Vous aurez reconnu que je suis un passionné d’autos. Les nombreuses réponses à mon dernier blogue (qui traitait de la Volvo V50) et les multiples remarques concernant la passion au volant ne pouvaient pas mieux arriver.
En effet, cette semaine, j’ai eu la chance de mettre la main sur la nouvelle Lexus IS F! Et pas n’importe où! Sur un circuit de course! Car c’est là que l’on peut vraiment apprécier une telle voiture. Vous avez vu les réclames sur la route? On l’appelle «La Bête»! J’aurais pu attendre d’essayer cette auto pendant une semaine sur la route. Mais, rien n’aurait valu quelques tours de piste au circuit Calabogie près d’Ottawa! Parce que, sur la route, avec toutes les polices (et, y’en a-ti de ces temps-ci?) et surtout les automobilistes de plus en plus nombreux (et parfois dangereux!), il n’y a certes pas d’autres places au monde où essayer un telle voiture. D’ailleurs, je conseille à quiconque qui achète un tel véhicule de prendre des cours de conduite de performance et de profiter de son bolide sur une piste de course aussi petite soit-elle (peut être appartenir à un club de «lapping» qui se réserve des journées à l’Autodrome St-Eustache ou autre piste analogue?). Oui, ça va coûter cher! Et vous allez en user des pneus. Mais ça coûte moins cher qu’un de ces «tickets» pour ultra haute vitesse ou pire encore…laissons faire!
Une Lexus d’un autre monde
La marque Lexus ne vous inspire pas? Moi non plus! J’admets qu’il y a certains beaux modèles au sein de la gamme. La plus petite berline IS est un de ceux-là. Elle est disponible avec un de deux V6 avec la propulsion ou la traction intégrale. J’aime aussi la GS, surtout pour sa ligne originale. Et la grande LS est impressionnante, surtout dans sa version hybride électrique. Mais aucune ne soulève vraiment des passions, même si l’on voit des IS et des GS en course automobile…sauf pour la nouvelle IS F!
Elle a de la gueule, la IS F (Photo Éric Descarries)
La IS-F, c’est une berline IS dans laquelle on a greffé un V8 de 5,2 litres qui fait 416 chevaux et 371 livres pied de couple! Et la boîte automatique est à huit rapports! Attention, cette boîte automatique a été réglée pour être manipulable manuellement grâce à des palettes de commande au volant! La direction est assistée et électrique, le freinage est de Brembo et les pneus sont d’imposants Michelin Pilot P225/40R19 à l’avant et P255/35R19 à l’arrière, le tout dans un ensemble de 1715 kilos (3781 livres). Le prix? 64 400 $ de base, 68 500 avec des options comme le système de navigation.
Évidemment, malgré le fait que j’ai conduit toutes sortes de voitures de performance dans ma vie, j’apprécie toujours les conseils d’un instructeur compétent à mes côtés (j’aime la conduite sportive mais je ne serai jamais un pilote de course…et je n’y tiens pas, je préfère écrire sur les autos et les photographier). Cette fois, j’ai été gâté! J’ai d’abord eu Robin Buck, pilote de circuit routier et de NASCAR (il a terminé deuxième avec une Taurus de course à l’Île Notre Dame en CASCAR il y a deux ans), un homme patient, précis et surtout pas brusque au volant d’une auto. Puis, j’ai eu Scott Pruett, pilote de NASCAR en Nationwide et champion en Grand Am Rolex (il venait de gagner la course de Virginia International Raceway l’avant-veille).
Scott Pruett nous a démontré les belles qualités de cette IS F (regardez l’extrémité extérieure du pneu…usée!) (Photo Éric Descarries)
La Lexus IS F a été conçue pour se mesurer aux BMW M3, Audi RS4 et Mercedes-Benz C63 AMG. Si j’ai eu de la facilité à conduire la C63 au circuit de Firebird Raceway il y a quelques semaines, ce fut plus difficile avec la IS F à Calabogie. Faut dire que le circuit de Calabogie a des virages plus serrés et surtout des coins aveugles où on ne sait pas ce qui se trouve derrière la colline. Je me suis souvent méfié…Et ça paraissait dans ma conduite…La IS F est à boîte automatique. Ses accélérations sont remarquables. Mais lorsqu’on arrive à la courbe, il faut freiner et, si l’on a choisi le mode «manuel» avec la boîte de vitesse, on peut rétrograder avec le bras de vitesses ou la palette de gauche. Les contrôles électroniques gèrent le régime du moteur et lui font même donner un petit coup d’accélérateur, comme avec une manuelle, pour rétrograder. Lorsqu’on repèse sur l’accélérateur, le V8 émet le même son que celui d’un bon vieux V8 des années soixante ou soixante-dix avec un carburateur à quatre corps. En d’autres mots, comme dans les films du temps, on entend «tchououououou…» en crescendo à ne plus en finir lorsqu’on écrase l’accélérateur!
Un V8 ? Où cela? (photo Éric Descarries)
La tenue de route? Impeccable. Mais qu’arrive-t-il si l’on pousse trop? Les correcteurs électroniques entrent en action. Ça, c’est Scott Pruett qui me l’a prouvé en «exagérant» avec la IS. Malgré son pied au plancher avec le véhicule en dérapage, voire même en perdition, le moteur a ralenti, les freins ont corrigé l’assiette de l’auto et elle a repris son cap! Le freinage? On le répète, ce sont de puissants Brembo faits sur mesure et ils n’ont pas failli à la tâche!
Ces folies sont signées Scott Pruett (photo Éric Descarries)
Sur la route
Ce qu’on a fait sur la piste, je dirais qu’à peine 1% des propriétaires de IS F le feront. Par conséquent, un exercice d’une heure sur la route s’imposait. Évidemment, il fallait composer avec des limites de vitesse sévères mais au moins, les routes ontariennes sont belles (bien plus belles que les nôtres au Québec et je vous épargne mes remarques déplaisantes!) car la suspension de la IS est sèche, très sèche. Les reprises sur la route sont rassurantes et la visibilité excellente. Mais l’auto propose un certain confort intérieur qui va bien avec la marque. Les sièges sont un peu serrés à l’avant mais l’espace arrière n’est pas si mal compte tenu des dimensions du véhicule.
Le constructeur annonce un temps de 4,8 secondes pour atteindre le cap des 100 km/h alors que le quart de mille devrait se faire en 13 secondes. La vitesse maximale de l’auto est limitée à 270 km/h. On en estime la consommation à 13,1 l/100 km en ville et 8,5 sur route.
La vue que plusieurs d’entre nous auront de la IS F… (Photo Éric Descarries)
Toyota Canada nous a confié qu’à peine 200 exemplaires de ces autos seront vendus au Canada. Déjà, selon M. Stephen Beatty, directeur gestionnaire de Lexus au Canada, une centaine de ces autos ont trouvé preneur (la IS F est en vente depuis le 12 mars!). Alors, si ça vous tente…dépêchez-vous! Ça en vaut la peine!
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