Éric Descarries

Archive, juin 2007

Mercredi 27 juin 2007 | Mise en ligne à 12h31 | Commenter Commentaires (7)

À la défense des Hummer

Les VUS Hummer sont, depuis quelques temps, la cible des environnementalistes qui y voient le diable en personne…euh! en métal. Il est évident que les Hummer ne sont pas des exemples d’économie de carburant, j’en conviens. Mais ce sont des véhicules originaux qui répondent à un besoin. De toutes façons, ils ne consomment pas plus qu’un Audi Q7 ou un Infiniti QX56 ou encore une Range Rover! Pourtant on n’entend jamais de critiques sur ces véhicules!

Pour 2008, GM a changé le V8 de 6,0 litres du gros Hummer H2 (basé sur un pick-up Chevrolet 2500 avec châssis arrière de Tahoe) pour le 6,2 litres du Cadillac Escalade/GMC Denali mais avec une boîte automatique à six rapports (au lieu de quatre) et un rapport de pont final de 3,73 au lieu de 4,10. GM nous promet donc une économie de carburant de 10% comparativement à l’ancien modèle… et une capacité de remorquage de 8 200 livres! Quant au plus petit H3, il sera dorénavant disponible en version Alpha avec moteur V8 de 5,3 litres (mais sans la fonction qui neutralise quatre cylindres). Seule la boîte automatique à quatre rapports y sera disponible. Mais la capacité de remorquage grimpe à 6 000 livres. Et les reprises sont nettement plus rassurantes lors des dépassements.

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Voici ma photo préférée d’un H3 en action (photo Éric Descarries)

Malgré l’encombrement imposant du H2, celui-ci est doux et agréable à conduire sur la route. Quant au H3, il se rapproche plus des Ford Explorer, Jeep Grand Cherokee, Toyota FJ Cruiser et Chevrolet Trailblazer. Le moteur à cinq cylindres de base est toujours au catalogue, en passant. Quant au V8 optionnel, il fait 300 chevaux.

Si j’étais confronté à choisir entre les deux, c’est certain que j’irais du côté du H3, un véhicule relativement agréable après tout (sauf pour le roulis arrière). Mais lors d’un essai privé anticipé dans le nord du Nouveau-Mexique, j’ai eu la surprise de découvrir l’incroyable capacité hors-route autant du H2 que du H3.

 

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C’est fou ce qu’un gros H2 peut faire! (Photo Éric Descarries)

Notons que ces deux camions sont équipés de l’antipatinage aux quatre roues. Même que le H3 a le verrouillage du différentiel arrière. Arrivés à la piste hors-route, les techniciens embauchés par GM ont vite fait de baisser la pression des pneus à 25 livres car nous allions rouler (lire «grimper») sur de belles grosses roches. L’antipatinage allait nous prouver que les Hummer sont de véritables tout-terrains d’une grande agilité. Il ne suffit que de les respecter et de les conduire avec tact. Les photos qui suivent en sont une preuve. Incidemment, il n’est pas question ici de défendre les produits Hummer (qui sont nettement moins polluants que jamais selon les administrateurs de la marque) mais de rendre à César ce qui lui appartient. Les Hummer ne sont pas d’inutiles monstres de la route. Les véhicules sont en demande en Amérique du Nord et je crois qu’il faut respecter le choix des gens qui les achètent. D’ailleurs, il y a de fortes chances qu’ils ne couvrent pas autant de kilométrage que bien des propriétaires de petits autos qui les utilisent pour un tout et un rien et qui cumulent des kilomètres tout en polluant plus l’atmosphère. Incidemment, Hummer a vendu 321 H2 et 1681 H3 au Canada l’an dernier.

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Avez-vous déjà vu un autre véhicule de production faire cela? (Photo Éric Descarries )

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Ce H3 est à la limite du renversement! (Photo Éric Descarries)

Réactions au GMC Acadia

Si vous lisez les commentaires de la semaine dernière, vous y verrez deux réactions différentes. Mattgilles (je devine qu’il s’agisse de Gilles Matte) semble intéressé, voire même épaté par le véhicule.

Quant à «gbouletlarose», il croit que les constructeurs européens et japonais auraient mieux réussi avec des moteurs plus petits et plus performants. Je suis un peu d’accord mais il faut comprendre que nous vivons à l’ombre des Américains qui, eux, vivent à une échelle différente. Oui, le plus «convivial » Ford S-MAX serait tout indiqué pour notre marché mais…pas pour l’Amérique du Nord au complet! Regardez ce qui arrive à Mazda dont les ventes ne sont pas glorieuses…sauf au Québec où ça va très bien! Nous les aimons tous ici. La Mazda5 est un bon exemple de petit véhicule efficace. Mais ce que le reste de nos concitoyens recherchent n’est pas pareil à nous. La caractéristique d’importance, c’est celle du remorquage ce que bien des véhicules «importés» n’offrent pas, du moins pour des charges lourdes. Ramenez la Laguna au Québec? Pas certain…même si je la trouve très intéressante! Le marché serait trop «local» et Renault se souvient encore de deux expériences malheureuses en Amérique du Nord (sauf au Québec, encore une fois!)….

