Éric Descarries

Archive, octobre 2008

Mercredi 29 octobre 2008 | Mise en ligne à 18h00 | Commenter Commentaires (12)

Trente voitures en trois jours !


 

Faut le faire. J’ai conduit une trentaine de voitures en trois jours la semaine dernière. En fait, c’est que j’ai participé au Festival des Essais de l’Association des Journalistes Automobile du Canada (AJAC) à Niagara-on-the-Lake afin de voter pour la Voiture de l’année et le Véhicule utilitaire de l’année. Pour certains, cet exercice peut sembler futile. Pour bien des consommateurs, il revêt une certaine importance ce qui a été prouvé l’année dernière lors d’un sondage auprès des acheteurs de Buick Enclave qui avaient vu la mention de meilleur véhicule de sa catégorie dans les réclames.

 

Vous avez peut-être vu, dans le Cahier de l’Auto de lundi dernier, le résultat de la première étape, c’est-à-dire les gagnants de chaque catégorie. Sinon, je les reproduis ici :

 

Meilleure nouvelle petite auto (sous 18 000 $) : Toyota Corolla

Meilleure nouvelle petite auto (plus de 18 000 $) : Pontiac Vibe

Meilleure nouvelle voiture familiale (22 000 à 30 000 $) : Mazda6

Meilleure nouvelle voiture familiale (plus de 30 000 $) : Volkswagen Passat CC

Meilleure nouvelle voiture de luxe (moins de 50 000 $) : Hyundai Genesis

Meilleure nouvelle voiture de luxe (plus de 50 000 $) : Audi A4

Meilleure nouvelle voiture de prestige : Mercedes CL 550 et SL 63 (ex-aequo)

Meilleure nouvelle voiture de sport/performance (moins de 50 000 $) : BMW 135i Coupé

Meilleure nouvelle voiture de sport/performance (plus de 50 000 $) : Lexus IS-F

Meilleure nouvelle décapotable : Audi TTS

Meilleure nouvelle camionnette pick-up : Dodge Ram

Meilleure nouveau VUS/multisegment  (moins de 35 000 $) : Subaru Forester

Meilleure nouveau VUS/multisegment (35 000 à 60 000 $) : Ford Flex

Meilleur nouveau VUS/multisegment (plus de 60 000 $) Mercedes-Benz Classe M BlueTEC

 

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Voici les gagnants sauf pour le BMW X6 qui sera remplacé par deux Mercedes après un recomptage dû à une erreur des données d’un des constructeurs (photo Éric Descarries)

 

Les titres de Voiture et de Véhicule utilitaire de l’année ne seront connus qu’au Salon de Toronto en février prochain. C’est au Salon de Montréal que l’on dévoilera la Technologie environnementale de l’année.

 

Pour en arriver à ce résultat, il fallait participer à trois catégories et conduire toutes les voitures de ces trois catégories pendant au moins une demi-heure. Personnellement, j’avais choisi la voiture familiale de plus de 30 000 $, les VUS/multisegments de 30 000 à 60 000 $  et…les pick-up (êtes-vous surpris?). J’ai ajouté la catégorie des voitures de sport/performance de moins de 50 000 $ à ma liste. J’avais déjà conduit la plupart des véhicules de chaque catégorie avant même les essais officiels. Mais j’ai du tout recommencer.

 

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On y retrouvait de tout incluant de grands VUS (photo Éric Descarries)

 

Cependant, j’en ai profité pour conduire pour la première fois certaines autos que j’espère reprendre plus tard. Par exemple, j’ai fait quelques kilomètres au volant de la Honda Fit (qui a été battue par la Pontiac Vibe) que j’ai bien aimée. J’ai aussi conduit la Hyundai Genesis V6 pour la première fois. Encore plus impressionnante que prévu! J’ai hâte de la reprendre plus tard pour au moins une semaine. J’ai trouvé curieux que la Volkswagen Passat CC ait gagné la catégorie des familiales de plus de 30 000 $. Non pas que la voiture soit désagréable mais j’y ai trouvé la visibilité difficile en plus de plusieurs autres petits défauts. Voilà une auto sur laquelle je dois remettre la main.

