C’est fou comme j’aime ce blogue. En fait, non seulement est-il amusant à écrire mais aussi l’est-il à lire. Évidemment, je parle de vos commentaires! Incidemment, je veux bien vous répéter que je le fais BÉNÉVOLEMENT ce qui me permet d’être à l’aise dans mes commentaires! Mais là encore, je me retiens…
Je note donc que la consommation d’essence et le souci d’antipollution continuent d’alimenter ce blogue. Curieusement, je ne lis pas d’inquiétude concernant l’industrie automobile. Les ventes sont en chute libre aux États-Unis mais pas encore au Canada. Notre tour viendra-t-il? J’ai bien peur que oui! Mais avec un peu de chance, le problème sera moins virulent au Canada.
Ce qui m’amène à parler de GM. C’est très inquiétant ce qui arrive à ce grand constructeur. Encore une fois, je risque de me faire accuser d’attiser la «chicane» US vs les autres. Mais il a tellement de gens qui me disent : «Je ne pleurerai pas pour les Américains!». Ce qui est terrible avec une telle attitude, c’est que ces même gens ne se rendent pas compte de l’effet «boule de neige» qui se produirait si GM piquait du nez. Cette faillite entraînerait toute l’industrie automobile du monde entier. En fait, ce n’est pas l’industrie automobile qui a fait si cruellement défaut chez nos voisins du sud. C’est celle de l’immobilier et du monde financier. Celle de l’automobile n’en subit que les conséquences ! Que l’on critique les Américains d’avoir produit de grosses autos ou de grosses camionnettes n’a rien à voir avec leur état économique. Oui, je suis conscient qu’ils ont créé des véhicules énergivores mais ils ne sont pas les seuls. On n’a qu’à voir toutes ces grosses autos et camionnettes étrangères (surtout européennes) qui se vendent surtout aux États-Unis pour comprendre que c’est toute l’industrie automobile qui a voulu profiter de l’engouement des Américains pour ces gros véhicules.
Revenons-en à GM. C’était intéressant de voir comment Toyota rejoignait GM au niveau des ventes et de la production. Mais lisez bien les nouvelles. Toyota doit aussi diminuer sa production. Honda vient également d’annoncer le ralentissement de la production de ses véhicules. Même Volkswagen qui avait Toyota dans la mire afin de dépasser le Japonais doit réviser ses objectifs.
Les ventes américaines passeront de 17 millions d’unités à moins de 14 millions d’unités par année. Souvenez-vous qu’en 1992, on considérait déjà quelque 12 millions d’unités un record de tous les temps! Et dire que les voitures bien entretenues peuvent durer des dizaines d’années. Mais avec 17 millions de véhicules par année, où les consommateurs allaient-ils mettre toutes ces autos? De deux par entrée de garage, on passait à quatre, voire même cinq. Se peut-il que nous en vivions un résultat prévisible? Diminuons les ventes…mais ramenons la passion!
Petite semaine en Maxima
Je viens de passer une semaine au volant de la nouvelle Nissan Maxima. La Maxima a toujours été une berline à succès pour Nissan (vous souvenez-vous des premières Maxima à propulsion?). Mais on dirait que les derniers modèles avaient perdu un peu de leur charme. J’ai l’impression que Nissan leur avait donné un air trop sportif.
Regardez bien la nouvelle Maxima. Si la silhouette de sa caisse demeure la même, le nouvel avant redessiné redonne à la voiture des airs plus nobles qui correspondent plus à la vocation de l’auto. La Maxima est une voiture de luxe relativement abordable. Le devant redessiné avec une calandre plus proéminente correspond alors mieux à cette vocation. Les petits ajouts de chrome aussi. Et maintenant, les amateurs de belles voitures semblent reconnaître plus facilement la Maxima.
La calandre de la Nissan Maxima 2009 est plus distinctive que dans le passé (photo Éric Descarries)
Sous le capot de l’auto, on retrouve un V6 de 3,5 litres qui développe 290 chevaux. Celui-ci suffit largement à déplacer la voiture (qui est maintenant à traction avant) mais je dois avouer qu’à un certain régime, il est un peu «grognon». Je crois que l’on pourrait expliquer cela par l’utilisation de la boîte automatique CVT à variation continue qui ne donne pas le même résultat qu’une boîte automatique conventionnelle. Le moteur ne change donc pas de régime au passage des vitesses (en fait, il n’y en a pas de passage…) ce qui fait qu’il «tombe» alors sur son couple à bas régime. C’est là qu’il devient «grognon». Mais la boîte CVT fonctionne à merveille. Nissan lui a même ajouté des «vitesses» que l’on peut manipuler avec le levier ou avec les commandes au volant. Quoique ce soit amusant au début, on se «tanne» vite de ce petit jeu. Allô! Nissan? La Maxima, malgré ses belles qualités routières, n’est pas destinée à être une sportive! Enfin…c’est ce que je pense!
