Éric Descarries

Archive, novembre 2007

Jeudi 29 novembre 2007 | Mise en ligne à 0h16 | Commenter Commentaires (6)

La BMW 335 Xi…en hiver

BMW 335 Xi, de la performance, même en hiver!

 

D’abord, merci à tous ceux qui ont réagi au dernier blogue. Certaines remarques m’ont même surpris ! Sachez qu’on n’en est pas au bout de cette discussion. J’y reviendrai sous peu ! En attendant, amusons-nous un peu.

 

BMW Canada m’a confié la semaine dernière, une toute nouvelle berline 335 Xi. Cette auto est définitivement une voiture de performance. Imaginez, sous le capot se cache un moteur à six cylindres en ligne avec deux turbocompresseurs. Il fait 300 chevaux et 300 livres pied de couple. Pour mon plaisir, BMW s’est assuré de me prêter une auto à boîte manuelle. En effet, cette BMW avait la boîte mécanique à six rapports. Mais ce n’est pas tout. Vu que c’est une «X», cela veut dire qu’elle est à traction intégrale. Et, la cerise sur le sundae, elle avait quatre pneu d’hiver Bridgestone 225/45 R17!

 

Au début, c’était amusant de profiter du surplus de puissance de cette auto. Mais les récents évènements qui ont fait la manchette des journaux nous ont ramèné rapidement à la raison. Inutile d’essayer de vous décrire comment une telle BMW réagit sur la route, il faut l’essayer. Difficile à comprendre comment il se fait que tant de constructeurs n’aient pas encore réussi à adapter ce type de comportement routier. En fait, on serait en droit de craindre une trop grande fermeté de la suspension. Mais en réalité, c’est un parfait compromis entre la suspension de performance et celle de tourisme.

 

Dans la neige!

 

Sans que l’on s’y attende, la neige est tombée durant ma semaine d’essai! Et l’on sait tous que la neige et les voitures de performance ne font pas bon ménage! Ce n’en est pas le cas pour la 335 Xi. La traction intégrale, le système de contrôle de la stabilité, l’antipatinage, les pneus d’hiver performants, tous les ingrédients y étaient pour me permettre de profiter d’une auto de performance dans la neige. En fait, si je devais me procurer une auto de performance que je pourrais utiliser en hiver, il n’y a pas de doute, ce serait la BMW 335 Xi.

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La BMW 335 Xi, de la performance même en hiver (photo Éric Descarries)

 

Outre le confort et la performance, on peut souligner le parfait mélange d’élégance et de sobriété qui caractérise l’intérieur de cette auto. Le tableau de bord n’a rien de fascinant mais il est, en même temps, bien aménagé. Par contre, il faut s’habituer aux commandes qui sont parfois embêtantes. L’espace arrière est un peu serré mais quand même habitable. Le coffre est suffisamment grand et j’ai aimé le tunnel dans le siège arrière. Non, je n’y pas mis des skis…mais des baguettes que je venais d’acheter à la quincaillerie.   

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Malgré son statut de voiture européenne de luxe, la BMW de Série 3 possède un intérieur quand même sobre, mais bien conçu! (photo Éric Descarries)

 

Malgré les récentes retouches à sa ligne, la berline de Série 3 demeure reconnaissable sur la route. Sans être prétentieuse, elle se distingue quand même des autres automobiles. Évidemment, il y a un prix à payer pour tous ces avantages. De base, cette 335 Xi se détaille 52 500$. Ma voiture d’essai avec un équipement de luxe supérieur affichait un prix de 59 450$. Ah oui! La consommation. Il faut avouer que j’ai utilisé l’auto presque uniquement en situation urbaine.  Je n’ai obtenu que le pauvre résultat de…20,2 litres au 100 km (14 milles au gallon)! En ville…en hiver…deux turbos…la traction intégrale…rien pour battre des records d’économie de carburant. Ce serait, selon toute évidence, le prix à payer pour posséder une telle auto…en hiver!

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Les deux échappements éloignés de la 335 Xi sont un indice qu’il s’agit d’une auto de performance (photo Éric Descarries)  

 

Réponse à M. François Ouellette

 

M. Ouellette se demande pourquoi je n’ai pas élaboré la semaine dernière en mentionnant l’arrivée du quatre cylindres dans le VUS Outlander de Mitsubishi. En fait, je ne faisais que signaler la disponibilité nouvelle de ce moteur dans l’Outlander (et le quatre sera aussi livrable au Canada, en passant) sans entrer dans les détails. Évidemment, ce moteur est le fruit d’une collaboration avec Chrysler et il ressemble drôlement à celui des Caliber, Compass et Patriot. Mais ce qui comptait, pour moi, c’était la nouvelle tout simplement. Plus tard, on en fera une analyse.

 

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Dimanche 25 novembre 2007 | Mise en ligne à 15h24 | Commenter Commentaires (11)

Ironie du sort!

J’aime beaucoup les discussions que ce petit blogue suscite parfois. J’aime beaucoup que les mordus de l’auto (et de la mécanique) aient une chance de s’exprimer (toujours dans les limites du bon sens et de la politesse, bien entendu!).