 

Que la BMW 135i Coupé ait gagné la catégorie des voitures de sport/performance de moins de 50 000 $ n’a surpris personne mais il faut dire que la concurrence y était vive (elle devait se mesurer à l’Acura TSX, la Mitsubishi Évolution, la Subaru WRX STI et la Dodge Challenger SRT8…à boîte manuelle. Cette dernière m’a vraiment impressionné…surtout à moins de 50 000 $. On y reviendra plus tard. )

 

 

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Le segment des voitures de sport/performance de moins de 50 000 $ était bien représenté (Photo Éric Descarries)

 

Dans la catégorie des camionnettes VUS, je ne suis pas surpris que la Ford Flex ait gagné. Son style tout nouveau est impressionnant et elle propose une grande douceur de roulement. Elle devait se mesurer au Chevrolet Traverse (j’attends d’en avoir un pendant une semaine avant de me prononcer quoique ce soit une GMC Acadia ou Saturn Outlook avec carrosserie de Buick Enclave!), au Chrysler Aspen Hybrid (impressionnant même si j’ai appris peu après qu’il serait abandonné par son constructeur!), Honda Pilot (le style osé n’a pas aidé sa cause!), le Nissan Murano, le Kia Borrego (rien de nouveau ici, tout simplement un Ford Explorer V6 made in Korea) et le Toyota Sequoia (qui était parmi les trois finissants et qui a impressionné par son V8 très puissant!). Chez les pick-up, que le Ram ait dépassé le Ford F-150 s’explique par la grande douceur de roulement du Ram et son style plus élégant. Le remorquage n’était pas en cause ce qui aurait donné des points au F-150. Mais, me dit-on, la différence de votes entre les deux camionnettes était mince!

 

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Le segment des voitures de luxe de moins de 50 000 $ était très intéressant (photo Éric Descarries)

 

Je me suis permis de courtes ballades dans des voitures de performance supérieures et je comprends pourquoi la Lexus IS-F a été choisie comme gagnante. C’est complètement fou de constater comment on glorifie toujours la haute puissance des moteurs. Prenez, par exemple, la Cadillac CTS-V : 556 chevaux! C’est plus qu’une voiture NASCAR de la série Nationwide! C’est en primeur que nous avons eu la CTS-V. Superbe auto, belle tenue de route mais beaucoup trop de puissance!  Les accélérations (boîte auto) sont tout simplement époustouflantes ! Quand à la Mercedes-Benz SL65 AMG, c’est presque aussi fou! Imaginez, 525 chevaux! Ouf! Encore une fois, des accélérations à vous arrachez la tête, des reprises dignes d’une fusée…et tout cela est disponible pour la route! Enfin, j’ai pu mettre la main sur la Nissan GT-R, une auto unique : V6 de 480 chevaux, boîte de vitesses à double embrayage, traction intégrale mais douceur de roulement complètement absente! Fou avez-vous dit? Pas certain que je conduirais cette auto tous les jours. Sa suspension est aussi rigide que les stock-cars NASCAR que j’ai conduits à l’école de course de Jean-Paul Cabana ! Puis, j’entends de plus en plus parler des problèmes avec la boîte de vitesses. Ah oui! J’ai aussi mis la main sur la superbe Jaguar XF Supercharged. Plus civilisée comme auto, elle possède quand même des éléments électroniques dont la durabilité pourrait m’inquiéter à la longue. Par exemple le bouton sélecteur de vitesse se soulève du centre de la console lorsqu’on presse le contact. Mais au moins, l’auto est agréable sur la route.

 

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Fou, fou et pourtant superbe cette Cadillac CTS-V de 556 chevaux (photo Éric Descarries)

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Impressionnante mais très coûteuse cette Mercedes-Benz SL63 AMG (photo Éric Descarries)

 

Enfin, j’ai bien hâte de voir quels véhicules seront choisis Auto et Véhicule utilitaire de l’année par les membres de l’AJAC (il y avait plus de 80 journalistes canadiens sur place incluant une des plus importantes délégations québécoises que j’ai jamais vues!). Il se peut que ce soit une de ces autos de prestige ou de performance. Ou encore une de ces petites économiques. Cependant, il faudra se souvenir que le choix sera la voiture que les journalistes ont le plus aimé…et pas nécessairement l’auto qui répondra absolument qu’aux amateurs de petites autos urbaines!

 

 

Question!

