Éric Descarries

Archive du 19 octobre 2008

Dimanche 19 octobre 2008 | Mise en ligne à 1h16 | Commenter Commentaires (24)

«Road trip» en Saab 9-3 AWD


 

Pas besoin de vous le dire, plus d’un «journaliste» automobile a un petit penchant pour certaines marques (je n’aime pas le titre de journaliste, permettez-moi de me considérez comme une «chroniqueur» ou «passionné» de l’automobile qui a la chance de pouvoir s’exprimer en public et qui, avec ce blogue, donne la chance à plusieurs autres amateurs de le faire…). Je vous ai déjà confié mon «respect» pour certaines marques et cette fois, j’y rajoute Saab.

 

Je sais que Saab n’est pas la marque admirée qu’elle devrait être sur le marché. Certains chroniqueurs voudraient que l’on croie que la marque n’est pas fiable. Pourtant, les 9-3 et 9-5 sont recommandées par Consumer Reports! Dans mon cas, aucune des Saab de presse qui ma été confiée ne m’a fait défaut…ce que je ne pourrais pas dire d’autres marques!

 

Malgré que Consumer Reports indique que la Saab 9-3 y soit recommandée, la même publication en critique l’intérieur étroit, la qualité de finition déficiente et autre petits défauts. Par contre, malgré les multiples points noirs (négatifs) dans son historique de fiabilité, on y écrit que cette fiabilité y est grandement améliorée.

 

GM du Canada m’a donc confié une berline Saab 9-3 Aero turbo à traction intégrale et boîte automatique pour un peu plus d’une semaine. J’en ai alors profité pour en faire une longue balade, un de ces petits «road trips» que j’adore lire dans les grands magazines américains (quoique le mien soit nettement plus modeste).

 

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La Saab 9-3 Aero affiche des lignes uniques et reconnaissables (photo Éric Descarries)

 

 Il n’y a rien comme une journée d’automne pour bien apprécier une voiture. J’ai donc choisi le dimanche de l’Action de Grâce pour ce faire. Mon trajet partait de Laval, montait vers St Donat, bifurquait vers Tremblant puis revenait sur autoroute vers Laval. Pas terriblement long mais plutôt significatif vu qu’il incluait des routes de configurations diverses. Ajoutez-y l’utilisation urbaine durant la semaine et voilà un essai complet.

 

Ma Saab 9-3 Aero avait, sous le capot, un moteur V6 turbo de 2,8 litres de 255 chevaux combiné à une boîte automatique (en fait, manumatique) à six rapports et la traction intégrale. Curieusement, au démarrage, le moteur est légèrement rugueux pour quelques minutes. Mais la situation se rétablit rapidement. Cependant, il procure des performances très agréables alors que la boîte automatique (que l’on peut manipuler manuellement avec le levier au plancher ou avec les commandes au volant) répond assez rapidement aux commandes du conducteur. Quant à la traction intégrale, c’est surtout sur route de terre qu’elle s’est fait sentir. Elle doit être très efficace sur la neige et la glace…en autant qu’on chausse de bons pneus d’hiver à la voiture.

 

Le tableau de bord de la Saab 9-3 n’a pas beaucoup changé en 2008 et c’est tant mieux. Moi, je l’aime. Il est assez facile à comprendre, les commandes sont bien placées, la radio (XM satellite que j’aime bien, je le répète) est facile à manipuler ainsi que le système de navigation ( à 1 995$, c’est cher!). Les sièges sont confortables mais je me suis pincé deux fois les doigts avec le frein de stationnement dont le levier est intégré au design de la console. De plus, la clé de contact au centre de la console, c’était «cute» dans le passé mais il serait peut-être temps de la placer au tableau de bord ou à la colonne comme tout le monde…ou encore utiliser un bouton de démarrage avec clé à micro ondes comme on en retrouve de plus en plus… Les places arrière sont relativement généreuses et le coffre très grand avec une bonne ouverture. Le toit ouvrant est très apprécié lors des belles journées d’automne.

 

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Même de l’arrière, on reconnaît facilement la Saab 9-3 (photo Éric Descarries)

 

Sur la route

 

Mon petit «road trip» m’a d’abord conduit de Laval à St Donat par la 25/125. En passant, mon bon ami Michel Pigeon de Pigeon Performance à Ste Julienne m’a déjà donné un bon conseil pour éviter les bouchons de circulation entre St Esprit et Ste Julienne me faisant passer par le rang Montcalm qui traverse St Esprit et qui se termine à Ste Julienne. Et ça fonctionne! De plus, c’est une belle route qui nous fait voir le charmant village de St Esprit et la campagne locale. Coïncidence, arrivé à Ste Julienne, j’y ai vu Michel qui lavait sa Ford GT. Je me suis arrêté quelques minutes et son frère Gilles est venu le rejoindre avec sa réplique de Cobra (construite par Michel). Belle opportunité de photo. Un brin de jasette et je suis reparti pour m’arrêter avec ma compagne Judith à un petit «snack bar» de la 125 (hamburger, frites sauce et coke au menu) pour repartir vers St Donat. La Saab 9-3 est une bonne routière. Ses accélérations sont excitantes tout en demeurant linéaires. Les reprises sont solides et sans hésitation, une rareté de nos jours alors que les systèmes électroniques prennent trop souvent du temps à réagir.