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Mercredi 20 juin 2007 | Mise en ligne à 0h22 | Commenter Commentaires (2)

GMC Acadia, Saturn Outlook et Buick Enclave

Une autre semaine assez occupée où j’ai pu essayer la nouvelle Saturn Vue et participer à certains évènements comme Les Dompteurs de Chevrolet (quelle idée géniale!) Cependant, ce qui a retenu mon attention, c’est l’essai (tant attendu) du VUS de nouvelle configuration GMC Acadia

Génial!

Avant même d’arriver à la conclusion de mon essai routier du tout nouvel utilitaire Acadia de GMC, je vous dévoile mon appréciation; GÉNIAL! Que l’on soit amateur de voitures américaines, japonaises ou européennes, il faut admettre que General Motors a réussi un coup de maître avec ce véhicule que j’ai aussi pu conduire en Saturn Outlook et en Buick Enclave.

Mon véhicule d’essai était un GMC Acadia SLT à traction avant, une sorte de croisement entre la fourgonnette et l’utilitaire sport. Le véhicule se présente avec une imposante caisse à cinq portes alors que mon Acadia était équipé pour recevoir sept personnes à son bord. Il faut admettre que l’avant du véhicule est à la fois massif et agressif. Voir les lettres GMC inscrites en gros dans la calandre est impressionnant. Oui, il est gros, ce VUS, mais il est très maniable.

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Le VUS GMC Acadia (photographié ici au Circuit Mont-Tremblant) a toute une gueule! (photo Éric Descarries)

Sous le capot se trouve un V6 Vortec de 3,6 litres de 275 chevaux et 251 livres-pied de couple combiné à une boîte automatique à six rapports (que l’on peut commander manuellement grâce à une commande au pommeau du levier de changement de vitesses). Ma voiture d’essai était à traction avant mais il est possible de l’obtenir avec la traction intégrale (Mais est-ce vraiment nécessaire? De bons pneus d’hiver durant la saison froide devrait faire l’affaire!) Non, le GMC Acadia n’est pas une voiture sportive avec des accélérations foudroyantes, mais son V6 suffit très bien à la demande. J’ai même conduit un Saturn Outlook (jumeau presque identique) à traction intégrale et quatre adultes à bord et je dois admettre que les reprises (en dépassement) étaient très rassurantes! Question consommation, j’ai obtenu une moyenne de 12,3 L/100 km avec le GMC ce qui donne 23 milles au gallon (ville et autoroute).

Question tenue de route, ce véhicule relativement massif se comporte aussi bien qu’une automobile. Sa conduite sur autoroute est un charme (je l’ai conduit sous la forme de Saturn Outlook de Toronto vers Montréal et en Acadia de Laval à Tremblant, aller-retour) et la visibilité n’y est pas trop mauvaise.

Question pratique, nous n’avons utilisé que les quatre places avant et centrales alors que les sièges arrière sont demeurés rabattus afin de mieux accommoder les bagages. Mais il y avait suffisamment de place pour quatre adultes et leurs bagages! Le tableau de bord est agréable à regarder et facile à consulter. La radio XM et la navigation optionnelle viennent ajouter à la facture, mais ce ne sont pas des options inutiles. Il y a deux toits ouvrants en panneau de verre qui ajoutent à l’ambiance intérieure. Incidemment, la finition intérieure y était irréprochable! La sellerie de couleur brique se mariait très bien avec le reste de l’intérieur en noir!

Seule petite ombre au tableau, je trouve que 43 350 $ (44 570 avec les frais d’expédition), c’est beaucoup d’argent. La version SLE de base débute à 36 495$ alors que les SLE et SLT à traction intégrale ont un prix de base respectif de 39 495 $ et 45 595 $…c’est pas donné! On peut facilement comparer le GMC Acadia avec le Saturn Outlook qui partage presque tout sauf la calandre et les ornements. En ce qui a trait au Buick Enclave que j’ai essayé quelques semaines plus tôt aux États-Unis, non seulement la décoration et la finition y sont –elles plus élaborées, mais aussi le tableau de bord y est-il différent. Cependant, malgré un prix encore plus élevé, c’est la même mécanique qui motive ce véhicule. Il a déjà été question d’un V8 optionnel pour le Buick, mais les gens de GM refusent d’en parler actuellement.