 

Quelqu’un peut-il m’éclairer? En revenant de Niagara-on-the-Lake, j’ai vu, en entrant au Québec, que l’on refaisait un viaduc au dessus d’une voie ferrée et que les rampes d’approche et de départ étaient bâties à partir de styromousse bleu à haute densité. On n’utilise plus de terre pour bâtir ces rampes, de la styromousse. Quelqu’un est-il au courant de cette technique de construction? Avez-vous vu un article ou une explication à ce sujet?

 

À Sol 75.

 

NON! Si je me fie à vos descriptions, vous n’êtes pas du genre à risquer tant sur un véhicule «réparé». Je n’ose pas m’aventurer sur les risques que représente un tel achat mais une auto «bricolée» demeure une auto «bricolée». Je vous conseillerais plutôt de voir un concessionnaire Nissan et de choisir une Altima semblable ou plus neuve dans son lot de voitures usagées et de payer un peu plus cher afin de profiter d’une garantie quelconque. En passant, plusieurs moteurs Nissan comme le quatre cylindres de l’Altima ont été rappelés par le constructeur parce que des capteurs sur le vilebrequin envoyaient de faux signaux et que le moteur arrêtait. Et si je ne me trompe pas, il y a aussi eu des problèmes de cambouis comme ceux que les Toyota Camry à quatre cylindres ont vécu!

 

À Bananajoe

 

Je suis assez d’accord avec vous mais j’aime bien la personnalité de la Saab. Elle lui est unique alors que le style des BMW est reproduit par quelques autres constructeurs.

 

À simon_c

 

Bon Dieu que vous avez raison! À quoi serviront conduite sportive, performance et raffinement si l’on est constamment la cible des forces de l’ordre, si nos routes sont toujours en aussi piteux état (en revenant de l’Ontario, j’ai pu constater la différence de revêtement entre la 401 qui arrête au Québec et le début de «notre» 20…pathétique…surtout que notre 20 a été repavée il n’y a pas si longtemps!) et si les bouchons se perpétuent ? Voilà pourquoi je fais reconstruire ma vieille Lincoln Versailles (elle est maintenant à la peinture chez les Ateliers East End de Montréal, je vous en reparle!). Plus besoin de tenue de route, d’accélérations vives et autres caractéristiques, tout simplement un peu de confort et de fiabilité…

 

À belseb

 

L’appel des phares ne fait pas partie de la culture automobile québécoise. Elle est considérée comme une provocation, tout comme les «fous» qui vous collent au pare-chocs à haute vitesse et qui vous dépassent à gauche utilisant presque le bas-côté avant même que vous ayez terminé votre changement de voie ! Mais en général, j’ai constaté que bien des automobilistes cèdent volontiers la place aux voitures plus rapides.

 

À blueprint

 

Pas certain que l’Escalade de Cadillac sera abandonné. Comme je l’ai déjà écrit dans mes petites nouvelles du Cahier de l’auto, je crois que ce VUS sera adapté à la caisse des Buick Enclave, GMC Acadia et autres. Si GM abandonne le VUS Suburban, ce sera une autre légende américaine qui disparaîtra. Un jour ou l’autre, je suis persuadé que l’on regrettera ces disparus. Attendez-vous à ce que l’on essaie de les restaurer, quite à en recréer des pièces d’origine. Quant à Pontiac, il lui reste toujours les G3 Wave, les G5, les Vibe et les Torrent qui répondent toujours à la demande actuelle. La Solstice? Je crois que c’était un échec dès le départ. La G8? Trop peu trop tard? Pourtant, elle pourrait facilement faire concurrence aux BMW !

 

P.S. Ce blogue est-il trop long à votre goût?  

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Dimanche 19 octobre 2008 | Mise en ligne à 1h16 | Commenter Commentaires (24)

«Road trip» en Saab 9-3 AWD


 

Pas besoin de vous le dire, plus d’un «journaliste» automobile a un petit penchant pour certaines marques (je n’aime pas le titre de journaliste, permettez-moi de me considérez comme une «chroniqueur» ou «passionné» de l’automobile qui a la chance de pouvoir s’exprimer en public et qui, avec ce blogue, donne la chance à plusieurs autres amateurs de le faire…). Je vous ai déjà confié mon «respect» pour certaines marques et cette fois, j’y rajoute Saab.

 

Je sais que Saab n’est pas la marque admirée qu’elle devrait être sur le marché. Certains chroniqueurs voudraient que l’on croie que la marque n’est pas fiable. Pourtant, les 9-3 et 9-5 sont recommandées par Consumer Reports! Dans mon cas, aucune des Saab de presse qui ma été confiée ne m’a fait défaut…ce que je ne pourrais pas dire d’autres marques!

