Éric Descarries

Archive, mai 2008

«Bad timing», me criera-t-on! Parler d’un gros pick-up 4 x 4 de grand luxe dans un contexte pétro-économique comme le nôtre est presque un sacrilège. Évidemment, pour celui qui réside au Plateau Mont-Royal et qui ne vit que pour son petit vin blanc et ses fromages importés, le F-350 est un véritable scandale! Mais pour celui qui vit dans la région de Lachute où le monde des chevaux et de la vie en plein air battent leur plein, le F-350 Harley-Davidson est aussi glorieux qu’une Ferrari ou une Porsche énergivore peut l’être pour l’amateur de voitures haut de gamme. Incidemment, Ford et Harley-Davidson fêtent tous deux leur 105e anniversaire cette année.

 

En fait, là où je veux en venir, c’est que d’être chroniqueur d’autos, c’est d’accepter d’évaluer des «compte-gouttes» urbains comme la Smart autant que des excitantes Porsche ou encore des F-350. Lorsque Ford m’a proposé ce F-350, je me suis dit que j’avais déjà conduit un véhicule semblable dans le passé (il y a presque un an) mais qu’il fallait que je la fasse encore car, cette fois, il s’agissait d’un modèle Harley-Davidson de finition différente que le King Ranch à roues arrière doubles de l’année dernière. Puis, qu’on le veuille ou non, les Ford de Série F sont toujours les véhicules les plus vendus en Amérique du Nord (et je me demande si ce n’est pas au monde!).

 

Un marché qui change

 

Il n’y a pas si longtemps, les gros pick-up, c’était la mode en Amérique du Nord. Mais la récente crise du pétrole a eu un effet dévastateur sur ce segment surtout parmi les constructeurs de gros pick-up qui s’adressent surtout aux particuliers. Curieusement, ce n’est pas tellement Ford qui a subi le choc (quoique les ventes de ses Séries F ont sérieusement diminué) mais surtout Toyota dont le Tundra n’a pas réussi à convaincre autant d’acheteurs que prévu, Nissa, dont les ventes de Titan ont été si désastreuses qu’à partir de 2010, les Titan seront construits par…Chrysler et GM dont les nouveaux Chevrolet Silverado intensément redessinés n’auront pas réussi à détrôner les Ford. Même que Silverado, la traditionnelle «deuxième» marque la plus vendue en Amérique vient d’être détrônée par la Toyota Camry au niveau des ventes! Quant à Dodge, les ventes de son Ram vont toujours aussi bien, merci!

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Il est imposant ce Ford F-350 Harley Davidson (Photo Éric Descarries)

 

Tout cela pour dire que, malgré tout, les ventes de Ford ont baissé. Mais dans le cas des Super Duty, Ford ne s’adresse pas, en général, aux «automobilistes». Les Super Duty sont destinés à de véritables utilisateurs de camions. Dans le cas de la version Harley-Davidson (aussi disponible en version F-150), ce gros pick-up a été créé aux gens qui ont besoin d’un véritable outil de travail mais qui y veulent un peu de luxe en même temps. Disons qu’à quelque 74 000 $, c’est un camion coûteux. Mais au moins, il sert à du travail… un peu plus utile qu’une Porsche 911 à plus de 160 000 $ qui ne fait que quelques milliers de kilomètres par année (seulement quand il fait beau!) et qui consomme presque autant!

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C’est ça l’intérieur d’un Ford Harley-Davidson (Photo Éric Descarries)

 

Un bel essai

 

J’aime conduire ces grosses bêtes. Leur suspension est un peu sèche (surtout quand il s’agit d’un 4 x 4 !) mais la position de conduite y est impressionnante. L’incroyable V8 diesel biturbo de 6,4 litres (made by International Navistar) affiche une puissance de 350 chevaux et de….650 livres de couple à 2000 tr/mn! Sans charge, le moteur lance le camion à 100 km/h en quelque…huit secondes ! Pas mal pour un véhicule de 6 720 livres! Et ce, avec une boîte automatique à cinq rapports. Ce qui compte, cependant, c’est la capacité de remorquage de cette bête : 12 500 livres ( 5670 kilos) avec une remorque à l’attache ou encore 16 800 livres (7650 kilos) avec une sellette (ces chiffres sont pour les F-350 à roues arrière simple. Avec les roues double, les mêmes capacités sont de 15 000 et 18 700 livres!) . Ces chiffres importent beaucoup pour ceux qui utilisent le F-350 comme outil de travail. Incidemment, en déplacements strictement urbain, j’ai obtenu une consommation de 19,1 L/100 km (environ 15 milles au gallon, un peu comme une Rolls-Royce Phantom ou un Audi Q7, moins qu’une Bentley, moins qu’une BMW M6…).