 

Cette fois, je ne sais comment on va y répondre (s’il y a des réponses…) Ça concerne un superbe petit article de la Presse Canadienne qui est apparu dans divers journaux du pays  (il y a même des publications qui l’ont modifié…pourquoi?). On y parle d’environnement et on y mentionne que nos voitures actuelles sont…trop durables! C’est que, selon le groupe d’étude du Canadien Dennis Desrosiers, 43% des autos construites il y a 15 sont encore sur la route. Cela veut donc dire que presque la moitié des autos et camionnettes au Canada sont des modèles de 1992 ou plus vieux encore.

 

Il y est écrit que 43,7% des véhicules Ford, GM et Chrysler de 1992 ou plus vieux étaient encore enregistrés en 2006. Les voitures dites «étrangères» ? Leur taux de survie est passé de 30,5 % à 53,9% en 2006. Si l’on tient compte que les constructeurs américains possèdent encore la part du lion dans les ventes des véhicules, cela veut donc dire que leurs véhicules, que l’on considère trop souvent comme peu fiables, se tirent quand même assez bien d’affaire, non?

 

L’article souligne également que 98,7% des Porsche construites il y a de 11 à 15 ans sont toujours enregistrées (on comprend pourquoi, ces autos ne font presque pas de route et au prix où elles ont été payées, on tient à les conserver longtemps) contre 48,6 % pour les Chevrolet (qui servent à toutes les sauces incluant de voitures taxi, de véhicules de location, de voitures de service) et 32,8 % pour Hyundai  (oups!)

 

Évidemment, on traite de cette nouvelle comme étant négative pour l’environnement. Heureusement, on y dit aussi que c’est positif pour le propriétaire canadien moyen.  Tant mieux pour nous si nos voitures durent plus longtemps. Car, je trouve cela un peu difficile de payer une trentaine de milliers de dollars (avec l’intérêt de l’emprunt) et de mettre un véhicule aussi coûteux dans la rue où il sera irrémédiablement endommagé par les cailloux, la glace, les petits accrocs, le vandalisme et j’en passe.

 

Mais ce qui est plus fâchant encore, c’est que le véhicule payé une trentaine de milliers de dollars ne vaudra plus qu’une fraction de ce prix dans quatre à cinq ans. Je comprends alors pourquoi les gens «étirent» leurs véhicules et je crois que la tendance ira en s’accentuant. Surtout que les véhicules modernes sont non seulement durables, ils sont techniquement bien conçus depuis plus de vingt ans. Ce qui explique le nombre important d’Américaines des années soixante-dix qui sont aux mains des collectionneurs et qui roulent souvent en été, même pour de longs voyages. Je donne souvent l’exemple de ces bonnes vieilles Chevelle qui courent depuis des années sur le petit anneau de vitesse de St-Eustache. Certaines étaient destinées à la casse (la «scrap», si vous préférez, mais elles continuent de courir, saison après saison.

 

Par conséquent, devrait-on laisser les gouvernements commencer à légiférer sur les voitures anciennes (qui ne sont pas toutes des «minounes», bien au contraire) ? Oui, je suis pour un certain respect de l’environnement mais je ne crois pas que nous en sommes rendus au point où il faut détruire ces autos anciennes à outrance! Il y a d’ailleurs toute une industrie qui en souffrirait (pièces usagées, petits garages, etc). Une vieille auto en bon état, d’après moi, est moins polluante qu’une épave qui repose en pièces détachées dans un cimetière d’autos. Qu’en pensez-vous?

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Peut-on oser penser détruire d’anciennes voitures remarquables pour le bien de l’environnement?

 

  

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Mercredi 21 novembre 2007 | Mise en ligne à 23h30 | Commenter Commentaires (2)

Dr Jekyll et M. Hyde

Deux Subaru, deux personnalités

 

Il n’y a rien de plus difficile que d’apprécier la nouvelle Subaru Impreza 2008. D’abord, je l’avoue, j’ai toujours eu un petit penchant pour les produits Subaru, les plus originaux véhicules japonais sur le marché. Cependant, tout récemment, je «pourfendais» (le terme est-il bon ?) la toute nouvelle Subaru Tribeca qui, entre autre, avait perdu de sa personnalité (quoiqu’elle n’en avait pas beaucoup au départ) et de sa qualité. Pourquoi me suis-je confondu en excuses auprès de Subaru?

 

Cette fois, je dois analyser la nouvelle Impreza et encore une fois, je suis confondu entre l’admiration et la déception. Commençons par la déception. J’admets que l’ancienne Impreza, celle avec la calandre de style Alfa Romeo, n’était pas des plus élégantes au monde. Mais au moins, elle avait un genre reconnaissable. La «nouvelle Impreza» tombe plutôt dans le style plus courant, moins reconnaissable. Puis, il y avait autrefois la familiale (alias la «station wagon») qui plaisait à plus d’un acheteur québécois. Malheureusement, il faut tomber dans le rang et accepter que les «stations» ne sont pas les préférés des acheteurs nord-américains (sauf ceux du Québec, voire même de l’Ontario). Par conséquent, la «station »du passé devient une sorte de multisegment, une sorte de «hatchback» à cinq portes (une configuration pas plus appréciée des Américains, soit dit en passant) qui est bien exécutée chez Subaru mais, avouons-le, moins pratique!

