rénove une voiture basée sur les Mercury Monarch et Ford Granada du passé. Mais je vous trouve un peu condescendant à mon égard. D’abord le nom Versailles avait déjà été utilisé dans le passé par Simca qui l’affichait sur sa voiture la plus luxueuse mue par un V8 Ford «flathead» (jusqu’en 1962). Puis, si vous levez le nez sur la Versailles basée sur une Mercury, aussi bien lever le nez sur les Lexus ES basées sur la coque de la Toyota Camry, sur l’Acura CSX basée sur la Civic, sur l’Acura TSX qui est une Accord ailleurs dans le monde, sur la Buick Enclave (aussi Saturn Outlook, GMC Acadia et surtout Chevrolet Traverse), sur les Cadillac Escalade (nées Chevrolet Tahoe et Avalanche), sur les Saab 9-7X nés Chevrolet Trailblazer, sur l’Aspen né Durango, sur la Lincoln MKZ née Ford Fusion, sur la Lincoln MKX née Ford Edge…dois-je continuer ou avancer que Ford avait peut-être été avant-gardiste en utilisant cette coque de Monarch pour en faire une voiture de luxe ( la Versailles a un avant et un arrière unique au modèle, le toit en a été rallongé et la mécanique inclut un châssis renforcé, des freins à disque aux quatre roues, un pont arrière Ford 9 pouces et une servo-direction…trop douce, ce que j’hais le plus sur cette auto). Au moins j’ai un véhicule peu commun sur la route! Et vous, qu’avez-vous?

 

Ah oui! Mes 15 litres au 100 avec une Challenger SRT-8 de 425 chevaux est moins étonnant que 16 litres au 100 avec la Mazda6 V6 avec laquelle j’ai fait trois jours de circulation urbaine, n’est-ce pas? J’en parle la semaine prochaine.

 

 

À raoul914

 

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Une petite photo amusante prise à SEMA. Reconnaissez-vous les couleurs? En effet, cette nouvelle Camaro de course rend hommage au légendaire pilote Mark Donahue qui pilotait une Camaro de même numéro et même couleur…le bon vieux temps…

 

(photo Éric Descarries)

 

À Python,

 

Toujours fidèle au rendez-vous?

 

À Babinus,

 

De bons arguments intéressants, merci

 

À simon_c

 

Toujours aussi sage…salut!

 

À toute la gang,

 

Lâchez pas! Et merci!….y’é trop long ce blogue…

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