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Les passagers arrière du Ford Harley-Davidson jouissent d’un bel environnement. (photo Éric Descarries)

 

On pourrait toujours s’offusquer de l’intérieur très opulent de la finition Harley Davidson (une option de plus de 7 000 $). Mais l’acheteur qui le choisit sait ce qu’il veut. L’agencement y est superbe alors que la sellerie de cuir noir et or est tout simplement unique en son genre. Et on y est très confortable (imaginez aller en Floride avec un tel camion!). Seule note négative, j’ai remarqué une usure prématurée du cuir sur le coin du siège du conducteur, étonnant pour un véhicule de moins de 10 000 km. Faut dire qu’il faut y grimper et se glisser sur le coin du siège pour y accéder!

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Cet écusson à la console du centre nous indique qu’il s’agit du 1 282e Ford Harley-Davidson d’une production limitée (agrandissez la photo et vous verrez le chiffre sur l’écusson) (Photo Éric Descarries)

 

Bizarre!

 

Remarquez sur les photos que le camion était immatriculé en Ontario. Croyez-le ou non, c’est pour éviter les balances. En effet, à son poids avec charge de 11 500 livres, un tel Ford est tenu de passer aux pesées durant les périodes de dégel…même s’il est vide. Mais en lui mettant des plaques de l’Ontario…il n’y est plus obligé, selon les gens de Ford. Ironique, n’est-ce pas? Il faudra que je fouille plus loin dans ce dossier!

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Le nom Harley-Davidson est même inscrit au centre de l’instrumentation (photo Éric Descarries)

 

Réponses

 

Ce blogue est de plus en plus intéressant…et international!

 

À Bleseb

 

Comme on vous a déjà répondu, la prochaine génération de Focus sera universelle. Elle aura donc des ressemblances avec les versions européennes (mais oubliez la ST, elle est aux Européens ce que les Mustang Shelby sont à nous… ce sont des versions locales…). La seule chose qui m’inquiète, c’est que des adaptations américaines d’autos européennes n’ont jamais connu le succès en Amérique du Nord. Et elles coûtent souvent trop cher…comme la Saturn Astra (j’en parlerai bientôt). En passant, le cinq cylindres Volvo n’est pas d’Audi!

 

À Felix C

 

J’aurai une Forester 2009 sous peu. Mais 19 000 $ aux USA? Je vérifie. Mais c’est quand même…scandaleux, comme pour tout ce qui est plus cher ici! On en reparle! En passant, les nouveaux Nordic Ice ne sont pas les mêmes que les vôtres. Ils sont d’une nouvelle génération supérieure!

 

À Simon C

 

Je travaille beaucoup les consommations. Parfois elles sont comme celles annoncées  mais lorsque la météo varie (comme en hiver), la consommation varie aussi…la plupart du temps à la hausse !

 

À Ian Lambert

 

Bonne explications concernant vos «fautes» de français. Mais ne lâchez pas, on aime vous lire. Notez que j’ai conduit des Chairman (répliques de Mercedes) en Corée…(en passant, vous auriez du écrire :« Mais pourquoi ces compagnies existent-elles?») .

 

À Blueprint

 

En effet, nous devrions avoir des Volvo plus modestes, moins équipées à un meilleur prix. Mais pensez-vous que les gourous du marketing voudraient voir cela sur le marché nord-américain? Des Volvo «El Cheapo»? Pensez aux profits perdus!  

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Des Ford Fusion, j’en ai eues à l’essai. Et plus d’une. La première fois que j’ai conduit une Fusion, c’était une version de base à moteur à quatre cylindres de 2,3 litres avec boîte manuelle. Mais c’était lors de la présentation de l’auto, sur une piste de course. Ford préférait alors pousser sa version de luxe et j’ai, par la suite, conduit une V6 automatique, une quatre cylindres automatique (trop lente et pas plus puissante qu’il ne le faut dans les montagnes) et une V6 à traction intégrale (plaisante en hiver mais pas plus économique qu’il ne le faut). La semaine dernière, Ford me prêtait une Fusion SE à moteur à quatre cylindres de 2,3 litres (d’origine Mazda) combiné à une boîte manuelle à cinq vitesses (aussi de Mazda, à ma connaissance…). J’ai donc utilisé cette auto pour mes déplacements urbains pendant toute une semaine.