 

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Un petit arrêt chez mon ami Michel Pigeon de Pigeon Performance à Ste Julienne s’est avéré des plus intéressants (photo Éric Descarries)

 

La 9-3 Aero a une suspension assez rigide qui, pourtant, est acceptable des passagers. La route 125 vers St Donat est plus ou moins exigeante mais intéressante à conduire. J’ai, par la suite, utilisé la toute récente route qui va de St Donat au Lac Supérieur près de Tremblant, la 347, qui est souvent critiquée parce qu’elle est limitée à 70 km/h (soit disant parce qu’elle sert aussi de route pour les cyclistes) et que j’aurais bien aimé «essayer» à une certaine vitesse. Mais lorsqu’un des nombreux chevreuils de la région décide de traverser la route…on se plait à respecter les 70 km/h! J’ai aussi bifurqué sur quelques portions en terre qui s’y rattachent, question de pouvoir apprécier la traction intégrale et la solidité de construction de l’auto.

 

Pour atteindre Tremblant, on doit quitter la 347 et prendre de petites routes comme le Chemin Duplessis. Ce dernier est tout indiqué pour apprécier la tenue de route de la 9-3. Ça va pour un moment. Mais à un certain point, la route est tellement endommagée que l’on se demande si un jour Tremblant sera reconnu comme destination internationale valable. Michel Pigeon se destinait vers Tremblant avec sa Ford GT. Je me demande s’il n’est pas revenu chez lui car le Chemin Duplessis n’est certainement pas fait pour des exotiques comme la Ford GT! Il est définitivement trop «rough»!

 

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(photo Éric Descarries)

 

Tremblant est une de mes destinations préférées pour essayer une auto. Mais ce dimanche de l’Action de Grâce, la place était bondée comme jamais (petite note aux administrateurs de la place, quand il s’agit d’un grand week-end achalandé, pourquoi ne pas embaucher des surnuméraires, surtout pour ramasser les ordures?). Quelques heures à Tremblant et de retour vers Laval par l’autoroute des Laurentides (pas de bouchon!), question de profiter d’un consommation raisonnable, soit 8,98 L/100 km incluant le voyagement urbain des jours précédents. Pas si mal!

 

La Saab 9-3 Aero turbo AWD d’essai affichait un prix de 54 225 $ incluant la sellerie en cuir de luxe (1 850$) et la traction intégrale (2 340$).

 

Petit écart de respect d’environnement

 

Le monde de l’automobile, on le sait maintenant, est directement ciblé lorsqu’il s’agit de protection de l’environnement. Mais alors, pourquoi ne respecte-t-on pas les automobilistes à l’approche des chantiers de construction sur les routes? Je suis des premiers à crier contre les automobilistes qui continuent leur course à 120 km/h où la vitesse indiquée est de 80 km/h aux chantiers (la SQ était postée sur une ligne droite de la 440 à distribuer des «tickets» il n’y a pas longtemps alors que plus loin, personne ne respectait les 80 km/h du chantier de la 25!). Mais lorsque des «sans desseins» installent des pancartes de resserrement des voies (de trois à une!) à un centaine de pieds du chantier de construction du pont de la Rivière des Mille Îles de la 25 nord à Laval au lieu de trois kilomètres plus tôt où les automobilistes pouvaient sortir et emprunter une route secondaire et ne pas causer un bouchon d’une heure qui pollue l’environnement…il y a une limite!

 

Puis, pourquoi une grande quincaillerie québécoise (dont le nom a quatre lettres) vend-elle ses ampoules lumineuses dans ses emballages en plastique transparent solide (difficile à ouvrir!) alors que dans le passé, elles étaient offertes dans des emballages de carton recyclable (et facile à ranger)? Dire que cette quincaillerie s’annonce comme étant «écolo» et que nous, les amateurs d’autos, passons pour des producteurs de pollution!

 

À mes collaborateurs

 

Messieurs, il est tellement plaisant de lire vos commentaires. Plus ça va, plus l’on voit que la qualité des voitures et des camionnettes est devenue une affaire internationale. La qualité japonaise n’a pas diminué, c’est la qualité des autres, surtout des Américaines, qui a été grandement améliorée! Il ne reste plus qu’à diminuer le poids de nos véhicules maintenant, pas leur dimensions!  

 

 

 

 

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