Doit-on conseiller ce véhicule? Certainement…malgré son prix un peu élevé. Ce n’est pas le véhicule urbain par excellence, mais il est très polyvalent. Il y a de fortes chances que ce trio aide General Motors à reprendre sa première position chez les constructeurs mondiaux. Mais le constructeur a-t-il vraiment besoin de cette réputation? Je ne crois pas. Mais d’avoir la réputation d’offrir des véhicules aussi polyvalents, aussi bien

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Vendredi 15 juin 2007 | Mise en ligne à 16h24 | Commenter Un commentaire

F-1, NASCAR, Escape et autres

Comme vous vous en doutez, la fièvre NASCAR gagne petit à petit l’intérêt des Montréalais. Celle de la Formule Un vient tout juste de nous quitter. J’ai eu la chance avec ma femme de passer quelques heures samedi dernier dans la loge de Bridgestone et de voir les qualifications, les garages de Ferrari, la Formule 1600 et bien d’autres choses. Puis, mardi dernier, je me suis rendu très tôt le matin au Circuit Gilles Villeneuve pour voir le pilote américain Terry Labonte faire les premiers tours de roue de NASCAR à cette légendaire piste! Étonnant! J’ai hâte d’y voir 43 autos au départ! Ah oui! J’ai aussi passé les deux dernières semaines au volant de deux Ford Escape, une à moteur V6 et traction intégrale et l’autre à configuration hybride électrique aussi à traction intégrale.

Quelle Escape choisir?

L’Escape a changé de look pour 2008. Ce petit utilitaire sport compact connaît un énorme succès depuis son lancement il y a déjà plus de sept ans. Ford en a déjà révisé une partie de la carrosserie il n’y a pas si longtemps, mais cette fois, c’est une refonte complète que le véhicule a subie. Mais, sous cette nouvelle robe se cachent une plateforme et une mécanique connues.

Lorsque Ford a fait sa présentation dans la région d’Ottawa il y a quelques semaines, le redesign de l’Escape m’a frappé. En effet, si l’on y porte une attention particulière, on verra que Ford a donné un air plus robuste à son Escape. En effet, ce petit VUS affiche un air plus «viril» qui le rapproche de celui des camionnettes de la marque. Les glaces sont un peu plus petites, mais la calandre est plus évidente. L’intérieur a également été revu et le tableau de bord est nettement plus agréable à l’œil. Il fait plus «camionnette» mais aussi plus moderne.

Deux Escape!

En vérité, il existe deux Escape, la version plus «courante» et la version plus «écolo». Les Escape les plus «courantes» sont disponibles avec un quatre cylindres de 2,3 litres qui fait 153 chevaux et 152 livres-pied de couple avec la boîte automatique à quatre rapports (la manuelle n’est plus disponible) ou avec un V6 de 3,0 litres de 201 chevaux et 193 livres-pied de couple aussi avec la boîte auto à quatre rapports (une cinq ou six rapports serait plus appropriée de nos jours). Les deux moteurs peuvent être combinés à la traction avant ou intégrale. En fait, malgré le fait que l’Escape 2008 soit entièrement redessinée, ses éléments mécaniques sont, je le répète, les mêmes que ceux de la version précédente.

«L’autre» Escape, c’est la version hybride mue par un quatre cylindres de 133 chevaux combiné, dans son cas, à un moteur électrique. Ensemble, ils produisent un total de 155 chevaux. La puissance passe via une boîte automatique constamment variable (très efficace!) et la traction intégrale. Si le court essai de la première version s’est avéré plutôt agréable, j’ai préféré m’attarder à celui de la version hybride électrique. Non, il n’y a rien de nouveau du côté technique de ce véhicule non plus, mais je suis toujours impressionné par la douceur, voire même la transparence du fonctionnement de cet ensemble. Notons que, lorsqu’il fait chaud et que nous utilisons le climatiseur, l’Escape Hybrid ne fonctionne jamais avec le moteur électrique seulement (en tout cas, c’est ce que j’ai noté). Mais je me suis amusé à rouler de chez nous au centre commercial le plus près en électrique seulement et ce, plusieurs fois durant la semaine. Je l’ai fait aussi dans le passé avec d’autres Escape Hybrid. Je suis même revenu de RDS un soir en empruntant la rue Delorimier vers le nord et vu que celle-ci est légèrement en pente jusqu’à l’Autoroute Métropolitaine, l’Escape Hybrid a dévalé cette pente strictement avec l’aide du moteur électrique. C’était amusant.