 

Malgré que Consumer Reports indique que la Saab 9-3 y soit recommandée, la même publication en critique l’intérieur étroit, la qualité de finition déficiente et autre petits défauts. Par contre, malgré les multiples points noirs (négatifs) dans son historique de fiabilité, on y écrit que cette fiabilité y est grandement améliorée.

 

GM du Canada m’a donc confié une berline Saab 9-3 Aero turbo à traction intégrale et boîte automatique pour un peu plus d’une semaine. J’en ai alors profité pour en faire une longue balade, un de ces petits «road trips» que j’adore lire dans les grands magazines américains (quoique le mien soit nettement plus modeste).

 

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La Saab 9-3 Aero affiche des lignes uniques et reconnaissables (photo Éric Descarries)

 

 Il n’y a rien comme une journée d’automne pour bien apprécier une voiture. J’ai donc choisi le dimanche de l’Action de Grâce pour ce faire. Mon trajet partait de Laval, montait vers St Donat, bifurquait vers Tremblant puis revenait sur autoroute vers Laval. Pas terriblement long mais plutôt significatif vu qu’il incluait des routes de configurations diverses. Ajoutez-y l’utilisation urbaine durant la semaine et voilà un essai complet.

 

Ma Saab 9-3 Aero avait, sous le capot, un moteur V6 turbo de 2,8 litres de 255 chevaux combiné à une boîte automatique (en fait, manumatique) à six rapports et la traction intégrale. Curieusement, au démarrage, le moteur est légèrement rugueux pour quelques minutes. Mais la situation se rétablit rapidement. Cependant, il procure des performances très agréables alors que la boîte automatique (que l’on peut manipuler manuellement avec le levier au plancher ou avec les commandes au volant) répond assez rapidement aux commandes du conducteur. Quant à la traction intégrale, c’est surtout sur route de terre qu’elle s’est fait sentir. Elle doit être très efficace sur la neige et la glace…en autant qu’on chausse de bons pneus d’hiver à la voiture.

 

Le tableau de bord de la Saab 9-3 n’a pas beaucoup changé en 2008 et c’est tant mieux. Moi, je l’aime. Il est assez facile à comprendre, les commandes sont bien placées, la radio (XM satellite que j’aime bien, je le répète) est facile à manipuler ainsi que le système de navigation ( à 1 995$, c’est cher!). Les sièges sont confortables mais je me suis pincé deux fois les doigts avec le frein de stationnement dont le levier est intégré au design de la console. De plus, la clé de contact au centre de la console, c’était «cute» dans le passé mais il serait peut-être temps de la placer au tableau de bord ou à la colonne comme tout le monde…ou encore utiliser un bouton de démarrage avec clé à micro ondes comme on en retrouve de plus en plus… Les places arrière sont relativement généreuses et le coffre très grand avec une bonne ouverture. Le toit ouvrant est très apprécié lors des belles journées d’automne.

 

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Même de l’arrière, on reconnaît facilement la Saab 9-3 (photo Éric Descarries)

 

Sur la route

 

Mon petit «road trip» m’a d’abord conduit de Laval à St Donat par la 25/125. En passant, mon bon ami Michel Pigeon de Pigeon Performance à Ste Julienne m’a déjà donné un bon conseil pour éviter les bouchons de circulation entre St Esprit et Ste Julienne me faisant passer par le rang Montcalm qui traverse St Esprit et qui se termine à Ste Julienne. Et ça fonctionne! De plus, c’est une belle route qui nous fait voir le charmant village de St Esprit et la campagne locale. Coïncidence, arrivé à Ste Julienne, j’y ai vu Michel qui lavait sa Ford GT. Je me suis arrêté quelques minutes et son frère Gilles est venu le rejoindre avec sa réplique de Cobra (construite par Michel). Belle opportunité de photo. Un brin de jasette et je suis reparti pour m’arrêter avec ma compagne Judith à un petit «snack bar» de la 125 (hamburger, frites sauce et coke au menu) pour repartir vers St Donat. La Saab 9-3 est une bonne routière. Ses accélérations sont excitantes tout en demeurant linéaires. Les reprises sont solides et sans hésitation, une rareté de nos jours alors que les systèmes électroniques prennent trop souvent du temps à réagir.