 

Ce serait vous mentir que de dire que c’était une voiture passionnante à conduire. Mais elle me donnait des performances très intéressantes et, de toutes façons, avec tous les Impala et Crown Victoria bleu et blanc qui sillonnent Montréal et Laval…il n’y a pas beaucoup de place pour la performance, n’est-ce pas? Mais là n’est pas le point.

 

C’est que récemment, je vantais beaucoup certaines berlines d’origine japonaise à moteur à quatre cylindres et boîte mécanique qui m’ont donné une consommation de carburant aussi intéressante que leur performance. Est-ce qu’une Américaine du même calibre pourrait faire de même? D’abord, il faut avouer que la Fusion a une ligne qui commence à dater. Pas beaucoup. Mais un peu. Malgré tout, la Fusion affiche un design moderne et intéressant. Et surtout différent! De ce côté, avouons que la Fusion marque encore et toujours des points!

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La Ford Fusion vieillit quand même assez bien (Photo Éric Descarries)

 

Le quatre de 2,3 litres de la Fusion est vraiment très à l’aise dans cette grande caisse. Je n’irais jusqu’à dire qu’il affiche un caractère sportif mais…il «fait bien la job!». Ses 160 chevaux sont adéquats (mais j’attends avec impatience la version plus gonflée qui devrait animer cette auto en 2009!). Quant à la boîte manuelle, souvent décriée (même par moi!) dans des voitures Mazda, elle a été impeccable toute la semaine. Et voici maintenant la «question qui tue» (Musique, s’il-vous-plaît…) Quelle en a été la consommation? J’ai utilisé cette Fusion presque seulement en condition urbaine toute la semaine. Sa consommation? 10,15L/100 km (28 mpg), exactement ce que Energuide publie au sujet de cette auto! Comparable aux meilleures importées? Pourquoi pas? Maintenant, je n’attends plus que la Fusion 2009 qui sera (enfin!) disponible avec un moteur à quatre cylindres plus puissant…et la boîte automatique à SIX rapports. Ça devrait être intéressant !

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Le quatre cylindres a sa place sous le capot de la Fusion (Photo Éric Descarries)

 

En passant, l’intérieur de la Fusion est toujours aussi accueillant et moderne qu’à son lancement. Le coffre est adéquat mais il pourrait contenir un peu plus. Quant au comportement routier, il n’a rien à envier aux concurrentes de la Fusion. Il en va de même pour le freinage. Mais ce sont là des points dont nous avons déjà discuté dans le passé. Ce qui m’intéressait ici, c’était de voir si un constructeur américain pouvait en arriver à créer une berline spacieuse et intéressante qui pouvait rivaliser avec les importées, surtout au point de vue consommation. On en a la preuve maintenant! En passant, cette Fusion affichait un prix final de 26 524 $ incluant les options (radio satellite, ensemble sport avec toit ouvrant, déflecteur arrière et jantes d’aluminium de 16 pouces de 1200 $) et le transport et la préparation (1250 $).

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L’intérieur de la Fusion est sobre mais bien conçu et bien assemblé. Notez le levier de vitesses de al boîte manuelle. (Photo Éric Descarries)

 

Réponses et réponses

 

Que vos commentaires sont intéressants et pertinents! Mastermike, je crois que je conserverais les Pirelli Nero car la Mustang a été «conçue» autour de ces pneus. J’ai un fort penchant pour les Nokian en tant que pneu d’hiver mais je ne les ai pas encore essayés en pneus d’été. De plus, je crois qu’en cas de remplacement (crevaison ou autre dommage), le Pirelli sera plus facilement disponible, du moins pour le moment!

 

Ian Lambert…non, nos Focus ne sont pas des poubelles! Il faut comprendre que la Focus nord-américaine est d’abord destinée à un public en général qui ne recherche pas la performance ni la vitesse. Jusqu’ici, la Focus «nord-américaine» fait bien sa tâche…pour les consommateurs…

 

Belseb..NON! Vous ne nous ennuyez pas avec vos «vieilles histoires» ! Nous en avons tous, moi le premier. Et je trouve cela très sympathique de lire de telles histoires. La Celica GTS 1978-89? Oui, elle était intéressante…et elle l’est toujours!