De l’arrière, la Nissan Maxima 2009 ressemble de près à la version de l’année dernière (photo Éric Descarries)
L’intérieur est agréable et accueillant. Le tableau de bord est bien disposé, les sièges confortables et les places arrière procurent suffisamment d’espace pour les jambes des passagers. Mais la visibilité n’est pas si facile vers l’arrière! Heureusement, l’écran du système de navigation se transforme en caméra de recul très utile! En passant, que le rayon de braquage de la direction est grand, l’apanage des grandes berlines à traction avant. Quant au coffre, il est relativement grand mais encore une fois, ces toits fuyants limitent l’ouverture qui m’a semblé étroite et basse.
Le tableau de bord de la Nissan Maxima 2009 est élaboré mais pas désagréable à regarder (photo Éric Descarries)
Heureusement, Nissan n’exagère pas au niveau de prix de la Maxima. Évidemment, elle n’est pas donnée! Mais son prix de base étant de 37 900$, la version Premium qui nous a été prêtée était de 43 150$ et cela inclut le système de navigation. Utilisée surtout en situation urbaine, la Nissan Maxima nous a donné une consommation d’essence de près de 17 litres au 100 km. J’aurais espéré mieux!
Encore le Grand Prix!
Permettez-moi de revenir sur le Grand Prix du Canada même si tout semble indiquer que nous l’avons perdu pour toujours. En fait, si l’on suit l’actualité, on s’aperçoit que d’autres pays sont à perdre leur Grand Prix aussi. C’est bien simple, la passion n’y est plus! Elle a fait place à l’argent et à l’avarice. Néanmoins, il y a encore des gens qui croient que l’on devrait continuer de se battre pour le Grand Prix. Parmi ceux-là, il y a Jacques Villeneuve, le fils, celui-là même qui a déjà été champion du monde en F-1. Je l’ai rencontré à son restaurant Newtown la semaine dernière lors du Banquet bénéfice pour le musée Gilles-Villeneuve. Jacques ne comprend pas pourquoi nos dirigeants politiques ne se sont pas battus plus que cela pour rapatrier le Grand Prix chez nous. Il a constaté que ces mêmes politiciens sont capables de dépenser des millions pour toutes sortes d’aménagements esthétiques et…écologiques mais qu’ils ont été incapables d’avancer certains fonds (même si Tonton Bernie est un peu gourmand) afin de conserver notre «économie» automobile. Évidemment, Jacques est aussi un des commerçants de la rue Crescent qui perdra beaucoup d’argent avec la fin du Grand Prix. Mais je me demande pourquoi on ne l’a pas consulté lors de la crise du Grand Prix ?
En attendant, je suis d’accord avec tous ceux qui se demandent également pourquoi les constructeurs comme BMW, Toyota, Honda, Renault et même Ferrari ne s’impliquent pas plus? Imaginez ! Pas de Grands Prix en Amérique du Nord, le plus grand et plus riche marché automobile du monde! Même Ferrari y vend presque les trois quarts de sa production. Quant à Toyota et Honda…. Mais qu’attendent-ils?
Une course de 24 heures à Montréal? Au début, j’y étais plutôt enthousiaste. Mais avec le temps, ça ne m’inspire plus! On voudrait imiter les 24 Heures du Mans qu’on n’y parviendrait pas parce que l’évènement français a presque 100 ans et que, de toutes façons, en Amérique du Nord, même si l’on aime les courses d’endurance, les 24 heures et les 12 heures n’attirent pas tant d’amateurs que cela. Imaginez cela, les 24 Heures de Daytona attirent à peine 60 000 spectateurs! Et l’on parle de Daytona ici! La Mecque de la course automobile en Amérique dont l’évènement des 24 heures existe depuis près de 50 ans! Les 24 Heures de Montréal…pas sûr!
Enfin, la course des voitures électriques? Non mais vraiment! Avez-vous une idée? La course automobile, c’est haut en son et couleurs. Pas de son? Au Newtown, j’ai aussi rencontré Philippe Gratton, le fils de Jean Gratton (des albums de bandes dessinées Michel Vaillant) qui dit adorer Montréal. Puis j’ai imaginé une planche de ses bandes dessinées où l’on voit souvent des autos de course en action avec VROUM ou VRAAP écrit en caractère gras qui serait remplacé par un FFFFT? Si je me souviens bien, on avait déjà organisé une course de voitures électriques à Sanair il y a une quinzaine d’années. Sauf pour les familles des participants…personne n’est venu…
OÙ EST LA PASSION?
Lire les commentaires (48) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 





