 

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Un petit arrêt chez mon ami Michel Pigeon de Pigeon Performance à Ste Julienne s’est avéré des plus intéressants (photo Éric Descarries)

 

La 9-3 Aero a une suspension assez rigide qui, pourtant, est acceptable des passagers. La route 125 vers St Donat est plus ou moins exigeante mais intéressante à conduire. J’ai, par la suite, utilisé la toute récente route qui va de St Donat au Lac Supérieur près de Tremblant, la 347, qui est souvent critiquée parce qu’elle est limitée à 70 km/h (soit disant parce qu’elle sert aussi de route pour les cyclistes) et que j’aurais bien aimé «essayer» à une certaine vitesse. Mais lorsqu’un des nombreux chevreuils de la région décide de traverser la route…on se plait à respecter les 70 km/h! J’ai aussi bifurqué sur quelques portions en terre qui s’y rattachent, question de pouvoir apprécier la traction intégrale et la solidité de construction de l’auto.

 

Pour atteindre Tremblant, on doit quitter la 347 et prendre de petites routes comme le Chemin Duplessis. Ce dernier est tout indiqué pour apprécier la tenue de route de la 9-3. Ça va pour un moment. Mais à un certain point, la route est tellement endommagée que l’on se demande si un jour Tremblant sera reconnu comme destination internationale valable. Michel Pigeon se destinait vers Tremblant avec sa Ford GT. Je me demande s’il n’est pas revenu chez lui car le Chemin Duplessis n’est certainement pas fait pour des exotiques comme la Ford GT! Il est définitivement trop «rough»!

 

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(photo Éric Descarries)

 

Tremblant est une de mes destinations préférées pour essayer une auto. Mais ce dimanche de l’Action de Grâce, la place était bondée comme jamais (petite note aux administrateurs de la place, quand il s’agit d’un grand week-end achalandé, pourquoi ne pas embaucher des surnuméraires, surtout pour ramasser les ordures?). Quelques heures à Tremblant et de retour vers Laval par l’autoroute des Laurentides (pas de bouchon!), question de profiter d’un consommation raisonnable, soit 8,98 L/100 km incluant le voyagement urbain des jours précédents. Pas si mal!

 

La Saab 9-3 Aero turbo AWD d’essai affichait un prix de 54 225 $ incluant la sellerie en cuir de luxe (1 850$) et la traction intégrale (2 340$).

 

Petit écart de respect d’environnement

 

Le monde de l’automobile, on le sait maintenant, est directement ciblé lorsqu’il s’agit de protection de l’environnement. Mais alors, pourquoi ne respecte-t-on pas les automobilistes à l’approche des chantiers de construction sur les routes? Je suis des premiers à crier contre les automobilistes qui continuent leur course à 120 km/h où la vitesse indiquée est de 80 km/h aux chantiers (la SQ était postée sur une ligne droite de la 440 à distribuer des «tickets» il n’y a pas longtemps alors que plus loin, personne ne respectait les 80 km/h du chantier de la 25!). Mais lorsque des «sans desseins» installent des pancartes de resserrement des voies (de trois à une!) à un centaine de pieds du chantier de construction du pont de la Rivière des Mille Îles de la 25 nord à Laval au lieu de trois kilomètres plus tôt où les automobilistes pouvaient sortir et emprunter une route secondaire et ne pas causer un bouchon d’une heure qui pollue l’environnement…il y a une limite!

 

Puis, pourquoi une grande quincaillerie québécoise (dont le nom a quatre lettres) vend-elle ses ampoules lumineuses dans ses emballages en plastique transparent solide (difficile à ouvrir!) alors que dans le passé, elles étaient offertes dans des emballages de carton recyclable (et facile à ranger)? Dire que cette quincaillerie s’annonce comme étant «écolo» et que nous, les amateurs d’autos, passons pour des producteurs de pollution!

 

À mes collaborateurs

 

Messieurs, il est tellement plaisant de lire vos commentaires. Plus ça va, plus l’on voit que la qualité des voitures et des camionnettes est devenue une affaire internationale. La qualité japonaise n’a pas diminué, c’est la qualité des autres, surtout des Américaines, qui a été grandement améliorée! Il ne reste plus qu’à diminuer le poids de nos véhicules maintenant, pas leur dimensions!  