 

Felix C. Les Firestone 500 des années soixante-dix…autant ne pas en parler! Quant au Journey, j’en aurai deux modèles d’essai sous peu. Et j’ai hâte car la version de base m’intrigue beaucoup…restez à l’écoute…

 

Babinus et Mastermike…j’ai toujours des réserves sur les tests de collision. Certains automobilistes se sortent indemnes de collisions incroyables…d’autres meurent d’un simple accrochage. Je crois que chaque accident a sa petite histoire!

 

Simon_C : remplacer les camions par le train? Impossible (c’est le rédacteur technique d’Écho du Transport (magazine spécialisé dans le transport) qui vous écrit). Avec le beau cadeau (empoisonné?) de nos amis Japonais le «just in time», il est désormais impossible de penser effectuer des livraisons ponctuelles aux entreprises avec le train. Même que ce principe a créé le besoin de camions mi-moyens (Ford F-550 et autres véhicules du genre) pour des livraisons urbaines ponctuelles. Et ces plus petits camions n’exigent pas de permis de conduire spécial aidant ainsi à diminuer la forte pénurie de conducteurs dans ce domaine. J’en aurais long à dire ici…mais l’espace me manque…           

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Jeudi 22 mai 2008 | Mise en ligne à 1h07 | Commenter Commentaires (32)

Pneus et mises au point

D’abord les pneus. Ce n’est peut-être pas un sujet passionnant pour tout le monde mais ceux qui s’y arrêtent comprennent vite qu’il y a de sérieux développements de ce côté. J’ai vécu les pneus plus ou moins «évolués» des années soixante et soixante-dix et jamais je voudrai revenir à cette époque. Les autos de ces années (tant les Américaines que les Européennes) étaient excitantes (les Japonaises commençaient à peine à faire leur apparition) et en parler aujourd’hui est aussi excitant que dans le passé. Mais les pneus? Noooon!

 

Je reviens à peine d’un court voyage chez Goodyear à Akron en Ohio pour la présentation du nouveau pneu Eagle GT. Le nom est ancien mais le produit est tout nouveau, croyez-moi. Voilà l’exemple d’un produit américain parfois dénigré par des «puristes» à l’européenne. Pourtant, non seulement est-il à la hauteur de la situation dans la majorité des cas mais il est parfois supérieur, voire même inégalé.

 

Le nouveau Eagle GT qui nous y a été présenté est un pneu de performance à prix abordable qui sera bientôt disponible en 24 grandeurs (19 autres nous arriveront en septembre) pour jantes de 15 à 22 pouces. Quoiqu’il soit étiqueté «performance», il sera très approprié à une grande majorité d’automobiles, même régulières, dont les conducteurs apprécieront ses qualités exceptionnelles.

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C’est l’imitable présentateur Bob Toth de Goodyear qui nous a expliqué les caractéristiques du nouveau Eagle GT. Remarquez le dessin de la bande de roulement. (photo Éric Descarries)

 

L’Eagle GT se présente avec une bande de roulement exceptionnelle asymétrique avec une Zone de Haute Performance à l’extérieur pour aider à l’adhérence et à la tenue de route et d’une Zone Toutes Saisons à l’intérieur pour affronter certaines intempéries comme l’eau, la boue et la neige légère (par contre, ce n’est certes pas un véritable pneu d’hiver!).

 

Mais là où j’en ai vu encore plus, c’est en visitant les laboratoires de la compagnie. J’y ai vu la conception d’un pneu faite maintenant par ordinateur selon un programme conçu à Toronto. Le dessinateur fait TOUT à partir d’un petit «lap top»! Et on peut en voir le résultat en trois dimensions en quelques instants. Il y a même une «imprimante» qui crée une portion de la bande de roulement en six ou sept heures! Puis, il y a tous les tests, toutes les recherchent par supermicroscope, les épreuves sur rouleau à très haute vitesse, les évaluations sonores…enfin, si tout le monde avait le droit à une telle visite, on comprendrait mieux les efforts que les manufacturiers de pneus font pour satisfaire tous leurs clients et surtout leur sécurité. Remarquez que j’ai eu une visite semblable chez Michelin il y a quelques mois en Caroline du Sud et j’en fus tout aussi impressionné. Dommage que nous n’avions pas droit aux photos.