 

 

 La Subaru plus civilisée

 

J’ai conduit deux Subaru Impreza, la première étant une version sport (hatchback à cinq portes ) mue par le quatre cylindres de base de 2,5 litres de 170 chevaux, la deuxième étant une berline WRX avec le même moteur mais de 224 chevaux. Je me suis servi de la version plus «civilisée» pour un voyage de près de 2000 km au nord de l’Ontario. Au lieu de passer par la 401 et bifurquer à partir d’Oshawa , j’ai préféré une route qui me menait de Laval à Ottawa (par la 50) et de la capitale nationale à la région des Kawartha Lakes par d’intéressantes (et parfois superbes) routes secondaires. Voilà la bonne façon d’essayer une auto. Résultat? Rien d’extraordinaire…mais rien de décevant. Sauf une position de conduite un peu trop basse à mon goût, l’Impreza Sport s’est superbement bien comportée affichant une consommation qui frisait les 9,5 litres au 100 km (pas si mal pour une traction intégrale!). Le hayon m’a permis d’y placer un nombre utile de bagages. Évidemment, cet essai n’a pas été fait en hiver. Mais je suis persuadé qu’avec quatre bons pneus d’hiver, cette Subaru s’avérera un véritable tracteur dans la neige. À un peu moins de 25 000$, l’Impreza 2,5i est un bon achat…en espérant que la qualité demeure au rendez-vous.

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La Subaru 2.5 Sport s’est avérée un petit véhicule confortable en voyage (photo Éric Descarries)

 

La Subaru plus agressive

 

La deuxième Subaru Impreza qui me fut confiée était un modèle WRX, une berline à boîte manuelle à cinq vitesses. Il est vrai qu’avec 224 chevaux, on a affaire à un animal totalement différent. La puissance est certes au rendez-vous. Et les pneus Bridgestone Potenza viennent ajouter à la tenue de route déjà bien équilibrée de l’Impreza (mais, pour l’amour du ciel, durant la saison froide, mettez-lui des pneus d’hiver…incidemment, M. Adm de Subaru Laval m’assure que l’on peut y commander des jantes d’acier avec des pneus d’hiver moins gros et moins coûteux!). Mais a-t-on vraiment besoin de dépenser environ 34 000 $ pour une recrudescence de puissance occasionnelle plus ou moins utile? On se le demande, surtout avec les nouvelles «menaces» du Ministère des Transports! Tiens, pour les 10 000 $ de différence avec une version de base, si vous aimez vraiment la vitesse, pourquoi ne pas vous procurer une voiture de course de type Légendes Modifiées et courir tous les week-end à l’Autodrome St-Eustache? Voilà ce que ferait un VRAI amateur de vitesse et de performance. La WRX m’a donné une consommation de 14,6 litres/100 km (environ 19 milles au gallon!) ce qui n’est certes pas exemplaire (et ce, avec de l’essence Super plus coûteuse!). Il est vrai que la majeure partie de mon essai s’est fait en circulation urbaine (et j’y avais un comportement très «civilisé»!) et qu’il faisait un peu froid. Mais pour un quatre cylindres? Je me demande ce que la nouvelle STI fera comme consommation? Oui, la WRX est à traction intégrale. Mais, malgré tout le «thrill» qu’elle peut donner avec sa tenue de route exemplaire (merci aux pneus Bridgestone Potenza!), il me semble qu’elle consomme autant qu’une…Mustang??? Ah oui! Le coffre arrière de la version berline n’est pas très volumineux et son ouverture ne se prête pas facilement à certains gros objets.

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La Subaru WRX présente un tableau de bord d’allure sportive. On en retrouvera une version semblable sur les versions plus «civilisées». (Photo Éric Descarries)

 

Vous vous souvenez de l’histoire du Dr Jekyll qui se transformait en M. Hyde la nuit venue? C’est un peu l’histoire de la nouvelle Subaru Impreza. D’une douce et efficace auto comme l’Impreza Sport , cette japonaise devient un véritable M. Hyde dans sa version WRX. Mais au lieu des humains, comme dans le roman, c’est la consommation qui en devient la victime!  

 

Enfin, oui, la Subaru Impreza est un choix intéressant à considérer. Le «nouveau» moteur à quatre cylindres de 2,5 litres semble nettement plus fiable que «l’ancien» 2,5 litres (avec lequel plusieurs propriétaires ont eu leur part de problèmes) et la version WRX est amusante à conduire. Mais avec cette dernière, il faut en considérer le prix de la consommation. Enfin, avec l’Impreza, je me suis réconcilié avec Subaru. Reste à savoir si la compagnie s’est réconciliée avec moi?

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Il me semble que la nouvelle WRX affiche une présence moins impressionnante que l’ancienne génération. Elle est, cependant, tout aussi intéressante. (photo Éric Descarries)

   

 

  

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