 

 

 

 

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Mardi 14 octobre 2008 | Mise en ligne à 15h34 | Commenter Commentaires (14)

La Pontiac G8…en retard


Je viens de passer quelques jours au volant d’une Pontiac G8 à moteur V6. En fait, c’est ma troisième expérience au volant de cette auto. La première fois que j’ai conduit la G8, c’est à Las Vegas en mai dernier lors de la présentation des véhicules commerciaux de GM. La G8 (à moteur V6 ou V8) faisait partie des berlines GM proposées aux gens d’affaire qui doivent faire de la route aux États-Unis. J’aurais pu en parler dès ce moment mais après avoir consulté les gens de GM du Canada, ceux-ci me demandèrent d’attendre en juillet alors que la présentation canadienne de la G8 allait être officialisée. Leur argument premier? Les G8 que j’avais conduites au Nevada étaient des 2008 et nous n’aurions la G8 qu’en version 2009.

 

La deuxième fois que j’ai mis la main sur des G8, c’est lors de la présentation officielle de GM Canada au Nouveau Brunswick en juillet dernier. Tout comme au Nevada, j’ai pu rouler autant avec le V6 que la GT avec le V8 et ce, sur de longues distances. Et pour ma troisième expérience la semaine dernière, je n’ai mis la main que sur la version avec le V6.

 

Soyons honnête, la Pontiac G8 est une très belle automobile. Pour une fois, son design ne verse pas dans l’exagération avec des ajouts de plastiques et des carénages de bas de caisse qui faisaient très «bric-à-brac» sur les Grand Prix. D’ailleurs, soulignons-le, la G8 remplace à la fois la Grand Prix et la Bonneville. Comme vous le savez maintenant, cette belle berline de Pontiac est basée sur une voiture GM (Holden) conçue et assemblée en Australie. Durant les dernières années, nos voisins du sud ont eu droit à une autre Holden transformée en Pontiac, le coupé GTO. Partageant une plate-forme à propulsion arrière et suspension indépendante aux quatre roues semblable à celle qui équipe la G8, la GTO avant, par contre, une carrosserie aux lignes peu excitantes. Ce fut un échec commercial! Mais dans le cas de la G8, c’est une toute autre histoire. La ligne de cette berline n’est pas sans nous rappeler celle des BMW des dernières années (quoique je trouve que l’arrière est un peu fade!). En fait, je me demande comment il se fait que GM n’ait pas pensé à ce genre de Pontiac «made in Australia» bien avant. Peut-être regarderions-nous la marque Pontiac d’une autre façon? Et peut-être serait-elle aujourd’hui une concurrente à la BMW?

 

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Elle a belle gueule la Pontiac G8 (photo Éric Descarries)

 

Parce que cette Pontiac pourrait faire concurrence à BMW et ce, presque à moitié prix. Le style en est réussi, les performances sont au rendez-vous (surtout avec le V8) et la tenue de route est remarquable. C’est au niveau de la construction que cette Pontiac surpasse ses prédécesseurs. Qui ne se souvient pas des Grand Prix qui émettaient des sons de carrosserie horribles. Notre «joke» préférée? «On l’entend craquer même quand elle est arrêtée». Ce ne sera pas le cas avec la G8.

 

Je fais une parenthèse ici. Comment cela se fait-il que l’Australie avec un peu plus de 21 millions d’habitants a une industrie automobile distincte qui sait produire des autos uniques (faut aussi voir les Ford Falcon) avec des éléments mécaniques aussi uniques? Nous sommes plus de 33 millions au Canada et nous n’avons jamais eu d’industrie automobile distincte, que des «adaptations» de voitures d’ailleurs!

 

 De retour à la G8, il est malheureux que l’auto nous arrive en pleine «crise automobile», surtout au Québec. Bouder cette auto, c’est refuser de voir jusqu’à quel point GM peut nous proposer de beaux véhicules agréables à conduire. La version de base avec le V6 de 3,6 litres de 256 chevaux et la boîte automatique à cinq rapports n’est, comme la GT, disponible qu’avec la propulsion ce qui pourrait être un handicap en hiver. Cependant, pour la conduite régulière, c’est une auto des plus stables sur la route. Le moteur V6 est bien adapté à l’auto mais, après avoir essayé le V8, on préfère ce dernier, bien évidemment. En fait, ce V8 de 6,0 litres développe, lui, 361 chevaux et il vient avec une boîte automatique à six rapports! Quelle bête racée. Mais, bien entendu, on y paie à la pompe. Je me demande combien le litre d’essence coûte aux Australiens?  De retour au V6, je le trouve rugueux et «grognon» quand on le sollicite. Le V8 est plus doux! Quand à la direction (et son rayon de braquage raisonnable), elle est précise à souhait. Et le freinage m’a semblé à la hauteur de la situation. Mais si vous recherchez la suspension molle des Américaines d’autrefois, ce ne sera pas le cas avec la G8.! En effet, cette auto a une suspension nettement plus ferme. En passant, ce que je n’ai pas aimé, ce sont les rétroviseurs décidemment trop petits!