 

De courts test

 

Goodyear avait prévu une heure d’essai avec ses nouveaux Eagle GT sur son aire d’essai d’Akron en Ohio. Pour ce faire, la compagnie avait mis à notre disposition des BMW 328i, des Honda Civic SI, des Volkswagen R32 et des Honda S2000 sur un court circuit en partie sur le sec, en partie sur pavé mouillé. Il y avait même des produits concurrentiels pour notre évaluation. Évidemment que les nouveaux Eagle GT étaient les plus performants. Mais je préfère attendre plus tard lorsque j’aurai un jeu de ces pneus pour émettre mon opinion finale. Néanmoins, il est évident qu’il s’agit ici d’un produit très prometteur, surtout au prix qu’il sera proposé.

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L’essai sur pavé fortement mouillé était plus que convaincant (photo Éric Descarries)

 

Incidemment, la veille, Goodyear nous avait amené au grand garage de ses dirigeables. Étant aussi un amateur d’aviation, j’y ai vécu de bons moments. J’ai déjà monté à bord des blimps Goodyear QUATRE fois dans le passé (et je m’en compte chanceux) et je n’en reviens pas toujours. Incidemment, saviez-vous qu’il n’y a qu’un seul ballon dans ces grands dirigeables (Goodyear en a trois) et que la pression de l’hélium y est à moins de…une livre au pouce carré (1 psi)! Et que les deux moteurs Continental (six cylindres à plat) ne consomment ensemble que 7 à 8 gallons US d’essence d’aviation…à l’heure! Quelle consommation raisonnable!

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Impressionnant ce garage des blimps (dirigeables) de Goodyear! (photo Éric Descarries)

 

Mise au point

 

J’ai toujours beaucoup de plaisir à lire les réactions des lecteurs de ce blogue. Cependant, je dois parfois «intervenir» et calmer l’ardeur des intervenants qui se sentent insultés ou qui réagissent un peu…cavalièrement.

 

Dans le cas des autos américaines, certains lecteurs ont des idées préconçues et n’en démorderont jamais. Pour eux, les bonnes vieilles Américaines n’ont jamais été, ne sont pas et ne seront jamais bonnes. Dans ma position, je ne peux me permettre un tel raisonnement. Il y a eu des horreurs dans ce groupe de véhicules mais il ne faut pas perpétuer la notion que toutes les Américaines sont pourries. Jusqu’ici, je ne connais aucun autre pays constructeur qui a réussi à créer une voiture comme la Mustang (qu’on aime ou que l’on aime pas) qui propose autant de performance et d’allégeance (depuis 1964!) à un prix aussi raisonnable. Et qui a gagné autant de courses tant en Amérique qu’en Europe qu’ailleurs! Puis, connaissez-vous une sportive aussi excitante que la Corvette qui est respectée par tous les vrais journalistes européens depuis autant d’années? Qui a réussi à détrôner la Jeep? Et on ne compte plus les imitateurs! La Chrysler 300 ne continue-t-elle pas toujours d’épater?  Existe-t-il une voiture commerciale aussi durable et appréciée que la Ford Crown Victoria ?

 

Il ne faut pas tomber dans le panneau de ne vanter que les petites autos japonaises. Le phénomène est plus populaire en Amérique depuis les dernières années mais souvenez-vous que bien avant, les Européens nous en ont présenté et sauf la Volkswagen, on n’en retient aucune. Les plus anciens lecteurs se souviendront des terribles Vauxhall, Firenza et Viva.

 

Les autos sport anglaises n’ont pas toujours été des plus fiables non plus. Néanmoins, on en parle encore aujourd’hui! Les sportives japonaises sont peut-être plus fiables mais il leur manque le «charme» des vieilles anglaises.

 

Lorsque j’ai «comparé» la Falcon des années soixante à la Yaris actuel, j’ai tendu une perche. Jamais je ne comparerai sérieusement cette auto d’il y a quarante ans à la nouvelle Yaris car tout a évolué aujourd’hui. Ce que je constate tout simplement, c’est que le poids des petites autos est terriblement élevé compte tenu des dimensions réduites des autos. Et ce, même si elles n’ont pas de climatisation, de vitres électriques et d’autres accessoires supplémentaires. Il serait grandement temps que l’on se penche sur le problème. Incidemment, les grandes autos de luxe d’aujourd’hui sont presque aussi lourdes que les paquebots de l’autoroute des années soixante. Elles en sont pourtant plus courtes, plus petites. Et durant les années soixante, on avait la climatisation, les vitres électriques et….les chromes! En passant, j’ai de la difficulté avec le terme «journaliste automobile». Je préfère me considérer comme un chroniqueur. Ne lâchez pas, j’aime vous lire…avec modération!

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