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La Ford Escape Hybrid affiche une allure différente en 2008 (Photo Éric Descarries)

J’ai même utilisé l’Escape pour aller à Drummondville et, naturellement, je me suis fait prendre dans la circulation de la 25 sud (vers le pont-tunnel…en passant, vivement la route 30 pour que ces poids lourds l’empruntent et que, non seulement ils dégagent la 25 , mais que leurs pauvres conducteurs puissent aussi ne pas perdre tant de temps dans ce bouchon!). Encore une fois (sans climatisation, bien sûr!) j’ai avancé à pas de tortue, mais toujours avec le moteur électrique. Encore une fois, en passant (pardonnez ma session de «bitchage»), j’ai donc hâte que M. Charest respecte ses promesses et qu’il répare nos routes, car la 20 (Autoroute Jean-Lesage) vers Québec est très inconfortable, surtout avec l’Escape, tant elle est bosselée!). Ah oui! J’allais oublier. J’ai essayé le système de contrôle de la stabilisation deux fois (sur des pistes d’essai) et je dois vous dire que celui-ci m’a impressionné. Celui ou celle qui «échappera» une Escape de cette nouvelle génération l’aura certainement forcé à son maximum.

Difficile ne pas apprécier la nouvelle robe de l’Escape. Les stylistes de Ford lui ont donné ce look un peu plus robuste, voire même viril tel que je le mentionnais plus haut. Et l’intérieur a été retouché avec goût, surtout au niveau du tableau de bord. J’aime bien l’option de la radio satellite Sirius (je suis un amateur de la musique des années cinquante) mais si vous la commandez avec le système de navigation (une option quand même coûteuse) vous trouverez peut-être que l’écran est un peu petit. L’Escape a aussi des dimensions intéressantes en ville. Il n’est ni trop gros, ni trop petit. En passant, il y a une prise de courant de 115 volts dans la console…au cas où vous en auriez besoin! Évidemment, c’est au niveau de la consommation de carburant que l’on voit la différence. La consommation de la version V6 de l’Escape à traction intégrale s’est chiffrée à 13,14 L/100 km soit environ 22 milles au gallon (de moyenne) alors qu’avec l’hybride, la consommation est descendue à 10,4 L/100 km soit environ 28 milles au gallon de moyenne. Je n’ai pas essayé l’Escape de base à moteur à quatre cylindres et à traction avant (à long terme) mais je me doute que sa consommation se situera entre les deux données écrites ici. Si cette marque vous intéresse, voilà un choix judicieux! Ne vous inquiétez pas pour l’hiver si vous choisissez de bons pneus en conséquence. Quant à l’Hybrid à traction, ce sera encore mieux, mais n’oubliez pas qu’une Escape bien équipée peut aller chercher dans les 40 ,000 $. Notre version hybride d’essai valait justement près de 42 000$ mais elle jouissait de la remise du gouvernement de 1500 $ car elle fait partie des véhicules «écoauto». La version à traction avant a droit, elle, à une remise de 2000$. L’Escape la moins chère est celle à moteur à quatre cylindres et à traction avant dont il était question plus haut et son prix de base est de 23 999. $ Ford en annonce une consommation de 10,5 L/100 km en ville et 8,4 sur route.

Réponse à gbouletlarose

Vous avez certainement lu les commentaires de «gbouletlarose» dans ce blogue. D’emblée, je dirais qu’ils ne sont pas mauvais. Évidemment, il a un fort penchant pour les voitures européennes et dans bien des cas, il a raison. Tout comme lui, j’aimerais donc voir la Ford Mondeo européenne (celle que James Bond conduit dans Casino Royale) arriver sur notre marché. Pourquoi ne pas l’appeler Mercury ici? Mais il semble que dans le passé, l’expérience des autos européennes vendues par les agences nord-américaines n’a pas connu le succès espéré. J’aimerais bien leurs moteurs diesel également.

Cependant, en ce qui a trait à son commentaire sur l’International Engine of the Year Awards 2007, j’ai remarqué que la grande majorité des juges venaient d’Europe (le concours est «British»). Il y a quelques Américains, quatre Canadiens et une poignée d’Asiatiques. Ce que je déplore, c’est que l’on ferme les yeux sur des moteurs américains très efficaces et peu coûteux dont le V8 Chevrolet à déplacement variable ou encore celui de la Corvette ou de la Mustang qui procurent non seulement des performances remarquables sur des voitures de production, mais qui sont aussi des champions en course (le V8 à culbuteurs de la Z06 fait plus de 500 chevaux et pourtant son design original remonte à…1955!… Ça devrait être souligné!). Le V8 HEMI MDS (à cylindrée variable) qui peut servir dans les autos de performance tout comme dans les camionnettes et qui n’est pas vendu à un prix exorbitant devrait faire partie de ce groupe de moteurs performants, économiques ou mieux encore, il devrait y avoir une catégorie supplémentaire, celle des moteurs polyvalents. Je suis certain que nos amis les Américains excelleraient dans cette catégorie. En passant, les Japonais se sont aussi distingués dans le passé. Visitez le site Internet www.ukintpress.com/engineoftheyear/ pour plus d’information.

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