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L’arrière est, cependant, un peu fade (Photo Éric Descarries)

 

L’intérieur de la G8 est plutôt sobre. Cependant, il est bien conçu et, encore une fois, bien assemblé. Par contre, le tableau de bord pourrait être plus attirant. Son dessin manque de personnalité. En revanche, l’instrumentation est facile à lire. Mais les commandes au volant demandent une petite période d’adaptation. La version 2009 de la G8 a le droit à la radio satellite XM mais, malheureusement, il n’y pas de système de navigation disponible (on peut toujours opter pour un système portatif!). Les places d’arrière sont aussi accueillantes alors que le coffre est assez grand pour y transporter les bagages de quatre à cinq occupants.

 

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Un intérieur accueillant mais un tableau de bord trop discret (photo Éric Descarries)

 

Le succès se fait-il attendre?

 

Curieusement, je ne vois pas de G8 dans mon patelin. Et plusieurs curieux se sont arrêtés à deux fois pour vérifier la marque de ma berline d’essai lorsque je la stationnais dans des centres commerciaux. Le succès se ferait-il attendre? Peut être que les récentes craintes du prix de l’essence éloignent les acheteurs potentiels de G8? Qui plus est, on n’a pas encore entendu parler de la version GXP à moteur V8 de 6,2 litres de plus de 400 chevaux? GM y penserait-elle à deux fois? Il y a aussi le pick-up ST à venir, une sorte d’El Camino/Ranchero à la Pontiac. Mais encore une fois, je me demande comment il se débrouillera au niveau des ventes, celui-là!

 

Propulsion arrière, moteur V8, origine australienne…voilà autant d’arguments pour les consommateurs pour regarder ailleurs. Ce serait dommage car la G8 est un véhicule intéressant. Il ne reste plus qu’à en connaître la fiabilité. On ne sait pas grand-chose des autos australiennes chez nous!

 

Les Pontiac G8 n’affichent, cependant, pas un prix exorbitant, entre 32 000 et 37 000 $. Puis, la consommation du V6 n’a rien d’apeurant, environ 10,5 litres/100 km de moyenne. Si au moins Pontiac avait adopté cette Australienne plus tôt!   

 

À Ian Lambert

 

Toujours heureux d’entendre parler de vous. Après tout, ce blogue (ou site comme vous voulez) je le dédie aux mordus de l’auto, peu importe leur allégeance.

 

À mark_derail

 

L’Astra devrait être une auto dite «ordinaire». La version coupé affiche une allure plus sportive mais c’est loin d’être, comme le dirait un de mes confrères, un «foudre de guerre»!

 

À simon_c

 

Ça nous arrive tous. Mais c’est bien de publier sans faute. Malgré mes défauts dans le domaine, j’essaie de respecter la langue française et mon identité québécoise. D’autre part, l’Astra à cinq portes n’est guère mieux au niveau du rayon de braquage. En fait, beaucoup de voitures à traction avant ont ce «mignon» défaut!

 

À blueprint

 

La Catera est un autre exemple de voiture européenne servie à l’américaine qui n’a pas réussi sur notre marché. Ici, la qualité de construction (allemande, je le précise) lui a fait cruellement défaut. À éviter en usagée? Peut-être pas si tout y a été réparé! Quand aux anciennes «grosse méchantes Américaines», c’est fou ce qu’il y en a encore sur nos routes. Vous souvenez-vous comment les Ford Tempo et Mercury Topaz ont été critiquées par la gent journalistique? Pourtant, il y en a tellement sur nos routes, tout comme les Aerostar (qui sont devenues des Affreux-star avec le temps mais qui tiennent le coup) et les virtuellement indestructibles Cavalier et Sunfire !  

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